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 Je ne peux pas le laisser partir

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MessageSujet: Je ne peux pas le laisser partir   Ven 26 Fév - 1:13





Je ne peux pas le laisser partir
Gallen & Effy

J’ai perdu conscience. J’ai perdu la notion du temps et de la douleur. Juste le vide, une sensation d’apaisement le temps d’un instant, comme si m’assommer pouvait m’accorder une pause, mais c’est encore pire au réveil, tout revient en décuplé. J’ouvre les yeux, je ne pense pas avoir perdu connaissance trop longtemps. J’ai les yeux gonflés, le visage rouge, le corps couvert de sang. Je crie. Personne ne m’entend. J’ai mal. Personne ne le voit. Mon bébé... Ils me l’ont pris, ces montres me l’ont arrachés. Non, je ne peux pas l’accepter. Ce bébé tient clairement des gênes de son père, peut-être a-t-il survécu s’il est strigoï ? Non, le poignard... Il était en argent. Non, je refuse de le laisser partir. Je dois sortir d’ici. Je dois sauver mon bébé. Je ne veux pas qu’on me l’enlève. Je n’accepte pas qu’on me l’ai pris.

Pourquoi ai-je fait confiance à Nigel ? J’aurais dû rester aux côtés de Gallen plutôt que de m’éloigner, il m’aurait protégé, rien ne se serait passé. Pourquoi s’en sont-ils pris à moi ? Pourquoi à mon bébé ? Pourquoi me détestent-ils à ce point ? Toutes les douleurs physiques que je ressens sont insupportables et pourtant elles me paraissent bien moindres en comparaison de la perte de mon bébé. Je crie encore. Je pleure encore. Au fond mon état doit probablement enchanter mes bourreaux, mais je m’en fiche maintenant, ils m’ont déjà détruite de toute façon et ils le savent. Mes mains pleines de sang sont positionnées autour de mon ventre, essayant de transmettre tout mon amour à cet enfant, comme si ça pouvait réellement changer quelque chose. Ne m’abandonne pas le têtard, je me suis trop attachée à toi durant ces mois, je me suis réellement projetée en tant que mère, à te serrer dans mes bras et t’éduquer. Plus rien de tout ça ne sera réel maintenant.

- Non non non... Je vais nous sortir de là, je vais nous soigner...

Je lui parle comme s’il pouvait m’entendre, comme s’il n’était pas mort. J’ai peut-être perdu la tête après tout. Est-ce à cause de toutes ces tortures ou de ce poignard enfoncé dans mon ventre ? Peut-être le tout. Je glisse mon corps le long du sol, n’ayant pas la force de tenir debout, j’ai trop mal pour me lever, c’est déjà assez difficile de ramper. Je me rapproche des barrières, tentant bêtement de tirer et pousser la grille pour l’ouvrir. Où sont les clefs ? Je dois les trouver. Je dois sortir d’ici. Je dois sauver mon bébé. Je repose mes mains sur mon ventre, le regardant comme si je pouvais voir le bébé à l’intérieur.

- Ne m’abandonne pas... Je ne veux pas que tu m’abandonnes...

Quelques temps avant je ne réalisais pas pouvoir être tombée enceinte, aujourd’hui je ne réalise pas ne plus l’être. Je refuse de l’avoir perdu, pas comme ça, pas aussi sauvagement. Pourquoi ne lui-a-t-on pas laissé sa chance ? Reste avec moi, maman va prendre soin de toi. J’essaie de puiser dans le peu de force qu’il me reste pour faire bouger cette grille avec mon don de la télékinésie. Je n’y arrive pas, ça me prend juste un peu plus de force, ça me fait juste ressentir un peu plus toute cette douleur. J’entends alors du bruit. Serait-ce un combat ? Est-ce Gallen ? Ou peut-être Jake et Gabriel. Je ne sais pas, j’ai envie d’y croire, j’ai envie de sortir d’ici. Il faut que je sorte d’ici. J’attends, peu de temps mais ça me paraît durer une éternité. Puis des bruits de pas qui se rapprochent. Serait-ce mes bourreaux ou des alliés ? Le visage de Gallen sort de l’ombre et je ne peux m’empêcher de pleurer à nouveau face à son visage. Peut-être est-ce des larmes de joie à l’idée qu’il m’ait retrouvé. Je ne sais pas, je ne pense pas pouvoir être joyeuse en cet instant, même pour ça. Je me demande même si ce n’est pas une hallucination, si ce n’est pas Arya en train de jouer avec mon esprit pour me faire craquer un peu plus. Dis-moi que c’est toi Gallen. Dis-moi que je vais vraiment sortir d’ici.

