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 La mort est notre hôte [Christian]

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MessageSujet: La mort est notre hôte [Christian]   Dim 10 Jan - 21:53

 
La mort est notre hôte 
Christian & Callie
 
Accoutumons-nous à considérer la mort comme une forme de vie que nous ne comprenons pas encore. Apprenons à la voir du même oeil que la naissance. Il est tout à fait raisonnable et légitime de se persuader que la tombe n'est pas plus redoutable que le berceau
 
 Mon cœur tambourine au fond de ma poitrine, ma faim est plus puissante encore, à croire que mes aventures récentes, mes blessures violentes ne guérirons jamais. Je ne contrôle plus rien, mes pulsions m’envahissent à chaque instant depuis cette fameuse soirée, depuis cette soirée où j’ai du résisté à la tentation. Je l’ai fais, pour toi, Alec, mais cela n’a pas été sans conséquence. L’odeur de ton sang, je la ressens à chaque instant, elle m’enivre, elle me pousse à basculer vers un point de non retour. Combien ai-je causé de décès depuis cette soirée passé en ta présence ? Combien de fois me suis-je mis en danger inutilement ? Combien de fois ai-je provoqué la haine de ces gardiens ? Cette soirée n’ai pas exception. Combien sont-ils aujourd’hui ?  Cinq, sept, dix ? Arriverais-je à les semer ? Arriverais-je à m’en sortir vivante ?  N’abandonneront-ils jamais cette course poursuite ? Ne se fatiguent-ils jamais ? Je ne peux pas les laisser m’attraper, je ne peux pas mourir ce soir. Je dois me battre pour ma survie. Je prends sur ma droite, un cul de sac, bien, en plus ils ne sont plus que cinq. Je bondis jusqu’au toit, et les aperçois complètement déboussolé. Sérieusement ? Ne me dites pas qu’aucun de mes prédécesseurs ne vous à échappé de cette manière ? C’est d’un banal.

J’atterris derrière eux, un mauvais sourire sur les lèvres. Je bloque le seul passage possible pour fuir, ne leurs laissant d’autre choix que de me combattre, ou de mourir. Mais je ne leurs laisserais pas cette chance. Je me suis déjà approché d’eux arrachant la tête de mon premier combattant, et vidant les boyaux du second. Une nouveau gardien se jette sur moi, mais il eu l’erreur d’hésiter, cela lui aura été fatal. Hésitez donc, s’il s’agit de ma vie, je n’hésiterais pas. Les deux gardiens restant commencent à se rendre compte de la situation. Peut-être comprennent-ils m’avoir sous estimer, pourtant, ce n’est qu’une question de chance. Je suis loin d’être expérimenté, il est seulement question de votre propre incompétence. Il ne me faudra guère de temps pour vaincre le second, lui arrachant le cœur. Son regard sans vie qui me fixe me fait prendre conscience de ma cruauté, mais même si je l’avais voulu, je n’aurais pu faire autrement. J’ai atteins un point de non retour, je ne contrôle plus mes pulsions, et la seule chose qui m’anime en cet instant, c’est la mort. Se rendant compte de l’impasse dans laquelle il se trouve, le dernier survivant profite de mon intention pour prendre la fuite. Mon grand, tu viens de faire une erreur qui te coûtera chère. Une course poursuite, il n’y a rien de tel pour exciter le monstre en moi, et en cet instant, il a envie de jouer. Tu as intérêt de courir, vite !

Je me jette à sa poursuite. Cours mon grand, tu ne seras jamais assez rapide pour m’échapper. Je te rattraperai, où que tu ailles. Mon cœur tape un peu plus fort dans ma poitrine, l’appréhension de la chasse poursuite, du sang qui coulera bientôt dans mon corps. Je le rattrape lorsqu’il traverse une rue, obligeant une voiture à piler au denier moment. Je l’attrape par la gorge, son dos contre ma poitrine. Je ne pense même pas aux conséquences de mon geste, de ce que ces humains pourraient voir. Je le mords violemment, lui arrachant un cris de douleur. Je prends plaisir à lui ôter la vie, cette sensation s’empare de moi,  avant que je ne sente cette nouvelle odeur, plus délicieuse encore, je la reconnaîtrais entre mille, celle d’un moroï. Je plante mon regard dans le sien. Que fais-tu là, seul ?  Ou sont tes gardiens ? A moins qu’ils s’agissent des morts laissé dans cette rue ?

