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 Quarante ans...et tu n'as pourtant pas changé {Amaëlle & Eddard}

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MessageSujet: Quarante ans...et tu n'as pourtant pas changé {Amaëlle & Eddard}   Dim 31 Jan - 19:40






Amaëlle CheverstonEddard McNorton
“ Quarante ans . . . et tu n'as pourtant pas changé ”

Faites des gosses qu'ils vous disent. Foutaises. Un gosse c'est chiant : quand c'est petit ça hurle, ça braille, ça gueule, ça pleure. C'est chiant. Quand c'est enfant, c'est chiant. Ils te font tomber un truc par là, te cassent ça (les pieds aussi) et te brisent ça aussi, on doit toujours leur gueuler dessus. C'est chiant. Et ado c'est vraiment encore pire. Les peines de cœur, les fausses rébellion "na, mais tu peux pas comprendre" et leur flemme immortelle. C'est chiant. C'est même encore plus chiant. Faites des gosses qu'ils vous disaient. Non mais sans rire, qui c'est qui les gardent ? Pas les parents hein ! Ils te foutent dans une Académie et hop basta, ils ne réapparaissent plus. Eddard ne compte même plus les nombre de parents qui ont abandonné leurs enfants à leur entrée à l'Académie. Des certains Underwood il croyait, leur mère avait dû les envoyer d'Oxford à St Vlad et plus personne. Et donc c'était le gentil personnel qui s'occupait d'eux. Sauf que des pestouilles à la Rinaldi ou à la Dragomir c'est bon hein, ça va. Eddard parcourut toutes les allées de la bibliothèque, vérifiant qu'aucun de ces cons d'élèves n'étaient cachés dans les étagères. Ils étaient capables de tout. Une fois touts les deux allées il piochait un livre et les fourrait dans sa besace. Il les aurait fini le lendemain et les remettrait dans les étagères ni vu ni connu je t'embrouille. Bref, il sortit de la bibliothèque, verrouilla à double tour et prit sa voiture pour rentrer chez lui. Peu nombreux étaient les professeurs qui n'habitaient pas sur l'école mais Eddard n'était pas considéré comme un professeur donc il s'en fichait pas mal. Il garra sa voiture sur les graviers à l'arrière de la propriété. Il entra dans la grande maison et en accrochant ses affaires il appela sa femme.

- Li' ! Je suis rentré !