- Les clefs... Dis-moi que tu as les clefs. Il faut que je sorte d’ici. Il faut que je soigne mon bébé. Aide-moi à le sauver Gallen je t’en prie...

Je me fiche de ma propre vie, de certaines de mes blessures qui continuent de saigner. Je me fiche de perdre la vie si tu peux sauver cet enfant. Dis-moi que tu peux le sauver Gallen. Dis-moi que ce n'est pas encore trop tard...



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MessageSujet: Re: Je ne peux pas le laisser partir   Sam 27 Fév - 11:47

Je ne peux pas le laisser partir
Effy & Gallen

La situation n’aurait jamais pu être plus bizarre qu’aujourd’hui. Tout d’abord, je perdais Effy, ensuite je me retrouvais à téléphoner au leader de son groupe, embarqué ensuite dans le manoir et maintenant, j’allais me battre aux côtés de ces Strigoïs pour retrouver Effy… Dans quel monde de cinglés j’avais atterris ? L’ordre naturel des choses, vous connaissez ? Genre cet ordre qui fait que je tue les Strigoïs et non pas que je fasse mumuse avec eux pour torturer un des leurs dans le but d’obtenir une minuscule information. Heureusement deux gars chelous, Jake et Bastien si je me trompais pas… Mais je préférais les appeler Tartempion et Balais-dans-le-fion avaient réussis à suivre la piste d’Effy jusqu’à un repère où elle se trouvait apparemment en compagnie des deux cons que j’avais vu de loin quand Effy avait été capturé… Donc, après avoir consulté le leader, pris quelques armes, on se retrouvait dans la forêt, prêt à aller leur faire un petit coucou. Je sentais les regards noirs (quoi que rouge c’est mieux) des gars sur mon dos. On dirait qu’ils allaient me bouffer, peut-être parce que j’avais perdu Effy mais les mecs, si on m’a pas capturé également, c’est peut-être parce qu’Effy les intéressait par votre faute ! Ouais, je tentais de trouver une raison… Un peu difficilement peut-être, parce que je ne savais pas pourquoi on avait capturé Effy… Est-ce que j’étais condamné à perdre un protégé à chaque fois que j’en retrouvais un ? Vie de merde…

En tout cas, nous voilà en train de suivre le leader… Ca me rappelle une chanson… Si je la mettais en fond sonore, ça donnerait quoi ? Je sens les yeux du Grand-chef posait sur moi et quand je tourne mon regard vers lui, je me dis que pour ma survie, je devrais peut-être éviter. Mine de rien, ce mec avait l’air d’être le plus flippant, tout en calme jusqu’au moment d’exploser et là, ça faisait mal… J’avais pu l’admirer du premier rang et je préférerais me tenir loin… Très, très loin. Question de survie.

« Le Dhampir, on est prêt pour la diversion, soit gentil et agis bien cette fois… Où je pourrais décider de t’arracher la colonne vertébrale pour en faire un grigri. »

