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 La vie finit toujours par mourir

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MessageSujet: La vie finit toujours par mourir   Mar 29 Déc - 20:04

La vie finit toujours par mourir
Tessa et Jessy


Allez, prends encore un dernier verre, tu verras, ça ira mieux après. C’est ce qu’ils me disent chaque fois que j’entre dans un bar, c‘est aussi ce qu’une voix intérieure me dit, tentant de me convaincre, mais je sais bien que c’est faux. J’ai beau finir la bouteille à moi seul, ça ne va pas mieux pour autant. On ne ramène pas les morts à la vie. On ne me ramènera pas Sarah et on ne me ramènera pas Anton. Ce trop pleins de haine que j’ai toujours eu en moi a décuplé depuis leur décès et ce n’est pas bon signe, ça ne peut pas l’être. J’étais déjà bien assez incontrôlable avant, alors je vous laisse imaginer ce que ça donne aujourd’hui. Certains disent que je suis devenu un alcoolique, un drogué par moment. Tous des cons. Certes je consomme pas mal ces derniers temps, mais je suis encore loin d’être dépendant. Je pourrais le devenir en revanche, si je continue de consommer aussi souvent, mais je finirais bien par m’arrêter, par accepter leur mort, accepter ma solitude. Pourrais-je accepter le monstre que je suis ? Ça en revanche c’est moins dit.

Je n’ai plus remis les pieds à l’académie, excepté quelques rares fois, quand Zoé avait besoin de moi, pour parler ou pour l’aider avec le bébé. Enfin, m’occuper du bébé je préfère éviter, je ne suis vraiment pas doué avec ce genre de chose et chaque fois que je croise son regard, j’ai l’impression qu’elle sait. Cette gosse sait quel genre d’homme je suis, un assassin, celui qui a détruit sa famille, celui qui lui a arraché son père. Oui elle voit tout, la culpabilité, la douleur et les remords. Elle voit à quel point j’ai aimé son père, le seul véritable ami que j’ai pu avoir dans ce foutu monde. Elle voit que je donnerais tout pour pouvoir revenir en arrière, pour que ce soit moi qui perde notre stupide chamaillerie, pour qu’il n’y ait pas eu cette table et ce morceau de verre qui lui aura pris la vie. Elle voit que je donnerais ma vie en échange de la sienne. Elle voit à quel point je suis mauvais, mais pourtant... Pourtant elle me sourit les rares fois où je viens la voir. Pauvre gamine, en grandissant elle finira par me détester, comme tous les autres, et elle aussi souhaitera ma mort.

- Vous pouvez laisser la bouteille.

Je glisse quelques billets au barman pour qu’il me la laisse, celui-ci accepte sans rechigner, faut dire que je lui ai laissé plus que nécessaire. Je m’en empare d’un geste sec et je quitte ce bar, buvant directement au goulot. Je n’ai fait pas gaffe à cet autre type qui sort derrière moi, qu’est-ce que j’en ai à foutre après tout ? Bah en fait si, je devrais en avoir quelque chose à foutre puisqu’il vient me parler. Fais chier, on peut pas avoir un instant de tranquillité dans cette putain de ville ? Faut croire que non, toujours quelqu’un pour se la ramener ici.

- Vous êtes Jessy Barrymore, je me trompe ?

- Ça dépend à qui j’ai à faire.

- Je suis Thomas Miller, le petit ami de votre sœur. Ou plutôt j’étais...


Je daigne enfin me tourner vers lui, intrigué. Qui peut bien être ce con ? Et qu’est-ce qu’il me veut surtout ? Il n’y a pas à dire, il entre parfaitement dans les critères de Sarah et tout le monde sait à quel point ils peuvent être élevés.

- Sarah n’avait pas de petit ami.

- Pourquoi je serais là alors ?

- J’en sais rien, t’es peut-être juste un pauvre dépressif qui a besoin de parler, mais je suis pas un foutu psy mon pote alors va voir ailleurs.

- Le même caractère que Sarah m’a décrit, moi qui pensais qu’elle exagérait. Je comprends mieux pourquoi elle n’a pas voulu me présenter.


C’est définitif, ce type commence sérieusement à me taper sur le système. Qu’est-ce que ça peut bien faire de toute façon qu’il soit sorti ou non avec Sarah ? Elle est morte, un point c’est tout. Il veut quoi au juste ? Créer des liens avec moi ou je ne sais quelle autre connerie ? Qu’il aille voir ailleurs. Qu’il aille se faire d’autres potes et se trouver une autre meuf. Qu’il me foute la paix putain. Je m’avance vers lui, rompant le peu de distance qu’il y avait entre nous pour l’attraper par le col de son tee-shirt.