Pas de réponse, ça c'était pas vraiment normal. D'habitude il l'entendait chantonner ou hurler sur le chat parce qu'il faisait encore ses griffes derrière les rideaux. Ou sinon on entendait des coups de marteau dans son établi car elle était encore en train de fabriquer quelque chose. Mais là, pas un seul bruit. Tout était éteint dans la propriété. Il alluma la lumière du couloir et, sur la table où il déposait ses clefs se trouvait un petit mot. " Je suis sortie, je reviendrai dans...bah je te dirai, de toute façon j'ai mon portable et blablabli et blablabla ! Bonne soirée ! " Génial... En plus de ne pas prévenir qu'elle sortait faire la jeunette avec ses amies en ville, elle lui donnait tout un tas de recommandations comme si il était un gosse. Ah c'en était pénible sa façon d'avoir toujours des trucs à faire. "Oui je vais voir machine" "Oui il y a une expo là bas et on me demande d'y aller parce que..." Stop ! Pose toi un peu ! Qu'est ce que c'est chiant les gens avec une vie sociale ! Ils ont tellement de gens à voir qu'on ne finit par plus les voir ! C'en était complètement illogique ! Le peu d'amis qu'il avait lui, ils étaient à l'Académie et les autres, ils ne parlaient pas sans pour autant être inintéressant et ils avaient des centaines de pages ! Eux au-moins ils ne faisait pas de coups bas. Eux ils ne s'en allaient pas, ils étaient toujours là. Eddard monta dans la salle de bain, prit une douche, se rasa, se parfuma, prit une nouvelle chemise et monta dans sa voiture. Gardienne ou pas, lui aussi ce soir il sortirait. Ce n'étaient pas seulement les femmes qui avaient le droit à ce genre de mondanités ! Et tant pis si lui aussi devenait le genre de personne chiantes car elles ont une vie sociale ! Merde à la fin ! Mais qu'allait-il faire là bas ? Aller boire un coup ? Cela ne servirait à rien, tout ce qui était autre que du sang lui donnait envie de vomir d'une force. Tant pis, il irait tout de même dans un bar et il regarderait comment vivent les humains. Les livres c'est fort bien pour apprendre de tas de choses sur eux, mais cela reste des livres et Eddard voulait voir ces humains à l’œuvre. Il s'assit sur une chaise au fond d'une salle bondée et commença à sonder. Des hommes, des femmes, avec souvent de l'alcool. Certains fumaient, d'autres se mettaient à tousser pour faire comprendre -de manière très...fine- que cela les gênaient et tout cela partait en débat politique. Les fumeurs argumentaient que si cela gênaient tant que ça, les gens n'avaient qu'à partir ! Les non-fumeurs eux, disaient que cela empiétait leur liberté et que de toute façon ils étaient dans un lieu public ! Et presque à chaque fois, les non fumeurs rassemblaient leurs affaires et partaient, la tête haute pour faire semblant qu'ils n'étaient pas du tout vexés. Est ce qu'Elizabeth avait ce genre de soucis ? Non sûrement pas, elle devait être dans un restaurant bien chic avec ses amies. Elle ne devait sûrement jamais eu affaire à des fumeurs égocentriques de ce genre. Eddard allait sortir un bouquin quand une silhouette familière passa devant la vitre du bar. Il sortit avec empressement, bousculant des gens assis, créant ainsi des exclamations tout à fait exagérées. Eddard s'en fichait, il les envoyait au diable ! Il lui avait semblé reconnaître quelqu'un et il devait absolument savoir qui c'était. La personne, une femme en l’occurrence était à peine dix mètres devant lui. Eddard fit trois foulées pour arriver à son niveau.

- Hum...excusez-moi mademoiselle, par hasard auriez-vous...

La jeune femme se retourna et il la reconnut. Amaëlle. Que faisait-elle là ? Et...elle n'avait pas bougé d'un cil. Toujours la même magnifique jeune femme qu'elle était lorsqu'ils s'étaient quittés il y a de cela au moins quarante ans. Il jeta un coup d’œil à ses yeux, une Strigoï. Cela le rendit triste mais il était tellement hypnotisé par le fait de la retrouver qu'il n'y prêta presque pas attention.

- Tu...tu es aussi belle que la dernière fois Ama...quarante ans...et tu n'as pourtant pas changé...

C'était la seule pensée qu'il avait réussi à dire tout haut. Car tant de questions se bousculaient dans sa tête. Mais à présent, qu'allait-il bien pouvoir lui dire ? Qu'allait-elle lui répondre ? Avait-elle changé ? Sûrement.

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MessageSujet: Re: Quarante ans...et tu n'as pourtant pas changé {Amaëlle & Eddard}   Lun 22 Fév - 15:04

Quarante ans... Et tu n'as pourtant pas changé
Amaëlle & Eddard

Le fleuve tranquille de la vie est une illusion faite pour rassurer les faibles. Dans la vie, il y a des rebondissements, des moments tragiques, des moments de bonheurs, des instants magiques et intenses... Et il y a les désillusions qui nous font retomber en enfance, le premier jour où la vie a pu nous trahir... Ce jour ne sera pas le dernier, c'est le début d'une longue série...