Je jette un regard sur le blond de Tartempion, visiblement, monsieur serait très content de mettre sa menace à exécution… Bah un autre jour mon gars, je vais m’en passer pour le moment, je préférerais garder mon dos intact tu vois. Je ne lui réponds pas, abandonnant ma moto dans la forêt, je sais que j’ai au moins deux kilomètres à faire à pied… Putain d’ouïe de Strigoï qui aurait repéré ma moto avant… Enfin, je ne suis pas sûr qu’on m’aurait repéré parce que les bruits sont assez forts avec le passage de toute cette meute de Strigoï…. On dirait qu’il y a des arbres qui se brisent et s’effondrent, faisant trembler le sol… Déracinez pas toute la forêt les gars !
Enfin, pas le temps de continuer à penser, je me mets à courir. Les racines sur le sol, c’est légèrement chiant, ça m’empêche d’aller très vite mais moins que je le voudrais. Me faut cinq bonnes minutes pour rallier la distance, légèrement plus longtemps que prévu, ce qui est chiant, mais au moins, je suis pas du tout essoufflé. Je vois l’entrée du repaire, ce qui est étonnant, c’est qu’il a l’air d’être entièrement souterrain en dehors de la porte d’entrée… Enfin c’est pas si étonnant que ça, c’est un Strigoï le méchant et pour garder des prisonniers, c’est pas con comme méthode… Sauf que je préfère éviter de trouver des points positifs à ces abrutis de mes deux qui ont capturé ma Moroï.
J’ouvre la porte, tentant de tout de même être assez discret avant de m’enfoncer dans la forêt. Bon point, y a personne qui se jette sur moi pour me vider de mon sang donc la distraction a du marcher… Mauvais point… Je suis pas un vampire mais l’odeur de sang sature l’air. Vraiment. Enfin, deux choix, soit Effy est proche de la surface parce qu’ils auraient des salles de tortures proche de la surface… Soit elle est tout en bas pour qu’on entende pas ses cris… Ca fait lugubre de penser ainsi. Enfin, vu qu’Effy est une Moroï et pas une Strigoï, c’est pas trop de deviner sa localisation. Je trouve les escaliers et je descends tout en bas, sautant quelques marches à chaque fois. Je suis pas discret mais si les Strigoïs ne sont pas là, je pense pouvoir gérer les autres races qui décideraient de faire un coucou… Sauf que je leur conseille de ne pas se ramener, j’ai bien envie de découper tout le monde pour faire un assaisonnement là !

Je me retrouve au dernier étage, le troisième de la structure… Ou le rez-de-chaussée ? Allez savoir… Et je cherche maintenant Effy, sauf que bon, vu que c’est des cellules avec barreaux, c’est pas dur de la trouver, surtout que j’entends sa respiration sifflante de loin et quand j’arrive devant elle, je comprends pourquoi. Elle est plein de sang et le sang qui s’écoule de son ventre… Pas bon. Pas bon du tout… Je croise son regard et ces propos me foutent un sacré coup. Le tétard est en danger, d’accord, mais faut pas t’oublier, toi aussi t’es blessée.

« Recules-toi un peu, beauté. »

Je sors une petite fiole, de l’acide. J’aurais jamais cru que je m’en servirais, faudrait que je pense à remercier Grand chef… Enfin, toujours est-il que je l’ai maintenant en main et que je peux en jeter le contenu sur la serrure qui se met à fondre à grande vitesse. J’aurais pas voulu que la fiole se brise sur moi… Je n’ai que quelques secondes à attendre avant qu’il n’y ait plus qu’un trou à la place de la serrure et je pousse la porte de la cellule pour me retrouver face à Effy. Allez beauté, on est sur le chemin de la liberté.

« Les clés, ça m’aurait fait faire un détour. Tu vas pouvoir marcher ou je dois te porter ? »

Je m’approche d’elle, l’aidant à se redresser. Ça ne sert à rien de lui demander si elle ira bien ou pas… Ca va forcément mal. Plutôt que de parler, je préfère sortir les bandages qui sont dans mon sac, me dépêchant d’en enrouler un autour de son ventre. C’est le mieux que je puisse faire pour comprimer la plaie et permettre à Effy de marcher.

« Allez beauté, on y va avant que les méchants se ramènent, je sais pas combien de temps tes Strigoïs pourront les retenir… »

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MessageSujet: Re: Je ne peux pas le laisser partir   Sam 27 Fév - 17:35





