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 Cela fait seulement un an... {Eddie & Eddard}

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MessageSujet: Cela fait seulement un an... {Eddie & Eddard}   Sam 6 Fév - 10:04






Eddie CastileEddard McNorton
“ Cela fait seulement un an ”

Aliénor, elle était très belle, rousse comme sa mère, une grande et fine Moroï qui semblait être toute timide mais camouflait sous ses grandes boucles et sa peau de porcelaine une casse pieds au caractère bien trempé. Ce n'était pas le genre de Eddard de souiller la mémoire des morts, surtout de ses proches mais Aliénor disait elle-même être une casse-bonbons finie. Certes elle était chiante, mais la vie était bien plus terne depuis son départ. Ce jour-là, Eddard ne se leva pas aussi tôt qu'à son habitude. Elizabeth vint poser sa tête sur sa poitrine qu'Eddard commença à caresser doucement. Sa femme était constamment triste malgré les apparences. Alors qu'elle se rendormait enfin, Eddard la reposa sur son oreiller et il se leva. Il alla directement dans la cuisine où il se mit à cuisiner. Il fit sauter quelques pommes de terre qu'il avait coupé en cubes puis mit un rôti dans le four. Il ouvrit le frigo, le dessert aux fruits qu'il avait fait la veille y demeurait encore. Eddard attendait Eddie pour le repas. Eddie était comme son fils depuis la mort de Aliénor. Il avait aussi été le petit ami de Aliénor jusqu'à sa mort. Tout en montant prendre sa douche, Eddard réfléchit à la situation actuelle. L'eau coula sur sa tête. Peut être que cela gênait le jeune homme de venir manger avec eux, surtout en ces circonstances ? C'était vrai qu'il était l'ex-compagnon d'une jeune fille décédée. Et Elizabeth et Eddard étaient les parents de cette jeune fille décédée. Aussi peut être que cette affection et cette familiarité  dérangeait le jeune homme. Adèle, la fille aînée de Eddard le leur avait déjà reproché, cette proximité avec l'homme qui avait manqué à son devoir. L'eau ruissela sur son visage. Eddard pleurait. Sous l'eau on ne voyait pas les larmes, c'était pour ça que Eddard ne pleurait que sous l'eau. C'était vrai... Pourquoi ne détestait-il pas Eddie ? Il aurait dû la protéger, il était son gardien. Il aurait dû mourir à sa place. Il avait aussi eu son rôle dans la destruction d'une famille. Pourtant Eddard n'arrivait pas à le haïr. Il ne savait même pas pourquoi il l'appréciait autant. Bien qu'il appartenait à l'administration de l'Académie, Eddard ne savait pas ce qui était arrivé à Eddie par la suite. Et il s'en fichait vraiment pas mal. Pour lui, la seule punition de Eddie c'était la perte de Aliénor. Cependant, cela avait été une punition collective non méritée.
Il descendit dans la cuisine où il vit la nappe déjà mise et plus loin, Elizabeth avec trois assiettes. En silence, il les lui prit des mains et l'envoya s'assoir sur le canapé, un cappuccino dans ses mains. Sa petite femme était déjà trop éprouvée et il ne voulait pas la laisser s'en rajouter une couche. Il mit la table, il y avait des choses que Eddard ne laissait pas faire à Elizabeth. Surtout dans ces moments-là. Il n'avait pas peur pour les assiettes ou quoi que ce soit mais il avait surtout peur pour elle. Elle redescendit une heure plus tard tout habillée pour la circonstance, au même titre que Eddard. Une chemise blanche et une veste noire. Il n'était plus à l'enterrement, il avait fait son deuil, il ne s'habillait plus tout en noir. Contrairement à Elizabeth qui peinait toujours à s'en remettre. L'habit ne fais pas le moine, c'était pour ça qu'elle paraissait toujours aussi joyeuse. La table aussi. Un joli service blanc, l'argenterie était sortie. Des fleurs ornaient le milieu de la table. Eddard rejoint Elizabeth en silence sur le canapé. Il mit de la musique. Mozart. Il allait éteindre la radio quand il vit le regard de Elizabeth. Il ne toucha point à la musique. On sonna. Eddard se leva et parcourut en peu de temps l'espace qui le séparait de la porte d'entrée. Il y vérifia le judas et il ouvrit. Il prit Eddie dans ses bras avec une bourrade virile.