Que faire ce soir ? Il y avait tellement de possibilités, tellement de joueurs possibles, tellement de jeux… J’avais déjà démarré mais j’avais fini assez déçue. Je baisse mon regard sur le garçon à mes pieds, une vingtaine d’année mais certainement pas la force de la jeunesse comme on le disait haut et fort. A peine avait-il perdu son premier doigt qu’il avait commencé à hurler… Pourtant, j’avais été assez douce finalement, j’avais fais en sorte que son doigt se détache doucement… Il faut dire que j’avais eu des projets pour ce doigt mais finalement, je n’avais pas pu. Etait-ce la douleur qui l’avait poussé à l’évanouissement ? Ou la promesse que je lui ferais manger ce doigt ? Je n’en sais rien mais à son réveil, le monsieur avait eu une réaction extrêmement décevante, ayant décidé que se suicider était une bonne idée… Pourquoi me priver de ta douce présence mon ange ? Je n’en sais rien, mais du coup, je vais devoir trouver une autre cible, un autre jouet…
Je m’occupe de prendre le cadavre d’un bras, le jetant dans la benne à ordure. Il y aura besoin d’un peu de temps pour retrouver le macchabé mais disons que ça sera ma petite vengeance pour m’avoir empêché de jouer. Je referme la benne et quitte la ruelle. Il est maintenant l’heure de réfléchir à ma prochaine action… Jouer ou travailler ? Entre mes rencontres assez torrides avec Willow et mes massacres avec Lucas, je commençais à être légèrement à court de vêtements… Si quatre tenues sont suffisantes pour dire que je suis à court. A dire vrai, il me restait quatre fois la même tenue (et une robe, mais je n’en avais pas grand-chose à foutre des robes, en dehors de certaines occasions…) : un pantalon de cuir, des bottes montantes avec des lacets, un débardeur rouge et une veste en cuir. Me manquait plus que je me promène avec ma moto pour être dans le cliché total… Mais c’était assez amusant de voir la réaction de ces messieurs face à moi. Laissez tomber, j’avais déjà mes deux petits mortels avec moi (en la présence de Willow et Erik), je n’avais pas besoin de plus…

Je me retrouve dans la rue piétonne et j’avance au milieu de la vaste foule. Je sais où aller, mon en-cas sera pour plus tard. Je connais le jeun, j’ai déjà mangé hier, je pourrais m’en passer aujourd’hui s’il le fallait… Mais je n’allais pas me priver, il me suffirait juste d’aller assez vite à la caisse. Même si je continue à avancer, j’entends des bruits de pas trotter derrière moi et apparemment, on s’adresse à moi… Je pourrais tout simplement continuer mon chemin, j’ai cette idée en tête, mais cette odeur me rappelle quelque chose… Alors je me retourne pendant qu’il parle et croise son regard… Eddard. Quelle surprise. Bonne ou mauvaise ? Je n’en ai aucune idée pour l’heure mais je m’en serais bien passée. Cela fait tellement d’années… Et je retrouvais le premier homme à avoir partagé mon lit, un homme qui avait bien changé, qui avait subi les ravages de l’âge… Sois gentil Eddard, ne me pose aucune question sur Emrys ou Ethaniel, tu n’apprécierais pas forcément les réponses. Visiblement, il doit entendre ce à quoi je pense car il ne fait que pointer une évidence… Evidemment mon ami, je suis maintenant une immortelle, même toi tu dois t’en rendre compte…

« Tu as par contre vieilli. Et on dirait également que tu t’es marié. »

Je désigne du menton sa main et son alliance. En temps normal, j’aurais fais demi-tour, je ne touchais pas aux Moroïs mais Eddard faisait parti de mon ancienne vie. Et je ne souhaitais pas avoir à le tuer pour m’avoir recroisé, car il connaissait une part de mon passé et j’avais quelques ennemis… Mais je le tuerais, si jamais il m’était dangereux. Pourtant, la seule façon de le savoir, cela serait de lui parler… Alors autant rester.
Je m’avance un peu plus, me retrouvant à même pas un mètre de sa personne. A quoi ressemblons-nous pour des ignorants ? Un vieil homme de 60 ans, une femme d’une trentaine d’années… S’ils comprenaient la vérité, ils seraient surpris. Je lève ma main pour la poser sur sa joue, ridé par la vie, atteinte par celle-ci… J’avais caressée cette même peau une quarante d’années auparavant et il avait été bien plus jeune, plus beau ? Je n’en sais rien… Mes goûts n’ont pas changés mais lui a changé. Mes yeux croisent de nouveau les siens pendant que je laisse retomber ma main. Vois-tu dans mes yeux mes récentes aventures ? J’ai bien changé depuis la dernière fois, fais des tas de choses dont tu ignores tout… Oublie tout de l’ancienne Amaëlle, je suis quelqu’un d’autre.

