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 Le temps change les relations

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MessageSujet: Le temps change les relations   Ven 26 Fév - 23:17



Le temps change les relations
Gallen & Freya

Je suis revenue à Missoula. Nous sommes revenus à Missoula, puisque j’accompagne toujours mon moroï. Tous les jours je me dis que je devrais abandonner ce petit con à son sort, le pousser dans un piège pour qu’il meurt et que mes folies s’arrêtent enfin, mais voilà, je ne suis pas une assassin, je ne tue que pour protéger. J’ai ramené mon moroï devant les grilles de l’académie et suis partie, je n’ai pas l’intention de remettre les pieds à l’intérieur, je ne veux pas prendre le risque de croiser mes frères ou mon père. Alors je suis retournée dans cet appartement toujours à mon nom, espérant qu’il n’ait pas été saccagé. Il faut croire que j’ai de la chance car tout est en état. Enfin chance c’est vite dit car il y a toujours ces traces de sang sur le sol... Je jette un tapis dessus pour le couvrir, je n’ai pas la force de tout nettoyer ce soir.

La douche brûlante sur ma peau me fait du bien, jusqu’à ce que j’entende des bruits de pas puis une lame que l’on sort de son fourreau. J’ai à peine le temps de tourner mon visage vers le rideau, d’apercevoir cette ombre que le coup part. Je l’esquive maladroitement et glisse dans la baignoire, tentant de me rattraper au rideau mais je ne fais que basculer dessus et les arracher en tombant. Pas le temps de souffrir, je tire le rideau qui me couvre, prête à contre-attaquer, mais il n’y a personne. C’est tous les jours comme ça. Parfois ce sont des bruits, parfois des voix. Par moment je ne vois que des ombres ou des silhouettes, d’autre fois la personne m’apparaît clairement. Je me suis rendu compte qu’il s’agissait de personnes mortes. Je ne les invente pas, ils ont vraiment existé, je ne les ai jamais connus et pourtant ils viennent me hanter. Enfin pas tous, j’ai réussi à m’entendre avec certains, mais une majorité d’entre eux aiment me faire peur ou m’attaquer.

Je sors de la douche et me voilà avec un bel hématome au-dessus des fesses, mais ce n’est pas comme si quelqu’un irait le voir. J’enfile un jean, un débardeur et pull blanc, ma veste, puis je prends mes armes et me voilà dehors. Je n’aime pas l’académie, mais je n’aime pas non plus rester dans cet appartement. J’aurais changé depuis longtemps si j’avais les moyens mais ce n’est pas comme si j’avais le boulot le mieux payé du monde. Je marche tranquillement dans les rues, au moins ce soir je n’aurais pas à m’occuper de mon moroï, alors j’en profite pour flâner un peu et m’acheter à manger. J’ai entendu dire que le nombre de strigoïs avait augmenté ces derniers temps, pourtant ce soir les rues me paraissent bien vides, mais ce n’est pas plus mal. Ou alors je parle peut-être un peu trop vite.

J’entends des bruits de combat, des grognements, il se passe quelque chose à côté et je suis sûre que ce n’est pas un simple combat d’humains. Je ne me trompe pas. Il y a un dhampir en train de combattre des strigoïs et ce n’est pas n’importe qui : Gallen. Est-ce que je suis prête à le revoir ? Non. Est-ce que je peux l’abandonner là pour autant ? Non plus. Je ne doute pas ses capacités, il a toujours été plus fort que moi, mais ils sont plus nombreux alors je me dois bien de l’aider. Je le rejoins rapidement, l’une des strigoïs m’a déjà repéré et se rapproche, Gallen est pour l’instant trop occupé pour faire attention à moi, ce qui n’est pas plus mal, au moins il ne sera pas déconcentré. Tiens, en voilà deux pour moi maintenant, ça en diminuera toujours de moitié pour Gallen.

J’attrape mon épée d’une main, mon arme fétiche, et un pieu dans l’autre. Nous voilà parti dans une danse rythmée, esquive, attaque, protection, attaque, esquive. Je me prends un coup douloureux dans les cotes mais ne perds pas le rythme pour autant. Je parviens à en envoyer un à terre et me retourne au dernier moment pour esquiver le second, le poussant en arrière, son dos tapant le mur alors que mon pieu vient s’enfoncer dans son cœur. Je reste quelques secondes ainsi, attendant de voir que la vie quitte ses yeux jusqu’à ce que la voix de la femme m’interpelle.

- Je ne sais pas ce que ce mur t’a fait mais tu ne risques pas de l’abattre avec ton pieu ma belle, tout comme moi.

De quoi parle-t-elle ? Je me retourne vers celui que je tiens... Et il n’y a personne, seulement mon pieu planté dans le mur. Merde ! L’autre profite que je sois perdue pour revenir à la charge et ses ongles ornés de pointes en lames me griffent le dos, trouant mes vêtements pour déchirer ma peau. Je réussi malgré la douleur à reprendre le dessus et la repousser. Elle fonce sur moi tête baissée et je sais que c’est le moment où jamais. C’est elle ou moi. Je lève mon épée au dernier instant et même sa rapidité ne l’empêche pas d’esquiver ma lame qui vient trancher sa tête et la faire rouler au sol. Je la regarde de longues secondes, voulant être sûr que celle-ci est bien réelle, puis mon attention est détournée vers un nouveau corps qui tombe. Je lève les yeux, apercevant Gallen debout qui me regarde. Je ne sais pas si c’est de la surprise, de la haine, de la tristesse ou autre chose dans ses yeux, je crois que je ne veux pas savoir.

