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 Il paraît que la gourmandise est un défaut

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MessageSujet: Il paraît que la gourmandise est un défaut   Lun 18 Jan - 2:00

Il paraît que la gourmandise est un défaut
Emma et Bastian


Les crimes, les os, la chair, le sang, c’est vrai que c’est bien amusant, mais étonnement mon travail me manque déjà. Debout dans cette chambre d’hôtel pleine de sang, je me retourne vers la belle femme blonde allongée dans le lit alors que j’ai terminé de me préparer. On dirait qu’elle est encore vivante, étonnant. Pourquoi étonnant ? Laissez-moi un peu vous décrire la situation. Elle est allongée sur ce lit, nue, les bras suspendue au-dessus de sa tête et attachées ensemble aux barreaux du lit avec des menottes en velours, on fait avec ce qu’on a. A tous les hommes amoureux des femmes, arrêtez-vous en-là, car la description suivante est destinée aux grands bourreaux. Le lit est recouvert de sang, mais je vous rassure, ce n’est pas parce qu’elle est dans sa période apocalyptique, enfin je ne sais pas si ça vous rassure en fait. La peau de son ventre a été précautionneusement retirée en partant de son nombril jusqu’en dessous de sa poitrine. J’ai ensuite tiré sur les os de sa cage thoracique pour mieux l’ouvrir sans les briser pour autant, disons simplement que je les ai déformé pour avoir plus de liberté. Quant à ses organes, j’ai... Oups, je crois que je viens d’en perdre certains d'entre vous, je ferais peut-être mieux de m’arrêter là. Mais si vous voulez tout savoir, il n’y a que ses seins qui ont été épargnés, mise à part quelques morsures évidemment, sinon je laisse toujours le meilleur atout de ma cible intact et pour elle il n’y a pas à dire, je n’ai pas goûté à des seins si délicieux depuis bien longtemps. Mon regard posé dans le sien alors qu’elle a des difficultés à respirer, j’engage la conversation avec elle.

- Encore vivante on dirait. A ton avis, tee-shirt ou chemise ? Tu as raison, le tee-shirt c’est beaucoup mieux pour voler, moins de risque qu’un bouton se prenne dans quelque chose. Il paraît que le château des strigoïs regorge de tout un tas de trésors, il serait temps d’aller voir ça par moi-même. Essaies de tenir le coup jusqu’à mon retour, je te ramènerai un petit cadeau, ça te ferait plaisir ? Oh ne me remercie pas, je me suis bien amusé avec toi ce soir alors je suis heureux de pouvoir te faire ce cadeau.

C’est vrai, elle ne me répond pas, enfin elle aimerait peut-être mais elle n’y arrive pas, ça ne m’empêche pas de discuter avec elle pour autant. Il faut toujours instaurer de la communication entre un bourreau et sa victime, ça nous donne un côté plus détendu et au moins la victime a l’illusion de servir à autre chose qu’un punchingball et je crois que ça fait toujours du bien au moral de savoir qu’on peut être multifonctions. J’enfile ma veste, cette fois je suis fin prêt à partir. Je m’avance vers ma tendre proie et l’embrasse sur la joue, ce qui lui arrache un nouveau cri de souffrance.

- Ne t’en fais pas, si tu survis on arrangera tout ça à mon retour. Mon sang te guérira et on recommencera... Encore et encore.

J’esquisse un mauvais sourire avant de la quitter alors que de nouvelles larmes coulent sur ses joues et la brûlent un peu plus. Je referme à clef la porte de l’hôtel derrière moi et me voilà parti vers ce fameux château alors que les rayons du soleil se couchent enfin. Je fais rapidement le tour des lieux, essayant de chiffrer le nombre de strigoïs que mes sens me permettent de repérer. C’est qu’ils ne sont pas si nombreux que ça pour un si vaste château, ou alors ils sont tous de sortis, ce qui m’arrange bien. J’entre par une fenêtre qui conduit aux sous-sols, assez glauque comme endroit mais on doit bien s’y amuser la journée. Je ne perds pas mon temps ici, en dehors de bouteilles d’alcool il n’y a pas grand-chose qui ait de la valeur. En revanche quand on remonte au rez-de-chaussée, c’est tout autre chose. J’ai presque envie de siffler devant toutes les beautés que je repère, mais ne gâchons pas mon infiltration bêtement.

En général je ne suis pas gourmand, je sais que c’est ce qui mène à la perte, mais là... Quitte à être dans la caverne d’Ali baba, autant en profiter comme il se doit. Plutôt que de me contenter d’un seul trésor, je m’empare d’un grand sac poubelle noir que je trouve dans la cuisine et glisse dedans tout ce qui me paraît le plus cher et croyez-moi je m’y connais, ce n’est pas forcément le plus brillant qui vaut de l’or. Je me fige huit bonnes secondes lorsque je tombe face à face à ce tableau. Un Picasso, un vrai, je veux dire l’original, le genre de tableau qui vaut des fortunes et devrait se retrouver bien gardé dans un musée. Mon sac plastique posé sur l’épaule, je sais qu’il ne me reste plus de place dedans. Tant pis, je le prendrais à la main et je sors d’ici, de toute façon je leur ai volé bien assez de choses comme ça. Je m’empare du tableau et m’apprête à partir lorsque j’entends un raclement de gorge derrière moi. Pris en flagrant délit on dirait, ça m’apprendra à avoir été si gourmand. Je me retourne vers la source, observant une magnifique brune devant moi, les mains posées sur la taille et l’air de se demander à quoi je joue. J’esquisse mon plus beau sourire à la demoiselle et prends la parole comme ci de rien n’était.

- Bien le bonsoir belle Aphrodite, vivez-vous dans ce château ? Parce que si ce n’est pas le cas on peut toujours s’arranger, je vous laisse le sac et je prends seulement le tableau. Je peux aussi vous promettre la meilleure nuit de votre vie en échange de votre silence.