« Tu ferais mieux de déguerpir, le moroï »

Tu ne mérites pas de mourir, tu ne mérites pas de te retrouver au milieu de ce carnage. Je ne veux pas te tuer, alors file, pendant que tu le peux toujours. Pourquoi ne réagis-tu pas ? Pourquoi ne fais-tu pas ? Pourquoi ne m’écoutes-tu pas ? Tu ne survivras pas à cette soirée si tu restes ici. Fous le camps. Es-tu trop buté pour comprendre ?  Que fais-tu encore ici ?  Ton odeur.. Elle est enivrante, délicieuse, si tentatrice. Je ne peux pas résister, pas après tout ce sang versé, pas après toutes ces vies prises. Tu es une tentation bien trop grande. Je suis désolé, j’aimerais pouvoir arrêté cela, mais j’en suis incapable.

« Pardon.. je t’avais prévenu, je ne contrôle rien.. »

Je lui lance un regard désolé. Je suis sincère, j’aurais préféré ne pas le mêler à toute cette histoire, j’aurais préféré qu’il en reporte en vie. Je me jette sur lui, délaissant le gardien que je tenais encore entre mes bras. J’essaie, j’essaie vraiment de résister, mais je n’y arrive pas, mais crocs s’enfoncent dans sa gorge, commençant déjà à aspirer son essence vitale.

 
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MessageSujet: Re: La mort est notre hôte [Christian]   Dim 17 Jan - 16:51

La mort est notre hôte
Callie & Christian


Il y a ceux qui contrôlent leurs noirceurs, ceux qui ne la contrôlent pas et ceux qui ne cherchent même pas à la contrôler. Je n’imaginais pas que j’allais tomber sur quelqu’un qui ne contrôlait pas du tout sa noirceur aujourd’hui. C’était une sortie qui aurait du être ordinaire, une sortie où j’avais pu profiter de mon temps libre pour rejoindre ma tante et lui parler, chose que nous ne faisions pas assez souvent à mon goût vu que j’étais coincé assez souvent dans cette Académie ces dernières années. Heureusement avec la remise des diplômes, j’allais pouvoir quitter cette Académie et reprendre un peu le contrôle de mon temps libre surtout avec ses gardiens provisoires qui ne s’intéressaient à moi qu’une fois par heure, on ne pouvait pas dire qu’ils étaient très consciencieux, je les avais encore laissé derrière moi et ceux depuis près de trois heures, je ne pense pas que je les reverrais tout de suite… Et je ne m’en portais pas plus mal, si les gens étaient incapables d’oublier que les choix de mes parents ne concernaient que mes parents, alors ils n’étaient pas dignes d’être fréquentés, point à la ligne, et je reprends ma vie comme je le souhaite…

Je passe dans une rue de plus, une petite ruelle, le genre sordide où la plupart des gens peuvent trouver la mort. Je ne sais pas si c’est une absence d’instinct de survie, une morbide habitude ou alors une grande confiance en moi, mais la peur ne me parcourt plus depuis des années quand je passe dans ce genre de lieux. Est-ce que j’étais pourtant sans peur ? Non, je ne me définirais pas ainsi mais disons que je n’avais que très rarement peur pour mes fesses mais plutôt pour celles des autres. C’est pour ça que quand je tombe sur une Strigoï en train de se nourrir, ma première pensée est un gros "Merde" et ensuite ma deuxième pensée, c’est que la sécurité de notre secret se retrouve légèrement compromise. Je ne pense pas vraiment à moi, ce qui est con vu que je suis certainement la plus grosse tentation pour cette Strigoï. Je ne suis pas pourtant un idiot, je sais que je n’ai aucune chance de sauver la vie de celui à qui elle suce le sang mais pour le moment, le plus important est de l’éloigner de là et de préserver le secret donc je ne fais rien pour sauver ce mec, je composerais ensuite avec ma conscience, je prends plutôt mon téléphone en main. Je ne sais pas combien de temps il me reste avant qu’elle ne remarque ma présence alors je me dépêche de tourner une vidéo pour avoir le visage de tous les humains ébahis et j’envois ça aux gardiens de la cour avec un petit message leur disant que le secret a été éventré avec eux. A eux de voir si jamais ils me croiront mais j’ai de mon mieux avec mes maigres moyens, je ne suis pas assez bon en hypnose pour m’occuper d’eux tous, mon truc à moi c’est le feu, pas la suggestion… Mais malgré tout, je suis bien heureux que les deux plus grands spécialistes de la suggestion que je connaisse ne soit pas avec moi car vu les yeux étincelants de la Strigoï… Eh bien ça risque de vite devenir sanglant.