- Ah Eddie ! Viens entre ! Assied-toi !

N'avait-on jamais vu une tristesse aussi déguisée. Et déjà Eddard redoutait le temps où on parlerait de Aliénor. Il n'était pas fait pour ce genre de discussions lourdes et pesantes.



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MessageSujet: Re: Cela fait seulement un an... {Eddie & Eddard}   Jeu 18 Fév - 0:31



Cela fait seulement un an


Eddard McNorton Δ Eddie Castile




Peut-être était-ce le stress, peut-être l'inconscient ou alors la perspective de la journée à venir, quoi qu'il en soit ce fut une mauvaise nuit. Les cauchemars se succédaient, les uns après les autres, souvenirs heureux ou flashbacks de corps ensanglanté. Pour Eddie, tout se qui pouvait se rapporter à Aliénor était source de cauchemars maintenant. Son esprit épuisé finit bientôt par rendre les armes, et le dhampir se réveilla en sursaut et en sueur. Il resta quelques minutes allongé, à regarder le plafond, puis roula sur lui-même pour se lever en constatant son incapacité à ce rendormir. Lorsqu'il se frotta le visage, il fut surpris d'y trouver les traces des larmes qu'il avait versées cette nuit. Les cauchemars étaient familiers, mais les larmes se faisaient plus rares. Elles avaient déjà suffisament coulé, et durant de longs mois. C'est en regardant enfin son réveil et le beau soleil d'été qui se couchait dehors, semblable à celui que l'on trouve quelquefois au bord de la mer, que tout lui revint en mémoire.
Un an. On y était. Et il avait tenu. La perte d'un être cher? La culpabilité? Quoi qu'il en soit, rien n'avait été oublié, comme chez tant d'autres. Pour Eddie, tout était là, caché derrière les barrières érigées au fil du temps. Les images, les souvenirs, l'odeur du sang, la souffrance. Tout était encore là.
Un an. mais qu'est ce que c'est un an? Certaines personnes lui avaient dit: "Laisse le temps te guérir". Mon œil, le temps. Qu'est ce qu'il y peut, le temps hein? Rien, il n'y peut rien si on ne veut pas oublier. Et Eddie ne voulait pas oublier.
L'image d'Aliénor qui flottait devant ses yeux fut vite remplacée par celle de son père. Eddard McNorton, le bibliothécaire de l'académie. Avant, Eddie aimait beaucoup se rendre à la bibliothèque et flanner entre les étagères, pour s'arrêter, prendre un livre et s'abîmer dans la lecture. C'était même dans la bibliothèque qu'il avait rencontré Aliénor. La jeune moroï possédait déjà un fort caractère, ayant accusé Eddie de s'être trouvé au mauvais endroit après lui avoir fait tomber une pile de livres sur la tête...
Lors de l'enterrement, Eddie vit suffisamment de regards vengeurs et haineux pour comprendre qu'il n'était pas le bienvenu; il coupa donc les ponts avec les McNortons. Eddard avait toujours impressionné et intimidé Eddie, et ce dernier n'avait pas eu le courage d'assurer une confrontation avec le vieil homme. Ainsi donc, il n'avait pas remis les pieds dans la bibliothèque depuis un an.
Un an. Un an, et une invitation d'Eddard. Le gardien se demandait pourquoi. Oui, ça faisait un an, mais pourquoi que maintenant? Ils auraient pu le renier ou l'engueuler avant... Pour marquer le coup? Pourtant, il se faisait suffisamment sentir, le coup. Le coup, c'était le poids des jours, qui s'accumulaient, lentement mais sûrement les uns après les autres, sans laisser de répit.
Après un énième soupir, il se leva et se prépara lentement. Volontairement, il choisit de ne pas porter du noir. Cela ne signifiait rien pour Eddie, la couleur des vêtements, et il voulait montrer son désir de faire son deuil (du moins en apparence). Il choisit donc un tee-shirt blanc, un jean noir, se prépara et sortit. Le reste du trajet se fit dans un brouillard, la perspective de parler d'Aliénor, de rencontrer ses parents endeuillés par sa faute, l'épouvantait.
Arrivé à la maison d'Eddard, il monta les deux marches du perron et après une rapide vérification de son apparence, il sonna à la porte, la boule au ventre. Sa surprise fut de taille quand il fut accueilli par une bourrade virile et un:
- Ah Eddie ! Viens entre ! Assied-toi !
amical. Eddie s'avança lentement dans la pièce, regardant discrètement ce qui avait changé depuis sa dernière visite. Il fut soudain pris d'une immense vague de tristesse lorsqu'il aperçu un portrait d'Aliénor sur une étagère. Il se tourna vers Eddard et lui répondit:
- Merci pour votre invitation, Monsieur McNorton, mais si je peux me permettre, je crois que je ne devrai pas être ici.
Eddie se passa nerveusement la main dans les cheveux. S'il commençait par être impoli envers ses hôtes, il était décidément le roi des idiots. Il s'empressa de poursuivre afin de s'expliquer:
- Je ne dis pas que ça ne me fait pas plaisir de vous voir après tout ce temps, ce serait faux. Mais je ne peux pas rester ici et faire semblant qu'il ne s'est rien passé alors que je suis responsable de...tout ça, fit-il en englobant la pièce d'un geste du bras. Je suis un des responsables de votre malheur, et je ne peux pas faire semblant du contraire. Alors, je suis désolé de tout briser aussi brusquement, mais pourquoi m'avoir invité?
Il laissa tomber son bras, et attendit anxieusement la réponse du moroï.