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MessageSujet: Re: Il paraît que la gourmandise est un défaut   Mar 19 Jan - 2:22


Il paraît que la gourmandise est un défaut


J’ai décidé de profiter de cette soirée où je suis quasiment seule au château afin de passer une étape importante de ma vie de Strigoï... une étape qui déterminera une bonne partie de mes choix à venir. J’ai fait les cent pas toute la journée, me promettant de prendre ma décision finale avant l’aube. Cette nuit, soit je me décide enfin à aller de l’avant en acceptant de vivre et de ressentir pleinement chaque décision que je prendrai avec les conséquences qu’elles impliqueront, soit je demeure à jamais celle que je suis aujourd’hui tout en ayant conscience que je me priverai peut-être un jour d’une nouvelle forme de bonheur. Deux décisions complètement radicales pour lesquelles j’ai longuement pesé les pour et les contre. Je ne l’aurais sans doute pas fait si les derniers événements ne m’y avaient pas forcé. D’un côté, il y a l’exemple de Lucian et d’Isallys, qui sont peut-être les seuls à être parvenus à me faire reconsidérer mon opinion sur la vision que j’avais du bonheur. D’un autre côté, il y a également Gabriel, pour lequel je dois bien avouer ne pas supporter la relation qu’il a avec cette Moroï, mais qui semble également avoir trouvé le bonheur à sa manière. Mes deux partenaires d’autrefois sont beaucoup plus ouverts sur leurs sentiments qu’ils ne l’étaient par le passé. Ils ont en quelque sorte changé tout en restant les mêmes, en fin de compte je dirai qu’ils ont évolué. Et moi ? Où en suis-je aujourd’hui dans tout ça ? Toujours coincée entre mon passé et mon présent.

J’ai mis des mois à me dire que j’étais prête à aller de l’avant et essayer à mon tour d’opter pour un nouveau tournant de ma vie, mais c’est à croire que le destin a choisi de se jouer de moi et qu’il n’a pas fini de me faire payer ce que j’ai fait. J’ai beau avoir tout essayé pour l’oublier et passer à autre chose, voilà que j’apprends aujourd’hui qu’il est peut-être encore en vie... Si c’est le cas et que Julian est réellement devenu un Strigoï, il me faudra le tuer une seconde fois. Mais serais-je capable de refaire ce que j’ai fait si mes sentiments viennent obscurcir mon jugement ? J’ai dû renoncer à tout pour le tuer une première fois, je ne suis pas sûre qu’il puisse en être autrement encore aujourd’hui. Julian... Julian... Je ne suis même pas sûre que tu sois encore en vie mais même malgré ça tu parviens encore à me pourrir l’existence. Je suis sûre que tu dois bien t’amuser si tu vois tout cela de là où tu te trouves. En fait, je suis sûre que c’est ta vengeance, mais tu sais quoi, j’en ai marre de te faire ce plaisir ! Je vais réussir à t’oublier, d’une manière ou d’une autre. Je ne suis plus à toi.... Je suis libre. Après tout, vivant ou mort, je n'ai pas entendu parler de lui depuis ces quatre derniers siècles, alors il est peu probable qu'il en soit autrement aujourd'hui. Ma décision est prise.

Assise sur mon lit en débardeur et short en jean, je croise mes jambes en tailleur et ferme les yeux, avant de commencer à vider mon esprit. Il existe certains types de méditation qui s’avèrent très efficaces, et c’est ainsi que j’ai recours à l’un d’eux. Il est temps de briser les barrières qui me retiennent depuis si longtemps. Je reste ainsi quelques minutes... ou peut-être des heures je ne sais pas vraiment. Je finis par remonter jusqu’à ce fameux jour où j’avais décidé de faire taire mes émotions. Il est temps à présent qu’elles reviennent... Lorsque j’ouvre les yeux, j’ai le simple réflexe de regarder autour de moi, comme pour voir si quelque chose avait changé. Je n’en ai pas vraiment l’impression à vrai dire, mais je sais que c’est fait néanmoins. Il est juste encore trop tôt pour m’en apercevoir, mais j’imagine que je m’en rendrai compte d’ici peu. Je me relève lorsque j’entends soudain un bruit provenant du salon. Etrange... tous les Strigoïs sont de sortie ce soir, et je ne sens pourtant pas la présence ni d’un Moroï, ni d’un gardien, ni d’un humain. Je décide d’aller voir de quoi il en retourne et descends l’escalier sans bruit pour apercevoir alors un spectacle des plus incroyables se dérouler juste devant moi... Un Strigoï en train de nous voler ! Non mais je rêve. La situation est en fait très amusante, d’autant plus lorsque je me mets à imaginer le genre de leçon que je vais bien pouvoir donner à celui-là pour lui passer l’envie de nous voler. Un sourire amusé du coin des lèvres, je dépose mes mains contre ma taille et j’émets un petit raclement de gorge afin que le voleur s’aperçoive qu’il n’est plus seul. Celui-ci se tourne alors vers moi et m’adresse un discours encore plus surprenant que son acte de ce soir. Belle Aphrodite... Il est vraiment mal tombé... Mais j’admets que cela aura au moins eu le mérite de distraire ma soirée.


- Ravale tes paroles d’Apollon et repose ce Picasso là où tu l’as trouvé et peut-être que tu auras une chance de pouvoir repartir d’ici sans que je ne t’abîme trop.

Au moins le décor est planté. Eh oui mon cher, je connais également les oeuvres d’art ainsi que leur valeur. Je garde mon sourire sarcastique du coin des lèvres, ne quittant pas le Strigoï des yeux. C’est la première fois que je le croise à Missoula. Il doit sans doute être arrivé depuis peu, surtout pour avoir eu la présence d’esprit de penser qu’il pourrait nous voler et s’en tirer sans problème. Je parie qu’il ne s’attendait pas à être pris en flagrant délit par une femme. Je désigne le sac du regard.

- Bien entendu, cela vaut aussi pour le sac. Alors, est-ce que notre voleur du soir a un nom ? Je suis certaine que tu avais une très bonne excuse pour tout ça et par chance, il se trouve que je m’ennuyais justement ce soir. Pose moi tout ça et n’essaie pas de me doubler ou je t'arrache un bras, je vois le bibelot qui ressort de ta poche.

Il n’est pas donné à tout le monde d’assister à une scène de vol par un Strigoï à vrai dire, c’est même plutôt rare étant donné qu’ils n’ont souvent qu’à prendre et se servir. Pourquoi donc venir voler un château de Strigoïs alors que le monde regorge de richesses ? Je dois bien avouer que sa personnalité m'intrigue. Alors en attendant que je décide de son sort et puisque je ne suis pas de sortie ce soir, autant voir un peu le genre de Strigoï qu’il est.