Je ne peux pas le laisser partir
Gallen & Effy

Est-ce que je vais mourir ici, dans cette cellule ? Est-ce que mon bébé a une chance de survivre ou est-il parti ? Au fond de moi je sens bien qu’il n’est déjà plus là mais je ne veux pas le reconnaître, je ne veux pas l’envisager. Je dois trouver un moyen de le sauver, il le faut et pour ça je dois sortir de là à tout prix. Je crois que j’aurais vraiment besoin d’un ange gardien maintenant et pour une fois mes prières sont exaucées car c’est Gallen qui m’est envoyé. Comment as-tu fait pour venir ici et me trouver sans avoir ces deux monstres sur le dos ? Je ne sais pas mais je n’ai pas envie de me poser des questions, je veux seulement pouvoir sortir de là. Il me demande de reculer, ce que je parviens à faire péniblement avant de le regarder verser je ne sais quoi sur la serrure de la cellule. De l’acide, il faut bien reconnaître que c’est efficace. En moins de temps qu’il n’en faut la serrure fond et Gallen se retrouve à mes côtés.

- Je vais marcher.

En réalité je ne suis même pas sûre de pouvoir, mais je n’ai pas envie d’être un fardeau et de nous ralentir, alors même si ce sera douloureux je me forcerai. Je n’ai jamais aimé paraître faible devant les autres, même devant mes alliés. Pourtant je pense que je serais tout à fait excusée d’être faible ce soir au vue de mon état, mais je suis comme ça, c’est tout. Il m’aide à me redresser et me faire un bandage, et au fond je lui suis reconnaissante de ne pas me poser de questions, de toute façon je ne pense pas que j’aurais eu la tête à répondre, je suis bien trop concentrée sur le fait de sortir de là et de sauver mon bébé. Je m’appuie sur Gallen pour me relever et marcher difficilement, mais je ne peux m’empêcher de m’arrêter et de relever mon regard sur lui à la fin de sa phrase.

- Les garçons sont là ? Non ils ne doivent pas être là c’est un piège ! On doit les sauver ! Ils ne doivent pas rester là Gallen, il faut aller les chercher.

Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ? Les bruits de combats, ce ne serait forcément pas l’académie qui serait venu me secourir, ça ne pouvait être que les garçons et je le réalise seulement maintenant. Gallen semble vouloir ignorer ma demande, apparemment il préfère se concentrer sur sauver ma peau que les sauver eux mais je ne peux m’empêcher de m’inquiéter. Il faut qu’ils remportent le combat, je ne supporterai pas de perdre l’un d’entre eux à cause de moi. On remonte difficilement les escaliers et lorsque l’on arrive enfin en haut, je sens une nouvelle douleur ravager mon ventre et tombe à genoux, me pliant en deux sous la douleur et attrapant mon ventre inutilement. Je n’en peux plus... Je relève des yeux larmoyants vers Gallen alors qu’il s’est penché vers moi, l’attrapant par le tee-shirt alors que je prononce ces mots.

- Ils l’ont tué Gallen...

Ce sont les seuls mots que j’arrive à prononcer avant de fondre en larmes contre lui. Je sais Gallen, mauvais timing pour se laisser abattre, très mauvais timing, mais ce n’est pas comme si ça se contrôlait. Je n’ai même plus la force de me relever parce qu’au fond je sais que je ne pourrais pas le sauver et cet endroit va devenir une ruine, avec peut-être tous les garçons qui y perdront la vie. Achevez-moi juste maintenant, je crois que ce serait plus simple, je ne supporterai pas les savoir tous morts, mon bébé, Jake, Gabriel, Bastien, Gallen tous autant qu’ils sont.

- Et maintenant vous allez tous mourir à cause de moi.

Pardonne-moi d’être défaitiste Gallen, mais aujourd’hui est un mauvais jour alors je n’arrive pas à voir les choses positivement, comment le pourrais-je ? Je n’ai même pas la force de me battre et les aider, je n’ai pas la force de courir et sortir d’ici. J’ai juste envie que tout s’arrête, de pouvoir m’endormir et arrêter la douleur, puis me réveiller le lendemain et me dire que tout ceci n’était qu’un mauvais rêve. Mais ce n’est pas le cas, n’est-ce pas ? Ce soir c’est la réalité. Ce soir j’ai perdu mon bébé. Ce soir je les perdrai peut-être tous.