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MessageSujet: Re: Cela fait seulement un an... {Eddie & Eddard}   Dim 21 Fév - 13:08






Eddie CastileEddard McNorton
“ Cela fait seulement un an ”

Aliénor...comment était-elle ? Bien sûr, Eddard s'en souvenait, comment aurait-il pu oublier ? Mais maintenant qu'elle était partie, Eddard se sentait bien plus en adéquation avec sa fille. Étrange certes, mais au fond, cela prenait tout son sens, il la comprenait mieux qu'avant. Quand il lui reprochait d'être tout feu tout flamme et quand elle lui reprochait son stoïcisme. Quand il n'aimait pas qu'elle ait un avis sur tout et quand elle détestait qu'il n'ait pas d'avis du tout. Quand il lui reprochait de ne pas réfléchir et elle qui trouvait qu'il réfléchissait trop. Quand il lui reprochait ses paroles et elle son silence. Quand il lui reprochait son absence et elle sa présence. Deux opposés. Deux pôles d'un même aimant. Mais comme les pôles négatif et positif s'attirent mutuellement, Eddard et Aliénor étaient indissociables, deux parties d'un même tout. Aliénor n'avait jamais plus ressemblé à Eddard que quiconque et personne n'avait jamais plus ressemblé à Eddard qu'Aliénor. Elle était son alter-ego. Mais, et pour cela, c'est partout pareil, on ne se rend compte de ce que l'on a, que lorsque l'on le perd. Et Eddard avait perdu Aliénor. Et il n'aurait jamais aucune chance de la retrouver.

Aliénor, elle était morte. Elle était morte car pour la première fois, Eddard lui avait permis de sortir camper avec son Dhampir. Dhampir qui était aussi son compagnon. Dhampir qui se trouvait aussi dans la maison McNorton, un an après le drame. Eddie. Eddie qu'il s'appelle. Il disait ne pas comprendre ce qu'il faisait là, au milieu d'une famille qu'il avait détruite, brisée, anéantie. Et il n'avait pas tort... Qui avait eu le devoir de protéger Aliénor au prix de sa vie ? Qui n'avait pas empêché le Strigoï d'attaquer ? C'était Eddie... Oh... Oh mais attendez... Qui avait aussi accepté qu'Alinéor aille camper ? Qui avait refermé ses mâchoires sur la chair d'Aliénor ? Non ce n'était pas Eddie.Eddie était autant responsable qu'Eddard l'était. Et bien moins que l'était ce stupide Strigoï. Eddard entendit pouffer sur le canapé. Il se retourna en lançant un regard de haine triste vers sa femme. Celle-ci, qui tenait Eddie pour responsable, se leva puis monta. Le bruit de ses pas leur apprirent qu'elle s'était réfugiée dans son bureau. Elizabeth, elle avait toujours était odieuse avec Eddie. Encore plus depuis la mort de Aliénor dont elle tenait Eddie pour responsable. Eddard se tourna vers Eddie d'un air embarrassé.

