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 Un petit tour de train [Lucian]

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MessageSujet: Un petit tour de train [Lucian]   Lun 20 Oct - 19:06


un petit tour de train



Voilà bien un rite des plus commercial, c'est à mes yeux, tout ce qu'est Halloween, rien d'autre qu'une fête où l'on s'empiffre de bonbons et s'amuse à faire peur à nos camarades de classe ou aux personnes à qui l'on rend visite. Si on ne m'avait pas poussé à y aller, je n'y aurais pas mis les pieds. Mais Alicia était tenace et elle m'avait poussé. J'avais réussi à la semer et faire un tour tout de seule, ce que je m'appliquais à faire au mieux. J'avais traversé tous les stands un par un sans en trouvez un qui m'intéresse. Il faut dire que depuis la dernière rencontre que j'avais fait dans ma vie, plus grand-chose ne m'intéressait, d'ailleurs, je portant encore sa veste de cuire par-dessus mon petit vert olive, un slim noir soulignait ma ligne. Ce n'est pas parce que je ne me coïnciderais plus comme une demoiselle seule que je ne devais plus m'habiller de façon agréable à l'œil pour la gentes masculine. Dommage qu'il ne puisse pas me rendre visite ici. Je poussais un soupir contrit et posais mon regard devant moi, le train fantôme, voilà bien une attraction tranquille me direz-vous, pourtant, je pouvais entendre très distinctement les cris des personnes se trouvant à l'intérieur, décidément, il était si facile de faire peur aux filles. Ne savant pas quoi faire de mieux je pris une place à la caisse attendit qu'un wagon se libère pour que je puisse m'installer.

J'attendis quelque minutes, je laissais même des couples passés devant moi, avant de m'installer, seule dans une voiture. Qui sais, peut-être serais-je rejointe par je ne sais qui avide de ma compagnie ? Seul l'avenir pourra me le dire.
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MessageSujet: Re: Un petit tour de train [Lucian]   Lun 20 Oct - 21:48


Quoi de mieux que de fêter la nuit des morts à deux.

Nous y voilà enfin... Halloween. Ma fête favorite en dehors des anniversaires de mes ennemis. De quoi semer quelques cadavres autour de moi pour donner une bonne surprise à leurs proches le lendemain. J’aime déposer ma marque la nuit de la fête des morts, et je ne manque jamais à l’appelle lors de cet évènement. En revanche il y a bien un côté qui m’insupporte, au fil des années, les humains se sont permis de donner un aspect beaucoup plus commercial à cet évènement, et les enfants s’en amusent en dévorant des bonbons qui les rendront malades toute une semaine. Après tout ils le méritent bien ces sales morveux. Ce soir je compte bien leur rappeler le véritable sens d’Halloween.

- N’est-il pas dangereux de se déguiser en Strigoï le soir d’Halloween ?

- Il parait que les femmes aiment le danger, alors je tente.

- Vous savez bien cerner les femmes, joli blondinet.


Et toi tu ne sais définitivement pas t'adresser à un homme. Je m’efforce d’esquisser un sourire à cette dernière remarque que cette Moroï croit considérer comme un compliment. Joli blondinet ? Je lui en donnerai des blondinets à celle la... Je garde le contrôle sur mes pulsions meurtrières, me forçant à ne pas la dévorer sur le champ devant toute cette foule, l’attirant à moi d’une facilité déconcertante. Je meurs de faim et il se trouve que j’ai devant moi une délicieuse friandise.

- Permettez-moi de vous tenir compagnie dans cette maison de l’horreur, je sens que vous aurez besoin d’être protégée.

La jeune femme lâche ses camarades pour me suivre, ne semblant pas deviner que c’est de moi qu’il faudra la protéger. Nous marchons quelques secondes, et après l’avoir entendu pousser des cris stridents durant plusieurs minutes pour de simples futilités, je jette un coup d’œil autour de moi, remarquant que nous sommes enfin seuls, du moins avant qu’un autre groupe ne nous rattrape. Parfait, je n’aurais besoin que de quelques secondes. Je la plaque alors violemment contre une grille, esquissant un sourire malsain qu’elle semble considérer comme séduisant.

- Farce ou friandise ?

- J’ai bien envie d’une friandise.

- Bonne réponse.


Alors que je rapproche mon visage du sien pour simuler un baiser, mes lèvres contournent les siennes pour venir agripper son cou et la vider de son sang. Elle tente de se débattre du mieux qu’elle peut mais finit bien rapidement par perdre conscience. Je jette quelques coups d’œils et constate avec une certaine satisfaction que le décor autour de moi est parfaitement adapté à ma situation. J’attache la Moroï à la grille avec une paire de menottes positionnée inutilement dans la salle, au moins maintenant elles serviront à quelque chose. Je la laisse attachée ici, agonisante, entre la vie et la mort, la laissant se fondre dans le décor, avec l’impression que personne n’aura idée de venir la sauver.

* * *

Je n’ai pas compté le nombre de cadavres laissés derrière moi. Je n’ai pas compté ceux faisant usage de décor jusqu’à ce que quelqu’un retrouve leur corps mort, ou presque. Je n’ai pas non plus compté le nombre de verres d’alcool qui ont coulés dans ma gorge, le problème étant que l’ivresse éveil en moi un désir encore plus intense de boire du sang. J’aime Halloween, l’occasion parfaite de pouvoir rester déguiser en moi devant Moroï et Dhamphir, sans avoir à me préoccuper de la couleur de mes yeux, sans avoir à faire attention à mon teint pâle, sans avoir à cacher tout un tas de corps et de sang. Un Lucian à l’état pur. Je ressors ma flasque, avale quelques gorgées, et regarde autour de moi pour désigner par un jeu de hasard ma prochaine victime. Puis mes yeux se posent sur elle, cette beauté rousse si parfaite. Je la vois, telle une lumière éblouissante parmi tout un tas de personnes déguisés en monstres ou autres stupidités. J’esquisse alors un sourire, il est vrai que je ne m’attendais pas à la voir ce soir, je n’aurais jamais cru qu’une soirée telle qu’Halloween l’intéresserait. Comme quoi l’on peut avoir de bonnes surprises tous les jours. Toutes mes idées de tuer et de boire du sang disparaissent tout à coup, même l’effet de l’alcool semble avoir diminué. Il n’y a plus qu’elle devant moi, et mon envie de me retrouver à ses côtés, mais pour ça, je dois attendre qu’elle soit seule.