- Bonsoir Gallen.

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MessageSujet: Re: Le temps change les relations   Dim 28 Fév - 22:35

Le temps change les relations
Freya & Gallen

Esquiver, repousser, attaquer, faire un pas de côté, tenter d’attaquer, reculer, attaquer… Une danse qui me laisse essouffler, sans que je ne puisse penser à ma prochaine action. Je dois garder mon attention sur toutes les directions, je ne peux pas me laisser surprendre, pas même une seconde… Comment avais-je pu en arriver là ? J’avais raccompagné Effy la nuit dernière, passé la journée avec Arthémis et j’avais décidé de me dégourdir les jambes… Et il avait fallu que je tombe sur des Strigoïs, de vraies petites saletés, bien coriaces en plus ses bestioles ! J’avais juste voulu courir un peu, c’était pas interdit non ? Et il avait fallu que ce soit le jour où j’avais laissé presque toutes mes armes chez moi… En fait, je n’avais pris qu’un seul petit pieu, ridicule quand on a trois Strigoïs aux fesses. Le pire, c’est que je leur avais bien fait comprendre que je ne souhaitais pas les attaquer mais ils s’étaient tout mis d’accord pour me faire chier parce qu’ils m’avaient sautés dessus. Les Strigoïs sont de gentils petits êtres incompris… Je t’en foutrais du gentil Strigoï Effy la prochaine fois que je te croiserais ! Bordel. Je ne peux pas empêcher un léger juron de m’échapper quand un de mes trois compagnons arrivent à blesser ma cuisse avec ses ongles de pétasses. Faut se couper les ongles parfois, la manucure, c’est pas pour les chiens !

Brusquement, la situation s’équilibre parce qu’un des Strigoïs va voir ailleurs si j’y suis. C’est plutôt con mais c’est comme ça et je vais pas m’en plaindre. A deux contre un, je me sens un peu moins… Envahi on va dire. Bon la situation est pas forcément encore top mais l’avantage de courir avec les loups… Pardon les Strigoïs, c’est qu’on finit par chopper leurs faiblesses. Je les ai observés, ils ont tendances à être assez rigides, ils sont rapides mais souples comme des planches à pain ! Donc autant profiter de ça. Je joue de ma souplesse, je me retrouve dans leurs dos, je les désoriente en allant vite et en me faufilant entre eux et finalement, ce qui devait arriver arriva. L’un des Strigoï tua l’autre et se fut joli… Ou pas. Je sais pas, un trou dans le torse, c’est joli ? En tout cas, ça énerve le survivant et là, je me récolte ma collection de blessure de guerre. Ça c’est pas cool par contre ! Il me faut un petit bout de temps pour me débarrasser de mon encombrant admirateur mais celui-ci finit par se faire tuer. Et je cherche maintenant à savoir si celui qui s’est cassé est toujours là quand je tombe sur un spectacle assez hallucinant. Bon, tout d’abord, le dernier est à terre mais finalement… Putain d’un slip au jus de chaussette, qu’est-ce Freya fout ici ? Qu’est-ce qui se passe bordel ? Elle était sensée être en Grèce… Depuis ce putain de rendez-vous où elle n’était pas venue et où j’avais perdu mon Moroï. Qu’est-ce que c’est ce que ce flash dans le passé ? On veut me faire chier ou quoi ? Et elle me dit bonsoir, comme si de rien était en plus… Je crois que je perds petit à petit le contrôle de mes nerfs…

« Bonsoir ? Juste bonsoir ? Ca fait des mois depuis qu’on s’est vu et on se dit bonsoir ?! C’est vrai, c’est totalement logique, on commence par les salutations d’usage, les reproches c’est sensé être pour plus tard. Désolé, je suis con. Bonsoir à toi aussi Freya. T’es heureuse ? Ca va dans ta nouvelle vie ? Tu t’amuses ? »

Je pète un boulon ? Peut-être… Peut-être que j’ai jamais été totalement sain d’esprit non plus ? Non, ça doit être la fréquentation de tous ces Strigoïs qui me rend zinzin… Ouais en fait, je sais pas ça doit être le mélange et de toute façon on s’en fout ! Se reconcentrer sur le présent pour ne pas se perdre dans le passé, c’est ma mission du jour et je compte bien m’y tenir sans faillir. Je ne veux pas me perdre dans les souvenirs d’une ancienne vie qui n’avait fait que me blesser… Je voulais pouvoir regarder vers l’avenir, avec ma sœur, sans m’attarder sur les mauvais moments… Je voulais quelque chose qui était impossible en fait…
Je croise mes bras sur mon torse après avoir récupéré et rangé mon pieu, me tenant toujours à bonne distance de Freya tout en l’analysant du regard. Elle avait l’air fatiguée, hagarde… Quelque part, ça réveille des instincts en moi que je souhaiterais oublier, ça réveille mon ancienne tendresse, mon inquiétude à son égard… Je ne veux pas de ses sentiments. Je ne veux pas me souvenir que j’ai pu l’aimer, que j’ai pu m’inquiéter… Je veux rester celui que je suis sans forcément me soucier de ce qu’elle ressent… Je suis égoïste peut-être mais je l’assume.

