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 La fin de l'espoir est le commencement de la mort [Owain & Ariane]

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MessageSujet: La fin de l'espoir est le commencement de la mort [Owain & Ariane]   Mar 9 Fév - 23:05

La fin de l'espoir est le commencement de la mort ... 
Δ Owain & Ariane
Durant des siècles, la femme fut le paradoxe de l'homme. Elle fut désirée, convoitée, prise de force, aimée et méprisée par le descendant d'Adam. Investie par la haine, elle incarna le maléfice, créé pour pervertir l'homme. Le disciple de Satan pousse l'homme à commettre des erreurs, à bafouer leurs fois et à se détourner du droit chemin. La femme portait un bâillon douloureux, de son tout premier cri à son dernier souffle, elle était enchaînée à son devoir, esclave d'un homme qui ne la méritait pas toujours.

Oublier son devoir conjugale était, aux yeux de la lois et aux yeux de dieu, un pêcher. Mais n'était-elle pas, dès la naissance, considérer comme fautive ? Naître femme était un crime qui se payait très chère. La femme fut éduqué, voir formaté, dans un seul but, satisfaire l'homme à qui elle appartient.  Elle placera son époux au-dessus de tous les hommes, avec le devoir de l'aimer, de le servir, de lui obéir, se gardant de le contredire en toutes choses. Refuser d'obéir à ses règles était une trahison pour lui et il pouvait la punir. Une punition qui était rarement égale à la faute commise. L'homme pouvait battre sa femme sans qu'il soit inquiété, il pouvait l'accuser d'adultère et se débarrasser d'elle. Punir une femme était si facile, mais être battu n'était pas le seul sévisse qu'elle pouvait subir.

Le viol au Moyen age était pratiqué en temps de paix comme en temps de guerre. Ce crime rarement puni faisait peser sur la femme la honte du déshonneur et la grossesse redoutée. Connaissez-vous le droit de cuissage ? Une pratique réservée au noble, lors d'une noce, il pouvait réclamer la jeune mariée, uniquement pour une nuit, uniquement pour le sexe. L'homme pouvait faire ce qu'il voulait d'elle, si elle ne mourait pas à force de coup, elle pouvait mourir par la voie du bûcher. L'accusé de sorcière résolvait tout problème.

Les procès des sorcières, véritables crient de haine contre la femme, sont l'aboutissement de longs siècles d'animosité. Fille d'Eve, elle est responsable de l'expulsion du jardin d’Éden, elle symbolise la traîtrise et l'infamie. Accusée de magie noire, de sorcellerie et d’envoûtement, la femme était considérée comme hérétique aux yeux des ecclésiastiques brûlèrent par milliers sur les bûchers de l'inquisition. Ariane était l'une d'entre elles, accusée à tort d'un crime qu'elle n'a pas commis. Elle fut épargnée du feu, mais condamné à devenir une créature de l'ombre. Un souvenir parcellaire lui revint en mémoire, ce n'était ni le lieu, ni le moment, mais que pouvait-elle faire d'autre ? Elle était submergée par cette réminiscence alors qu'elle assistait à une conférence druidique.

Assise au fond de la salle, comme une mauvaise élève, la tête baissée. Le procès l'avait brisé, mais c'est le prêtre qui l'avait transformé qui avait détruit ce qui restait d'elle. Grâce à la science, les bûchers de sorcières, ordalies et autres lynchages publics étaient les reliques d'un ancien temps. L'évolution avait parfois du bon, mais pas assez pour plaire à Ariane.


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MessageSujet: Re: La fin de l'espoir est le commencement de la mort [Owain & Ariane]   Sam 13 Fév - 13:22

La fin de l'espoir est le commencement de la mort ... 
Δ Owain & Ariane
Tout comme la lune, Owain avait une face cachée ainsi qu'une face dévoilée aux yeux du monde. Pour ceux qui connaissaient sa véritable vocation, il était un alchimiste, alchimiste de la branche descendance druidique. Une branche bien précise qui préfère récolter des informations et observer, au lieu de véritablement agir. Leur seul but était d'un jour trouvé un traitement pour lesStrigois qui veulent redevenir humains. Chacun a le droit de décider comment suivre le cours de sa vie ? Et il était normal de donner une autre chance à ceux qui le souhaitait. En tout cas, voilà à quoi correspondait sa face cachée et pour celle qui montrait au reste du monde, c'était simplement un archéologue farfelu spécialisé dans le druidisme. Tout le monde se tenait à dire qu'il avait un univers bien à lui, mais à la fois, chacune des conférences qu'il avait données avait eu un franc succès. Car au final, il vivait ce qu'il racontait et faisait partager ce sentiment à ceux venus l'écouter.