Impossible de la quitter des yeux. Impossible d’être distrait par autre chose. Je ne vois plus qu’elle, enfin seule, et ce train fantôme qui tombe à pic. Je l’observe faire la queue, à la fois pressée d’y être pour passer à autre chose, et en même temps assez peu motivée pour laisser passer une dizaine de personnes devant elle. Elle attend quelque chose de distrayant. Elle attend quelqu’un. Et la veste en cuir noire qu’elle a sur le dos me donne toutes les idées de penser qu’il s’agit de moi. Elle s’installe enfin dans l’une des voitures de l’attraction, et j’aperçois un homme cherchant à se glisser à ses côtés, à premier abord ayant tout l’air d’un vieux pervers voulant offrir des bonbons pour attirer les enfants dans son camion. Je le bouscule fortement, et l’on peut entendre son lourd corps tomber au sol derrière un certain grognement. La seconde d’après, me voilà assis près de ma belle rousse qui retrouve instantanément le sourire en m’apercevant.

- Je crois que je viens de te sauver des mains d’un obsédé satanique, ou alors d’un homme mal déguisé...

Je la fixe d’avantage, ne me lassant jamais de l’admirer. Ma seule envie en cet instant est de l’embrasser, mais avec tout ce monde encore autour de nous, j’ignore si cela pourrait déranger Isallys. Tant pis, j’atteindrais que le train fantôme démarre. Je suis bien motivé à passer le reste de ma soirée à ses côtés, après tout quoi de mieux que de fêter la nuit des morts à deux.

- Il semblerait que nous nous sommes accordés en déguisement, toi en Moroï et moi en Strigoï. En cette soirée d’Halloween tu me donnes une raison légitime de te kidnapper.
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MessageSujet: Re: Un petit tour de train [Lucian]   Mar 21 Oct - 0:32


un petit tour de train



Je m'attendais à être contrainte de faire ce tour de manège, seule comme une grande. Personne ne semblait enclin à venir me tenir compagnie dans cette douce soirée. Je sentais l'air courir sur la peau de mon visage et faire voler quelque peu mes cheveux. Je me sentais vulnérable en cet instant, comme si j'appartenais à la terre elle-même. Pauvre petite créature qui se trouve n'être qu'un pion parmi tant d'autre. Trop perdu dans le méandre de mes noires pensées, je ne remarquais même pas cet homme qui s'approchait de ma voiture pour monter, je remarquais moins encore qu'il se fit violemment bousculé. Tout ce que je réussis à saisir fut le fait qu'on venu finalement s'installer à mes côtés. Un large sourire ravit s'installa sur mes lèvres pour ne plus quitter. J'analysais rapidement ses paroles pour regarder de façon distraite au-delà de la voiture. Je pus en effet distinguer un homme se relever qui semblait avoir souffert. Visiblement, Lucian l'avait frappé parce qu'il avait envisagé me rejoindre dans ce wagon. J'en suis flattée, bien qu'il n'avais pas  de quoi l'être, je l'étais pourtant. Plus encline à savoir que Lucian avait tout fait en sorte de pouvoir me rejoindre plutôt que de laisser un autre avoir de ma compagnie. Egoïste étais-je, j'en avais parfaitement conscience, mais ce fait ne m'importait plus aujourd'hui. Un autre petit sourire prend vie sur le confins de mes lèvres et je passe mes bras autour de son cou, me rapprochant de lui par la même occasion et je prends doucement la parole pour la première fois depuis qu'il est arrivé :

- Et bien me voilà sauvé semble-t-il, et une nouvelle fois, je le dois à mon bon chevalier servant au corps d'apollon.

Je prends moi-même la résolution de l'embrasser la première cette fois. Après tous, j'ai moi aussi le droit de prendre les devant. Je dépose un fin et délicat petit baiser sur ses lèvres, très furtive, juste de quoi enflammé quelque peu ses lèvres. Mes yeux brillent d'excitation et d'amusement. Des sentiments que je semble développé à chaque fois que je me retrouve en sa compagnie. Comme ci à chaque fois qu'il entrait dans mon champ de vision tous les bons côtés des sentiments surgissait du plus profond de mon être pour me submerger et me faire me sentir tout simplement bien. Sentiment que je n'arrivais pas à éprouver lorsque je n'étais pas avec lui. Depuis bien trop longtemps, je n'avais pas simplement été bien dans un moment simple, j'avais besoin de lui pour l'être. Nouvelle preuve qu'il était devenu un chapitre important de ma vie et que j'étais loin, très loin de savoir quelle ampleur il prendrait encore, déjà qu'il prenait beaucoup de place maintenant. J'avais conscience d'être comme devenu dépendante de sa présence. Comme ci le simple fait de voir son visage me donnait le pouvoir de respirer à pleins poumons, comme ci, je n'en étais plus capable sans lui. J'en venais presque à croire que le souffle de ma vie ne tenait plus qu'à lui, que j'étais maintenant devenu ce genre de fille qui ne peut plus ce passé de celui qu'elles appellent leur homme et les rendent vulnérables lorsqu'elles ne sont pas avec lui. J'étais devenu, sans m'en rendre compte l'une de ses midinettes qui ne jurent que par celui qui leur donne des baisers et les fait se sentir vivante. Moi Isallys Louenn, j'en étais maintenant réduite à ça et j'en prenais pleinement conscience aujourd'hui. Je désirais sa compagnie plus que tout et ne pouvait plus m'en passé, à croire que dans les temps prochains ma vie changerait totalement et irrévocablement. J'étais loin, bien loin de la jeune fille timide et frêle en amour qu'avait connu Nohlan, mon premier amour qui m'avait brisé. Aujourd'hui, de nouveau, je souriais et aimais et cela n'était dû qu'à une seule chose : Lucian. J'étais devenu passionné et quémandeuse, dépendante des attentions d'un homme, en demandant toujours plus, voulant se fondre totalement en lui. J'en venais même à penser que ce que j'avais ressentit pour Nohlan n'était maintenant plus qu'un souvenir de vacances.