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MessageSujet: Re: Il paraît que la gourmandise est un défaut   Mer 20 Jan - 12:48

Il paraît que la gourmandise est un défaut
Emma et Bastian


Au fur et à mesure que le sac se remplis, je me dis vraiment que je devrais m’arrêter et partir de là tant que je ne me suis pas fait repérer. Ce n’est pas dans mes habitudes d’être si gourmand, mais j’admets que bien des trésors de ce château m’ont obnubilés et je culpabiliserai de les laisser là uniquement pour servir de déco. J’en arrive finalement au moment où je n’ai plus de place et donc l’heure pour moi de déguerpir d’ici. Je m’empare de ce tableau qui vaut des millions et suis sur le point de disparaître lorsqu’une belle femme attire mon attention. On dirait que je me suis fait prendre, mais lorsque je vois la splendide créature qui s’offre à moi, je me dis que je n’aurais aucun problème à ce qu’une telle femme me punisse. Non mais regardez là, dans ce débardeur qui sculpte à merveille sa poitrine et ce petit short en jean moulant, son corps est à tomber, je lui retirerai bien ces tissus inutiles pour la contempler dans sa plus simple mais aussi plus belle tenue. Je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire charmeur en la regardant, oubliant presque le fait que je viens de me faire prendre en train de voler mais ses paroles me remettent bien vite dans le droit chemin, ou pas d'ailleurs...

- Je ne serais pas contre qu’une femme comme vous m’abîme à vrai dire.

Les femmes sauvages j’adore ça et toi tu m’as l’air d’être pleine de caractère. Dois-je préciser en revanche que je ne suis pas le genre d’homme à se laisser faire ? De toute façon tu le remarqueras bien assez tôt. Dis-moi ma belle Aphrodite, que dirais-tu de nous lancer dans une danse violente et de finir avec un collé-serré entre ton corps nu et le mien ? Pour ma part je trouve l’idée plus que tentante, mais je parviendrais à te convaincre, tu verras. J’aime lorsqu’une femme me résiste, mais je sais aussi comment les faire craquer. Je repose le Picasso comme elle me l’a demandé, je veux bien faire abstraction de toute cette richesse si en échange je peux avoir ton corps.

- Je préfère le terme d’exploiteur et je me nomme Bastian Keller, enchanté de faire la connaissance d’une femme aussi sexy que vous. On dirait que c’est à votre tour de vous présenter, quoi que vous nommer belle Aphrodite me plaît assez.

Mais apparemment avant de m’offrir son nom, on dirait bien que je vais devoir reposer tout ça. J’en ai presque que le cœur brisé, mais j’ai toujours placé les femmes au-dessus de la richesse, alors je finis par m’exécuter, usant de ma rapidité de strigoï pour reposer tout ce qu’il y a dans ce sac exactement où je les ai pris avant de reprendre ma place devant la beauté fatale qui se trouve devant moi. Si maintenant madame est contente, on dirait que nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses. Sauf qu’elle me parle du bibelot dans ma poche. Oh, c’est vrai, je l’avais presque oublié celui-là. Je pose mon regard dessus, le sortant de ma poche et le lançant en l’air pour venir le rattraper d’une main ferme avant de relever mon regard sur elle.

- J’aimerais mieux garder mon bras, d’ailleurs vous aussi vous serez contente que je ne le perde pas. Quant à ce que vous nommez un bibelot, vous ignorez le genre de chose que l’on peut faire avec un tel objet, je peux vous montrer si vous voulez, mais ce type d’expérience se pratique sans vêtements.

Alors, intéressée ? Si tu ne l’es pas pour l’instant, peut-être que je finirais par te convaincre et si tu n’aimes pas les objets, rassure-toi, je peux faire bien des miracles sans rien d’autre que mon corps. Je pose le bibelot sur le meuble à côté de moi, puis m’approche d’elle, m’arrêtant alors qu’il ne reste plus que quelques pauvres centimètres qui nous séparent. Mon sourire narquois n’a pas quitté mes lèvres alors que je reprends la parole.

- Je peux vous promettre de ne jamais retenter de vous voler si vous acceptez de passer la nuit entière avec moi. Nous sommes seuls dans un immense château, je suis sûr qu’on pourrait trouver des tas de choses à faire dans chaque pièce de cet endroit. Qu’en pensez-vous ?

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MessageSujet: Re: Il paraît que la gourmandise est un défaut   Jeu 21 Jan - 11:47


Il paraît que la gourmandise est un défaut


Étonnement, le Strigoï ne semble pas s’inquiéter plus que cela de la situation lorsqu’il se tourne vers moi et qu’il se rend compte qu’il vient d’être pris en flagrant délit. Non seulement il me sourit d’un air charmeur, mais en plus il se permet une petite réflexion comme quoi il ne serait pas contre le fait que je l’abîme. C’est bien ma veine, il fallait en plus que je tombe sur un Strigoï masochiste. Ou alors il est simplement très confiant... Mais peut-être qu’il le pense vraiment en fait... Bref ! Il finit par se présenter, n’appréciant pas trop le terme de voleur visiblement. Bastian Keller... C’est un bien joli nom. Et je ne rêve pas, il me drague ouvertement, continuant de m’appeler belle Aphrodite. J’imagine qu’il va me falloir me présenter à mon tour si je tiens à couper court à ce surnom.

- Emma Spencer. Je ne suis pas sûre que le surnom d’une déesse de la beauté, de l’amour et de la sexualité soit le plus approprié alors que je mets un point d’honneur à me tenir éloignée de ces deux derniers points.

L’amour... la sexualité... les deux choses que j’ai méprisé et dont je me suis abstenue durant toute ma vie de Strigoï. Mais ce soir, je crois que je ne suis toujours pas au bout de mes surprises. Je suis en effet très étonnée de voir Bastian capituler lorsque je lui demande de reposer ce qu’il a pris. En seulement quelques instants, il a déjà tout remis à sa place... A croire que voler ce château ne lui tenait pas plus à cœur que ça, ou bien il est juste passé à autre chose. Essaierait-il de se racheter pour que je sois moins exigeante sur le sort que je lui réserve ? Non... Il est bien trop confiant pour avoir peur de cela. C’est autre chose... que je n’arrive pas encore à cerner.

Lorsque je lui parle enfin du bibelot qui dépasse de sa poche, je tombe des nues au moment où il me propose de me montrer une façon de s’en servir à des activités qui se pratiquent sans vêtements.


- Si tu me touches avec ce bibelot, je m’en servirai pour t’arracher une chose à laquelle tu tiens beaucoup plus que ton bras...