- Ecoute-moi bien Thomas, je me fous que t’aies été le petit-ami de Sarah, si elle était encore en vie ça aurait eu de l’importance mais maintenant que tu sois un mec bien ou non, que tu l’ai aimé ou pas, ça change foutrement puisqu’elle est morte ! Alors tire-toi sinon crois-moi, tu ne seras plus en état de marcher.

- Du calme Jessy, je voulais juste...


C’est moi ou ce type ne comprend vraiment pas ce qu’on lui dit ? Qu’est-ce que Sarah a pu lui trouver de bien au juste ? Mes nerfs sont poussés à cran et je perds patience. Mon regard a changé et le mauvais moi est bien heureux de pouvoir se défouler sur un con tel que lui. Je le coupe en pleine phrase, frappant d’un coup fort la bouteille d’alcool au niveau de sa mâchoire qui se brise sous le coup. Voyons voir si tu arriveras encore à parler et à me prendre la tête maintenant que tu as des bouts de verres enfoncés dans les joues et la bouche. Je n’en ai pas fini avec lui. J’ai besoin de me fouler, vous comprenez ? Non vous ne comprenez pas, personne ne comprend un esprit aussi tordu que le mien. Personne ne comprend mes envies ni mes pensées. Je le frappe, encore et encore, la seule chose qu’il peut faire c’est crier, mais même hurler sa douleur en provoque une autre encore plus forte. Je continue, coup après coup, jusqu’à ce qu’il s’écroule, jusqu’à ce que je me calme, jusqu’à ce que j’entende du bruit derrière moi. Je me retourne vers la source et je ne pense même pas que ce soit une surprise d’y apercevoir Tessa en train de me fixer. Je la regarde quelques secondes sans prononcer le moindre mot avant de finalement prendre la parole.

- On dirait que la dépressive est de retour pour me faire la morale. Ne t’inquiète pas, celui-ci n’est pas mort.

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MessageSujet: Re: La vie finit toujours par mourir   Sam 2 Jan - 18:06



La vie finit toujours par mourir - ft Jessy

J'hésitai un instant à franchir la porte du bar. Pas forcément le bon choix que j'allais faire. Longtemps que je n'avais pas été dans un bar. Enfin plus précisément cela devait faire environ deux semaines que je n'avais pas été dans un endroit si fréquenté,que j'avais aspiré à ne pas boire plus d'un verre. Pourtant j'aurai tort de ne pas m'accorder et de ne pas en prendre, après tout, j'en étais venue à m'entraîner encore et encore, recouvrant mes instants naturels, en venant à retrouver ma prestance de gardienne, du moins je l'espérai. Il avait faillit pourtant que je n'en sois pas là, que je ne recouvre pas mes aptitudes mais j'y étais arrivée. La rupture m'avait au final poussé à arrêter de jouer à ce même jeu. Je ne savais pas si cela m'avait fait le plus grand bien, mais la fin de cette relation m'avait poussé à avancer, juste pour être sûr une nouvelle fois que cela ne m'arriverait plus jamais, que plus aucun homme en viendrait à me briser le coeur. Comme si de nouveau, je me retrouvais dans un état comme celui après ma fuite, après qu'Aleskeï ait faillit me tuer, ait faillit faire de moi sa victime. Un état léthargique où je dérivai entre réalité et somnolence, ayant la nette impression de me réveiller d'un mauvais rêve. Encore le cas maintenant. Bien qu'en venir à souffrir lors des entraînements ne m'avait poussé qu'un peu plus à me sentir vivante, à apprécier la saveur des morsures. Chaque coup donné ne m'avait permit qu'un peu plus d'accepter le reste, réussissant grâce à cela à ne pas sombrer dans le désespoir, ou, de nouveau dans la folie. J'avais eu du mal et pourtant, je m'en retrouvais là, me sentant mieux au final dans un sens. Reprenant contact avec la réalité, je m'arrêtai sur le seuil de la porte, me demandant ce que j'allais faire maintenant, si oui ou non j'allais franchir cette porte. Finalement, je franchis cette maudite porte. Et la seconde d'après, je faisais demi-tour, y ayant renoncé au dernier moment, ayant décidé que je valais mieux que cela. Et passer une nouvelle soirée sans toucher à une bouteille ne me coûterait rien. Vraiment rien.