Lors de son arrivée en ville, il avait promis au doyen de tenir des conférences dans son université et là, il s'agissait de sa première. Owain trouvait toujours ça enrichissant de partager ses connaissances et de connaitre l'avis de ceux présents dans la salle. Comme à son habitude, il n'avait pas quitté sa tenue d'une autre époque et beaucoup le dévisagèrent avant de comprendre qu'il n'y avait pas que ses vêtements de démoder, mais ainsi ça façon de parler. Pourtant, il n'y eut aucun ricanement, non très vite l'alchimiste arriva à captiver son public, même quand il se débâtit avec le crayon velleda et fit voler le bouchon au pied d'une des personnes. S'excusant avec grande élégance, il reprit son récit :

- La religion Druidique est une religion païenne, le mot païen fut créé par les Chrétiens pour qualifier les religions polythéistes en particulier et veut en réalité dire Paysan. Alors beaucoup de questions se posent, pourquoi les chrétiens s'attaquèrent ainsi aux druidismes ? Qu'est-ce qu'il pouvait bien reprocher à cette culture ? Pour répondre à ses questions, il faut remonter à l'époque des Romains. Voulant coloniser la Gaule, ils furent interdire le druidisme sous prétexte de sacrifices humains, alors qu'il ne s'agissait que d'une manoeuvre politique contre une classe sacerdotale ayant un énorme ascendant sur la population, ce qui veut dire qu'il était capable de résister à l'envahisseur. Rome ne pouvait approuver cela, leur but ultime étant de conquérir le vaste monde. Fort heureusement, cette culture arriva à survivre, jusqu'à l'arrivée du christianisme. À noter que le seul texte relatant des sacrifices humains, est irlandais chrétien, rédigé en latin, à la gloire de St Patrick . Point qui souligne bien que le druidisme fut attaqué à tord. La religion  continua dans la clandistiné des monastères chrétiens : les Bénédictins, dont les cloîtres s'élevèrent sur les lieux même dans anciens temples, preuve qu'oublier n'est pas si fortin.

Il continua de parler des Bénédictins pendant une certain moment et finalement expliqua un autre fait qui aida à la fin du druidisme.

- Les Druides antiques avaient une place importante dans la société, particulièrement de conseil auprès du Roi, il est d'ailleurs dit que Le Roi ne parlait jamais avant le Druide, ce qui montre l'importance de son rôle au plus haut de la hiérarchie. Ils avaient aussi pour charge de l'éducation, de la justice, de la médecine, de la divination et des arts. C'était des savants. L'écriture était un art à leur porter connaissant l'alphabet grec et l'ogamique, mais ils refusaient de figer leur doctrine au risque de la tuer. Les éléments de cette tradition furent transcrits, quant ils furent interdits par l'extension du christianisme, principalement dans les monastères celtiques irlandais, mais de nombreux récits païens furent christianisés ou censurés. La tradition n'eut qu'une solution, et comme dans les temps jadis fut perpétuée par les Bardes sous la forme de contes et chansons. Les mots à cette époque atteignaient plus, vu que peu avaient accès à une éducation. D'ailleurs, est-ce que certains d'entre vous peuvent me citer des contes qui ont une consonance druidique ?

S'approchant des participants, l'amphithéâtre était rempli et tandis que son regard se posa sur une des personnes, il ne put s'empêcher de dire :

- Fichtre diantre, vous ici ?

Oui si durant ses explications, il avait réussi à parler de manière consice et plus abordable pour ceux qui était venus assister, il ne put retenir ses mots face à la surprise.