- Excuse-moi pour cet interlude... Et bien, vois tu, en fait, j'espérais que tu...

Eddie le coupa presque. Désemparé ou presque, il passa sa main dans ses cheveux en se disant responsable de la mort de Aliénor. Il se demandait pourquoi Eddard l'avait invité. Peut être se sentait-il coupable de se tenir dans la maison où avait habité Aliénor ? Eddard lui, il comprenait. A sa place, il ne serait même pas venu. Eddard sourit tristement s'asseyant difficilement sur un fauteuil. Salope de cicatrice. Il en montra un à Eddie pour qu'il s'asseye.

- Tiens Eddie, assied-toi...

Qu'allait-il lui dire ? C'était à Eddard de prendre les devants, pas à Eddie. Eddard restait l'adulte, même si Eddie allait bientôt avoir dix-huit ans, si ce n'était pas déjà fait. Eddard allait lui enlever une épine du pied : il voulait lui enlever ce sentiment de culpabilité. Eddard serait honnête, et comme Aliénor l'aurait souhaité, il ne masquerait rien, il dirait tout. Doucement, et toujours avec ce même sourire empli de tristesse, Eddard lui dit.

- Eddie...tu sais pourquoi tu es un jeune homme formidable ?

Eddie marqua un temps et continua sans attendre de réponse.

- Parce que...même quand tu doutes, tu arrives à répondre toi-même à tes propres interrogations. Tu l'as dit, tu es un responsable de la mort de Al'. Tout comme je le suis en l'ayant laissée y aller. Tu as peut être failli à ton devoir, tu as peut être manqué à ta promesse. Mais ce n'est pas toi qui l'a tuée. Ce n'est pas toi qui a dit au s...au strigoï de l'attaquer.

Eddard marqua un temps, il écouta le silence puis reprit sa tirade.

- Tu es le meilleur jeune gardien que je connaisse. C'est pour ça que je ne te considère pas comme responsable. Parce que je le sais, tu as tout fait pour la sauver.

Il marqua un temps. Il se pencha en avant pour appuyer sur sa dernière phrase.

- Eddie, tu n'es pas un meurtrier...



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MessageSujet: Re: Cela fait seulement un an... {Eddie & Eddard}   Mar 3 Mai - 9:51

Eddie Castile a écrit:


Cela fait seulement un an


Eddard McNorton Δ Eddie Castile




Je pris une grande inspiration et essayai de me calmer. J'avais abordé le vif du sujet, enfin, et dans une seconde, Eddard me mettrait dehors. Avec raison d'ailleurs, il était chez lui, j'étais un intrus, je n'étais pas à ma place. Un rire étouffé provenant du canapé me fit tourner la tête dans cette direction. Elisabeth était assise là, dans une posture fermée qui en disait long sur ses sentiments à mon égard. Jambes croisées, bras croisés et étroitement serrés sur la poitrine, elle arrivait à se tenir le droit droit et rigide sans paraître éprouver le moindre inconfort et rivait sur moi un regard froid et haineux. Si un regard pouvait tuer, je serait sûrement mort à ce moment là. Je me sentis encore plus honteux, et plus coupable, d'avoir rendu si cynique et glaciale cette femme autrefois joyeuse et pleine de vie. Je dus la regarder trop longtemps, ou peut-être qu'Eddard intervint, car son rire jaune se stoppa brusquement. Elle se leva alors et monta les escaliers d'un pas rageur, le dot toujours droit et rigide, digne jusqu'au bout, avec le pas de ceux qui n'ont pas obtenu ce qu'ils voulaient. Le silence s'installa pendant quelques instants, jusqu'à ce que son mari pousse un long soupir, et s'excuse pour l'attitude de sa compagne. Il avait l'air d'avoir prit dix ans d'un coup, et la difficulté qu'il eut a s'asseoir me le confirmât. Je fis néanmoins mine de ne pas le remarquer, cet homme était de ceux qui ne montrent pas leurs faiblesses, issus d'un monde qui ne laisse rien passer.

