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 Dis-moi que je ne suis pas folle

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MessageSujet: Dis-moi que je ne suis pas folle   Jeu 12 Mai - 16:43


Dis-moi que je ne suis pas folle
Alec & Kyara

Voilà trois jours que je suis revenue d’entre les morts. Qu’est-ce que ça a changé ? Rien. Enfin je ne crois pas. Il y a juste ces murmures étranges que je semble être la seule à entendre, mais mis à part ça je n’ai pas l’impression que quelque chose ait changé. Pourtant au fond de moi j’ai la sensation qu’il me manque quelque chose mais je n’arrive pas à savoir quoi. Peut-être mon âme ? Je ne sais pas vraiment ce que signifie le baiser de l’ombre et au fond je ne tiens pas à le savoir, c’est probablement mieux comme ça. Je suis restée ces trois derniers jours à la maison, Adrian m’a peut-être ramené à la vie mais un corps humain ne guérit pas comme ça et John ne s’est pas privé de me briser la jambe, ce qui n’est pas génial pour aller à la chasse. De toute façon, je suis sûre qu’Alec refusera que je chasse avant un bout de temps...

Sauf qu’à trop rester sans rien faire je vais finir par devenir folle, plus que je n’aurais pu le penser. Heureusement qu’il y a Happy, ce chien qu’Alec m’a acheté pour me tenir compagnie, sinon j’aurais vraiment fini par retomber dans ma dépression et personne n’aime ça. Enfin peut-être que je vais passer par une période de crise de nerf avant. J’aime mon frère, vraiment, mais il s’inquiète beaucoup trop et je déteste qu’il se gâche la vie à cause de moi. Sors, profite de la vie, ne laisse pas ton fardeau de sœur te gâcher de bons instants, je me détesterais encore plus.

Encore une journée de plus qui s’est écoulée, au moins Happy est heureux que je passe le plus clair de mon temps avec lui mais moi j’ai besoin de sortir, de faire autre chose. Les murmures persistent de plus en plus, au départ je ne comprenais pas ce qu’ils me disaient, mais maintenant j’arrive à entendre des bouts de mots, parfois des phrases entière. Alec n’a pas semblé surpris lorsque je lui en ai parlé, seulement un peu attristé. Peut-être qu’Adrian lui a expliqué les effets qu’un tel retour entraînerait, mais moi on ne m’a rien dit, j’ai juste l’impression de devenir folle. Alors je fais taire les voix comme je peux et fumer des joints semblent avoir son utilité, ça me permet au moins de les chasser lorsque je suis trop à la ramasse. C’est d’ailleurs devenu mon petit rituel avant de dormir, un petit joint pour être sûre de pouvoir dormir sans les entendre. Alec n’apprécie pas trop mais dernièrement il a du mal à me refuser quoi que ce soit.

Pourtant ce soir des murmures me réveillent. Je grogne un peu dans mon sommeil, leur demandant en mâchant à moitié mes mots de foutre le camp et de me laisser tranquille mais ça ne change rien. Je place mon visage face oreiller et me bloque les oreilles avec mes mains, acte complètement inutile puisque les murmures sont dans ma tête. Je peste un peu et finis par ouvrir les yeux lorsque je reste figée devant ces deux personnes. En temps normal je me serais demandé comment des personnes se seraient introduites dans la maison, mais là je me demande surtout comment est-ce que je fais pour voir des personnes dont j’étais sûre qu’elles étaient mortes. Je me frotte les yeux, les ferme et les rouvre à plusieurs reprises pour être sûre de ne pas rêver, je me pince même l’avant-bras, mais je suis bel et bien réveillée on dirait.

- J’y crois pas... Il faut qu’Alec voit ça.

Un peu étrange d’avoir une telle réaction lorsqu’on revoit ses parents décédés, mais je n’ai jamais su avoir des réactions normales de toute façon. Je me lève de mon lit et cours –ou me traîne- aussi vite que je le peux jusqu’à la chambre d’Alec où je le trouve endormi. Je saute dans son lit, un grand sourire sur les lèvres alors qu’il se réveille en sursaut, se demandant probablement ce qui m’arrive mais je ne tarde pas à lui expliquer.