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MessageSujet: Re: La fin de l'espoir est le commencement de la mort [Owain & Ariane]   Dim 21 Fév - 22:18

La fin de l'espoir est le commencement de la mort ... 
Δ Owain & Ariane
Les élèves s'abreuvaient des paroles du maître de conférence, ils écrivaient chacune de ses idées, ils acquiesçaient aux arguments présentés. Certains arrêtèrent d'écouter, ils discutaient de leur future soirée. D'autres jouaient sur leurs cellulaires ou sur leurs ordinateurs portables et quelques-uns se laissèrent envahir par leurs pensées. C'était le cas d'Ariane. Telle une âme envoûtée, elle se réfugiait dans ce qu'elle connaissait le mieux, son passé. Une expression qui est devenu courante dirait qu'elle avait la tête dans les nuages. Coupé de la réalité, elle glissait dans les méandres de ses souvenirs.

Le dos bien droit, la tête baissée, elle fixait sa main dépourvue d’alliance. Ce qui fut créé doit un jour dépérir. Sa bague de mariage ne fut pas détruite, mais conserver habilement, préserver des ravages du temps. Aujourd'hui elle ne pouvait plus l'avoir au doigt, ce qui la déchirait davantage. Cet anneau était son dernier lien avec son époux et il était désormais inaccessible. Un bien extrêmement précieux dont la vieillesse l'avait dépouillée. Elle ne saurait plus jamais rien du bonheur d'avoir cette bague qui lui rappelait les bons moments, ne plus la voir à son annulaire lui rappelait le cauchemar de sa vie à venir et de sa solitude omniprésente. Désorientée par ce manque, Ariane fut construire d'autres alliances par des joailliers, mais ce n'était que des pâles copies et pourtant... Cette bague se trouvait dans son autre main, elle jouait avec, la faisant passé d'un doigt à l'autre. À son désespoir, elle comprit que, contre toute raison, elle avait besoin d'avoir cette pâle copie à l'annulaire. Elle en avait besoin, même si ce n'était pas celle d'origine, un mal nécessaire.

Pourtant, même si elle était absente psychiquement, elle entendait, comme une voix très lointaine, la voix d'Owain. Le changement d'intonation la fit revenir à la réalité.

- Fichtre diantre, vous ici ?

Ariane, qui était jusque-là restée assise, froide et indifférente, se leva de son assise. C'était une femme de l'ombre, peu habitué à être sur le devant de la scène, elle se sentait gêner devant tous ses regards. Ils la fixaient, emplirent d'incompréhension.

- Je ne pouvais rater si aisément votre présentation, mais je vous en prix, continuez de nous enrichir de vos connaissances.

Elle fit une révérence de la tête, Ariane n'était pas fière de son époque, mais elle appartenait à ce monde. Malgré les années, elle avait gardé ses manières et ses coutumes. La révérence était la base de son éducation. Le colloque reprit son cour et cette fois, elle écouta chaque mot et ce fut à son tour d’acquiescer.

À la fin de sa conférence, les élèves se levèrent et reprirent leurs libertés. Ariane, quant à elle, resta assise, jambe croisée, main sur les genoux, l'alliance à son annulaire. Patiemment, elle attendit le maître de conférence. Un léger sourire se dessina ce qui dissipa son air impassible.

- Votre admiration pour la période druidique me passionne, ses élèves ont une très grande chance de vous avoir.

Elle finit par se lever et à tendre la main.

- Cela fait trop longtemps... Ariane laissa le silence envahir la salle de conférence et repris quelques secondes plus tard, avec une voix beaucoup plus douce. À ce que j'ai pu comprendre, vos frères ne vous ont point prévenu de mon arrivée.

Ariane fut guidée par les alchimistes, c'était eux qui l'avaient envoyé dans cette ville excentrique.



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MessageSujet: Re: La fin de l'espoir est le commencement de la mort [Owain & Ariane]   Jeu 25 Fév - 18:55

La fin de l'espoir est le commencement de la mort ... 
Δ Owain & Ariane
Déjà qu'Owain était une personne à part, mais quand il parlait de druidisme, il était comme transporté à cette époque et son seul souhait, c'était que ceux qui étaient venus l'écouter voit les images qu'il décrivait, ressente les émotions des druides qui voyait leur religion disparaitre et pourtant, on prit la décision de ne pas bafouer leurs idéaux, de rester tel qu'il était. L'alchimiste était réellement admiratif de cette culture, surement parce qu'il croyait lui-même a cette religion. Il était un enfant de la terre, c'est bien pour cela qu'il fallait la respecter.