« Que fais-tu ici Freya ? A Missoula ? Et devant moi ? »

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MessageSujet: Re: Le temps change les relations   Lun 29 Fév - 22:22



Le temps change les relations
Gallen & Freya

Combattre cette strigoï n’est pas si simple que je me l’étais imaginée, surtout avec ces hallucinations qui me perturbent complètement et redonne l’avantage à l’ennemie, mais je n’ai pas dit mon dernier mot pour autant. Je finis par remporter la bataille, sa tête roulant au sol devant moi alors même que le combat de Gallen se termine également. J’aurais aimé profiter de ces quelques secondes pour fuir, mais je sais bien que je n’en aurais de toute façon pas eu le temps. Il se tourne dans ma direction, posant d’abord son regard sur le cadavre de la strigoï puis enfin sur moi. Que suis-je censée dire maintenant que l’on se dévisage ? Surprise ? Je ne pense pas que ma présence soit une bonne surprise pour lui, ça aurait été le cas autrefois, mais plus maintenant.

Il prend la parole et au fond je m’attendais à une réaction similaire. Pourquoi t’emportes-tu si vite Gallen ? Je n’avais pas prévu de te rencontre ce soir, dans cette ruelle, à tuer des strigoïs avec toi. J’aurais d’ailleurs préféré t’éviter encore un moment, mais il faut croire que le destin prend plaisir à se jouer de nous. J’essaie de rester le plus impassible possible devant lui malgré ses mots qui me touchent, serrant simplement la mâchoire pour me contenir. Est-ce que tu crois que je m’amuse Gallen ? Est-ce que tu crois que je suis heureuse ? La seule fois où je l’ai été remonte à lorsque j’étais dans tes bras, un certain temps comme tu pourras le constater. D’après toi Gallen, ai-je l’air heureuse ce soir ? Ce n’est pas parce que je ne montre rien que je ne ressens rien pour autant. Alors oui Gallen, juste bonsoir, parce que je ne sais pas quoi dire d’autre, je ne m’étais pas préparée à cette conversation.

- Que veux-tu que je te dise Gallen ? Si ce sont des reproches que tu veux me faire alors fais-les, je suis prête à les entendre.

Le suis-je vraiment ? Je n’en suis pas sûre, mais si ça peut le soulager alors qu’il en soit ainsi, j’encaisserai pour qu’il se sente mieux, je ne suis plus à ça près après tout. Alors vas-y Gallen, fais toi plaisir et crache-moi au visage à quel point tu me détestes, je sais déjà toute la rancœur que tu as envers moi, alors ne te prive pas. Je le vois récupérer ses armes et les ranger, au moins n’a-t-il pas l’intention de les utiliser contre moi. Il croise les bras sous son torse, me toisant, probablement me jugeant. Je n’aime pas cette situation Gallen, je n’aime pas que nous soyons en froid tous les deux, mais que suis-je censée faire pour améliorer les choses ? Je ne pense pas que dire toute la vérité aujourd’hui servirait à quelque chose à part te faire plus de mal que tu n’en as déjà ressentis. Alors tant pis, je sacrifierai la seule bonne relation que j’ai pour que tu n’aies pas à souffrir plus. Tu me demandes finalement ce que je fais ici. Me croiras-tu au moins si je te dis que c’est un simple hasard ?

- Mon moroï a terminé ses affaires en Grèce, nous sommes rentré aujourd’hui. Je ne te cherchais pas si tu te poses la question, j’ai simplement entendu du bruit et suis venue voir ce qu’il se passait, je ne m’attendais pas non plus à te voir ici.

Est-ce que ma réponse te convient ou veux-tu en savoir plus ? Peut-être vas-tu vouloir abréger cette rencontre et repartir loin de moi le plus rapidement possible, dans ce cas je ne te retiendrais pas. Je n’ai jamais voulu te perdre Gallen, j’aimerais te dire ces mots, mais à quoi bon ? Ils ne changeraient rien de toute façon. Je ne sais pas ce que je suis censée dire ou faire maintenant. Devrais-je m’intéresser à ta vie actuelle ou serait-ce déplacé de te demander comment tu vas ? Je n’en sais rien, avec toi c’est toujours quitte ou double, mais tant pis, il faut bien tenter le coup.

- J’ai entendu dire que tu avais eu de nouveaux moroïs.

Pas forcément le meilleur sujet à lancer, mais c’est celui qui m’intéresse le plus. J’ai envie de savoir si tu t’es reconstruit après la perte de ton premier moroï. J’ai envie de savoir comment les choses se passent pour toi, si tu as repris confiance, si tu es aussi proche de ceux que tu as eu que tu l’étais de ton premier. J’aimerais aussi savoir à quel point tu m’en veux pour lui.