Je pense qu’il aura compris que ça veut dire non. Puisqu’il est cash, je ne vais pas me priver de l’être aussi. Ceci dit, je dois bien reconnaître une chose... sa franchise m’amuse et me plait, même si le discours est complètement déplacé et que je finirai peut-être par le tuer pour ça. Mais je me demande jusqu’où il pourrait bien aller comme ça. Visiblement, le Strigoï n’a pas encore dit son dernier mot. Il finit par reposer le bibelot à sa place avant de se rapprocher jusqu’à n’être plus qu’à quelques centimètres de mon visage. Je ne saurai dire pourquoi, mais cette situation me plait. Cette envie de jouer, de lui tenir tête... Il y a bien longtemps que ce genre de sensation ne m’avait pas traversée ainsi. Est-ce que je viens de parler de sensation ? Après tout, maintenant que j’y repense, ce genre de situation s’est déjà produit et avec une autre personne qui n’était autre que John lors de notre dernière rencontre. Le baiser qu’il m’avait donnée... en fait il ne m’avait pas déplu, c’était même tout le contraire. Juste ciel... je suis en train de perdre l’esprit. J’ai passé des semaines à me convaincre que j’y avais été complètement insensible et maintenant ça ne marche plus. Aurais-je fait une énorme erreur en ayant accepté de redonner leur place à mes émotions ? Je n’en ai pourtant pas l’impression... D’ailleurs, à cet instant, je n’ai pas envie que cela s’arrête. J’ai même une terrible envie de jouer et il semblerait que je ne sois pas la seule.

Ne quittant pas le Strigoï du regard qui ne se trouve plus qu’à quelques centimètres de moi, je l’entends me promettre de ne plus tenter de me voler à condition que j’accepte de passer la nuit avec lui. Oh à vrai dire il peut bien promettre ce qu’il veut, ce château n’est pas à moi, j’y vis tant que Sebastian m’y autorise mais étant donné qu’il est l’un de mes amis, il n’était bien sûr pas question que quelqu’un s’avise de le voler. J’esquisse un sourire amusé du coin des lèvres lorsque Bastian me parle des nombreuses pièces du château avec lesquelles nous pourrions nous occuper.


- Qu’est-ce qui te fait croire que j’accepterai de passer la nuit avec un Strigoï que je pourrai arrêter sans problème si l’envie lui prenait d’essayer de me voler à nouveau ?

Pendant une fraction de seconde, j’avoue que cette image s’est dessinée dans mon esprit... Quelque chose de sauvage, de bestial... Mais une autre image l’a aussitôt devancée... celle de Gabriel. Non ! Non ! Non ! Je ne devrais pas penser à lui, il n’y a rien de pire que la jalousie pour une femme. Je vais maintenant devoir apprendre à gérer mes émotions, une par une. Mais à cet instant, il y en a une qui crie plus fort que les autres à mesure que le Strigoï se rapproche de moi, c’est l’envie. Je devrais m’en aller tout de suite afin de ne pas me laisser dominer par mes instincts primaires. Mais c’est plus fort que moi. Je le teste, tout en me testant également. Je me rapproche encore davantage du Strigoï jusqu’à sentir son souffle sur mes lèvres.


- J’ai une parfaite idée du genre de Strigoï que tu es. Cela ne m’étonnerait même pas qu’une autre de tes victimes t’attende quelque part le temps que tu viennes de nouveau t’amuser avec elle. Donne moi une seule bonne raison... de ne pas te tuer maintenant.


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MessageSujet: Re: Il paraît que la gourmandise est un défaut   Sam 23 Jan - 23:37

Il paraît que la gourmandise est un défaut
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Suis-je en mauvaise posture face à cette strigoï qui vient de me prendre en flagrant délit ? Absolument pas. Ou peut-être bien en fait, mais comme toujours je trouverais un moyen de m’en sortir et il faut dire que le fait que ce soit une femme et de surcroît une belle femme qui m’ait repéré m’arrange assez. Tu vois ma belle, si ça avait été un homme j’aurais préféré le magot à la drague, mais comme tu es tout à fait désirable, je suis prêt à laisser le butin derrière moi si je peux t’avoir en échange. Que penserais-tu d’une telle proposition ? Tu as l’air d’être sur tes réserves pour l’instant, mais j’ai bien l’intention de briser les barrières qu’il y a entre nous. Apparemment le surnom de belle Aphrodite ne lui plaît pas. Qu’ont-elles donc toutes à critiquer mes merveilleux surnoms ? Moi je trouve qu’il lui va à merveille. Tu n’as peut-être que la beauté pour l’instant, mais c’est parce que tu ne m’avais pas connu avant et je compte bien de te faire découvrir ne serait-ce que la sexualité, en matière d’amour en revanche je passe mon tour.

- Je comprends votre réticence face à ce surnom, mais vous verrez qu’à notre prochaine rencontre vous constaterez que belle Aphrodite vous correspond très bien.

Je ne doute pas que tu vois parfaitement où je veux en venir, j’ai bien l’intention de te goûter ce soir ma belle Aphrodite, peu importe combien de temps tu me résistes, je serais plus tenace que toi. Nous verrons bien qui cédera, mais je ne suis pas du genre à abandonner. Et toi, es-tu du genre à te laisser aller ? Tu devrais, ça ne pourrait que te faire du bien. Pour te prouver ma bonne volonté, je remets tout ce que j’ai voulu voler à sa place, comme ça notre conversation ne devrait qu’être plus plaisante. Elle me rappelle néanmoins le bibelot que j’ai malencontreusement oublié dans ma poche. Bon d’accord je l’admets, je ne l’avais pas oublié, mais j’espérais qu’elle ne le remarquerait pas, j’aime avoir un petit souvenir des lieux que je visite. Je profite de cette intervention pour lui proposer un petit jeu avec ce bibelot, ce qui ne semble pas vraiment faire son effet. Finalement son répondant ne fait qu’agrandir mon sourire, je dois bien admettre désirer de plus en plus cette femme, je suis sûr qu’elle doit être extraordinaire dans un lit ou même ailleurs, aussi sauvage et passionnée que je les aime.

- Pas de bibelot alors.

Je dois bien admettre que je t’accorde ce point, mais comme tout homme je tiens à ce troisième bras alors je ne vais pas tenter le diable. Néanmoins si je renonce à l’idée du bibelot, ce n’est pas ce qui me décourage à poursuivre dans mes avances. Je m’approche de celle-ci, ne laissant que quelques pauvres centimètres entre son corps et le mien, voulant voir comment elle va réagir. Je lui fais alors cette proposition, ne plus jamais tenter de les voler si elle accepte de passer le reste de la nuit en ma compagnie, je dois bien reconnaître que j’ai certaines idées derrière la tête pour passer le temps dans cet endroit, mais j’imagine qu’elle doit déjà s’en douter.

- Parce que si tu avais voulu me tuer Emma, tu l’aurais déjà fait. Voilà pourquoi je crois que tu accepterais, parce qu’au fond de toi tu n’es pas indifférente, parce que ce serait dommage de ne pas tenter le coup.