Voir Ariane dans l'amphithéâtre l'avait surpris, à tel point qu'il avait lâché son expression favorite. Il était rare qu'il ne la prononce pas dans une journée. Ses yeux ne quittaient pas la strigoï. Que pouvait-elle bien faire ici ? Comment l'avait-elle retrouvé ? Oui, des questions qu'il aurait voulu lui poser, mais pas devant toutes la foule qui dévisageait à présent la jeune femme.

- Je ne pouvais rater si aisément votre présentation, mais je vous en prix, continuez de nous enrichir de vos connaissances.

Owain répondit à sa révérence de la tête, par le même geste. Ariane était réellement la strigoï dont il était le plus proche. Ensemble, ils pouvaient discuter de l'ancienne époque, utilisait le même dialecte qui beaucoup trouvait étrange et surtout se comprenait. La surprise était passée et il reprit sa conférence. Toujours aussi sérieux, il donnait des exemples précis et le ton de sa voix captait tous ceux qui le regardaient. Oui, pour les oreilles qui se prêtaient à vraiment l'écouter, Owain était un homme très intéressant qui avait beaucoup à apporter. Enfin, pour ceux qui passer outre à son style d'une autre époque. Puis s'il était différent, cela enlèverait une part de charme à ce qu'il racontait.

Quand la conférence toucha à sa fin, beaucoup vinrent lui demander des précisions ou poser d'autres questions. En tout cas, il fallut bien quelques minutes pour que l'amphi se vide et qu'il puisse aller à la rencontre de son amie. Celle-ci était resté assise, jambe croisée, main sur les genoux. Elle était vraiment belle, même si Owain n'avait jamais rien envisagé avec elle, il se mentirait s'il se disait qu'elle n'était pas agréable à l'œil. Venant à lui sourire, elle annonça :

- Votre admiration pour la période druidique me passionne, ses élèves ont une très grande chance de vous avoir.

Owain ne pouvait qu'être d'accord, étant persuadé que ses élèves accros à internet seraient même incapables de lire les vieux écrits du moyen Âge. Il y a eu tellement de choses qui se perdaient avec la technique. Attrapant la main d'Ariane, il lui déposa un baiser sur celle-ci, tout en faisant une révérence. Oui, tels les protocoles d'une vieille époque à laquelle, tous les deux, tenaient.

- Cela fait trop longtemps...À ce que j'ai pu comprendre, vos frères ne vous ont point prévenu de mon arrivée.

Se frottant la barbe, il était vrai que ses frères ne l'avaient nullement prévu, ou alors la lettre ne lui était pas encore parvenue. Ce qui était tout à fait probable vu le temps quemettaient les lettres à parcourir le monde. De toute façon, n'ayant pas de portable, ce n'était pas ainsi qu'il pourrait être prévenu.

- Le missive ne doit pas m'être parvenu.

Ce qui était assez étrange dans cette histoire, c'était qu'il avait envoyé envoyer une lettre, il y a deux jours au château de la descendance druidique. Oui, il avait bien retrouvé la trace des héritiers d'Ariane. Il avait vécu dans cette ville, donc la strigoï était réellement arrivé au bon moment ou alors était-ce un signe du destin.

- D'ailleurs, je pensais à vous. J'ai trouvé que vos descendants sont venu s'installer dans cette ville auprès leur départ de France vers les années 1860.

Redescendant jusqu'à son bureau, il sortit un dossier de sa sacoche et posa toutes les preuves sur la table. Bien sûr, il y avait l'arbre généalogique qui remontait à l'époque de son amie et pendant ses recherches, des informations étaient ressorties. Sa propre fille était devenue une alchimiste, un héritage offert à ses descendants et les derniers signes qu'il en avait venaient du manoir Wilbert. En tout cas, avant que cette famille tourne mal, donc il supposait que ce qu'ils avaient recherché depuis des années s'y trouvait.

- Le manoir où ils vivaient existe encore, les légendes racontent que c'est un manoir hanté. Une jeune femme jouerait du piano au dernier étage et si on vient à entendre le son de sa mélodie, la mort vous emporte. Tout de même bien farfelues, mais j'ai l'intuition que le livre que nous recherchons doit toujours s'y trouver.