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MessageSujet: Re: Le temps change les relations   Mer 9 Mar - 20:53

Le temps change les relations
Freya & Gallen

Pourquoi sommes-nous devenu ainsi Freya ? Pourquoi es-tu devant moi ce soir ? Nous étions amants, nous étions amoureux… Mais aujourd’hui, qui sommes-nous ? Tu as détruit une part de moi, j’ai surement détruit une part de toi mais surtout, nous avons tué mon Moroï. J’ai voulu être avec toi, j’ai accepté de le laisser, j’ai cru que je serais remplacé, il me l’avait promis mais non… Il était seul. Il est mort seul et j’aurais du mourir avec lui. Finalement tu n’es même pas venue alors pourquoi est-il mort ? Il n’y a rien pour me réconforter, juste l’amère culpabilité et la colère. Alors oui, quand tu tentes de me parler en me saluant uniquement, je pète un léger boulon. Je fais même s’écrouler la machine, je ne peux pas arrêter de parler, je deviens comme ses poulets sans têtes qui continuent à courir dans la basse cours. Je sais que je dois m’arrêter alors je me force à le faire et tu reprends la parole. Tu veux que je te fasse part de mes reproches ? Mais bordel Freya, comprends le, j’en ai bien trop et j’en ai aucun en même temps. C’est juste moi qui ait été trop con, trop amoureux, trop dissipé. Je ne peux rien te reprocher si ce n’est d’avoir tenté de profiter de mon amour pour toi… Alors non, je n’ai rien à te dire, c’est con pour la partie reproche n’est-ce pas ?

« Je n’ai rien à te dire, rien à échanger avec toi, pas même des reproches. »

Je veux juste savoir ce que tu fous ici, savoir comment je pourrais t’éviter. Bon je pourrais simplement faire demi-tour en te croisant dans la rue mais soyons honnête… Au bout d’un moment, je vais me paumer si à chaque fois, je tourne pour ne pas te voir. Merci mais non merci, une solution plus radicale m’irait parfaitement. Genre que tu m’annonces que tu viens ici pour prendre le soleil avant de te casser ailleurs. C’est sur qu’il y a beaucoup de soleil dans le coin en plus. Un vrai petit lieu touristique. Un petit paradis, y a pas mieux…
Tu as entendu du bruit et t’es venu ? Ca a toujours l’air d’une farce tout de même. Genre j’ai vu de la lumière, j’y ai passé la tête et j’ai vu les anges ensuite ! Sauf que j’ai pas la tête d’un angelot, j’ai pas l’auréole et je pète pas des arc-en-ciel en couleurs donc ça passe pas.

« Tu aurais mieux fait de passer ton chemin. »

Prends cette phrase comme tu le veux, je suis peut être blessant… Mais tant pis. Merde à la fin, j’ai bien le droit après ce qu’on a vécu. J’ai déjà les bras croisés, c’est con, je peux pas les croiser un peu plus à moins de m’entortiller donc je reste juste planté droit comme un piquet, on dirait que j’ai un balais dans le cul mais j’en ai rien à foutre, c’est la seule chose qui m’empêche de tourner les talons… D’ailleurs pourquoi je tourne pas les talons d’abord ? Ah ouais parce qu’elle décide toujours de dire le mauvais truc. Genre de me demander des infos sur mes Moroïs… Est-ce que c’est le moment où je dois lui sauter dessus pour la baffer ? Non ? Oui ? Non ? Tentation quand tu nous tiens…

« Je crois que t’es très mal placée pour me parler de Moroï, Freya. Très mal placée. On va éviter d’en parler si tu veux qu’on évite de se frotter l’un à l’autre, et crois-moi, ça sera bien moins appréciable que dans le temps. »

Est-ce que tu vas rester dans le coin ? Pitié dis-moi que c’est qu’une zone de passage et que je ne risque pas de te croiser tous les jours. Je ne veux plus me laisser avoir. Une fois mais pas deux. Sinon c’est que je serais vraiment très idiot… Remarque je l’étais parfois au naturel mais enfin bon… Disons que je me soignais. Je devenais gentil avec les Strigoïs, je tapais sur les Dhampirs, je volais des trucs avec Effy… Ouais je me soignais très bien, je devais très moral… Youpi, je suis un délinquant. Bref, revenir à la réalité. Freya, pas bien, la faire se barrer ou me casser… Sauf que j’avais l’impression que mes pieds étaient ancrés dans le sol, j’arrivais pas à bouger… Pas cool ça, pas cool du tout.

« Tu restes ici combien de temps ? Et où ? Que je sache quels sont les lieux à éviter… »

Ouais je suis pas gentil et alors ? J’ai enlevé le filtre du civisme de mes lèvres, je suis en mode je sors les crocs… Sauf que j’en ai pas mais bon, on s’est compris !

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MessageSujet: Re: Le temps change les relations   Jeu 10 Mar - 9:58



Le temps change les relations
Gallen & Freya

Pourquoi es-tu comme ça avec moi ? Tu n’étais pas aussi amer à l’époque, mais c’est idiot de me poser la question alors que je connais très bien la réponse. Parfois j’oublie que tu ignores la vérité. Je n’aime pas ton rejet, tu as toujours été la seule personne a vraiment m’accepter, me comprendre, avec qui je me sentais bien, mais maintenant cette relation saine est détruite. Tu me rejettes toi aussi et c’est douloureux. Je crois que j’aurais préféré des reproches plutôt que de devoir supporter une telle méprise. Hurle-moi dessus Gallen, mais ne m’ignore pas. J’aimerais te demander de ne pas me détester, mais je sais que je n’en ai pas le droit. N’y a-t-il pas un moyen d’arranger les choses ? Que tu me pardonnes ? Quand je plonge mes yeux dans les tiens, au fond je sais que non, que je t’ai perdu depuis cette fameuse nuit.