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MessageSujet: Re: Je ne peux pas le laisser partir   Dim 28 Fév - 20:49

Je ne peux pas le laisser partir
Effy & Gallen

Bon sang de bois, comment on avait terminé ainsi ? Je sais cette question revient souvent mais franchement, je passe de l’antre des Strigoïs à l’antre du Strigoï… Y a comme une couille dans le mécanisme, c’est pas sensé être la vie normale d’un Dhampir ça. Sauf que depuis quand je suis normal de toute façon ? Je me retrouve devant Effy et voilà que je mets de l’acide sur la serrure, ça aussi c’est pas normal… Faut que j’arrête de penser à tout ce qui est anormal dans ma vie sinon je vais pas m’arrêter ce soir. Bref, reprendre pied avec la réalité, faut qu’on sorte d’ici. Effy pense pouvoir marcher, je n’en suis pas aussi sûr mais ça m’arrange pas mal, je pourrais me battre plus facilement, je vais juste garder un œil sur elle alors.
Je m’occupe de bander rapidement son ventre. Je pourrais espérer qu’il survive mais je sais déjà ce qui se passe. Le nombre de fois où les catins rouges se sont fait battre alors qu’elles étaient enceintes… Contrairement aux croyances populaires, elles ne tombent pas plus souvent enceintes que d’autres femmes d’un milieu plus normal, aux contraires, elles sont mêmes moins souvent enceintes que les autres… Mais généralement, elles ont plus de mal à garder leurs bébés, à cause des préjugés de la société et du fait que tout le monde pense pouvoir attaquer des catins rouges sans en être inquiété… Alors oui, elles perdent souvent leurs bébés et Effy est dans un état semblable aux leurs quand ça leurs arrivent. Mais je ne peux pas me permettre de penser à ça, de dire ça, sinon je vais commencer à paniquer et il faut qu’on sorte de là. Sauf qu’apparemment, avec mes propos, c’est Effy qui commencent à paniquer. Les sauver ? Ils sont capable de se sauver eux-mêmes, ils n’ont pas besoin d’aide… Aucunement même. Mais on dirait vraiment que t’y crois… Après avoir collaboré avec des Strigoïs, je vais être obligé d’aller leur venir en aide ?... Vie de merde.

« Ne t’inquiète pas pour eux, ils sont prêts à tout affronter. Si ça peut te rassurer, je te conduis en sécurité et ensuite, on les appelle, tu pourras maintenir le contact avec eux pendant qu’on se barrera en même temps de ce lieu de l’Enfer. Mais d’abord, faut qu’on se casse, c’est la première condition. Alors beauté, on se bouge le cul. »

On se met à se bouger en direction de la sortie et dans les escaliers, je la porte plus que je ne la laisse marcher. Je n’ose pas imaginer la douleur qu’elle ressent et je ne veux pas qu’elle souffre un peu plus. Sauf que rien ne pourra être plus douloureux que la perte de son enfant… Je suis désolé Effy, je n’ai pas su agir assez vite, je n’ai pas su te protéger et tu en souffres maintenant… Je suis tellement désolé.
J’ouvre la porte et elle a à peine fait un pas devant moi qu’elle tombe à genoux, je ne peux pas m’empêcher de me précipiter à ses côtés et de croiser ses yeux. Tant de malheur, tant de tristesse et de douleur… C’est de ma faute, je suis désolé Effy, mais je t’en prie, ne te laisse pas abattre. Oui, ils l’ont tués mais ne te laisse pas aller à la tristesse, pas encore, ce n’est pas le moment, plus tard ça sera l’heure… Elle continue à parler, pour dire qu’elle sera responsable de notre mort à tous, c’est faux Effy. Pas encore. Ce n’est pas encore le moment de mourir pour nous… Je me laisse tomber à genoux, l’attirant dans mes bras pendant que je commence à parler.