« Habites-tu dans cette ville ? »

Le hasard nous aurait-il réuni ce soir ? Ou serait-ce pour des jours encore ? J’espère me tromper et que tu ne sois qu’en visite, il me serait facile de savoir comment agir, je n’aurais qu’à t’hypnotiser pour que tu m’oublies… Mais quelque chose me dit que le reste de la soirée ne sera pas aussi simple.

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MessageSujet: Re: Quarante ans...et tu n'as pourtant pas changé {Amaëlle & Eddard}   Lun 7 Mar - 13:51






Amaëlle CheverstonEddard McNorton
“ Quarante ans . . . et tu n'as pourtant pas changé ”

"Eddard McNorton avec Amaëlle Cheverston. Tenez, prenez cette enveloppe. Les informations relatives au Moroï dont vous avez la responsabilité sont à l’intérieur." Ces mots raisonnaient dans sa tête. C'était il y avait quarante ans. Eddard rencontrait Amaëlle, une jolie dhampir aux longs cheveux marrons et aux yeux verts. Elle fut son premier amour, la première femme à vouloir dans son lit. Elle fut aussi l'objet de son premier chagrin d'amour. Deux mois plus tard, il quittait la France, le cœur brisé. Il se maria et eut deux filles. Fin de l'histoire. Il ne reverrait plus jamais Amaëlle. Elle s'était mise avec un connard d'Ivashkov. Cela devait être de famille. Sauf peut être Adrian...Enfin bref là n'était pas la question. Vu ce qu'était devenue AMaëlle, cet enfoiré ne devait pas y être allé de main morte en matière d'atrocités. Est ce que c'était lui le responsable de ces cercles rouges qui altéraient la beauté de ces magnifiques yeux verts ? Peut être... Mais si c'était le cas il ferait quoi Eddard hein ? Rien, nous étions bien d'accord. "Eddard McNorton avec Amaëlle Cheverston. Tenez, prenez cette enveloppe. Les informations relatives au Moroï dont vous avez la responsabilité sont à l’intérieur." Eddard avait quitté la France avec le sentiment qu'il ne reverrait plus Amaëlle. Et au fil de ces quarante années, ce sentiment s'était amplifié. Pourtant, il l'avait remarquée en un seul coup d’œil, comme si il l'avait attendue depuis tout ce temps. Oui elle était là, devant lui, toujours aussi jeune, et malgré sa peau devenue terne, ses cheveux ayant perdu de leur éclat et les cercles rouges autour de ses pupilles, Amaëlle était toujours aussi belle. En fait, c'était ce qui l'avait le plus marqué en a voyant, le fait qu'elle soit toujours aussi belle. Il le lui fit remarquer. Elle posa en réponse sa main sur sa joue. Ce contact qui le propulsa quarante ans en arrière le fit tressaillir. La première fois que ce contact avait eu lieu, la peau d'Eddard n'était pas si ridée, si flasque. Et la main d'Amaëlle était chaude. Elles ne l'étaient plus. Elle laissa retomber sa main. Eddard se retint de grommeler et se fit violence pour ne pas la reprendre dans la sienne. Inconsciemment, il avait toujours rêvé de retrouver Amaëlle. Peut être pas aussi jeune, mais il avait souhaité la revoir. Il avait souhaité redevenir faible. Elle l'avait rendue faible dans un sens. Et il avait souhaité réitérer ce sentiment. Elle lui fit remarquer qu'il avait vieilli. Oui Ama...et c'est bien là le problème. Toi tu seras éternellement jeune. Eddard lui ne manquera pas de vieillir puis de se faner. Il ne répondit rien. Que répondre à cela ? Il fuyait son regard. Parce que ses yeux cerclés de rouge le mettaient mal à l'aise et aussi car il devait se faire violence pour ne pas s'effondrer. En attendant il regardait le monde tourner autour de lui. Tout s'effondrait, sa volonté d'oublier son premier amour vola en éclat... Amaëlle brisa le silence en lui demandant si il vivait à Missoula. Eddard sourit tristement, il avait prévu d'aborder ce sujet bien plus tard. Mais il voulait lui parler franchement, comme lorsqu'ils étaient jeunes.