Tu n’es pas le seul à avoir souffert Gallen, pas le seul à avoir perdu. Je déteste que tu ne le saches pas, mais je n’ai pas envie de créer encore plus de problèmes, tu en as déjà bien assez comme ça. Ça n’en reste pas moins difficile à supporter. Pourquoi suis-je là ? Parce que j’ai entendu du bruit et t’aies vu en plein combat, alors je suis venue t’aider. Je ne t’ai pas suivie, je ne suis pas le style à harceler tu le sais bien, j’étais solitaire avant, je le suis encore plus depuis que nous nous sommes éloignés. Tu étais le seul à pouvoir changer ça, mais là encore on dirait que c’est perdu. Tes mots sont blessants, le ton que tu emploies est froid. Je ne te savais pas si méprisant.

- En général quand quelqu’un apporte son aide on est censé dire merci.

Oui, moi aussi je peux être sèche, mais tu n’as pas le droit de me reprocher d’être là alors que tu étais en difficulté face à ces trois strigoïs. J’aurais pu passer mon chemin et ne pas me retrouver blessée, tu t’en serais peut-être sortie sans mon aide, mais peut-être pas non plus. Malgré toute ta haine envers moi, je ne supporterai pas ta perte. Je préfère te savoir vivant et me détestant plutôt que mort. L’atmosphère n’a jamais était si lourde entre nous, si désagréable. Je déteste ces silences pesants, mais finalement les mots ne valent pas mieux. J’essaie de parler avec toi, repensant à notre première rencontre. C’était moi qui étais froide et toi qui brisais mes barrières au fil de la conversation. J’aimerais pouvoir en faire de même avec toi, mais j’ai l’impression que plus je parle et plus tu me détestes.

- Pourquoi restes-tu là si ce n’est pas pour avoir une conversation ? Pourquoi n’es-tu pas déjà chez toi à pester contre moi ? J’essaie de me rattraper Gallen mais ce n’est pas facile quand tu me méprises autant.

Alors pars si c’est ce que tu comptes faire, j’ai déjà du mal à supporter de t’avoir perdu, je ne tiendrais pas si tu continues de me prouver à quel point tu me détestes. Je me déteste déjà bien assez pour nous deux. Tu deviendrais fou si tu savais que le véritable fautif de tous nos malheurs n’est autre que mon père. Ce père toujours en vie. Ce père que je crains encore aujourd’hui. Je ne voulais pas revenir ici à cause de lui, mais mon moroï a de toute façon décidé de me laisser m’enfoncer dans mon propre enfer. Lui aussi est mon ennemi, un que j’aimerais tuer pour pouvoir arrêter toutes ces visions, cette folie qui me dévore. Ce sont eux mes ennemis, pas toi. Pourtant c’est toi qui me blesse le plus.

- Alors c’est ça qu’on va faire désormais ? S’éviter ? Je resterai autant de temps que mon moroï résidera ici et je compte changer d’appartement lorsque j’aurais suffisamment d’argent, ça devrait te soulager que je n’habite plus dans le même quartier.

Ce n’est pas pour toi que je compte changer d’habitation, c’est parce qu’il me rappelle bien trop de mauvais souvenirs. Le problème c’est que je ne suis même pas sûre de réussir à faire partir le sang séché sur le plancher, je ne suis pas sûre d’en avoir la force, pourtant il le faudra bien si je veux avoir une chance de vendre.

- D’autres questions ?

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MessageSujet: Re: Le temps change les relations   Jeu 10 Mar - 22:08

Le temps change les relations
Freya & Gallen

Qu’est-ce que tu foutais là Freya ? Bordel, y a avait que moi pour tomber sur mon ex un jour où je me battais contre les Strigoïs qui étaient sensés être devenus mes meilleurs potes… Y avait comme un petit problème dans le pays des bisounours ! Et le problème avait cinq lettres et une peau mâte… Je suis dans la merde bleue… Ouais je changeais la couleur de la merde, pas de commentaire, ça faisait juste plus esthétique comme ça…

Alors madame a vu de la lumière et elle est passé par là… Pas super. J’aurais préféré qu’elle fasse demi-tour. Bon je serais peut-être devenu manchot si j’avais survécu mais on s’en fout, au moins j’aurais pas les problèmes de maintenant. Je me demande d’un coup pourquoi je me suis battu pour ma survie… Ah oui c’est vrai, sinon y a quelques personnes de ma connaissance qui aurait été en enfer pour me botter le cul. Ouais, je suis sensé te dire merci, que veux-tu, te voir m’a fait perdre toutes mes notions de politesse, tu m’excuseras ? … Bordel, depuis quand étais-je devenu ce connard insensible ? J’en sais rien mais ça faisait du bien de ne pas avoir à se préoccuper des sentiments d’autrui… Ca me permettait aussi d’éviter aux miens de déborder. Surtout quand elle tente d’engager la conversation en parlant de mes Moroïs. Ouais bah copine, t’as pas choisi le bon sujet de conversation ! Mes moroïs, c’est zone privé, surtout pour toi. Ne comptes pas sur moi pour lâcher le moindre mot, je te frapperais bien avant et tant pis si on est pas sensé frapper les femmes !