« Ca dépend de toi Effy. Si on reste assis sur ce sol, on attend le retour de tes bourreaux et on se fait tuer, parce que je ne t’abandonnerais pas mais je ne te forcerais pas. Ou alors, on peut se relever, courir jusqu’à ma moto, mettre les gazes et faire en sorte que tes Strigoïs se barrent de là avec nous. Tu veux qu’on vive ou qu’on meure Effy ? Tout dépend de toi. »

Je pourrais répliquer un peu plus, parler de son enfant, tenter de lui dire qu’il n’est pas mort, peut être, ou pas mort pour rien, mais rien ne peut réconforter une mère en deuil. Et je ne suis pas doué pour trouver les mots. Je peux lui offrir mon soutien, je peux lui offrir ma présence, mais je ne suis pas tout, je ne peux pas être tout à ses yeux… Et je ne le veux pas, même si je veux qu’elle s’en sorte. Mais j’ai toujours trahi la confiance de tous ceux qui tenaient à moi et je ne veux pas trahir la sienne un peu plus… Je l’ai déjà fait, je ne veux pas me donner l’occasion de le refaire…
Je m’écarte finalement, déposant un bref baiser sur son front avant de croiser son regard. A toi de choisir si on vit ou on meurt, maintenant Effy…

« Alors, on y va ou pas ? »

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MessageSujet: Re: Je ne peux pas le laisser partir   Lun 29 Fév - 1:27





Je ne peux pas le laisser partir
Gallen & Effy

Sortir d’ici, c’est tout ce à quoi je pense, tout ce à quoi je me raccroche. Sortons de là Gallen je t’en prie, je ne supporterai pas retourner à nouveau devant mes bourreaux et les laisser m’abattre un peu plus qu’ils ne l’ont déjà fait. Au fond je ne suis pas sûre qu’ils puissent faire pires alors qu’ils ont déjà blessé mon bébé. Je les déteste tellement... Encore plus lorsque tu me dis que les garçons sont là alors que je sais que c’est exactement ce qu’ils désiraient en me capturant. Il faut aller les chercher Gallen, on ne peut pas les laisser se faire mettre en pièce par ces deux-là, je refuse que l’un d’entre vous meurt pour moi. J’aimerais tellement retrouver toute mon énergie et pouvoir leur venir en aide, je prendrais plaisir à prendre ce maudit strigoï sous mon emprise et lui faire subir les pires tortures jusqu’à ce que moi-même je n’en puisse plus. J’aurais ma vengeance un jour, je vous le promets, mais ce soir, comme le dit Gallen, on doit d’abord sortir de là.

Je me contente d’acquiescer de la tête face aux propos de Gallen. Il a raison, les garçons sont plus nombreux et assez forts pour s’en sortir. Ils ne peuvent pas mourir de toute façon, je leur prends ce droit-là. Alors je continue de suivre Gallen, m’appuyant contre lui plus que je ne le voudrais, mais j’ai bien trop mal pour faire autrement et je ne veux pas non plus qu’il me porte et être un fardeau pour lui. Oui, à force de vivre avec des hommes j’ai fini par avoir le même genre de fierté mal placée. Je déteste paraître faible, encore plus verser des larmes que l’on pourrait voir. Je sais pourtant que je ne suis pas une machine, que c’est d’autant plus normal pour ma situation, mais ça ne m’empêche pas de détester craquer pour autant. Sauf que malgré tous mes bons efforts pour résister, je finis par ne plus tenir.

Je m’écroule au sol, me courbant sous la douleur, mais le pire n’est pas la douleur physique, c’est celle de savoir ce qu’il m’arrive, réaliser qu’au fond je l’ai probablement perdu. N’y-a-t-il pas une petite chance encore de le sauver ? J’ai envie d’y croire, je ferais tout pour que ce petit être survive, mais peut-être suis-je folle d’espérer après l’impossible. Excuse-moi de craquer maintenant Gallen, j’aurais aimé que ce moment n’arrive jamais. Il tombe à mes côtés et me retrouver dans ses bras me fait plus de bien qu’il ne pourrait le croire, c’est le premier contact agréable que je reçois après de longs moments de tortures. Je ne peux pas contenir les larmes qui coulent de mon visage alors que je suis ainsi contre lui, mais au moins je me dis qu’il ne les voit pas, même s’il doit bien le savoir et le sentir. Ils tentent de me redonner du courage, de me relever de là pour sortir tous d’ici, les garçons, lui, moi, tous bien vivants, sauf mon bébé. Malheureusement je dois penser à eux tous avant de penser à ma douleur.