Je m'écartai du bar, avançant à travers le dédale de ruelles du quartier centre, entendant soudain des bruits de lutte qui me poussèrent à tourner net. Au fond d'une impasse, deux hommes se battaient. Enfin, ce n'était pas cela. La vérité était plus qu'un homme en battait un autre. Sa victime hurla à mort avant de s'effondrer sur le sol. Je m'approchai d'eux, reconnaissant la silhouette distinctive de Jessy que je n'aurai jamais pensé recroiser et qui m'avait apporté bien des malheurs en me laissant sur le bras un cadavre. En entendant mes bruits de pas, il se retourna alors que l'homme s'écroulait sur le sol, inconscient à cause des coups subis. Il me regarda quelques secondes sans prononcer le moindre mot avant de se tourner vers moi, me considérant de nouveau comme la dépressive du coin venue faire sa morale, ajoutant méprisant que lui n'était pas mort. Le joli blond n'eut le temps de bouger. La seconde d'après j'étais sur lui, mon poing heurtant sa figure violemment avant que mon pied ne s'abatte dans ses côtés. Je n'attendis pas plus longtemps, enchaînant en le propulsant à terre, bien déterminée à lui faire regretter d'être venu sur Terre et de m'avoir causé tant d'ennuis. Je me penchai vers lui, mon pieu en argent à ma main.

- La prochaine fois que tu me traites de dépressive et tu le regretteras. La prochaine fois que tu t'avises de mettre un homme à terre et tu regretteras d'être venu au monde, est-ce clair ?

Je le relâchai. Je savais qu'il n'en valait pas la peine mais je n'avais pas pu m'en empêcher, détestant cet homme pour ce qu'il était, aimerait le voir six pieds sous terre qu'encore là tout sourire. Si hautain et pourtant si pitoyable. Le jeune homme me faisait pitié et me dégoûtait particulièrement. Déjà que j'avais du inventé toute une histoire afin que les dirigeants de l'académie n'en viennent à être au courant de l'affaire. J'avais menti, non pas pour la bonne cause, pas pour lui mais pour éviter d'autres complications. J'avais besoin d'en savoir plus néanmoins il m'avait fallu que je croise le regard d'Alberta pour comprendre qu'elle ne me croyait pas, mais la gardienne s'était tue, n'ajoutant rien de plus. Je ne comptais pas trahir sa confiance, néanmoins je ressentais le besoin d'en savoir plus par moi-même. Jessy ayant pas seulement éveillé ma curiosité mais m'ayant donné l'envie de lui faire regretter de m'avoir causé tous ces ennuis. C'était lui l'unique responsable et cette rencontre ne m'avait que permit de me défouler au passage, déversant une part de ma colère sur lui alors que j'en étais venue à le frapper sans hésiter, fracassant mon poing contre sa mâchoire, sans aucun remord. Et rien de tout cela ne me dérangerait.
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MessageSujet: Re: La vie finit toujours par mourir   Lun 4 Jan - 3:36

La vie finit toujours par mourir
Tessa et Jessy


Est-ce que ça me fait du bien de frapper cet homme ? Une part de moi dirait que non, l’autre dirait que oui, donc au final j’en sais foutrement rien. J’ai juste eu de sombres pensées et je me suis déchaîné sur lui, parce que ce con m’a fait prendre conscience qu’une fois de plus je ne connaissais pas grand-chose de ma sœur. Même pas fichu de savoir qu’elle avait un petit ami putain. Peut-être bien que j’aurais pu apprécier ce Thomas, ou alors je l’aurais détesté, mais aujourd’hui en quoi est-ce que ça a de l’importance ? Pourquoi est-ce que ce con vient me parler d’elle alors que j’ai bu toute cette putain de bouteille justement pour ne pas y penser ? Fait chier, je contrôle plus rien, je ne contrôle plus ma rage et je me défoule complètement sur lui jusqu’à ce que des bruits m’interpellent. C’est Tessa qui arrive, toujours là quand il faut on dirait. Je lui parle froidement, parce que ces derniers temps je suis incapable d’avoir un véritable dialogue, obligé de provoquer et je sais qu’avec elle je vais aboutir à mes fins. J’avais raison.