Ai-je tort ? Après tout qu’est-ce qu’un coup d’un soir dans une vie éternelle ? Qu’est-ce qu’on pourrait perdre à passer cette soirée ensemble Emma ? Tu connais bien la réponse, tu sais bien qu’il n’y a que toi qui te pose encore des interdictions, mais bientôt elles n’existeront plus, tu verras, je t’aiderai à les briser une par une. Ne vois-tu pas que je commence déjà ? Le fait que tu te sois mise à me tutoyer montre déjà la volonté de réduire cette distance. Le fait que tu te sois rapprochée un peu plus de moi n’est qu’une preuve de plus malgré tes paroles qui suivent. Vois-tu j’ai plus tendance à croire aux actes et aux réactions du corps qu’en les paroles.

- Je ne suis pas du genre à mentir ma belle Aphrodite, alors tu as raison, il y a bien une victime qui m’attend, bien que la probabilité qu’elle soit morte serait plus plausible. Tu veux une bonne raison Emma ? Alors voilà la mienne : tu n’es pas l’une de mes victimes.

Ne comprends-tu pas où je veux en venir ? Si tu étais une victime je ne t’aurais pas séduite mais torturé. Si tu étais une victime je ne t’aurais pas laissé le choix, je ne me permettrais pas non plus de risquer si gros en te provoquant. Je ne romps pas un seul instant la proximité qu’il y a entre nous, à vrai dire elle me convient très bien, surtout en sachant que c’est elle qui a fait ce dernier pas vers moi.

- Mais j'ai encore une meilleure raison. Si tu avais voulu me tuer, tu ne te serais pas rapproché si près pour que je puisse t’embrasser.

Prétentieux ? Absolument, mais je ne lui laisse pas le temps de répliquer, plaquant une main dans son dos pour la rapprocher de moi et briser ces derniers centimètres qui nous séparent, m’emparant de ses lèvres pour lui offrir ce baiser passionné. Il n’y a pas à dire, je suis complètement fou des femmes.

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MessageSujet: Re: Il paraît que la gourmandise est un défaut   Mer 10 Fév - 2:22


Il paraît que la gourmandise est un défaut


Un brin masochiste ou extrêmement prétentieux ? Sans doute un mélange des deux. Je pense m’être bien faite comprendre quant à ce surnom ridicule de belle Aphrodite mais le Strigoï affirme que ce dernier m’ira très bien dès lors que nous nous reverrons. Est-il en train d’insinuer par là qu’il me charmera suffisamment pour que je lui tombe dans les bras et que je finisse par éprouver une quelconque forme d’amour à son égard ? Soyons sérieux deux minutes... En ce qui concerne l’amour il ne faut pas trop rêver. Je crois que je méprise encore plus ce sentiment maintenant que les miens me sont revenus. Quant à la deuxième option... Allons donc, depuis quand est-ce que j’hésite ? J’ai banni le sexe de ma vie... Banni, banni, banni ! Remets-toi ça tout de suite en tête Emma. J’esquisse un sourire malicieux au Strigoï avant de lui répondre avec indifférence.

- Il n’y aura sans doute pas de prochaine rencontre ni de lendemain pour toi si tu continues de m’appeler ainsi.

Je me montre froide afin de le repousser, j’ignore pourquoi d’ailleurs mais j’ai le sentiment que c’est ce que je dois faire. Je ne suis pourtant pas sûre que ça marche, je le vois même sourire davantage lorsque je lui parle de ce que je lui ferai avec le bibelot qu’il tient dans la main si jamais il ne le repose pas. Etant donné qu’il finit par s’en débarrasser, je constate qu’en ce qui le concerne il tient au moins à ses parties intimes. Je n’ai aucun doute quant au fait qu’elles doivent lui servir assez souvent. Je pensais que les choses s’arrêteraient là, mais le Strigoï se rapproche soudain de moi. Je n’ai pas l’habitude de me retrouver si près des gens, cela a tendance à me mettre mal à l’aise... peut-être parce que cette promiscuité est en train de raviver des désirs en moi longtemps enfouis. Il est cependant hors de question de montrer quoi que ce soit devant lui, il penserait avoir gagné. Je souris lorsqu’il me dit que je l’aurais déjà tué si c’était réellement ce que j’avais souhaité. Je continue alors sur ma lancée et me rapproche davantage de ce dernier afin de lui montrer qu’il ne m’intimide pas le moins du monde.

- Peut-être que j’attends simplement le bon moment pour cela.

Tu ne peux être sûr de rien avec moi Bastian alors peut-être devrais-tu songer à stopper ce jeu et à t’éloigner. Il finit par répondre à ma remarque en me nommant encore avec ce surnom de belle Aphrodite, mais il termine néanmoins sa phrase en m’appelant enfin par mon propre prénom et en concluant par le fait que s’il a certes des victimes ailleurs, je ne suis pas l’une d’elles. Evidemment... Après tout c’est lui qui est censé mourir d’une minute à l’autre pas l’inverse. Je finis néanmoins par m’attendre à ce qu’il finisse par rompre cette proximité, ce qu’il ne fait pas. Pourquoi ne le fait-il pas ? N’as-tu donc pas peur de ce qui pourrait t’arriver à tout instant ? Il reprend alors la parole pour conclure avec une autre bonne raison qui expliquerait le fait que je n’ai pas voulu le tuer. "Qu’il puisse m’embrasser" ? Je reste ébahie à ses dernières paroles mais je n’ai pas le temps de réagir qu’il plaque une main derrière mon dos afin de me rapprocher de lui et dépose aussitôt un baiser sur mes lèvres. Je vais le tuer... Vais-je le faire ? Pourtant je ne l’arrête pas et je me surprends même à laisser ce baiser durer. Juste ciel... Ce baiser est comme une explosion venant de réveiller tous mes sens d’un seul coup. Qu’est-il en train de m’arriver ? Je suis en train de déraper et les battements de mon cœur qui s’accélèrent d’un coup traduisent mon incompréhension devant l’envie soudaine qui s’empare de moi. Je dois l’arrêter... tout de suite.

A la seconde où nos lèvres se séparent, j’use de ma force et ma rapidité de Strigoï afin de le plaquer contre un mur du salon, mon bras posé juste sous sa gorge. Mon regard est plongé dans celui du Strigoï et ne laisse présager rien de bon.

- Tu n’as aucune idée de ce que tu viens de faire...

