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 Chaque rue raconte une histoire

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MessageSujet: Chaque rue raconte une histoire   Mar 12 Avr - 20:27


Chaque rue raconte une histoire
John & Kahlan

Je marche sans réellement avoir d’idée précise de ma destination. Nous sommes tous destiné à aller quelque part de toute façon, alors à quoi bon se poser la question. Où vais-je ? Qui suis-je ? Ce sont finalement des questions bien secondaires, des détails sans importance. Comme je l’ai dit, nous allons tous quelque part. Nous sommes tous quelqu’un et personne à la fois. Je serre un peu plus fort la lame d’argent que je tiens dans la main, me transperçant d’avantage la peau, éprouvant cette sensation si plaisante. La douleur me rend vivante. Je chantonne une mélodie en avançant dans la rue. Mes vêtements sont sales, déchirés, tâchés de sang, comme après une bataille. Le sang de ma main s’écoule sur le sol, on pourrait facilement me pister si j’étais traquée. Une voix masculine me sort soudain de mes pensées.

- Mademoiselle, avez-vous besoin d’aide ? Vous êtes blessé...

Je n’ai jamais compris le principe de poser des mots sur des faits si flagrants. Pensais-tu que je n’aurais pas remarqué mes propres blessures si tu ne me l’avais pas dit ? Le langage est si merveilleux mais tellement gâché par ce genre d’individus. Je reste silencieuse, suivant son regard vers ma main serrée. Je l’ouvre, laissant la lame tomber à mes pieds. La brûlure disparaît, mon bien être avec.

- Penses-tu que ce soit grave d’être blessé ? Le plus important est de ne pas mourir, le reste n’est que futilité. Regarde ma main, elle guérit déjà, bientôt mon sang ne sera plus qu’une tâche à nettoyer et faire disparaître. Comme si rien ne s’était passé...

- Que... Comment faites-vous ça ?

- C’est dans ma nature. Je me blesse, je me soigne. Je saigne et je me sens vivante. Désires-tu connaître cet effet ?

- N-Non je... Je vais vous laissez si vous n’avez pas besoin de moi.


Il se recule en me fixant, les yeux exorbités, choqués. Il trébuche contre le trottoir et perd son équilibre, il est à deux doigts de tomber mais parvient à rester debout et s’empresse de s’éloigner. Je le regarde, figée à ma place, mes pensées se bousculant. Devrais-je le rattraper maintenant qu’il connaît ma nature ? Il paraît qu’il vaut mieux éviter que les humains sachent pour le surnaturel. Est-il une menace ? Je ne pense pas, je ne vois là qu’un enfant effrayé. Mes meurtres sont toujours justifiés par une bonne raison, or là je n’ai pas faim et ce garçon a été gentil avec moi. Je le vois arriver au bout de la rue en courant, prêt à tourner sur l’angle à droite vers la prochaine rue, mais une ombre surgit de nulle part et le tue. Je regarde la scène de là où je suis, écoutant les hurlements de ce garçon, les battements de son cœur accélérés qui cessent finalement d’exister. Ça y est, il n’est plus rien hormis un cadavre. C’est si facile de mourir. Je ramasse la lame d’argent à mes pieds, cette douce sensation de brûlure à nouveau sur ma peau. Je me rapproche en marchant calmement vers l’homme, le strigoï, l’assassin... Tellement d’appellations possibles pour une même personne. Je m’arrête devant lui, silencieuse, regardant d’abord le mort qui gît au sol avant de m’intéresser au strigoï. Grand, blond, charmant, probablement fort et âgé, plus que moi en tous cas. Le silence qui règne entre nous ne me dérange pas, il est même apaisant, néanmoins je finis par prendre la parole.

- Je sais qui vous êtes, j’ignore votre nom ou votre histoire, mais j’ai déjà connu des strigoïs comme vous. Vous n’êtes pas un homme qui tue par nécessité, vous êtes un bourreau pour le plaisir. Cette nature vous correspond bien, je suis étonnée qu’il vous ait fallut autant de temps pour trouver qui vous êtes, car je suppose que vous avez-vous-même accompli cette transformation.

Je me trompe ? Je suis sûre que non, j’ai un don pour analyser les gens. Comme l’humain précédemment, je vois son regard se poser quelques instants sur ma main. Je l’avais presque oublié, cette lame d’argent, tant je ne ressens plus rien. Je ne laisse pas tomber ma lame cette fois, je ne cherche même pas à en parler.

- Pour quelle raison avez-vous tué cet homme ? Il doit bien y en avoir une, il y en a toujours une. Est-ce pour le plaisir ? Ou peut-être pour démontrer votre dominance ? Qu’est-ce qui vous anime à travers la mort ?

acidbrain
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