- Alec réveille-toi ! Il faut que tu viennes voir ça ! Papa et maman, ils sont là, ils sont dans ma chambre ! Allez debout, dépêche-toi !

Je ne lui laisse pas vraiment le temps d’émerger, ni de prendre conscience de ce que je viens de dire. Je l’attrape par le bras et le tire hors du lit pour qu’il me suive jusqu’à ma chambre. Je suis sûre qu’Alec sera heureux de les revoir, même si je dois admettre que je ne comprends pas comment c’est possible, mais je crois qu’il ne faut plus chercher à comprendre ce monde. Je pousse la porte de la chambre toujours aussi enjouée.

- Regarde ils sont juste... Ils étaient là. Pourquoi sont-ils partis ? Je te jure qu’ils étaient là Alec...

Ne me prends pas pour une folle mon frère, je t’en prie, je ne le supporterai pas. Mon regard brillant et mon sourire de tout à l’heure ont laissé place à un air attristé et déçu. Que m’arrive-t-il Alec ? Pourquoi est-ce qu’Adrian et toi semblez comprendre des choses que je n’arrive pas à comprendre ? Dis-moi que je ne suis pas folle Alec...

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MessageSujet: Re: Dis-moi que je ne suis pas folle   Mer 18 Mai - 16:25


Dis-moi que je ne suis pas folle
Alec & Kyara


Un léger gémissement de douleur raisonne dans l’habitacle quand ma ceinture comprime mon torse. Je n’aurais peut-être pas dû freiner aussi fort mais cet idiot devant moi ne m’a pas laissé le choix. Un putain de connard plutôt. Parce que tant qu’il est à l’arrêt et qu’il est aussi brusque dans ses décisions, je ne suis pas prêt de rentrer chez moi et de me soigner. Or, je préférerais éviter d’inquiéter ma sœur. Je jette un coup d’œil sur le tableau de bord. Cinq heures du matin. Dire que les gens normaux vont bientôt se lever… Enfin ces personnes là ne sont pas au courant pour les Strigoïs. Jusqu’au moment où ils se font bouffer et c’est trop tard pour eux. C’est con ça quand même.

Le klaxon derrière moi me ramène à la réalité et je redémarre sur les chapeaux de roues pour rentrer chez moi. La seule chose que je veux faire, c’est aller m’effondrer sur mon lit mais chaque inspiration me rappelle que c’est une mauvaise idée. D’abord me soigner et prendre des antidouleurs. Je dépose les clés et mon manteau quelque part sur le trajet et je me dirige vers la chambre de Kyara, y jetant un coup d’œil. Elle dormait, apparemment avec quelques cauchemars mais ils ne datent pas d’hier. Depuis qu’on se connait, on sait que l’autre cauchemarde, en même temps vu notre vie… C’était normal que ça se répercute sur notre sommeil.
Enfin, je referme la porte silencieusement et je me dirige vers la salle de bain. Au final, j’avais quelques plaies mais surtout d’immenses bleues sur le corps. En même temps, j’avais eu la sensation qu’un trente-six tonnes m’étaient rentrés dedans quand ce Strigoï avait effectué le dernier plaquage de sa vie… Ce qui m’étonne, c’est que je n’ai pas de côtes cassés avec tout ça. Enfin, je ne vais pas m’en plaindre. Je gobbe deux antidouleurs même si la notice me dit de n’en prendre qu’un en mangeant, j’avale un peu d’eau et je vais m’écrouler dans mon lit. Je n’ai même pas le temps de me mettre en pyjama que je me sens déjà m’endormir. Tant pis, j’avais déjà dormi dans des vêtements plus inconfortable qu’un jean. Au moins, je n’avais plus de tee-shirt ensanglanté ni de chaussures… Ce sont mes dernières pensées avant de m’endormir.