Tu as raison Gallen, il faut qu’on sorte tous de là, il faut que tu m’emmènes dans un hôpital pour qu’on puisse tenter de sauver mon bébé, oui je n’ai pas encore abandonné cet espoir. Plus on attend là, plus on perd du temps qui pourrait être précieux, alors tant pis pour ma souffrance, il faut que je me relève et qu’on sorte d’ici. Son baiser sur le front me permet de rassembler pleinement mon courage alors qu’il me demande si nous y allons ou non. Bien sûr que nous y allons Gallen, je refuse qu’on meurt tous ici, je refuse de leur offrir une telle satisfaction, ils n’auront pas nos vies, jamais.

- Sortons d’ici.

Gallen m’aide à me redresser et nous voilà reparti sur la dernière ligne droite vers sa moto. On parvient à traverser le manoir sans qu’un ennemi ne nous tombe dessus, mais en même temps à deux contre les garçons, au fond je ne pense pas qu’ils fassent le poids. Je sens un profond soulagement lorsqu’on quitte enfin ce maudit manoir, nous menant dehors. Où est ta moto Gallen ? On dirait qu’on va devoir marcher encore un peu... Je t’avoue que l’effort me paraît de plus en plus difficile, mais encore et toujours je me force à tenir le coup, à garder le rythme. On traverse une partie de la forêt mais je sens les saignements au niveau de mon ventre reprendre de plus belle. Je n’en dis rien à Gallen, je ne veux pas qu’on s’arrête, je ne veux pas qu’on perde plus de temps. Plus vite on atteindra sa moto, plus vite on pourra se rendre dans un hôpital et plus vite je serais fixée. Par chance on y arrive enfin.

- Appelle les garçons une fois qu’on aura atteint un hôpital, va au plus proche, je me sens fatiguée Gallen.

Ce qui signifie que je ne sais pas encore combien de temps je tiendrais, même si je ferais en sorte de ne pas nous ralentir encore plus. Je ne sais même pas comment je fais pour réussir à garder mon sang froid malgré les larmes de tout à l’heure, mais il vaut mieux ça car un autre scénario ne nous aiderait pas à avancer.

- S’il te plaît, dis à Jake de venir rapidement...

Pourquoi Jake en particulier ? Je ne sais pas, peut-être parce qu’il a toujours été l’homme qui m’a le plus protégé et que ça me rassurerait de le savoir près de moi ce soir. Pourtant il y a aussi Gabriel, Bastien et tous les autres, mais c’est le nom de Jake qui est sorti et maintenant je suis trop concentrée sur le fait de partir d’ici pour penser à autre chose.



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MessageSujet: Re: Je ne peux pas le laisser partir   Lun 29 Fév - 17:46

Je ne peux pas le laisser partir
Effy & Gallen

A quoi aurais-je du m’attendre face à ton enlèvement ? J’aurais pu m’attendre à tes blessures, à des tortures mais je n’aurais jamais pu m’attendre à cet acte. Je pensais que les enfants étaient des tabous, qu’ils étaient protégés, mêmes des guerres, même des méchants. Je le sais déjà, tu l’as perdu et tu le sais également même si tu tentes de t’en convaincre. Je pourrais sortir une de ses piques qui t’amusent tant mais je suis bien incapable d’en trouver une… On dirait que même moi, on peut me scier… Enfin, métaphoriquement bien sur, je préférerais éviter de me faire découper par une scie, ça doit faire un mal de chien…
Oui Effy, tu es dévasté et je le comprends mais ce n’est pas l’heure, ce n’est pas le moment. Nous nous laisserons abattre plus tard, toi plus que moi, pour l’instant, on doit avancer. Si je ne suis pas une raison suffisante pour te donner envie de vivre, peut-être, mais fais en sorte de vivre pour tes Strigoïs. Je ne sais pas ce qui te décide mais quand je croise ton regard, tu as de nouveau cette lueur de vie à l’intérieur… Tu as été blessée, peut-être brisée mais t’es en vie, rappelles-toi que vient toujours l’heure de la revanche sur la vie.