« Te mépriser ? »

Tu penses que je te méprise ? Si seulement tu avais raison… Tu n’as aucune idée de ce que tu me fais ressentir. Tu ne sais pas le mélange d’émotion qui me traverse face à toi… Ce fantôme d’amour, ce reste de tendresse, cette ancienne haine, cette ombre de culpabilité, cette fausse indifférence… Bordel, je vais même avoir mal au cœur, j’ai l’impression que je vais vomir, que je vais planer, que je vais exploser… Je ne sais pas ce que je ressens réellement, l’émotion la plus forte… Mais je sais que si je te méprisais uniquement, tout serait bien plus simple.

« Si seulement c’était ça… Mais tu as raison, je n’ai aucune raison de rester à tes côtés, merci de me rappeler que je suis libre de partir. »

Il y a juste une chose que je dois savoir… Est-ce que je risque de te recroiser ? Pour l’heure, je trouve que je ne m’en sors pas trop mal… Si on évite un peu la casse mais je n’ai pas envie que cette rencontre se renouvelle, je suis pas sûr que ça se déroule toujours aussi bien. On dirait que je te blesse mais je dois me tromper, forcément… Je ne vois pas d’autre explication.
Est-ce ce qu’on va faire ? S’éviter… Je dirais bien que oui. Je ne pourrais pas te revoir trop souvent. Ne pas habiter dans le même quartier ? Freya… On est dans le quartier centre et je crèche dans le quartier sud… Alors mieux vaut que tu bouges pas d’ici, ça sera bien mieux. Mais fais ce que tu souhaites, tant que je ne risque pas de te voir t’approcher de ma nouvelle vie. Je ne veux plus me replonger dans ses émotions qui m’ont saisi face à toi tout à l’heure, ses émotions que je vis toujours maintenant…
Si j’ai d’autres questions ? Bon sang oui… Mais il n’y en a qu’une seule qui compte réellement.

« Que s’est-il passé ce soir là ? Pourquoi est-ce que tu n’es pas venue ? »

Parce que finalement… C’est la seule question qui compte. Dis-moi, explique-moi pourquoi j’ai perdu moroï. Donne-moi une seule bonne raison à cette perte. Dans les faits, rien ne peut justifier sa mort mais je veux pouvoir savoir pourquoi… Pourquoi est-il mort ? Pourquoi as-tu joué avec mes sentiments ? Pourquoi m’as-tu dis que cette rencontre serait si importante si tu n’es pas venu ? Expliques-moi jusqu’à quel point j’ai été con, pour me laisser aveugler par l’amour là où j’aurais du accomplir mon devoir… Donnes-moi une seule bonne raison et je te le promets, tu ne verras plus jamais ma tête.

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MessageSujet: Re: Le temps change les relations   Sam 12 Mar - 18:03



Le temps change les relations
Gallen & Freya

Pourquoi est-ce que tu restes là alors que tu n’as clairement pas envie de discuter avec moi ? Et moi alors ? Pourquoi est-ce que je reste aussi alors que tes mots me blessent ? Alors que je voudrais partir loin de toi pour me réfugier ? Parce qu’au fond c’est dans tes bras que j’aimerais courir, que je voudrais pouvoir me réfugier. Tu as toujours été le seul à m’aider à tenir la distance, à ne pas m'abandonner, mais toi aussi je t’ai perdu. Bon sang Gallen c’est bien trop dur de supporter ta haine après tout l’amour que je ressens encore pour toi. J’aimerais être capable de te détester moi aussi, ce serait bien plus simple de t’oublier, de tourner la page, mais je ne peux, tu n’as jamais rien fait de mal, c’est moi qui ai échoué. Pardonne-moi de ne pas avoir été assez forte Gallen, j’aurais aimé être capable de tenir tête à mon père et ne pas le laisser me faire du mal. J’aurais aimé avoir pu venir à ce rendez-vous comme promis, je sais que tu aurais quand même perdu ton moroï, mais au moins tu aurais su la vérité.

J’ai l’impression que plus la conversation avance et plus tu deviens froid et distant avec moi. Alors moi aussi je me mets sur la défensive, j’essaie d’employer le même ton sec et sans émotions que toi. J’essaie de rester insensible, mais au fond tes mots me détruisent un peu plus. S’il te plaît Gallen, arrête, tais-toi, ne dis plus rien et va-t’en. Pourquoi est-ce que mes pieds sont cloués au sol ? Je me déteste de ne pas avoir la force de lui tourner le dos et de partir. Je t’en prie Gallen, fais-nous plaisir à tous les deux en partant. Pourtant tu restes, apparemment tu as encore des questions à poser. Ne t’en fais pas, je ferais en sorte que l’on ne se croise pas souvent si ça peut te rassurer, moi non plus je ne supporterai pas. Je m’étais dit que tu partirais après cette réponse, mais non, tu restes encore pour m’en poser une nouvelle, une à laquelle je ne voudrais pas avoir à répondre.

- Je...