La gardienne me fonce dessus, son poing dans mon visage, son pied dans mes côtes, et voilà que je finis propulsé à terre. Enfin une personne qui sait se battre ici, en tous cas elle est bien plus douée que ce Thomas. Ses coups me font sacrément mal mais putain ce que ça me fait du bien. Ouais, vous avez bien compris, j’ai fait exprès de la provoquer pour qu’elle agisse ainsi. Parce que depuis la mort de Sarah et d’Anton, avoir mal est la seule chose qui m’aide à ne pas me sentir complètement comme un monstre. Alors vas-y Tessa, ne t’arrête pas, continue de serrer les poings et de te défouler. Et tu sais quoi ? J’accueillerais même tes prochains coups les bras ouverts. Taré ? Ouais je le suis complètement, je l’ai toujours été, je suis seulement pire maintenant. C’est que maintenant la dhampir se fait menaçante, mais moi je ne veux pas de belles paroles, je veux des actions. Je suis toujours à moitié allongé au sol, la regardant dans les yeux alors qu’elle termine sa phrase. Finalement je ne peux m’empêcher de rire. Ce n’est pas un rire de joie, à vrai dire moi-même je ne sais pas ce que c’est. On a qu’à le mettre sur le compte de l’alcool et de ce trop de plein d’émotions qui me fait complètement craquer.

- Tu comptes me faire regretter d’être venu au monde ? Désolé ma belle mais tu arrives trop tard pour ça.

Je suis pathétique n’est-ce pas ? Vous pouvez le dire, je le dirais à votre place. Ouais, je suis pathétique mais en même temps je ne lui mens pas, s’il y a tout un tas de choses que je ne regrette pourtant pas de mon existence, je regrette néanmoins ce que mon existence à apporter à ce monde, rien de vraiment bien il faut le reconnaître. Né avec une putain de maladie qui me rend violent et même pas fichu de protéger mes proches. Je me relève finalement, ne cherchant pas à m’éloigner de Tessa. Je me fiche bien qu’elle m’envoie au tapis à nouveau. Je me fiche bien qu’elle me fasse pisser le sang. Amuse-toi Tessa, tu meurs d’envie de te défouler non ? Et moi j’ai besoin de cette souffrance pour oublier celle que je ressens à l’intérieur. Je regarde ce type qui git par terre derrière elle puis je repose de nouveau mon regard sur Tessa, et alors je ne peux empêcher ces sombres pensées d’envahir à nouveau mon esprit.

- Toujours là à faire la morale mais jamais présent lorsqu’il s’agit de sauver une vie. Pas un foutu dhampir pour sauver Sarah. Putain ce strigoï l’a torturé juste derrière l’académie et il n’y avait personne pour elle. Qui me dit que c’est pas ce con qui lui a demandé de sortir ? Et toi ? T’étais où pendant qu’elle criait à l’aide ? Encore en train de faire la morale à quelqu’un je suppose.

Ouais, c’est facile d’accuser les autres, facile d’accuser le monde entier, mais au fond tout le monde sait que c’est moi-même que j’accuse dans cette histoire. C’est moi qui ai fait la promesse de toujours protéger Sarah, pas eux, et même ça j’ai pas été fichu de le faire. Voilà jusqu’où ça m’a entraîné, la mort de ma petite sœur m’a entraîné jusqu’à la mort de mon meilleur ami. Alors ouais, j’estime avoir le droit d’être misérable et de me comporter comme un connard. J’avais dit à ce type de se barrer, il aurait dû savoir que c’était pas une bonne chose de me parler de Sarah, il ne peut s’en vouloir qu’à lui-même maintenant. J’ouvre grand les bras devant Tessa, je sais qu’elle me déteste alors si en plus je lui en donne l’autorisation, je suis sûr qu’elle s’en donnera à cœur joie.

- Mais t’as raison, c’est bien mieux de se défouler sur des pauvres cons comme moi plutôt que sur nos véritables ennemis. Alors vas-y, fais-toi plaisir, frappe-moi putain, frappe aussi fort que tu le peux. De toute façon tu ne me feras jamais aussi mal que ce connard qui a pris la vie de ma sœur.