« - Il semblerait que nous nous sommes accordés en déguisement, toi en Moroï et moi en Strigoï. En cette soirée d'Halloween tu me donnes une raison légitime de te kidnapper. »

Un petit rire naquit au creux de ma gorge, je penchais la tête sur le côté, rieuse, dévoilant mon cou blanc et fin, parsemé de quelques petits cheveux volages. Un de mes bras lâcha son cou pour permettre à l'un de mes doigts de se poser sur ses lèvres avant que je ne me penche à son oreille pour murmurer :

- Il semblerait en effet que tu sois le grand méchant loup et moi le chaperon rouge. Un véritable jeu du chat et de la souris, tu es le chat, je suis...


Je laissais ma phrase en suspend, le laissant prendre pleinement conscience de mes paroles aguicheuses et tentatrices, là tout au milieu de cette foule de personnes susceptible de me connaitre et surtout de me reconnaitre, je me laissais aller à ce jeu de flirt que j'aimais tant avec lui. Je dévoilais à la face du monde quel était devenu mon nouveau centre d'intérêt et ce qui me donnait l'envie de me lever le matin. Et pourtant, en cet instant, personne n'avait véritablement conscience de la chose. Du fait que, doucement et de façon totalement sûre, j'étais en train de tomber amoureuse d'un strigoï, à moins que ce ne sois déjà le cas.
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MessageSujet: Re: Un petit tour de train [Lucian]   Mar 21 Oct - 14:52


Un peu de peur et de douceur.

Je crois que je n’aurais pu passer de meilleur Halloween que cette année-là, en la compagnie de cette merveilleuse Isallys. Malheureusement je sais que mon temps de laisser des cadavres derrière mon passage est désormais terminé, mais il faut bien avouer qu’elle vaut ce sacrifice. De toute façon, je crois que les organisateurs de cette soirée auront déjà beaucoup de cercueils à commander d’ici demain, et pas pour objet de décoration cette fois. C’est à cet instant que je prends réellement conscience d’à quel point cette femme compte pour moi, car si ce n’était pas le cas je ne choisirais pas de m’être mon passe-temps de côté en cet évènement favoris pour elle, si ce n’était pas le cas, je ne chercherais pas à lui cacher la plus mauvaise facette de ma personne, celui que la plupart des gens appellent le côté monstrueux.

- Et bien me voilà sauvé semble-t-il, et une nouvelle fois, je le dois à mon bon chevalier servant au corps d'apollon.

Je réalise que c’est bien ainsi que je veux qu’elle me voit, elle a trouvé les mots exactes. Je veux représenter à ceux yeux un homme fort et passionné, un homme beau qui sait la faire chavirer, un homme toujours prêt à se battre pour elle. Une facette bien plus infime de ma personnalité et pourtant la seule qu’elle semble percevoir vraiment. Je ne veux pas qu’elle me voit torturer ou tuer ces pauvres amis Moroïs et Dhamphirs. Je ne veux pas être la cause de ses larmes, la cause de ses souffrances. Je veux conserver l’effet actuel que j’ai sur elle, celui de réussir à la faire sourire de par ma simple présence, celui de la rendre encore plus belle aux yeux de tous, et heureuse. Le train fantôme n’a pas encore démarré, mais je ne rêve cependant pas en voyant Isallys se rapprocher de moi pour que ses lèvres viennent déposer un baiser contre les miennes. Baiser un peu trop court à mon goût, mais tout de même présent. J’avais faux sur le fait de croire qu’Isallys avait des doutes sur notre situation. J’avais faux sur le fait de penser qu’elle voudrait se préserver des remarques des autres en gardant notre relation secrète. Isallys semble même plus enclin que moi à prouver aux yeux de tous que Moroï et Strigoï peuvent s’épanouir ensemble.

- Un acte grandement apprécié qui me laisse espérer avoir droit à plus.

J’aime la voir sourire, j’aime d’avantage entendre son rire, doux et élégant à la fois. Je sens son corps se rapprocher du mien, ses mains contre ma peau, son cou nu si désirable... Mon cœur palpite, mes yeux fixent cette peau si parfaite qui me crie d’y goûter. Puis sa voix me ramène à la réalité, et je détourne immédiatement mon regard de son cou avant qu’elle ne le remarque.

- Il semblerait en effet que tu sois le grand méchant loup et moi le chaperon rouge. Un véritable jeu du chat et de la souris, tu es le chat, je suis...

Le sang amène le sang, et trop en abuser peut entrainer un manque de contrôle. J’ai beaucoup trop abusé de sang ce soir, mais s’il y a bien une chose dont je sois certain, c’est que je ne prendrais pas le sien. Ce sont ses mots qui parviennent à me calmer. J’esquisse alors un sourire, imaginant très bien de quelle manière pourrait se terminer cette soirée.

- Prends garde miss Louenn, je risque de prendre très à cœur mon rôle de loup.