Je quoi au juste ? Je ne peux pas te donner la vraie raison Gallen, ce serait comme raviver un feu et après tant de temps écoulé je ne vois pas l’utilité. Tu as réussi à te calmer, à remonter la pente, je ne veux pas te faire retomber en arrière. Je me sens stupide d’avoir voulu prendre la parole si vite alors que je ne sais même pas quoi lui dire, quelle excuse lui raconter pour que les choses passent mieux. Je ne trouve aucune raison valable à cette absence, aucune qui passerait, aucune qui l’empêcherait de me détester. Alors tant pis, il me détestera un peu plus.

- J’ai dû m’occuper de mon moroï. Il a débarqué paniqué et je n’ai pas eu le temps de te rejoindre.

Oui Gallen, tu comprends bien ce que je dis, j’ai laissé tomber ce rendez-vous pour m’occuper de mon moroï alors que tu abandonnais le tiens pour me rejoindre. J’ai une boule à la gorge en te disant ces mots parce que je déteste te mentir, parce que j’ai peur de ce que tu vas me dire, de ta manière de réagir. J’aimerais te demander de ne pas me détester mais je sais que je n’en ai pas le droit. J’aimerais m’enterrer sur place, ne pas avoir à affronter ton regard, tes mots ou ton indifférence.

- J’ai oublié de te prévenir.

Je serre les dents pour ne pas te dire que tout ceci est un mensonge, pour ne pas te révéler la vérité. Et puis j’entends ces voix qui se moquent de moi, de mon malheur, de ma stupidité. Je les entends mais au fond je sais qu’elles ne sont pas là, elles m’enfoncent juste un peu plus dans ma misère. S’il te plaît Gallen, ne sois pas une voix de plus qui me maudis, car la tienne me détruira bien plus que toutes les autres.

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MessageSujet: Re: Le temps change les relations   Lun 14 Mar - 20:24

Le temps change les relations
Freya & Gallen

Pourquoi, pourquoi et encore pourquoi. Pourquoi des Strigoïs m’avaient attaqué ce soir ? Pourquoi es-tu devant moi ? Depuis quand es-tu à Missoula, Freya ? Je n’arrive pas à croire que nous avons autant changés, à moins que je ne t’aie jamais connu ? Je préfère penser qu’on a changé, qu’on s’est transformé de con en très con, ce qui explique qu’on arrive pas à se parler aujourd’hui… Bon il faut dire que ce que je ressens pour toi ne m’aide pas à être le plus calme possible. Ce mélange de notre ancien amour et de cette nouvelle… Qu’est-ce que je ressens ? Ce n’est même plus de la colère, c’est surtout de l’amertume. Mon Moroï est mort, apparemment ce n’est pas le cas du tien.
Evidemment, je suis légèrement incisif quand tu commences à me parler de mes nouveaux Moroïs, tu t’approches d’un domaine de ma vie dont je ne suis pas prêt à te laisser entrer. De toute façon, je ne suis pas prêt de te voir revenir dans ma vie tout court alors oui, bye bye.

Sauf que… J’ai une question auparavant, une question qui me hante depuis déjà des mois… Une réponse qui pourrait faire plus de mal que de bien mais qui m’est nécessaire pour faire définitivement le deuil de notre relation. Peut-être auras-tu une explication plausible qui me permettra de voir nos souvenirs communs d’une meilleure façon ? Sauf que je n’ai besoin que d’un coup d’œil vers ton visage pour comprendre que la merde va bientôt commencer à pleuvoir et que c’est toi qui la commandera en prenant la parole. J’ai déjà envie d’agir, de me boucher les oreilles ou de faire demi-tour comme un gamin mais j’attends ce que tu pourrais me dire, j’attends que tu brises un peu plus notre lien.

Ton moroï… Tu as répondu à l’appel de ton Moroï pendant que moi, je n’ai pas pu le faire. Je t’ai fais passer en première et tu n’en as pas fait de même… Est-ce que tu me mens ou me dis-tu la vérité ? Même si c’est un mensonge cachant une vérité bien plus sombre… Le simple fait que tu ais utilisés ces arguments… Dire que j’ai pendant un temps pensé que nous étions proches…
Finalement tu donnes le coup de grâce, le dernier coup d’épée pour troubler à jamais une eau auparavant calme… On peut dire que tu cherches à me faire péter un boulon, je ne vois pas d’autre explication à te dernière phrase. Oublier de me prévenir ? Eh bien, moi, je ne vais pas oublier de te prévenir de ne plus jamais me recroiser. Je ne sais pas si tu as été totalement honnête mais je sais que je ne veux plus te voir tant que la colère enflammera mes veines. Je fonctionne très mal avec cette émotion, je fais des conneries et je finis par les regretter, même si pour l’instant, je ne vois pas trop quelle connerie je pourrais faire et regretter ensuite…

« Tu peux penser à me donner un rendez-vous, mais tu ne peux pas penser à l’annuler ? Tu ne peux pas non plus penser à m’expliquer la situation quelques heures après ? T’as laissé ton cerveau sur le seuil de ton appartement ou quoi ? »

Ne rien dire de plus Gallen, sinon tu le regretteras… Je sors mon téléphone, sans dire un mot de plus, envoyant un texto à l’Académie pour leur signaler la présence de trois corps dans la ruelle. A eux de se débrouiller, j’ai fais mon boulot, je vais juste rejoindre ma sœur maintenant et ne plus rien faire qui puisse me porter préjudice plus tard. Mes yeux croisent un instant les siens et je dois serrer les dents face aux sentiments qui montent en moi. Cette déception… Je suis pas totalement con, si je la ressens, c’est que j’ai continué à ressentir des sentiments pour elle, c’est que j’ai espéré… Conneries, des putains de conneries…