Le réveil est bien moins doux, mais tout aussi brusque. Je ne comprends pas trop ce qui se passe mais mon corps réagit instinctivement. Ma main se glisse sous l’oreiller où, normalement, ma machette se trouve. Sauf que je ne rencontre que le vide. Un léger flash me vient en tête, m’apportant la réponse. Je l’avais laissé dans la salle de bain alors que je me bandais le torse… Une bien conne idée pour le coup.
Enfin bon, mon agresseur continue à me parler et je finis par reconnaître la voix, ce qui me permet de me détendre. Kyara. Qui parle de je-ne-sais-quoi. Faut que je me concentre pour entendre sa voix par-dessus les battements de mon cœur et le rugissement de mon sang dans mes oreilles. Sauf que j’ai beau entendre, je n’arrive pas à comprendre immédiatement ce qu’elle dit, surtout quand je dois me concentrer pour ne pas trébucher quand elle me force à me relever. C’est sur le trajet de sa chambre que je finis par comprendre ses propos. Papa et maman ? Il allait falloir arrêter ça. Je les vois bien trop souvent dernièrement. D’abord avec cette moroï et maintenant, Kyara voit leurs fantômes. J’aurais préféré qu’on évite ça.

Nous ne sommes pas encore entrés que je sais déjà ce qui nous attend. Et je ne m’y trompe pas. L’excitation retombe quand la réalité reprend ses droits. Je parie que tu n’entends plus rien, Kyara, je me trompe ? Ce truc de magie vient de te jouer un tour et tu es maintenant tranquille pour quelques heures, si mon con de beau-frère ne fait rien d’idiot. Vu qu’il doit dormir, ça devrait le faire… J’espère. Les hallucinations, ça va bien deux secondes…
Quand je vois sa mine triste, je ne peux pas me retenir de l’attirer dans mes bras. Bien sur qu’ils étaient là… Dans ta tête. Pour toi. Mais ce n’est pas plus mal qu’ils aient disparus, ma jumelle… Au moins ils ne te tourmenteront plus.

« Je te crois. »

Je sais qu’ils étaient là pour toi. Mais c’est surement le fait d’être avec quelqu’un d’autre et d’avoir laissé passer un peu de temps qui t’a permis de les bannir de ton esprit… Même si ce n’était surement pas ta volonté première. Pourtant, crois-moi, il vaut que tu te contentes de nos souvenirs communs, ils seront bien mieux que ces pâles et tristes fantômes… Rappeler les morts n’est jamais une bonne idée, les Strigoïs en sont la preuve.

« Est-ce que tu entends encore quelque chose ?... Est-ce que tu les entends ? »

Les voix t’ont déserté, la crise est finie ? Ou va-t-elle continuer ? Je préférerais ne pas avoir la réponse… Mais pour notre équilibre, il vaut mieux savoir. Quitte à ne pas pouvoir me rendormir tout de suite, je vais pouvoir rester avec toi. Mais je préférerais qu’on ne soit qu’à deux et qu’ils n’y aient personnes d’autres dans ton esprit. Ça serait le luxe…

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MessageSujet: Re: Dis-moi que je ne suis pas folle   Mer 25 Mai - 14:57


Dis-moi que je ne suis pas folle
Alec & Kyara

Vais-je pouvoir redormir un jour en paix ? Je n’en suis pas sûre, déjà avant même de revenir d’entre les morts mes nuits étaient tourmentées, alors je vous laisse imaginer un peu le résultat aujourd’hui, rien de bien joli. Sauf que cette fois c’est différent, il n’y a pas que des murmures, il y a des silhouettes, des fantômes de personnes que je connais. Papa ? Maman ? Est-ce réellement possible ou est-ce que je suis complètement folle ? Il faut que j’aille chercher Alec, il faut qu’il voie ça. Va-t-il les voir ? Je n’en sais rien, je l’espère, au moins ça me prouvera que je ne suis pas la seule à voir des choses, que tout est bien réel. Au fond je devrais pourtant savoir que ça ne l’est pas, mais que voulez-vous, j’ai toujours aimé me bercer d’illusions. Et dire qu’avant je devais fumer joint sur joint pour avoir des hallucinations, même plus besoin de drogues maintenant... Enfermez-moi ça vaut mieux.