Un petit avertissement qui n’en est pas vraiment un, car après tout je suis persuadé qu’Isallys se complairait très bien dans le rôle de la souris en sachant que je suis le chat. Une voix distincte met alors fin à toutes les conversations, annonçant le début de cette petite attraction. Tel un gentleman au service de sa princesse, je passe mon bras autour de son corps, la laissant venir se blottir contre moi durant cette attraction de l’horreur. Nous entrons tout juste dans les décors que je réalise alors être déjà passé par ici au fil de la soirée, mais sans avoir pris la peine de monter dans un wagon. Et je prie pour qu’aucun véritable corps ne nous tombe dessus durant cette attraction...
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MessageSujet: Re: Un petit tour de train [Lucian]   Mar 21 Oct - 18:36


un petit tour de train



Mes lèvres étaient comme figées dans ce sourire idiot et plein d'admiration qui me suivait maintenant à chaque fois que je me trouvais en la compagnie du beau strigoï. Sa voix, elle, me transportait toujours plus loin que je ne l'aurais voulu. Son timbre était si agréable à l'oreille que je ne m'en laissais pas et ne m'en lâcherais sans doute jamais. A chacune de ses phrases, l'intonation était des plus parfaite, ce qui, bien souvent, provoquait quelques frissons chez moi. Des frissons de plaisir s'entend, aucune de ses paroles ne sonnaient à mes oreilles comme une menace certaine, pas depuis notre première rencontre en tout cas. De plus, même cette première nuit, ses paroles n'avaient étaient que des mots de mise en garde, signe d'une douleur intérieur, d'un sentiment contre lequel il luttait hardiment, lutte contre un désir insurmontable. Pourtant, il l'avait fait, il l'avait surmonté. Je crois, me semble-t-il, que c'est à cet instant que les sentiments son né chez moi. Comme ci, ce simple acte avait défini ma vie à jamais. Je me revoyais courir dans les bois pour lui échapper et pourtant avoir l'envie qu'il me rattrape, ce premier contact avait été pour moi, comme l'élément déclencheur d'une nouvelle vie, et d'une nouvelle moi. Le présent me démontrait encore en cet instant que j'avais véritablement changé. Maintenant collé à lui, seul l'éclat de ses yeux comptait.

« - Un acte grandement apprécié qui me laisse espérer avoir droit à plus. »

Je lui fais un nouveau petit sourire narquois, je me moque bien volontiers de lui, avec un plaisir non caché face à la réaction qu'il pourrait avoir. Je passe une main dans ses cheveux blonds avec douceur et langueur. Qu'ils sont beaux et soyeux, je pourrais y laisser vivre ma main un temps indéfini. Je dépose un nouveau baiser volage sur sa joue, m'amusant à le frustrer de la sorte. Taquiné, frustré, pour finalement l'embrassé avec passion et volupté, voilà qui m'amuse.

- Avoir droit à plus ? Voilà bien une requête pour là qu'elle je ne sais point si je suis disposé à examiner. Devrais-je t'offrir plus ce soir ? Alors que tu as déjà tout eu de moi ? Laisse-moi réfléchir...

Un grand sourire carnassier dessine mes lèvres. Voilà que je joue avec ses désirs, et les miens par la même occasion. Suis-je devenu mauvaise ? Je ne crois pas, je m'évertue seulement à entretenir la flamme qui nous anime avec tant d'ardeur. Rien de mieux qu'un peu de privation suggérer pour rendre fou un homme, et rendre Lucian fou de moi est une activité à part entière que j'apprécie au plus haut point. Je colle maintenant mon front au siens avec de souffler sur son visage :

- C'est tout réfléchi, je suis tienne.


Maintenant, c'est un véritable baiser que je lui donne, lui offre mes lèvres avec passion et désir, avant de les reprendre en riant face à son expression de frustration. Un doigt aérien caresse ses lèvres sensuellement, mes yeux brillent d'une intensité si forte que je les sentirais presque me piquer. Mon sourire est plus large encore, plus provocateur qu'avant encore. Le jeu, voilà ce qui nous définit le mieux. Depuis le début, notre relation est ponctuée de joutes verbales et de geste vif et cours, nous caressant pour mieux frustré l'autre ensuite, afin de faire monter le désir à son summum pour nous libérer ensuite. J'aime cela, je n'ai pourtant pas l'impression d'être une fille facile ou trop ouverte, non, juste une femme passionnée et fascinée par son partenaire masculin qui meuble tous ses rêves et pensées de chaque instant.

- Dois-je prendre peur grand loup ? Ou tout au contraire espérer que tu te mettes en chasse ?

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MessageSujet: Re: Un petit tour de train [Lucian]   Mar 21 Oct - 23:08


Attrape-moi si tu peux.

Je crois que nous avons tous deux parfaitement compris ce qu’il y a entre nous, de la passion et du jeu. Un jeu auquel nous nous adonnons à chacune de nos rencontres. Celui de se provoquer mutuellement, celui de s’éloigner pour mieux se rapprocher ensuite. Il y a toujours ce jeu installé entre nous, pour qu’à chacune de nos séparations, le désir devienne plus intense pour la prochaine fois. Pourtant le désir est déjà bien assez fort ce soir-là, et Isallys semble particulièrement bien l’avoir remarqué et s’en amuse d’ailleurs beaucoup.

- Avoir droit à plus ? Voilà bien une requête pour laquelle je ne sais point si je suis disposée à examiner. Devrais-je t'offrir plus ce soir ? Alors que tu as déjà tout eu de moi ? Laisse-moi réfléchir...

Je sens sa main caresser mes cheveux, une sensation si agréable lorsque ce geste vient d’elle. La situation m’amuse beaucoup, surtout lorsque je constate à quel point ses paroles sont en contradiction avec ses gestes. Elle tente de me provoquer en me faisant croire qu’il faut mériter plus, et pourtant cette main dans mes cheveux me fait toujours frissonner.

- Je suis tout à fait en mesure de reprendre les choses en main. Prêt à faire ce qu’il faut pour avoir ce que je veux... Ce que tu veux.