Sans lui laisser le temps de répondre je viens de nouveau capturer ses lèvres afin d’y déposer un autre baiser tandis que mes bras descendent de sa gorge vers son torse avant de venir déchirer son t-shirt dans un geste bestial, laissant les morceaux retomber de chaque côté de ses bras. Je dépose mes mains contre son torse et commence progressivement à les descendre lentement vers le bas de son ventre en le caressant. Cela fait tellement longtemps... Je n’ai pas touché un homme depuis près de quatre cent ans et c’est comme si tous mes désirs charnels avaient décidé de refaire surface instantanément. Tout en l’embrassant, je me mets à imaginer ce qui va arriver dans les prochaines minutes si je continue de le déshabiller... s’il commence à faire de même. Un frisson d’envie, d’excitation et de peur parcourt mon corps d’un seul coup et je m’arrête soudain avant de me reculer de quelques pas, plaquant une main contre ma bouche, puis contre mes yeux en constatant ce que je viens de faire. Je tourne la tête afin de ne plus avoir le Strigoï dans mon champ de vision. J’ai pourtant une folle envie de le regarder à nouveau et de continuer. Mais je ne me suis jamais emportée de cette façon, même par le passé. C’est donc ainsi que l’on ressent ces choses-là en tant que Strigoï ? Tout est tellement... amplifié. Ai-je donc perdu l’esprit ? Mais merde Emma qu’est-ce qui t’arrive enfin ? Toujours dos à lui et complètement confuse, je reprends la parole.

- C'est bon tu as gagné. Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il m’arrive et... Pour cette fois je te laisserai repartir en un seul morceau si tu t'en vas tout de suite.

Je n’ai pas la moindre idée de s’il va comprendre un traitre mot de ce que je suis en train de lui dire ni s’il va en déduire les bonnes choses, après tout je ne suis pas l’experte des hommes mais c’est peut-être son cas pour les femmes. Je ne suis pas en état de penser à ça de toute façon pour le moment. La seule chose que je constante malgré moi, c’est que j’ai l’impression d’être un volcan dont les désirs sexuels sont sur le point d’exploser à tout instant. Tu dois t'en aller, ou c'est moi qui partirai.

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MessageSujet: Re: Il paraît que la gourmandise est un défaut   Mer 17 Fév - 16:51

Il paraît que la gourmandise est un défaut
Emma et Bastian


Je m’amuse à jouer avec les nerfs d’Emma, oh je ne sais pas si c’est vraiment une bonne idée, mais j’aime tenter le diable, encore plus si c’est une charmante diablesse, alors ce n’est pas comme si je réfléchissais avant d’agir ou de lui répondre. Je ne comprends pas pourquoi le surnom de belle Aphrodite te déplaît à ce point, bien des femmes auraient été ravies de l’avoir et je suis sûre que tu le seras aussi d’ici la fin de la soirée. Allons Emma, pourquoi continues-tu de me menacer alors qu’on sait tous les deux que tu ne le feras pas, tu l’aurais déjà fait sinon. Mais après tout continues, j’aime les femmes de caractère, en général ce sont les plus intéressantes dans une partie de jambes en l’air et toi tu es particulièrement piquante, alors j’ose imagine ce que le sexe pourrait donner entre nous. C’est très tentant à vrai dire, il me faut seulement te convaincre à présent.

La proximité entre nous est de plus en plus forte et si c’est moi qui ai brisé cette distance, je suis surpris quoi que ravi de ce dernier pas en avant de ta part. Sais-tu tout ce que j’ai envie de faire à ton corps lorsque tu es si proche de moi ? Tu ne devrais pas me tenter, encore moins si tu espères que je ne ferais rien de plus avec toi, ce serait mal me connaître. Sache Emma, que lorsque je suis si proche d’avoir une femme, je ne la laisserai filer pour rien au monde. Tu dis attendre le bon moment pour me tuer mais au fond tu n’y crois même pas. Ce serait déjà fait sinon, je me trompe ? Tu ne me laisserais pas approcher autant si tu avais l’intention de le faire, après tout en cet instant tu pourrais facilement reprendre le dessus sans que je n'y puisses rien et pourtant tu ne le fais pas, voilà pourquoi je suis si sûr de moi et continue de te provoquer.

- On dirait que le moment est passé.

Et oui, c’est trop tard Emma, si tu voulais m’arrêter il fallait le faire avant, car à présent je ne reculerai pas devant toutes les idées qui me traversent l’esprit face à ton corps. Je glisse ma main dans son dos et la rapproche un peu plus de moi, rompant ces derniers centimètres qui nous séparent pour m’emparer de ses lèvres et lui voler un baiser. Baiser qu’elle se décide finalement à partager, à mon plus grand plaisir. Ses lèvres s’entrouvrent pour me laisser approfondir ce baiser, exquis, délicieux. Puis nos lèvres finissent par se séparer et j’ai bien envie de voir la tête qu’elle fera après ça, mais contre toute attente je me retrouve plaqué contre l’un des murs, sa main autour de ma gorge alors qu’elle me dit que je n’ai pas la moindre idée de ce que je viens de faire. Je n’en perds pas mon légendaire sourire malgré ses propos... Menaçant ? Je n’en sais rien. Qu’ai-je éveillé en toi Emma ? J’espère bien un volcan. On dirait que je ne me suis pas trompé.

Ses lèvres se déposent de nouveau contre les miennes avec plus de passion encore et de sauvagerie. Ses mains quittent alors ma gorge et arrache ce tee-shirt de toute façon inutile. J’aime ta façon de procéder Emma, la violence m’a toujours plu, même pendant le sexe. Ses mains glissent sur mon torse alors que les miennes se posent sur ses fesses, l’attirant un peu plus contre moi, l’empêchant d’éloigner ses lèvres des miennes, ce qu’elle finit pourtant par faire. A peine ai-je ressenti un premier frisson la parcourir qu’elle s’éloigne d’un coup. Que t’arrive-t-il Emma, est-ce que ça t’effraie ? Pourtant admets-le, tu as aimé ce frisson et je pourrais t’en faire ressortir bien d’autres encore. Je ne comprends pas bien sa surprise, ni pourquoi elle vient plaquer sa main contre sa bouche puis contre ses yeux avant de me tourner le dos. J’admets Emma ne pas bien comprendre ta confusion, mais il est hors de question que je m’en aille après ce premier avant-goût de ton corps.

- Et pourquoi partirai-je au juste ?

Parce que tu menaces de me tuer ? Allons arrête donc ce jeu, on sait tous les deux que tu n’en feras rien, tu as bien trop envie de mon corps pour m’envoyer à la morgue. Pourquoi résistes-tu au juste ? Tu en as envie, tout autant que moi. Je sens ton cœur battre plus vite. Je sens ton sang bouillir à l’intérieur de ton corps. Crois-moi Emma, tu regretterai si je partais et je ne suis pas du genre à laisser tomber une telle chance d’avoir une si belle femme. Je me rapproche d’elle, restant dans son dos alors que le bout de mes doigts frôlent sa peau, glissant le long de son bras droit alors que mon souffle chaud se fait ressentir dans sa nuque.