Je me précipite dans sa chambre pour le réveiller, sachant très bien qu’il ne faut jamais troubler le sommeil d’un chasseur mais que voulez-vous, j’ai toujours été un peu suicidaire. Beaucoup ? Sûrement. Je ne lui laisse pas vraiment le temps d’émerger que je le tire avec moi jusqu’à ma chambre. On dirait que c’est le moment de vérité. Vas-tu les voir ? Je pousse la porte et là… Et là même moi je ne les vois plus. Il n’y a plus personne, plus de papa et maman, juste le vide, toujours le vide. Mon sourire retombe instantanément et je sens les bras de mon frère m’attirer contre lui. Je ne suis pas folle Alec, ils étaient juste là... Pourtant c’est ainsi que je me sens, folle, bien plus qu’auparavant. Autrefois on m’aurait seulement envoyé consulter un psy, aujourd’hui on m’enverrait en hôpital psychiatrique s’ils savaient ce que je vois et entends.

Tu dis que tu me crois Alec, mais je sens dans ta voix que tu es tourmenté. Tu n’aimes pas la situation, je ne l’aime pas non plus. Que pouvons-nous y faire au fond ? Tu crois qu’il y aurait une solution ? A part la mort je n’en suis pas sûre, mais évidemment ce n’est pas une solution, pas pour toi en tous cas. Je reste dans tes bras sans rien dire, regardant le vide en face de moi, là où se trouvaient mes parents quelques minutes auparavant. Vont-ils revenir ? Je fixe cet endroit avec espoir mais au fond je sais qu’ils ne reviendront pas. Je n’entends plus les voix, alors je les reverrais pas non plus, pas ce soir en tous cas. Peut-être demain ? Je ne sais pas.

- Non Alec, je ne les entends plus, ils ont tous disparu...

Sauf qu’à force je ne sais même plus si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle. Je cesse de regarder le vide, plongeant finalement mon regard dans le sien. Pourquoi ne me laisses-tu pas lire dans ton regard Alec ? Je veux savoir ce que tu penses. Je veux savoir ce que tu ressens. Peur ? Tristesse ? Soulagement ? Culpabilité ? Dis-le-moi. Mais tu ne me dis rien. Je m’écarte finalement de toi, me jetant sur mon lit, adossée contre le mur, une peluche que tu m’as offerte à côté de moi et ma petite boite magique entre les mains. Je sais, tu veux que j’arrête tout ça, mais moi je ne veux pas arrêter, j’en ai besoin. Je commence à effriter mon herbe et le mélanger à du tabac, avant de me mettre à rouler. Un bon joint tout beau tout frais. Je regarde Alec qui a l’air d’être un peu perdu et prends la parole.

- On n’a jamais fumé ensemble. J’ai déjà eu des trips avec des amis, avec des petits-amis, mais je me suis toujours demandé si un jour j'en partagerais un avec mon frère.

Oui Alec, c’est une invitation à fumer, à partager ce joint ensemble, et peut-être même les prochains si tu en as envie car tu me connais, je ne me contente jamais d’un seul. Alors, vais-je avoir droit au frère moralisateur qui en a marre de voir sa sœur se détruire, ou vas-tu me suivre pour une fois, en sachant très bien que me gronder ne changera rien ? A toi de voir Alec. Je n’ai jamais été une bonne influence, je le sais bien, mais après tout, un joint, une fois, ça ne tue personne. Alors Alec, me feras-tu ce petit plaisir ? J’allume le joint et tire une première taffe dessus, inspirant une grande bouffée avant de me décaler un peu plus sur le lit pour le laisser prendre place si jamais il accepte de me rejoindre.

- Peut-être que tu verras des fantômes toi aussi avec ça... Mais rassure-toi, je les empêcherai de te faire du mal.

Mon ton est à la fois sérieux, provocateur et avec une petite pointe d’humour. Au fond même moi je ne sais pas si je pense sérieusement ce que je viens de dire ou non. Quelle importance de toute façon ? Lorsqu’on fume un joint, surtout les miens, plus rien ne compte. On s’est assez battu comme ça dernièrement, alors on a le droit de se laisser un peu aller, tu ne penses pas ?

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