Mon sourire accompagne le sien, cette fois c’est à mon tour de pousser la provocation à son summum. Du bout de mes doigts je caresse doucement son bras, glissant de son épaule jusqu’au creux de sa main, tandis que mes lèvres se rapprochent de son cou pour y déposer un tender baiser, puis un second, continuant ainsi tout en remontant vers ses lèvres, sans pour autant les toucher. Ses yeux sont fermés, appréciant pleinement l’instant présent. Son front collé au mien, c’est dans un chuchotement qu’elle approuve mes dires précédents.

- C'est tout réfléchi, je suis tienne.

Elle cède à mes approches, m’offrant un véritable baiser, plus long, plus passionné. Mais de nouveau Isallys rompt le baiser, apparemment bien amusée de parvenir encore à me frustrer. Bien amusée de me prouver à quel point il devient difficile pour moi de prendre les choses en main lorsqu’elle en a décidé autrement.

- Dois-je prendre peur grand loup ? Ou tout au contraire espérer que tu te mettes en chasse ?

Crois-moi ma belle, tu n’apprécierais pas me voir en chasse. D’ailleurs en cette soirée d’Halloween, c’est malheureusement moi qui semble être devenu la proie, celle de Dimitri, à moins que ce ne soit encore l’inverse, allez savoir... Pour l’instant je ne me soucie pas du fait que Dimitri puisse me retrouver aux côtés d’Isallys, je sais exactement quoi faire pour le semer et profiter pleinement de cette soirée. J’esquisse de nouveau un sourire, trouvant que le rôle du loup me correspond plutôt bien finalement.

- Oh mais je suis déjà en chasse, ma première étape est d’amadouer la femme à mes côtés pour pouvoir mieux la surprendre.

Alors qu’elle s’apprête à me répondre, voulant certainement riposter à ma dernière remarque, je ne lui en laisse pas le temps. Cette fois-ci c’est à mon tour de lui voler un baiser avant de le rompre moi-même, pour lui prouver quel effet cela procure d’être interrompu en plein épanouissement.

- L’étape deux consiste à attirer la proie dans un endroit isolé pour mieux la prendre au piège.

Le wagon encore en marche, je me mets debout et lui tend la main pour qu’elle me suive, et je sais que la tentation de ne pas respecter les règles la poussera à m'accompagner. Effectivement elle met sa main dans la mienne et nous quittons la voiture en marche pour nous fondre dans le décor, là où je suis sûr que Dimitri ne viendra pas me chercher. Là où je suis sûr de pouvoir profiter pleinement de ce moment seul avec Isallys avant que nos wagons ne reviennent vide au point de départ. Complètement perdus dans ce sombre décor, Isallys se retrouve piégée entre moi et un mur recouvert d'un rideau blanc parsemé de quelques tâches de faux sang. Mon corps près du sien, yeux dans les yeux, je caresse sa joue et ne peut m’empêcher de lâcher une dernière remarque prétentieuse.

- Et comme toujours je gagne.

Je l’embrasse encore, serrant son corps si frêle contre le mien, appréciant toujours plus la chaleur qui émane d’elle, la douceur de sa peau. Nos lèvres se collent, nos langues s’entremêlent, exprimant avec toujours un peu plus de passion à quel point nous nous désirons, à quel point nous avons besoin l’un de l’autre.
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MessageSujet: Re: Un petit tour de train [Lucian]   Mer 22 Oct - 12:24


un petit tour de train



Suis-je maladroite en amour ? Je n'en avais pas l'impression, pas lorsque j'étais avec Lucian en tout cas. Avec lui, j'avais cette nette impression que des ailes me poussaient dans le dos. Je devenais plus forte, plus sur de moi de jour en jour, et ce n'était pas les obstacles qui risquaient de nous séparer qui me feraient flancher. Me dévoiler au reste du monde en sa compagnie était maintenant plus une chose qui me fessait peur, j'avais trouvé cette sérénitude qui m'allais tant. Il m'apportait un bien-être dont je n'étais pas prête de me défaire, quoique qu'en pense le monde et se gardien russe. Etre avec lui, voilà bien tout ce qui comptait à mes yeux.

« - Je suis tout à fait en mesure de reprendre les choses en main. Prêt à faire ce qu'il faut pour avoir ce que je veux... Ce que tu veux. »

Je lui fis un petit sourire, un de ses sourires dont j'avais le secret, j'avais même pu remarquer qu'à chaque fois que je lui en décochais un, la lueur de ses yeux s'intensifiait en me regardant. J'adorais cela, j'adorais son regard sur moi, sur tout mon cœur. Sa compagnie était pour moi comme un aperçu du paradis. Du paradis comme je l'imaginais pour moi, juste lui et moi, la nature et rien d'autre. Mes mains toujours dans ses cheveux, je les retire pour les déposer de part et d'autre de son visage. Je me penche pour embraser sa joue avec douceur, mes cheveux son soulevé par une légère brise et je fais mine de ma caché dans le creux de son cou, mais je n'en ai pas le temps, il embrasse mon cou une fois, puis deux, puis trois, le tout en remontant sur mes lèvres qu'il ne touche, lui aussi aime jouer. Mon front collé aux siens, je l'observe, me perdant dans l'éclat de ses yeux, éclat dans lequel je pourrais me noyer par amour. Ses yeux sont si beaux, si brillants, plus beaux encore que n'importe qu'elle pierre précieuse au monde. J'ai pu lui avouée sans détour que je lui appartenais complètement, je suis sienne depuis le premier jour et pour toujours. Voilà qui réchauffe mon cœur un peu plus, savoir qu'il n'y a que lui et qu'il n'y aura maintenant plus que lui. Je me sens avec lui comme invincible, dans une bulle que rien ne pourrais briser.

« - Oh mais je suis déjà en chasse, ma première étape est d'amadouer la femme à mes côtés pour pouvoir mieux la surprendre. »

Je ris de nouveau, il arrive toujours à me faire rire. Ma tête maintenant penchée sur le côté, je le regarde, interrogative et curieuse. Oui curieuse de savoir comment il pourrait me surprendre encore, car j'adore cela, qu'il me surprenne comme il sait si bien le faire.