- Je suis arrivé juste après...juste après être parti de France. Juste après ton diplôme.

Désolé...désolé Amaëlle qu'il en parle. Cela lui fait du mal d'en parler... Mais il en abesoin... Comprend-le, il a gardé le silence pendant quarante ans. Une question lui brûlait les les lèvres : m'aimes tu encore ? Non. Non pas cette question. Il avait Elizabeth qu'il aimait aussi. On ne pouvait pas aimer deux personnes à la fois. Et puis Amaëlle...il ne l'avait pas vue depuis quarante ans. Comment pouvait-il encore l'aimer comme lorsqu'ils étaient jeunes ? Les amours se fanent... Mais...et ce palpitement dans sa poitrine ? Non...ce n'était pas de l'anxiété liée aux sentiments amoureux. Non, il ne savait pas ce que c'était mais ce n'était certainement pas ça. Pour masquer son trouble -lié à ces retrouvailles ?- il lui retourna la question.

- Et toi...que fais-tu là ?

Mais cela cachait une autre question qui lui brûlait autant les lèvres que "m'aimes-tu ?"...Pourquoi était-elle aussi jeune ? Qui lui avait fait ça ? Il regardait toujours le sol. Il respira profondément, ferma les yeux puis regarda Amaëlle, en faisant abstraction de ses yeux.

- Qui t'a fait ça...?  

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MessageSujet: Re: Quarante ans...et tu n'as pourtant pas changé {Amaëlle & Eddard}   Lun 4 Avr - 0:09

Quarante ans... Et tu n'as pourtant pas changé
Amaëlle & Eddard

Le fleuve tranquille de la vie est une illusion faite pour rassurer les faibles. Dans la vie, il y a des rebondissements, des moments tragiques, des moments de bonheurs, des instants magiques et intenses... Et il y a les désillusions qui nous font retomber en enfance, le premier jour où la vie a pu nous trahir... Ce jour ne sera pas le dernier, c'est le début d'une longue série...

Que fais-tu là, mon tendre ami ? Pourquoi es-tu devant moi ? Pourquoi ne fais-tu pas demi-tour ? Tu représentes une part de mon passé, une part d’un passé qui aurait du être révolu mais qui revient me mordre les fesses avec ta présence. J’ai tant donné pour tout oublier, pour me reconstruire sur de nouvelles bases et te voilà devant moi… Toi qui me rappelle celle que j’avais été, celle qui avait été assez faible pour se laisser abuser, celle qui ne disait rien, celle qui était faible. Je ne peux pas t’en vouloir de me rappeler ses souvenirs, tu n’y ais pour rien, mais je peux t’en vouloir de ne pas bouger. Bouges de là, Eddard, avant d’être entraîné dans un univers que tu ne souhaites pas connaître, le mien…
Ma main s’élève, touchant doucement ta peau. Un contact qui me ramène un peu plus à cet honni passé. Je souhaite l’oublier et pourtant, par ce contact, je m’en approche un peu plus. Le pire, c’est que je deviens volontairement plus proche de toi. Dois-je te tuer ou dois-je te faire tout oublier ? Peut-être dois-je juste faire demi-tour ? Mais je te connais, tu peux être obstiné quand tu le souhaites. Si je fais demi-tour, tu me poursuivras juste, comme tu l’as fait tout à l’heure. Dans quoi t’es-tu enchâssé Eddard ? Dans quel bourbier viens-tu de nous entraîner ?