- Pourquoi résistes-tu Emma ? Si tu n’aimes pas ce que je te fais, alors tu auras le droit de me jeter, mais laisse-moi juste te donner un petit avant-goût avant de prendre ta décision.

Je n’attends pas de réponse, déposant mes lèvres dans son cou pour lécher sa peau puis l’embrasser alors que mes mains remontent maintenant le long de ses bras puis viennent effleurer sa poitrine, glissant le long de son haut pour en arriver jusqu'aux bordures. Ma main gauche est posée sur le bas de son ventre, tout près de sa petite fleur alors que la droite glisse sous son haut et caresse son ventre à même sa peau, remontant doucement vers sa poitrine. Ne trouves-tu pas que ces vêtements sont vraiment de trop Emma ? Sans attendre sa réaction, mes lèvres quittent son cou et je fais pivoter son corps vers moi. Cette fois c’est moi qui viens la plaquer contre le mur et arracher son haut, redéposant mes lèvres sur son cou pour les glisser peu à peu vers sa délicieuse poitrine. As-tu toujours envie que je m’éloigne Emma ? C’est le moment où jamais pour m’arrêter, parce que dans les secondes qui viennent tu auras perdu ton premier sous-vêtement.

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MessageSujet: Re: Il paraît que la gourmandise est un défaut   Jeu 24 Mar - 0:35


Il paraît que la gourmandise est un défaut


Si je me demandais encore il y a quelques minutes si le fait d’avoir fait revenir mes émotions avait fonctionné, je commence finalement à en ressentir les effets beaucoup plus vite que je ne l’avais prédit. Le problème, c’est que contrairement à mes habitudes, je ne contrôle pas la situation et là ça devient problématique. J’ai toujours eu un contrôle absolu sur mes désirs ainsi que tout le reste, naturellement c’était facile puisque je ne ressentais rien jusqu’à présent, mais à cet instant... A cet instant je ne contrôle plus rien. Jamais encore je ne m’étais comportée de la sorte avec qui que ce soit auparavant. Mais notre proximité est telle que je n’ai pas pu me contenir plus longtemps. Dès l’instant où ses lèvres sont entrées en contact avec les miennes, le reste de mon corps a répondu à cet appel. Que m’as-tu fait Bastian ? Pourquoi est-ce que je ne pense qu’à te retirer tes vêtements, ici même dans ce salon, alors que je voulais t’éliminer à peine deux minutes plus tôt ?  C’est donc ainsi que s’expriment les pulsions lorsque l’on est Strigoï ? Comment pourrais-je seulement les contrôler si elles s’emparent de moi de cette façon ?

Avec peine, je finis par réussir à me décrocher de ses lèvres et à lui tourner le dos. Je n’arrive pas à croire que je lui ai arraché son t-shirt à une telle vitesse. Va-t-en Bastian, suis mon conseil et pars pendant qu’il en est temps. Je ne garantis pas de la manière dont tout cela finira autrement. Il faut que j’apprenne à me contrôler, que je parvienne à résoudre ce problème... un problème qui visiblement n’en est pas un pour le Strigoï. Je le sens se rapprocher de moi. Je reste figée sur place, toujours dos à lui. Dis moi que tu vas t’en aller... Son souffle chaud contre ma nuque m’indique le contraire, tout comme ses doigts qui commencent à effleurer ma peau. Il finit par reprendre la parole, me demandant pourquoi je résiste. Etrange, ce n’est pas la première fois qu’on me pose cette question. Pourquoi je résiste... J’avais pourtant une idée très claire de la réponse il y a encore quelques jours, même quelques heures. Mais à cet instant, je ne suis plus en mesure de répondre ni même de réfléchir, le seul contact de ses lèvres descendant le long de mon cou couplé à celui de ses doigts remontant le long de mon corps puis contre ma poitrine finissent par me faire perdre toute retenue. Lorsqu’il me tourne à nouveau vers lui, je sais que c’est la fin de toute résistance.

C’est bien la première fois qu’un Strigoï me plaque contre un mur, et aussi étonnant que cela puisse paraître, cela ne fait qu’accroître mon désir de lui sauter dessus. Il m’arrache à son tour mon haut et commence à descendre ses lèvres vers ma poitrine. Je ne peux retenir un léger gémissement. Il est aussi bestial que moi... mais en même temps si doux. Jusqu’à présent, le seul Strigoï à m’avoir observée en sous-vêtements était John. Et bien que je ne m’attendais absolument pas à ce qui va suivre, j’accorde une certaine importance à ma lingerie, plus particulièrement les dessous en dentelle. J’ose donc espérer que tu ne seras pas déçu, bien qu’à cette vitesse, je sens que je ne vais pas tarder à perdre mon soutien-gorge. Je sens le plaisir m’envahir au fur et à mesure des caresses de Bastian, et descends mes mains à mon tour le long de son corps et m’arrête au niveau de son pantalon. Je défais la boucle de sa ceinture et la tire lentement vers moi afin de la lui retirer tandis que je sens tomber mon soutien-gorge. Je suis bien d’accord, nos vêtements sont de trop. Sans plus attendre, je déboutonne son jean et fais descendre son pantalon tandis que je viens recapturer ses lèvres, le découvrant en boxer. Je mordille ma lèvre inférieure, satisfaite du résultat.  


-  Tu es le premier homme que je prends le temps d’observer en plus de trois cent ans. Tu es également le premier à me retirer mes vêtements...

Comprends-tu où je veux en venir ? La raison pour laquelle je t’ai résisté ? Oui, aussi fou que ça puisse paraître, je n’ai pas eu d’aventure depuis plus de trois siècles. Alors maintenant que tu m’as lancée, j’espère que tu ne le regretteras pas car j’ai également bien l’intention d’en profiter alors j’espère que tu es résistant. D’autant plus que pour l’instant... il me reste encore un vêtement en plus de mon dernier sous-vêtement, bien que je pense que cela changera d’ici très peu de temps. Je lui saute dessus et viens enrouler mes jambes autour de sa taille tandis que je commence à déposer quelques baisers le long de son cou en remontant jusqu’au lobe de son oreille que je me mets à mordiller. Mon regard se pose alors sur le piano à queue juste derrière lui et je me mets à lui chuchoter.