« - L'étape deux consistent à attirer la proie dans un endroit isolé pour mieux la prendre au piège. »

Je fronce un sourcil, que va-t-il faire pour arrivé à ses fins ? Bientôt, il descend du wagon, je lui offre une grimace de privation, pourquoi me laisse-t-il ainsi ? Puis, il me tend sa main. Je perds cette mauvaise bouille pour retrouver un grand sourire et saisir sa si belle main et sauté hors du wagon et atterrie dans ses bras avec un sourire.

- Je n'aurais pas apprécie que tu me laisses, tu sais ?

Je lui souris doucement pour finir par le laisser m’entraîner dans les décors sinistres du train. Je dois bien avoué que si je n'avais pas fait partie du monde « surnaturel » a proprement parlé, je pense que certains décors m'auraient fait de l'effet. Mon regard ce pose alors dans un coin, un bras semble dépassé, il est couvert de sang. Ce qu'il y a de plus étrange, c'est que ce bras semble humain, je fronce un sourcil, mais de dis rien. Après tout, je m'en fichais comme d'une guigne maintenant, je flirtais avec la mort à chaque instant que je passais avec Lucian. Et en sortant avec un strigoï je devais maintenant admettre sans broncher les morts que cela pouvais provoquer si je voulais le garder.

Je me retrouve maintenant bloqué entre un mur de l'attraction et le corps de Lucian, un nouveau sourire se dessine sur mes lèvres, sourire que je ne réserve qu'à lui. Je ris contre lui :

- Tu es bien prétentieux dis-moi. Tu te vente d'avoir gagné, mais au fond, qui te dis que je ne suis pas la gagnante de ce jeu ? Qui te dis, que par mes gestes, j'ai réussi à te pousser à faire ce que je voulais ?

Je ris un peu plus contre et me grandit pour atteindre son oreille et murmuré :

- En amour, il est toujours difficile de savoir qui gagne et qui perd...
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MessageSujet: Re: Un petit tour de train [Lucian]   Mer 22 Oct - 21:45


Et ainsi la belle est devenue ma reine de cœur.

En venant ici, je ne m’attendais pas à ce que cette petite ville me paraisse si distrayante, si amusante. Pourtant elle m’a plu dès le premier soir, celui du bal. Moi qui n’étais là que de passage, me voilà finalement installé ici-même, en grande partie pour rester aux côtés d’Isallys. Elle a complètement bouleversé mes plans, mes projets, et ce n’est pas pour me déplaire. Grâce à elle j’ai pris le temps de m’intéresser à cette ville et à ses habitants, et avec tout ce qu’il y a à faire ici, je ne suis désormais plus prêt de partir. J’aime pouvoir passer du temps seul avec elle, elle a cet étrange effet sur moi de pouvoir complètement m’apaiser. Lorsque je suis à ses côtés, plus rien n’a d’importance, ni les ennemis qui me pourchassent, ni les morts que je pourrais causer, rien, excepté sa présence. Elle a un certain contrôle sur moi que je n’explique pas, capable de faire ressortir l’humanité qui est en moi, capable de réduire au silence mon aspect démoniaque. Un contrôle dont elle ne semble elle-même pas se rendre compte, et tiens bien à ce que personne ne le découvre.

- Je n'aurais pas apprécie que tu me laisses, tu sais ?

- Pourquoi te laisser alors que je viens tout juste de te retrouver.


Ce n'était pas vraiment prononcé telle une question, mais plutôt comme une affirmation. Il est vrai que sa petite moue en vaut la peine, mais je préfère bien plus ce sourire capable de faire briller ce si beau visage. Nous voilà donc à nouveau seuls, isolés du reste du groupe, pouvant profiter pleinement de l’instant sans penser à ce que quelqu’un nous observe, sans penser à ce que quelqu’un puisse nous gêner. Il n’y a plus qu’elle et moi, et ce désir intense de l’embrasser à nouveau.

- Tu es bien prétentieux dis-moi. Tu te vente d'avoir gagné, mais au fond, qui te dis que je ne suis pas la gagnante de ce jeu ? Qui te dis, que par mes gestes, j'ai réussi à te pousser à faire ce que je voulais ?

Je réfléchis un instant à ces propos, il est vrai qu’Isallys pourrait avoir ce contrôle sur moi. Elle sait comment me provoquer. Elle sait comment me charmer. Elle est assez maligne pour faire en sorte d’avoir ce qu’elle veut comme elle le veut. Une véritable reine. En amour il est toujours difficile de savoir qui gagne et qui perd. Elle a bien raison, je n’aurais su mieux dire, mais j’aime avoir l’idée de pouvoir tout contrôler, d’avoir un certain dessus sur elle, bien que ce ne soit pas vraiment le cas.

- Peut-être t’aurais-je sous-estimé...

Je glisse mes mains près de ses hanches et la porte contre moi. J’aime la porter, elle me parait si légère. J’aime avoir son corps collé au mien, avoir le loisir de décider lorsqu’elle pourra de nouveau poser pieds au sol. Je dépose un baiser sur son ventre, par-dessus ses vêtements, son nombril étant devant mon visage. Puis je relève la tête vers elle, pour pouvoir la regarder droit dans les yeux, pour pouvoir lui donner cette sensation d’être bien plus grande qu’elle ne le pense, plus puissante.

- Aviez-vous prédit cet acte, ma reine ?