Tu me trouveras surement insensible, mais c’est celle que je suis devenue… Quand je te pose la question, de savoir si tu habites ainsi, je ne veux pas connaître ton état de santé ou ta vie, je veux surtout savoir comment j’agirais ensuite. J’ai toujours été du genre guerrière, fonceuse mais réfléchie en même temps. Je prends le temps d’avoir les informations mais je n’hésite pas à foncer dans le tas ensuite. Les informations que tu me communiques… Cela fait tellement d’années que tu es ici… Décidemment, je n’aurais jamais du revenir dans cette ville, les ennuis me poursuivent un peu partout. Je suppose que je peux oublier l’hypnose maintenant, je serais très certainement amenée à te recroiser. Eddard, on dirait que tu m’entraînes tout droit vers les ennuis, mon cher ami. Je veux éviter de te tuer, mais je ne peux pas t’hypnotiser… Et pourtant, tu connais bon nombre de mes faiblesses. Du moins, de mes anciennes faiblesses, mais qui sait jusqu’à quel point j’ai pu les amener dans ma nouvelle vie…

Tu reprends la parole, amenant mon regard à croiser le tien. Ce tressaillement de ta part… Ainsi mes prunelles te sont dérangeantes ? C’est pourtant ma nouvelle nature, il faudra t’y faire, aucun retour en arrière n’est possible. Je suis ton ennemie, ton immortelle ennemie, tu es mon ancien ami, mon ancien amant… Mais je ne sais pas ce que tu es actuellement.
Ce que je fais là Eddard ? J’ai tellement de réponses à te fournir. Je venais retrouver Emrys, je venais rendre visite à Adalrik, je cherchais ma fille, j’amenais ma création vers sa famille… Aucune réponse n’est exacte, elles le sont toutes. Mais qu’est-ce que je peux réellement te dire, Eddard ? Jusqu’où puis-je te faire confiance ? Je ne sais pas, je ne peux pas en juger, pas encore. Nos corps ne se touchent plus, mais je sens la chaleur de ton corps. Attends-tu ma réponse ? Peut-être, mais je suis désolée, tu n’obtiendras rien de moi, je ne peux rien te révéler, pas pour l’instant… Et tu reprends la parole, même si tes propos ne sont pas forcément mieux. Me demander qui est responsable… Il n’y a aucune réponse qui soit correcte, encore une fois…

« Si tu me demandes qui m’a transformé en Strigoï, c’est Emrys, mais ce n’est pas lui que tu dois prendre pour responsable. »

Si un responsable, il y a, ça sera uniquement Ethaniel Ivashkov. C’est à partir de lui que tout est parti à l’envers, que ma vie est sorti de son axe… Mais il est mort maintenant et nous sommes vivants, alors quelle importance finalement ? Oui, il est l’heure d’arrêter de ressasser le passé, d’avancer… Le départ d’Emrys m’a appris cela. Je regarde droit devant, j’arrête de regarder derrière, même si je continue à poursuivre ma chimère, à tenter de retrouver ma fille…
Je tourne de nouveau mon regard vers lui, me reprenant, je l’observe comme une première fois, redécouvrant derrière ses traits changés par l’âge, le visage de l’homme que j’avais apprécié bien plus que je ne l’aurais du en tant que gardienne. Aurais-je du te suivre ce soir là ? Peut-être, cela m’aurait évité ce viol, ces années de souffrance… Mais je ne regrette rien pour autant, je ne laisse pas les regrets ou les remords empoisonnées ma vie alors tu n’en verras rien dans mes yeux si tu arrives à les croiser.

« Je ne sais pas à quoi tu t’attendais en me recroisant mon ami, mais je te conseille de faire demi-retour, de retrouver ton gardien puis ta femme. Oublies m’avoir croisé, oublies notre passé pour te concentrer sur ton futur. C’est le seul cadeau que je peux te faire dans l’état actuel des choses. »

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MessageSujet: Re: Quarante ans...et tu n'as pourtant pas changé {Amaëlle & Eddard}   Jeu 2 Juin - 19:09






Amaëlle CheverstonEddard McNorton
“ Quarante ans . . . et tu n'as pourtant pas changé ”