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MessageSujet: Re: La fin de l'espoir est le commencement de la mort [Owain & Ariane]   Mer 9 Mar - 18:46

La fin de l'espoir est le commencement de la mort ... 
Δ Owain & Ariane
La conférence venait à peine de finir et déjà, l'amphithéâtre se vidait de ses élèves. Certains sortirent rapidement, emportant avec eux les rires des étudiants, d'autres se dirigèrent vers le maître de conférences. Puis, vint le moment où ils se retrouvèrent seuls. Le professeur et l'intrus. Cette jeune femme resta assise au dernier rang, attendant patiemment qu'il vienne à elle. Tout naturellement, elle tendit délicatement sa main, comme-ci, en un battement de cils, ils se retrouvèrent dans une époque lointaine. Il s'inclina légèrement et effleura de ses lèvres la main abandonnée de la dame. Un léger sourire adoucit son visage.

Les mortels ont perdu le sens et l'ampleur du baisemain. Un acte qui était pourtant habituel était devenu au fil des années une action oubliée. Jadis, cette civilité était porteuse d'un message de respect, de gratitude, mais le plus souvent, c'était un signe de galanterie. Simple geste en apparence, mais emplit d'une histoire rare, de toutes les valences culturelles qu'il a pu prendre au cours des siècles... Un savoir-vivre qui s'est perdu et c'était fort dommage.

Une simple révérence la ramenait dans son passé, un passé qui était davantage son présent et un présent étaient qu'un horrible cauchemar. Trop couarde pour s'enlever elle-même la vie, elle attendait le remède miracle. Dieu pourrait pardonner toutes ses actions passées, mais pas ça. Le suicide était un grand péché, Ariane le savait. D'une nature très pieuse, elle croyait profondément au percept de sa religion. C'est une de ses raisons qui l'avaient poussé à faire confiance aux alchimistes. Eux aussi était avide de trouver ce remède

Owain se frottait la barbe sous l'impulsion d'une simple question et confirma la pensée d'Ariane. Très rapidement, il confia sa pensée. Il avait rempli son rôle. Retrouver tous les descendants de la famille De Barnsdale était une tâche ardue, mais il avait réussi. L’immortelle suivit de près l'alchimiste et l'observait prendre ses documents. Pourtant, à la dernière minute, Ariane détournait les yeux, la peur la terrassait, elle refusait de voir le nom de son tendre époux sur le papier. Ses yeux ne pouvaient lire la date de sa mort. Et ce qu'elle refusait par-dessus tout, c'était de savoir, avait-il épousé une autre femme ? Si c'était le cas, jamais elle ne s'en remettrait. Le visage d'Ariane montrait à son insu qu'elle vivait un moment difficile.

- Le manoir où ils vivaient existe encore, les légendes racontent que c'est un manoir hanté. Une jeune femme jouerait du piano au dernier étage et si on vient à entendre le son de sa mélodie, la mort vous emporte. Tout de même bien farfelues, mais j'ai l'intuition que le livre que nous recherchons doit toujours s'y trouver.

Elle écoutait patiemment ce que le maître de conférences avait découvert et fut surprise du résultat. Ariane prit un document entre ses mains, frôlant de près le bras d'Owain, les titres de propriété. Ils étaient bien différents à son époque à elle.

- Ne suis-je pas la preuve que le monde est peuplé de mystère ? Notre seigneur à créer tant de merveille et tant de... Elle se tut un moment et reposa le document sur le bureau, puis, mimant une inspiration, elle reprit. Vous n'êtes pas curieux de savoir si les fantômes existent réellement ?

Ariane se remit à sourire, discret, mais perceptible pour un humain. Elle lui laissa le temps de ranger le reste de ses affaires avant de commencer à avancer. Ses doigts glissaient sur les dossiers des fauteuils, puis, elle s'arrêta pour ensuite se retourner vers lui.

- Nous avons de la chance mon ami, c'est une belle nuit étoilée que nous avons ce soir finit-elle par dire avec un ton rêveur.
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MessageSujet: Re: La fin de l'espoir est le commencement de la mort [Owain & Ariane]   Dim 13 Mar - 9:22

La fin de l'espoir est le commencement de la mort ... 
Δ Owain & Ariane
La clef du savoir appartenant à la persévérance de la connaissance, les frères de la descendance druidique n'arrêtaient jamais de partir à la découverte de la vérité, des choses oubliées, en fait de l'histoire du monde. Ils étaient tous persuadés que la guérison d'un strigoï se trouvait dans les histoires du passé. Il était souvent dit que souvent le poison et l'antidote sont liés, ils leur faillaient donc rencontrer le plus possible de vieux strigoïspour voir le remède. Sans aucun doute, il y en avait un, beaucoup de preuve avait été trouver sur ce sujet, mais il restait à savoir le pourquoi du comment...