Je la maintiens contre moi, dos au mur, lui prouvant que si de son côté elle affirme être mienne, elle doit aussi se rendre compte à quel point je la considère, et à mes yeux, Isallys est représentée comme une reine. Je sens ses jambes se resserrer légèrement autour de mon torse, faisant resurgir la douleur de mon combat précédent avec le Dhampir. Avant de rejoindre Isallys au train fantôme, j’ai dû faire face à une bataille avec le gardien, qui s’est terminée avec un pieu enfoncé dans le bas du torse pour ma part, et un nombre incalculable de vie à sauver en ce qui concerne Dimitri. C’est ainsi que j’ai pu le semer, et je dois bien avouer ne pas avoir eu grand-chose sous la main pour me faire un bandage digne de ce nom. Je baisse la tête, affichant un certain rictus de douleur que je ne veux pas qu’elle remarque. Je ne veux pas qu’elle sache que j’ai affronté, une fois de plus, l’un de ses gardiens. Je ne veux pas qu’elle sache que ce misérable Dhampir est parvenu à me blesser. J’essaye de ne pas penser à la douleur et relève mes yeux vers elle, esquissant de nouveau un sourire, refusant de la laisser se faire du souci, refusant de la laisser me glisser entre les mains.

- Voyons voir si je suis aussi doué que toi. Je prédis que tu vas te pencher pour m’embrasser dans exactement trois, deux...

Une fois encore je relance un jeu, tenant à ce qu’elle se concentre sur ça et rien d’autre. Je veux simplement qu’elle profite de ce moment, de nous deux réunis, sans se soucier de tout ce qu’il y a autour, sans penser à tout ce qui pourrait ne pas aller. Lorsque nous sommes ensemble, je veux simplement qu’elle se sente en sécurité dans mes bras, qu’elle oublie le passé et le futur et qu’elle se concentre uniquement sur cet instant, sur le présent.
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MessageSujet: Re: Un petit tour de train [Lucian]   Jeu 23 Oct - 21:23


un petit tour de train



Ainsi plaqué contre ce mur, je n'arrive plus à pensées à autre chose que son corps contre le mien. Être dans les bras de Lucian est un sentiment de bien-être exquis dont je ne pourrais jamais semble-t-il me lasser. Un sourire à maintenant prit place sur mon visage de façon totalement définitive. Plongée dans l'éclat de ses yeux est un délice de chaque instant, caressé sa peau un enchantement. Mon cœur bat à chaque instant plus violemment encore, à tel point que j'en aurais presque l'impression qu'il pourrait sortir de ma cage thoracique pour s'offrir complètement à Lucian. Je me laisse aller contre le mur et mords sensuellement ma lèvre inférieure, il ne pouvait pas être dupe de mes plus profondes pensées.

« - Peut-être t'aurais-je sous-estimé... »

Je ris délicatement alors qu'il me soulève contre le lui, je le dépasse maintenant de deux têtes, mon ventre au niveau de son visage. Voilà qu'il me fait prendre de la hauteur, cherche-t-il à me donner de l'emprise sur lui ? Je ne crois pas que ce soit le cas, il cherche avant tout à montrer qu'il est le plus fort je pense et qu'il mène la danse, et bien soit. Je le laisse faire pour aujourd'hui, j'aime bien trop cela lorsqu'il prend les commandes. Il dépose un baiser sur mon ventre, par-dessus mes vêtements. Je fais une petite moue dubitative, il aurait tout aussi bien pu le faire dessous. Je ris de nouveau contre lui alors qu'il redresse la tête, cependant une inquiétude se dresse doucement dans ma tête, il semble m'avoir, le temps d'une seconde, caché un détail important, je ne sais cependant pas quoi.

- Peut-être pas, en effet, vous savez me surprendre mon bon chevalier.

Je lui donne maintenant ce surnom de façon définitive, après tous, il me nomme maintenant sa reine. Il n'y à rien de mieux aux yeux d'une reine qu'un bon chevalier. Tout contre lui, je laisse mes yeux se perdre dans les siens, je lui souris, aussi tendrement que je le peux. Il est si beau que caressé sa joue est devenu comme un besoin oppressant. Je me délecte de cet acte et de son regard sur moi, j'aime tellement lorsqu'il me regarde ainsi. Ses yeux brillants d'une magnifique lueur que j'ose appeler amour dans mon cœur. L'éclat actuel de ses yeux est à des milliers de kilomètres du dernier auquel j'ai eu droit lorsque nous nous sommes quittés la dernière fois. J'avais alors dit des choses que je ne pensais pas le moins du monde de façon à tenter de le sauver. Cela avait marché dans une certaine mesure, mais le gardien Belikov n'avait pas été dupe de ma manœuvre alors qu'il semblait que Lucian le soit. Le regard qu'il m'avait alors jeté et ses mots m'avaient déchiré le cœur comme jamais. Une douleur incomparable que jamais encore, je n'avais ressentit, même le départ de Nohlan semblait bien ridicule en comparaison.

« - Voyons voir si je suis aussi doué que toi. Je prédis que tu vas te pencher pour m'embrasser dans exactement trois, deux... »

Je ris de nouveau, décidément, il n'y a bien que lui pour me faire rire autant en si peu de temps. Mais je craque complètement face à son regard, j'ai totalement envie de l'embrasser. Je prends son visage entre mes mains et grogne comme si j'étais contrarié alors que c'était bien tout le contraire. Je me penche pour l'embrasser, mais juste avant ça, je murmure :

- Tu vas me rendre complètement folle Lucian.

Mes lèvres rencontrent les siennes avec ferveur. Mes mains agrippent son visage alors que ma langue perce ses lèvres pour rencontrer la sienne. La fièvre qui m'anime à chacun de nos baisers ne tarde pas à s'éveiller en moi et alors je me fais plus quémandeuse encore. Ma main droite glisse sur son torse avec empressement et un bouton saute déjà.
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MessageSujet: Re: Un petit tour de train [Lucian]   Jeu 23 Oct - 23:09


Caresse n'est que douceur, poison n'est que douleur.