Amaëlle était une Strigoï, elle ne serait plus la jolie dhampir qui n'avait jamais vraiment eu froid aux yeux. Enfin, c'est comme cela que Eddard s'en souvenait : une dhampir qui ne se laissait pas marcher sur les pieds, alors que lui même, toujours plongé dans ses bouquins préférait la fuite dès que quelqu'un réussissait à le sortir de sa cachette. Oui, lui c'était opération cache cache et Amaëlle, plutôt attaque de front. Du moins c'était comme cela qu'il s'en rappelait et peut être que c'était complètement erroné. Et si c'était le cas, pitié que personne ne le lui dise, la vue de Amaëlle en Strigoï l'avait ébranlé, alors lui dire que sur quoi il se basait, c'était faux, l'aurait complètement détruit. Qui lui avait fait ça ? Cette immondice qui se déroulait sous ses yeux. Amaëlle...tu n'aurais jamais dû accepter. Un dhampir ne peut pas être transformé par erreur. Il doit être consentant. Ta vie était-elle si...mauvais que cela ? Pourquoi n'as-tu pas rejoint Eddard ? Lui qui n'avait attendu que cela... Certes, il est plus facile pour un Moroï de faire ce qu'il lui chante, de vivre sa vie comme il le souhaite. Il comprenait que pour un Dhampir, et qui plus est, un Gardien, cela était beaucoup plus compliqué, que le sens du devoir et des responsabilité le retenaient, et "qu'ils passent avant tout", avant même leur propre vie... Mais Amaëlle était forte, pourquoi n'avait-elle pas fui celui qui avait provoqué cela ? Eddard ne comprenait pas.

Les gens disaient que se transformer en Strigoï était une solution. Eddard n'y croyait pas un mot. L'amour est la réponse universelle. Pas la barbarie, le sang et la violence. Il reste toujours une solution. On veut échapper à la folie par le moyen le plus simple... C'était ce qu'on lui avait dit pour Sonya Karp, une ancienne professeure qui avait préféré la non-mort plutôt que de vivre éternellement entre les griffes de l'esprit. Mais Amaëlle ne vivaient pas dans celles-ci. Dans quelles griffes vivait elle donc pour en finir ainsi ? Et qui avait fait cela ? La non-mort... Emrys... Eddard ne se souvenait plus vraiment si il connaissait cette personne ou pas. Mais il la détestait. Il avait tué son Amaëlle pour en construire une autre. Une Amaëlle qui gardait, à quelques détails près la même apparence, mais dont l'intérieur avait été tout à fait retapissé. On garde les fondations et on reconstruit tout. L'enveloppe était la même, le contenu tout à fait différent. Au plus grand désarroi du vieux Moroï qui sentait son passé s'effriter comme les pierres calcaires de l'Ecosse de son enfance. Non, Eddard ne l'acceptait pas, même si Amaëlle lui disait de ne pas le prendre pour responsable. Bien entendu... Eddard soupira, se mordant l'intérieur de la joue pour éviter de crier. Il ne répondit pas.  Que répondre à cela de toute façon ? Le mal était fait, il ne pourrait jamais la faire revenir en arrière. Cependant, sachant qu'elle était à Missoula, vivante et Strigoï... Non, il ne pourrait jamais l'oublier, faire son chemin seul, faire en sorte de ne plus jamais la recroiser. Cette vision, d'elle en Strigoï, cette rencontre, ces retrouvailles aussi tourmentées le hanteraient jusqu'à la fin de ses jours, il ne pourrait pas oublier. Il ne pourrait pas faire son chemin seul. Et encore moins faire en sorte de ne plus la croiser, au point de l'oublier. Non, elle ne pouvait pas le lui demander. Elle avait été sa partie de sa vie la plus belle et la plus joyeuse, comment pouvait-elle lui demande cela ? C'était impossible pour lui de faire cela.

Tu ne peux pas me demander de faire cela Amaëlle. Je ne pourrai pas...

C'était pathétique. Il se trouvait pathétique. Il était pathétique. Il ne pensait jamais la revoir. Et si jamais, ô grand jamais il avait pu la revoir, il avait éspéré la trouver...plus vieille, moins jeune. Et les yeux normaux. Pas Strigoï. Pourquoi était-elle ainsi ? Emrys ? Elle avait répondu trop facilement pour que ce soit seulement lui. Il devait y avoir quelque chose derrière tout cela pour qu'elle réponde ce nom si facilement.

Amaëlle...qui t'a réellement fait cela ?


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