Il me semblait plus vieux que jamais, à présent. La dernière fois que je l'avait vu dans cet état -dernière fois que je l'avais vu d'ailleurs- c'était juste après les événements de cet été...maudit, oui, décidément. Je l'avais croisé par hasard, dans la salle d'attente du proviseur, après un rendez-vous avec ce dernier pour faire le point sur ma situation. Eddard attendait, assis sur une chaise, les coudes posés sur ses genoux et les mains plongées dans ses cheveux, se tenant la tête à pleines mains.Il avait le regard rivé au parquet, comme s'il avait voulu mémoriser chaque détail des lambris couleur miel, je m'en souviens. Entendant la porte s'ouvrir, il avait alors relevé la tête et l'espace d'un infime instant, j'avais croisé son regard, un regard qui me hanterait durant toute l'année, partageant avec celui d'Aliénor mes cauchemars les plus sombres. Dans ce regard, j'avais vu un homme brisé, à qui l'on venait d'enlever ce à quoi il tenait le plus au monde. Dans ce regard, j'avais vu un vide, un vide immense, celui du chagrin, de la rage et de l'impuissance. Et face à ce regard, j'avais fuit. Durant une année, j'avais fuit et maintenant je me tenais devant ce même regard.

Eddard prit alors la parole, et les mots qui prononçât arrêtèrent pendant un infime instant le fonctionnement de mon esprit. Comment pouvait-il me pardonner? Je n'étais qu'un jeune sot non? Mais il l'avait fait, je le voyais dans ses yeux. Il l'avait fait. Pourquoi est ce que lui il y arrivait, pourquoi pas moi? Pourquoi est ce que le propre père de celle que j'aimais arrivait à me pardonner et pas moi? Je me rendis compte que j'avais les larmes aux yeux au moment où je repris conscience de ce qui m'entourait. Je poussai alors un long soupir et posai une question. Simple.



"Comment? Comment avez-vous fait?"


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MessageSujet: Re: Cela fait seulement un an... {Eddie & Eddard}   Jeu 2 Juin - 21:14

Eddard McNorton a écrit:





Eddie CastileEddard McNorton
“ Cela fait seulement un an ”

Aliénor. Eddard tentait chaque jour, chaque fois qu'il se levait, chaque fois qu'il se couchait, chaque fois qu'il pouvait mettre son cerveau en pause deux secondes, de se souvenir comment était sa fille. Sa plus grande peur, c'était de l'oublier. Il se savit incapable de cette tare, mais il craignait tout de même que l'âge, la sénilité et toute cette misère liée au temps ne lui fasse oublier sa fille. Et cela serait pour lui le plus grand des désastres. Oublier cette fille avec qui il aviat eut parfois tant de mal à s'entendre. Cette fille aux cheveux flamboyants qui ne faisaient que transcrire son caractère de feu. Elle lui avait tant de fois reproché le fait d'être un père absent. Présent mais terriblement absent. Toujours dans ses pensées, dans son monde et les seules fois où il s'en tirait, il la disputait et elle lui hurlait dessus. Eux deux, c'était de l'amour vache. Lui qui lui reprochait toujours de vouloir avoir le dernier mot, de mettre son grain de sel dans chaque petite conversation, d'avoir un avis sur tout. Elle lui reprochait d'être passif, et trop dur, de ne distribuer les compliments qu'au compte-goutte... En un mot, elle lui reprochait d'être un bloc de glace. Un bloc de glace borné et étroit d'esprit. Cependant, malgré tous leurs différents, il chérissait sa fille plus que tout au monde et il pleurait chaque jour son départ en catastrophe. Il avait eu beau être un père distant, il s'était tout de même toujours très bien entendu avec sa fille et avait beaucoup partagé avec elle, malgré la distance. A toujours vouloir la combler, ils avaient donné une autre dimension à leur relation. Ce n'est pas clair ? C'est normal, cela ne l'était pas pour eux non plus. Mais que dire de plus. Les relations entre père et filles sont si compliquées qu'eux mêmes ne s'en sortaient pas.