-  J’ai toujours eu envie de tester ce piano. Il paraît que ceux-là sont plutôt résistants. Et si on l’inaugurait ?

Je continue mes caresses tandis que mes mains descendent progressivement vers son boxer. Décide toi vite Bastian, je ne vais pas attendre plus longtemps avant que tu ne te retrouves complètement nu. Si tu veux reprendre tes caresses, il va falloir que tu me reposes quelque part.

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MessageSujet: Re: Il paraît que la gourmandise est un défaut   Mar 3 Mai - 20:23

Il paraît que la gourmandise est un défaut
Emma et Bastian


Et bien ! Si on m’avait dit qu’en venant cambrioler ce château je tomberais sur une si charmante partenaire à séduire et déshabiller, je serais venu bien plus tôt. Emma Spencer, voilà un nom que je n’oublierais pas de sitôt, et le corps non plus d’ailleurs. Moi qui pensais que mes avances finiraient à tour de rôle par rencontrer un mur, on dirait que je suis finalement parvenu à le faire s’écrouler et j’adore ça. Nous sommes donc passés de la fille réticente à la sauvage ? De mieux en mieux. J’admets que je ne vois aucun problème à ce qu’elle m’arrache mes vêtements pour ce qui va suivre, ça ne me dérange pas de me balader nu dehors pour rentrer, ça devrait même faire le bonheur de quelques passants. On dirait qu’il est temps de passer aux choses sérieuses Emma, ça tombe bien car c’est la partie que j’attendais avec impatience et que tu t’es finalement décidée à m’offrir. Ou peut-être pas encore en fait.

Pourquoi arrêter, ça ne te plaît pas ? Pourquoi te cacher les yeux, as-tu peur de ne pas me résister ? A quoi bon résister au juste si tu en as envie ? Ne me dis pas que tu n’aimes pas, je sais que c’est faux, tu as juste peur de quelque chose. Quoi ? C’est un mystère. Je n’ai jamais su trouver quelque chose de mal dans le sexe. Tu veux me tourner le dos Emma ? Bien, mais à mon avis tu ne tiendras pas longtemps comme ça, surtout avec mes baisers dans ton cou et mes mains qui glissent sur ta peau. Je pourrais jouer ainsi avec ton désir autant de temps qu’il le faut tu sais, mais je ne suis pas sûr que tu tiennes ainsi toute la nuit. Elle ne dit rien, tentant de se contrôler. J’ai toujours eu horreur du contrôle. Je la fais pivoter vers moi pour la plaquer à mon tour contre ce mur et lui arracher son haut. On verra si tu t’éloigneras encore après ça.

Mes lèvres reprennent leur parcours sur sa poitrine, prenant plaisir à entendre le son de ses gémissements sous mes caresses. J’aurais pu profiter plus longtemps de ce beau sous-vêtement, mais j’ai toujours préféré la nudité au tissu, alors son soutien-gorge ne tarde pas à tomber au sol, me permettant ainsi de mieux encore pouvoir profiter de son corps. Mon pantalon ne tarde pas à rejoindre le sol et je me maudis intérieurement d’avoir pensé à mettre un sous-vêtement aujourd’hui, moi qui évite d’habitude, enfin tant pis, ça ne fera qu’un tissu de plus à se débarrasser. En tous cas le toucher et le visuel semblent lui plaire alors au moins je suis sur la bonne voie pour la conquérir et la posséder ce soir.

Ses paroles m’arrêtent dans le feu de l’action, mais je dois dire que c’est assez plaisant à entendre. Le premier homme en plus de trois cent ans ? Et bien, j’imagine que je dois m’estimer chanceux alors. Je me demande surtout où as-tu trouvé la force de résister à l’appel du sexe pendant si longtemps alors que j’en suis incapable pendant ne serait-ce que vingt-quatre heures. Enfin avec une telle révélation j’ai surtout hâte de découvrir tout ce que tu as à revendre, car après autant de temps d’abstention, je sens que la nuit va être très longue et amusante.

- Dans ce cas ma belle Aphrodite, je ferais en sorte d’être digne de ce grand moment et crois-moi tu ne regretteras pas que je sois le premier.

Autant continuer dans la prétention, mais j’ai réellement l’intention de tenir cette parole, comptez sur moi pour ça. Je la porte dans mes bras lorsqu’elle revient vers moi, ses jambes enroulées autour de ma taille, mes mains sous ses fesses et mes lèvres repartant à la découverte de son corps, mais je veux découvrir plus encore. Je crois de toute façon que je ne résisterai pas plus longtemps lorsque je la sens jouer avec mes nerfs en me mordillant le lobe. Son murmure ne fait que me donner une destination avant la suite de mes actions. Tu veux tester le piano ? Alors testons le piano, mais crois-moi je ne m’arrêterai pas uniquement à ça.

- Pas dit qu’il résiste à notre passage, mais puisque je n’ai rien volé pour toi, j’imagine qu’on a bien droit à un peu de casse.

Sur ces derniers mots, j’use de ma rapidité pour nous entraîner vers ce piano où je l’assois dessus, ou plutôt allonge car c’est bien plus pratique pour lui retirer son pantalon en quelques secondes à peine. On dirait néanmoins qu’elle a été plus rapide que moi puisque mon boxer tombe avant son dernier sous-vêtement. Je veux bien t’accorder le point pour cette fois, mais crois-moi la partie est encore loin d’être finie. Finalement je décide même de prendre mon temps pour lui retirer ce dernier tissu, glissant mes lèvres le long de ses jambes vers ses cuisses, laissant par moment le bout de mes canines frôler sa peau. Crois-moi Emma, tu ne regretteras rien de cette soirée. Je finis par attraper ce tissu entre mes dents, le descendant lentement le long de ses jambes. Provoquer par le jeu de la lenteur, ça marche à tous les coups. Elle se retrouve complètement à nue devant moi, nous voilà enfin à égalité. On dirait qu’il est temps de passer au niveau supérieur.

Mes lèvres et mes mains retrouvent rapidement leur trajet sur son corps, glissant par moment vers les endroits les plus sensibles. Sens le désir continuer monter Emma, bientôt il sera assouvi mais même ainsi tu ne voudras plus que ça s’arrête et je ne m’arrêterai pas de toute façon. Heureusement que le château est vide car je compte bien te faire hurler de plaisir ce soir et je vais commencer tout de suite. Mes lèvres reviennent capturer les siennes alors que mon corps se fond avec le sien, mes mains glissant sur ses cuisses pour la rapprocher toujours plus à chaque mouvement de bassin. Cette fois il est définitivement trop tard pour renoncer.

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