Tu veux bouger, ça me va également, c’est ce que je souhaitais. Alors je passe mon bras autour de sa taille, resserrant ma prise sur mon pieu de ma main libre avant que nous ne commencions à avancer. Le retour est plus long que l’allé, mais le fait qu’Effy soit avec moi m’empêche de me plaindre de ce fait. Je sais qu’elle en souffre et si on avait été dans un lieu plus à découvert, je l’aurais porté mais là il y a tellement de direction possible pour une attaque ennemi…
On arrive devant la moto et elle commence à parler, un instant, le flash de ma rencontre avec Rick défile devant mes yeux. Bordel, vous allez arrêter de me faire le coup du dodo ? Je commence à en avoir marre, j’aimerais bien qu’on reste éveillé, qu’on arrête de me claquer entre les bras !
Elle me demande plus spécifiquement Tartempion… Pourquoi lui ? C’est genre le deuxième plus flippant des mecs. Tu veux qu’on se fasse décapiter ou quoi ? Enfin non c’est vrai, y a que moi qui risque de me faire décapiter…

« D’accord, j’appellerais Tartempion en priorité en lui demandant de ramener ses fesses. Mais t’es gentille, tu t’endors pas sur mon dos sinon j’appelle plutôt le Grand Chef pour qu’il transmette le message. »

Utiliser du chantage… Est-ce une bonne idée ? Je n’en sais rien mais si ça donne à Effy une raison de se battre, je prends, même si ça veut dire me faire bientôt botter le cul. Je l’entraîne à mes côtés sur la moto, m’assurant qu’elle monte avant de le faire à mon tour. Je l’incite à resserrer ses bras autour de moi, murmurant à son attention.

« Cramponnes-toi bien, ça va secouer, je mets les gazes à fond. »

Est-ce une bonne idée ? La meilleure question est plutôt : en quoi serait-ce une mauvaise idée ? Je m’assure qu’elle soit bien cramponné et j’accélère ensuite, assez rapidement, tant pis pour les racines, on sera légèrement secoué… Mais y a pire, comme le sang que je sens couler contre mon dos, pendant qu’Effy le perd… On dirait un sablier dont le temps est en train de s’écouler sauf que là, les grains c’est du sang et on peut dire que ça tache bien plus et que c’est bien motivant pour se magner le derche.
Je sais qu’Effy est toujours là, avec moi, par la présence de ses bras contre moi mais je ne doute pas qu’elle va bientôt sombrer quand on arrive devant l’hôpital. Pour la deuxième fois en si peu de temps, j’abandonne ma moto en vrac, tire Effy dans mes bras et avance vers les blouses blanches. Il ne faut pas longtemps avant que tout le monde ne s’agite comme dans un poulailler, tant mieux car je n’aurais pas pu supporter de les voir rester assis pendant qu’Effy se battait pour faire vivre un être déjà trop loin…

« Monsieur ? Que s’est-il passé pour cette demoiselle ? »

Je tourne mes yeux vers le médecin. Je me demande à quoi je ressemble, hanté comme je le suis par mes remords… Mais il doit croire que je suis responsable. Sauf que je n’ai pas de couteau et que je ne m’en servirais pas contre Effy. Vite, une histoire…

« Je l’ai trouvé, j’ai vu un homme, assez âgé, la poignarder dans le ventre avant de s’enfuir et je l’ai amené ici le plus vite. Vous ne devriez pas vous occuper d’elle et… »
« Mon collègue s’en occupe, je dois juste remplir le dossier monsieur. »
« Permettez-moi d’appeler sa famille d’abord. »

La blouse blanche me fixe pendant que je continue à regarder la direction qu’Effy a emprunté, sur cette civière… Est-ce qu’elle reviendra devant moi en étant encore entière ? Je n’en suis pas si sur… Le doc me donne l’autorisation mais je ne l’entends presque pas. Au bout d’un temps, je me réveille sous son regard inquiet et je m’éloigne. Je me rappelle en même temps la promesse d’Effy… Et je fais défiler ma liste de contact jusqu’au numéro de téléphone de Tartempion. Il est l’heure d’affronter le dragon, d’endurer l’attente et de prier l’impossible… Pour le bien d’Effy…

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Je ne peux pas le laisser partir
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