Cependant, son départ laissa un trou béant dans la poitrine de Eddard, qui n'était plus tout à fait lui même depuis son départ. Un homme maintenant plus en proie à ses sentiments. Pourquoi ne l'avait il pas été avant ? Pourquoi n'avait il pas été cet homme sensible qu'Aliénor rêvait de voir ? Pourquoi fallait-il qu'elle soit...morte avant qu'il n'ait pu se rendre compte qu'il lui était possible de changer ? Pourquoi était-ce sa mort qui l'avait fait changer ? Pourquoi est ce que la vie c'était le bazar ? Dès que ces question s'imposaient à lui, il avait envie de hurler, de tout détruire sur son passage et de tuer tous les responsables. Dont lui. Il était le premier responsable de cette sombre histoire. Certains auraient pu penser que cela était Eddie. Non. Il n'était à l'époque qu'un jeune novice, ayant tout à fait le droit à l'erreur. Cela aurait pu tomber sur n'importe qui d'autre, il avait juste fallu que cela tombe sur Eddie et Aliénor. La Strigoï ? Bon certes... Mais, sans pour autant jouer les avocats du diable, elle était en proie à ses pulsions naturelles, si toute nature persistait dans son corps froid et vide de toute animation sentimentale. Mais non, c'était Eddard, qui avait permis à sa fille d'aller camper dans la campagne...la nuit. Il aurait dû lui dire non, proposer à Eddie de se joindre à eux, pour que les deux jeunes puissent passer du temps ensemble. C'était ce qu'ils voulaient, passer du temps ensemble. C'était peut être moins bucolique mais déjà moins dangereux. Aliénor aurait hurlé tout ce qu'elle aurait pu hurlé, il ses seraient disputés autant qu'ils auraient pu se disputer. Mais, Eddard ayant toujours le deriner mot malgré le caractère de feu de la pimprenelle, elle serait encore en vie à cette heure-là. Le responsable, c'était Eddard.

Si responsable il y avait. Dans ces cas là, la mort, il ne fait pas chercher de responsable. Cela ne fait que tourner le problème dans un sens ou dans l'autre. Mais le problème demeure. C'était comme cela qu'Eddard avait fait, pour répondre à la question de Eddie. Il n'avait pas cherché de responsable. Car, il lui ferait quoi à ce responsable ? Comment le lui faire payer ? Il ne pouvait pas. La mort, mais que voulez vous ? Mort, il n'aurait pas pu repenser à ses pêchers, à ses fautes... Le laisser en vie était, si le responsable avait une conscience, pour Eddard la pire des vengeance. Si le responsable était une seule coque vide, et bien tant pis. Eddard préférait rester dans sa dignité.

- Pour faire mon deuil ? Pour te "pardonner" ?

Eddard avait prononcé le mot pardonné en imitant les guillemets avec ses index et majeurs. Il avait fait cela pour montrer à Eddie qu'il n'était pas question de pardonner. Ce n'était pas lui qui l'avait tuée, ce n'était pas lui qui avait porté le coup fatal. Et dans cette mesure là, il ne le considérait pas comme le meurtrier de sa fille. Point à la ligne, cela n'allait pas plus loin que cela.


- J'ai cessé de vouloir chercher un responsable. Sur un coup de tête, au début, je t'ai pris pour celui qui avait tué ma fille, et je n'étais pas le seul, dit il en indiquant d'un geste de la tête l'étage supérieur où se trouvait Elizabeth, mais je me suis rapidement ravisé. Ce n'est pas toi qui l'as tué. J'ai ensuite pensé que c'était moi, en l'ayant laissée sortir. Mais c'était presque aussi ridicule que de te croire responsable de tout cela... Et la Strigoï ? C'est sûrement elle...mais que faire ? Rien...dans ces cas là on ne peut rien faire... Il sourit tristement en ouvrant les mains sur ses genoux, le cœur au bord des lèvres, les larmes au bord des paupières. Cesse de te tourmenter, de tourner et de retourner le problème dans tous les sens. Eddie...fais ton deuil, laisse le responsable avec sa conscience et apaise la tienne...

Eddard marqua un temps. Il but une gorgée de sa boisson ambrée.

- Eddie, tu es un homme formidable... Ne gâche pas tout en restant bloqué dans le passé.



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