En amour les sentiments ne se contrôlent pas. J’ai bien tenté pourtant, j’ai essayé à plusieurs reprises de ne pas l’aimer, de ne pas ressentir toutes ces choses à son égard, mais voilà pour moi qui est impossible. Avec elle je peux tout oublier, tout pardonner. Je lui ai pardonné ces mots prononcés dans la forêt lors de notre dernière rencontre. Je lui ai pardonné ce regard si méprisant qu’elle avait porté sur moi. Je m’étais pourtant dit que je ne retournerais pas avec elle, j’ai essayé de me convaincre qu’elle ne le méritait pas, mais encore une fois, il a simplement suffit que je pose mon regard sur elle en ce soir d’Halloween, et tout était déjà pardonné. Nous n’avons pas pu discuter de cette nuit-là, comme si ce n’était pas utile pour l’un comme pour l’autre, comme si ce n’était qu’un détail déjà oublié. Pourtant si l’on voit bien les choses ça ne l’est pas, pas dans mon cœur, pas dans le tiens. Ce soir-là nous avions réussi à prouver que nous pouvions nous détester quelques secondes, à travers des mots blessants, à travers un regard méprisant, mais aujourd’hui nous prouvons que tout peut-être pardonné.

- Peut-être pas, en effet, vous savez me surprendre mon bon chevalier.

Mon bon chevalier. C’est en effet ce que je représente pour elle, toujours prêt à la secourir lorsqu’elle se trouve en danger, toujours prêt à l’écouter lorsqu’elle a besoin de se confier, toujours prêt à la rendre heureuse avant tout. J’apprécie ce rôle qu’elle me donne, un personnage respectable à qui tout le monde voudrait ressembler. Un personnage qu’Isallys seule peut me voir ainsi, aux yeux des autres je suis tout autre chose. De nouveau je parviens à la faire rire, doux son que j’adore provoquer et qui berce mes oreilles. Je ne me lasserais jamais de son rire, je ne me lasserais jamais de pouvoir la faire rire.

- Tu vas me rendre complètement folle Lucian.

- Tant mieux, j’aime lorsqu’il y a un grain de folie.


Je lui adresse un autre sourire puis ses lèvres viennent s’emparer des miennes, m'offrant un baiser bien plus long que ceux échangés précédemment dans le wagon, bien plus passionné. Sa main si douce sur mon visage glisse vers ma chemise, faisant sauter un bouton. Cette fois-ci c’est Isallys qui accélère le rythme, dévoilant clairement ses plus profonds désirs.

- On dirait bien que je ne suis pas le seul à demander plus.

Si au début je me passais pour le plus réclamant des deux, les désirs d'Isallys semblent bien avoir repris le dessus. Même dans nos actes les plus tendres se cachent une petite part de jeu. Je l’embrasse de nouveau tandis qu’un deuxième bouton de ma chemise se défait, puis tout à cet instant, tout bascula en quelques secondes. Une brûlure intense me parcourt au niveau de ma blessure et j’ai alors l’étrange impression que l’on vient de me jeter dans un four allumé à son maximum. J’écarte mon visage d’elle, me sentant un instant nauséeux, sans force... Alors que nous étions tous deux élancé à passer un bon moment ensemble, une nouvelle douleur, plus forte que la précédente, s’empare de moi. Tout en affichant un rictus de douleur, je fais redescendre Isallys au sol de manière à ne pas la faire tomber. J’ai l’impression que quelque chose se propage dans tout mon corps, quelque chose de mortel. Je repose mon regard sur elle, une Isallys complètement paniquée qui ne comprend pas ce qu’il m’arrive. A vrai dire moi non plus, quoi que je commence à avoir un doute là-dessus. Et voilà que même dans les pires moments, je trouve toujours la phrase complètement inadaptée à la situation.

-  Je crois bien que ton chevalier n’est pas au mieux de sa forme...

Une nouvelle douleur s’empare de moi et cette fois je devine clairement qu’un poison parcours mon corps dans le but de m’achever. Ce gardien avait finalement raison, il avait bien en main la carte joker. Je me vante parfois d’avoir connu le pire en matière de souffrance, mais j’ai toujours eu un certain dégoût envers les poisons, agissant de manière bien plus vicieuse, provoquant des tortures bien plus atroces. En ce moment même, j’ai l’impression que quelqu’un tente d’arracher mon cœur à mains nues. Pour ne pas me plier en deux devant elle, je pose ma main gauche à plat contre le mur, à quelques mètres de son visage, faisant au mieux pour repousser la souffrance, et pourtant cette fois je ne peux pas m’empêcher de lâcher un cri de douleur, son que j’éprouve comme une humiliation devant elle. Je n’aime pas qu’elle puisse me voir ainsi, faible. Malheureusement pour moi en ce moment j’étais bien pire que faible, j’étais mourant. La douleur s’estompe finalement, et je relâche la pression, reculant de quelques pas. Je reprends enfin mon souffle, tout en sachant pertinemment que cette sensation n’était que le début d’une longue souffrance. Mon regard se plonge à nouveau dans celui d’Isallys, je crois bien qu’elle s'est complètement figée, paralysée par la peur, celle de me voir souffrir, celle de pouvoir me perdre. Je dois bien reconnaître que Belikov m’a donné un sacré poison. J’ai alors l’impression que mon énergie me quitte peu à peu, comme si j’avais tout épuisé en me battant contre la première douleur. J'ignore de quelle manière je parviens encore à prononcer ces derniers mots, en tous cas je la prononce bien difficilement cette phrase, plus ironique que la première, et encore bien moins adaptée à la situation.

- Il n’y a aucun doute... Je préfère bien mieux la sensation de tes baisers que celle-ci...

Après avoir prononcé ces derniers mots, mes yeux se ferment quelques secondes et je sens mes jambes flancher. Lorsque je rouvre les yeux l’instant d’après, je réalise que je suis allongé au sol et que la fièvre s’est déjà emparée de moi. Etonnant pour un Strigoï qui est habitué à avoir la peau froide de ressentir une telle chaleur. C’est étrange comme une fois proche de la mort, on peut se sentir plus vivant.
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