« Tu ferais mieux de déguerpir, le moroï. »

Non sans blague, je ne l’aurais jamais deviné la rouquine. Sauf que maintenant que tes yeux lasers sont dirigés vers moi, je ne vais pas faire l’erreur de me casser en courant. Autant donc que ton attention sur moi serve à quelque chose, regarde moi et oublie les autres, contrairement aux autres, je saurais me défendre. Je ne peux pas empêcher la réplique sarcastique qui me pique la langue de sortir.

« De nous deux, tu es certainement celle qui a le plus besoin de se casser rapidement. »

Ce n’est pas une menace, c’est une réalité. Je suis celui qui risque de se faire vider de son sang mais elle est celle qui risque de se faire tuer et des deux, c’est moi qui aurais le plus de chance de me défendre si jamais les choses tournaient mal. Je n’apprécie pas vraiment les Strigoïs mais je ne tenterais pas de la tuer ou de donner son identité si jamais elle se casse juste. Tuer fait parti de la vie de tout un chacun. Les animaux se tuent entre eux pour la loi du plus fort, les humains tuent les animaux pour se nourrir et tuent les autres humains pour leurs plaisirs. Les Strigoïs sont les plus proches de l’état animal par le fait qu’ils ont une raison de tuer. Je ne dis pas que j’approuve mais je comprends. Sauf qu’apparemment, elle ne veut pas me laisser le choix, elle ne veut pas partir, je vois son expression se relâcher et je comprends qu’elle lutait contre elle-même et qu’elle vient de perdre… Quelque chose me dit que la suite pourrait être… mortelle.
Elle s’excuse mais je dois dire que ses paroles se perdent un peu dans le vent quand je me retrouve avec ses crocs dans la nuque et ses cheveux dans le visage. Ah ça non, j’en avais marre de me faire mâchouiller par les membres de ton espèce ! Je comprenais oui mais je n’étais pas un repas !

« Eh, je ne suis pas un repas merci bien. »

Je sens ma flamme grandir en moi et exploser d’un coup, nous entourant tous les deux dans sa chaleur étouffante. Je sais gérer la chaleur, je sais la contrôler assez pour qu’elle ne me blesse pas, ne nous blesse pas mais en un instant, elle peut devenir mortelle. Je parle de nouveau, tentant de faire abstraction de la sensation de ses crocs dans ma nuque, une sensation bien dérangeante, j’avais l’impression d’avoir deux aiguilles dans le cou qui bougeait dès que je parlais….

« Recule tu veux, ou sinon je vais vraiment te brûler les fesses et tu n’apprécierais pas. »

Je fais de moi-même un geste pour me reculer, j’espère bien qu’elle suivra le mouvement sinon je risque de très légèrement douillé et bon, ce n’est pas que je n’apprécie pas la douleur mais je ne l’apprécie pas forcément…
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MessageSujet: Re: La mort est notre hôte [Christian]   Ven 13 Mai - 17:45


La mort est notre hôte
Christian & Callie

Accoutumons-nous à considérer la mort comme une forme de vie que nous ne comprenons pas encore. Apprenons à la voir du même oeil que la naissance. Il est tout à fait raisonnable et légitime de se persuader que la tombe n'est pas plus redoutable que le berceau