Après ses études d'archéologue et son retour au château du pays de galles, Owain s'était plongé dans de gros livres qui dans certaines bibliothèques se seraient retrouvés poussiéreux, mais pas dans sa famille. Ce fut d'ailleurs dans l'un d'entre eux qu'il vit une description d'un livre d'alchimiste, livre dont aucun d'entre eux n'avait eu en main, ce fut grâce à Ariane qu'il l'avait déjà vu, il y avait des centaines d'années, qu'ils apprirent que ce manuscrit était bien réel. Cet ainsi que les recherches d'Owain allèrent sur les descendants d'Ariane et le menèrent à Missoula, le berceau de la famille Wilbert, le nouveau nom de famille des Barnsdale.

Dans l'amphithéâtre, alors que son amie venait de le retrouver, il lui exposa ses découvertes et surtout lui raconta la légende sur le manoir Wilbert. Les rumeurs racontaient qu'un fantôme s'y trouvait, une dame blanche qui jouait du piano, beaucoup n'y serait pas ressortie en vie. Owain ne mettait pas de côté l'existence des fantômes, mais il avait beaucoup de mal avec cecôté film d'horreur, pensant qu'il s'agissait surement d'une histoire autour d'une maison pour se faire peur étant enfants. D'ailleurs, tandis qu'il expliquait les différents détails, il put voir le visage d'Ariane se décomposer. Cela ne devait vraiment pas être facile pour elle. Normalement, ce genre de recherches était surtout sur des ancêtres, personnes pas forcément connus, mais là, c'était l'inverse, c'était la vie de ses descendants. Il allait ajouter un petit truc pour essayer de lui remonter le moral, mais ce fut à ce moment-là qu'elle attrapa le titre de propriété.

- Ne suis-je pas la preuve que le monde est peuplé de mystère ? Notre seigneur à créer tant de merveille et tant de...Vous n'êtes pas curieux de savoir si les fantômes existent réellement ?

Ayant reposé le document durant qu'elle parlait, Owain lui lançait à présent un regard intéressé, non par elle, mais bien pour ce qu'elle venait de dire. Il ne fallait pas oublier que l'alchimiste était aussi archéologue et découvrir des mystères faisait partie de ces deux métiers, un réel passionné de l'histoire.

-Vous me connaissez bien ma chère, je suis curieux de savoir les secrets de ce manoir.

La voir sourire, même si c'était un discret prouvait qu'elle avait oublié la mauvaise passe d'il y a quelques minutes. C'était au moins cela de fait, Owain espérait vraiment qu'ils n'aient pas de mauvaise surprise au manoir. La nouvelle propriétaire venait de mourir, il allait surement être de nouveau inhabité, hormis, par le fantôme. Rangeant ses papiers dans sa sacoche pour pouvoir partir, Ariane bougeait près des fauteuils.

- Nous avons de la chance mon ami, c'est une belle nuit étoilée que nous avons ce soir

C'était le genre de phrase qui aurait pu faire flipper une personne normale, surtout en sachant qu'il s'agissait d'un strigoï qui déambulait dans un amphithéâtre, mais Owain ne le voyait pas ainsi. Prêtant un regard à l'extérieur, il haussa les épaules et répondit :

- Il y a longtemps que je n'y avais pas prêté attention.

Finalement, ils quittèrent le bâtiment de l'université et se dirigèrent vers le quartier Nord, le côté de la ville historique. Durant leurs longues marches, ils parlèrent des banalités de leurs vies, échangèrent sur les dernières trouvailles d'Owain dans son métier d'archéologue et Ariane lui raconta quelques anecdotes de son histoire, tout ce qu'aimait l'alchimiste et pour finir, ils se trouvèrent face au grand manoir. Owain écarquilla les yeux de surprise, tout atour était moderne, hormis cette maison.

- Le manoir est splendide, il donne l'impression que le temps s'est stoppé autour de lui.

Oui, cela se voyait que la dernière propriétaire avait voulu y faire des travaux, mais il gardait se coter délabré, ancien, ce côté merveilleux. Tournant la tête vers Ariane, il lui murmura, comme si le manoir avait des oreilles.

- Allons-y, soyons brave et n'oublions pas notre mission.

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