« Sois gentille, si t’as une once de gentillesse en toi, oublies-moi, évites-moi. Tu n’as pas su me prévenir, j’espère au moins que tu sauras respecter une simple demande. »

Ou est-ce que tu veux me tourmenter jusqu’au bout ? Je suis peut-être mauvaise langue mais je me demande réellement… Et je préférerais voir dans le futur que j’ai été con de me tourmenter ainsi plutôt que m’apercevoir que tu souhaites réellement me pourrir la vie. Mais bon, on verra ça avec le temps, n’est-ce pas, Freya ? En espérant ne plus te revoir, et tchao.
Mon regard croise une dernière fois le sien avant que je ne la dépasse, murmurant un simple dernier mot.

« Adieu. »

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MessageSujet: Re: Le temps change les relations   Lun 11 Avr - 0:45



Le temps change les relations
Gallen & Freya

Pourquoi lui ai-je dit ces mots, cet énorme mensonge ? Peut-être que le silence aurait été mieux mais je ne crois pas qu’il m’aurait laissé repartir avant de savoir. J’aimerais tellement te dire la vérité Gallen, tellement pouvoir me confier à toi, pouvoir retrouver ce lien entre nous. J’aimerais ne pas être une déception à tes yeux, que tu ne me détestes pas, pourtant c’est ce que la vie a décidé pour nous. Connaissez-vous ce sentiment de vouloir disparaître de la surface de la Terre ? Ne simplement pas exister. C’est ce que je ressens face à son regard sur moi. C’est ce que je ressens face à ses nouvelles paroles. J’ai une boule dans la gorge et je plante mes ongles à l’intérieur de ma main pour rester forte, pour ne pas paraître faible devant lui. Je n’ai plus la force de lui répondre, je sais que si je prends la parole, ma voix se briserait et il remarquerait que quelque chose ne va pas. Peut-être s’en ficherait-il complètement, peut-être même serait-il satisfait de mon malheur, mais je ne tiens pas à le savoir, ça ne me détruirait qu’un peu plus.

Pardonne-moi d’avoir merdé sur toute la ligne, d’être devenue si proche de toi alors que j’attire le malheur comme un aimant. Pardonne-moi de t’avoir fait tout ce mal. J’aimerais tellement pouvoir revenir en arrière tu sais, ce serait mon vœux le plus cher. Je ferais en sorte que tu n’aies jamais à souffrir, que tu ne m’aies pas rencontré, que je ne sois jamais venue au monde. A quoi bon se battre pour une vie de misère ? Je me pose la question chaque jour en me réveillant mais je finis tous les soirs par me rendormir, sans avoir la force de mettre un terme à tout ça. C’est vrai, j’en suis incapable, car chaque fois je préfère garder l’espoir que les choses s’arrangeront un jour, que je te retrouverai peut-être. Mais tout est terminé, n’est-ce pas ? Je ne te retrouverai jamais. Tu ne veux plus me voir. Tu ne veux même plus entendre parler de moi.

Je ferais en sorte de t’éviter Gallen, mais ne me demande pas de t’oublier car je ne le pourrais jamais, au fond tu es la seule chose qui m’a toujours aidé à tenir debout, qui m’a poussé à avancer. Alors ne me demande pas de t’oublier, car sans ton souvenir, il ne me reste rien de bon, il ne me reste que le désespoir. Je n’ai toujours rien dit, je ne pense pas que prononcer le moindre mot soit utile. J’ai trop mal pour m’exprimer, trop mal pour que des mots soient suffisamment forts pour te faire comprendre ce que je ressens. Un jour Gallen, peut-être tu sauras la vérité, mais je ferais en sorte de t’épargner de cette souffrance tant que je le peux. La mort de ton moroï t’a déjà changé, je ne veux pas que la mort de ton bébé te détruise un peu plus, je ne veux pas que ma propre mort te change non plus, car au fond mon âme a quitté mon corps la nuit où mon cœur s’est arrêté de battre sous les coups de mon père.

Il se rapproche de moi pour finalement me dépasser et je sens une larme couler le long de ma joue. Je n’aurais pas été capable de la retenir plus longtemps, au moins il ne la verra jamais. Il me dit simplement adieu et s’éloigne de moi pour m’abandonner là. Je ne cherche pas à me retourner, j’attends simplement que les bruits de ses pas disparaissent au loin, restant figée ainsi, le regard dans le vide, sans parler ni bouger. Puis je finis par murmurer ces mots pour moi-même.

- Pardonne-moi Gallen...

Ces mots que j’ai envie de prononcer depuis le début de notre rencontre. J’aurais aimé être plus forte pour nous deux. J’aurais aimé avoir survécu à cette nuit. J’aurais aimé que rien de ce cauchemar ne se soit passé. Malheureusement c’est arrivé et on ne peut rien changer. Je finis à mon tour par bouger, reprenant finalement mon chemin pour rentrer chez moi, ce lieu que je déteste tant aujourd’hui et où j’irai pourtant m’enfermer pour le reste de la nuit.

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