Pourquoi est-ce que je m'en prends encore à des innocents ? Pourquoi est-ce que je ne suis pas capable de contrôler cette foutue soif de sang ? Pourquoi d'autre parvienne à garder le contrôle de leurs instincts, mais pas moi ? Pourquoi est-ce que je ne pouvais rien faire comme les autres ? J'en ai marre de tuer tous ces innocents à chaque fois que cette faim se réveillait.. J'avais besoin de trouver une solution, mais j'en étais incapable... J'avais réussi à calmer cette soif durant un temps, mais depuis cette retenue face à Alec, depuis que je me suis retenue de le mordre pour faire taire ma douleur, je n'arrive plus à rester raisonnable, je n'arrive plus à gérer.. J'essaie, mais j'en suis incapable, et ce n'est pas ce soir que cela changera.. Je tente de m'en prendre à ces humains, encore une fois, avant que mon attention se retrouve attirer par ce moroï. Es-tu fou de t'approcher de moi ? N'as-tu pas conscience que je pourrais te tuer ? Que tu es face à une Strigoï qui ne souhaite qu'une chose, se nourrir de sang.. Le tien paraît si agréable..

Je cherche à le prévenir, à le faire déguerpir d'ici, c'est la seule solution pour que tu ne perdes pas la vie, et je n'ai pas envie d'être coupable de nouveau meurtre ce soir, mais mes indications ne lui parviennent pas, ou alors, il ne les prend pas en considération.. Tu es vraiment dingue, et tu vas mourir par ma faute. J'essaie de résister, mais je ne peux pas, je n'arrive pas à lutter contre mes pulsions, je me jette presque sur lui, et plante mes crocs dans son cou. Ce goût est enivrant, j'en veux plus encore, j'ai déjà tué des Dhampirs, j'ai déjà tué des humains, mais je ne m'en suis encore jamais pris à des Moroïs, et cela est plus agréable encore.. Tu aurais du partir lorsque tu en avais encore l'occasion, aucune chance que je te laisse partir maintenant, tu as un goût bien trop appréciable pour que je m'en détache. Je veux chaque goutte qui coule dans ton corps, je resserre davantage mon étreinte autour de son corps, l'empêchant de se détacher de moi. J'aperçois ce feu, qui nous entoure, mais si, d'en d'autre situation cela m'aurait effrayé, ce n'est pas le cas tout de suite.

Combien de quantité de sang est-ce que je lui ai prélevé avant qu'il ne tente de s'écarter ? Trop, beaucoup trop ! A vrai dire, je ne sais pas ce qui me pousse à le laisser faire, j'ai comme l'impression que je viens de prendre une grosse claque, que je viens de me réveiller d'un véritable cauchemars.. Cette soif est toujours là, mais je n'ai plus aucune envie de me jeter sur lui pour le vider jusqu'à la dernière goutte. Je croise son regard, et j'ai l'impression d'être dans un monde parallèle, que je suis détaché de mon corps, que je regarde une scène extérieur.. Je n'ai pas véritablement conscience de ce que j'ai fais.. Que vas-tu me faire ? Vas-tu m'empêcher de partir ? Vas-tu me tuer ? Je crois que je ne t'en empêcherais même pas, de toute façon, je ne mérite que ça non ? D'abord ces humains, puis toi.. A qui est-ce que je vais encore m'en prendre ? Peut-être que le prochain ne sera pas en mesure de se défendre, peut-être que la prochaine fois que je m'en prendrais à quelqu'un, ce sera mortel pour cette personne ?

« Je suis désolée.. Je ne voulais pas, pardon »

Je me recule, saute par-dessus les flammes, me brulant au passage, mais ce n'est rien de grave, la brulure finira par passer, ce n'est pas pour moi que je m'inquiète, mais bien pour lui.. Je continue à reculer, jusqu'à ce que mon dos cogne contre le mur. Je me laisse tomber au sol, les genoux repliés contre ma poitrine, les yeux fermés. Je ne veux pas croiser le regard de ce moroï, je ne veux pas poser mes yeux sur son cou.

« Ne t'approches pas de moi, vas t'en »

Tu as la chance d'être toujours en vie, alors ne tente pas le diable en t'approchant trop de moi. De toute façon, quel intérêt tu aurais de venir à mon encontre. Que tu me tues, je comprendrais, mais que tu viennes m'aider, tu n'as aucune raison de le faire alors que j'aurais pu te tuer, que je t'aurais tué si tu n'avais pas été en mesure de te défendre. Alors je t'en pris, ne joue pas avec le feu, et casses toi de là, je ne sais pas combien de temps je parviendrais à retenir ma soif.


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