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MessageSujet: Re: La vie finit toujours par mourir   Dim 10 Jan - 10:58



La vie finit toujours par mourir - ft Jessy

Je lui promets de le faire souffrir comme jamais, je lui promets que s'il touche un homme sans défense alors sa vie deviendrait un enfer. Ce n'est pas une promesse en l'air. Si je n'ai rien dit pour l'homme qu'il a tué, il n'en reste pas moins que tout peut changer, que si je le veux, il peut finir le restant de sa vie dans une cellule. Il peut ne plus être qu'un cadavre si je le décide tout juste pour en avoir averti les gardiens, pour avoir averti mes supérieurs. Et si je ne l'ai pas fait jusqu'à là, il n'en reste pas moins que si je veux, je le peux et rien de ce qu'il pourra dire le fera. Je ne compte pas le laisser tuer d'autres innocents, je ne compte pas le regarder tabasser à mort d'autres personnes tout juste parce qu'il n'y a que cet unique moyen pour passer ses nerfs, pour se défouler. Hors de question que cela recommence une nouvelle fois. Allongé à terre, il se met alors à rire comme jamais, craquant visiblement. Je le regarde avec pitié. Dégoûtée par cet homme qui ne ressemble à rien. Il prend alors la parole, à moitié hystérique, arguant qu'il est trop tard pour que je lui fasse regretter d'être venu au monde, que cela est déjà fait. Et bien, rien ne pourrait m'empêcher de faire de sa vie un enfer, si l'envie me prenait. J'avais encore ce loisir même si je ne pourrai lui faire regretter d'être venu au monde comme il disait. Je le regardai se relever. Pitoyable. Littéralement. Il se met alors à s'énerver, étant encore plus sur le point de craquer alors qu'il argue que je suis toujours là pour faire la morale mais jamais là quand il faut sauver mes vies. Je serre mes poings automatiquement même si je sais que c'est justement le but, qu'il souhaite me pousser à bout au même moment qu'il est sur le point de craquer, devenant encore plus dangereux. Se mettant à me raconter que sa petite soeur Sarah est morte, torturée à deux pas de l'académie, poussée par un type comme celui qui gît à terre. Me demandant où j'étais quand elle mourrait. Ce fut d'un ton très calme que je lui répondis, me forçant à ne pas m'énerver.

- Je suis désolée pour ta soeur, mais ce n'est pas de ma faute si elle était morte. Ta soeur n'aurait pas du quitter l'académie. Et si je n'étais pas à ses côtés, ce n'était pas parce que j'étais en train de faire la morale à quelqu'un, mais parce que j'ai été assigné à un autre moroï, comme la plupart des gardiens. Et ce n'est pas en tabassant tout le monde, que ta soeur sera vengée, ce gars, il n'y était pour rien, il est mort de trouille et il n'aurait jamais eu le cran de lui demander de la rejoindre hors de l'académie. Tout comme il ne te sers à rien de te blâmer. Tu ne peux pas te désigner comme le coupable pour ne pas avoir protéger ta soeur. Ce n'est pas ta faute si un strigoï la tuée, ce n'était pas ta responsabilité de la protéger mais celle des gardiens.

C'est la vérité et même si je suis désolée que sa soeur soit morte, il n'en reste pas moins que c'est dramatique mais que tous les gardiens doivent face à la mort d'innocents, il y a toujours plus de strigoï et c'est toujours pire. Je secouai la tête alors qu'il ouvrit grand ses bras, reprenant la parole pour déclarer que j'avais raison que c'était mieux de se défouler sur des innocents, que sur des véritables ennemis. Me demandant de le frapper mais que cela ne lui ferait jamais assez mal. Je connaissais ce sentiment. La douleur rendait humaine, nous assurait que nous étions pas fous. Douce torture qui nous rappelait que nous étions encore vivants et non plus rien. Au lieu de le frapper, je m'arrêtai, me posant contre le mur.

- Crois-moi, un jour ou l'autre la douleur ne te fera plus rien et alors tu pourras passer de l'avant. Il te faudra juste du temps.

Je repris mon souffle avant de reprendre la parole aussitôt :

- Si j'étais un autre, je ne te frapperai pas seulement, je te laisserai là pourrir. C'est sans doute l'une des tortures les plus appropriées face à toi, parce que la torture physique n'est rien face à celle mentale. Mais je doute pas que tu le sais déjà...

Je me doutais qu'il le savait après tout il était juste schizophrène, du moins c'est ce que j'en étais venu à déduire alors qu'il avait argué ne pas se souvenir ou non de s'il avait tué le moroï, alors qu'il se trouvait  juste là. Des détails qui m'avaient poussé à comprendre qu'il n'y avait pas qu'un Jessy, mais deux. La question serait plutôt de se demander à quel Jessy j'avais à faire en ce moment, mais à vrai dire cela m'importait peu de savoir à quel face de sa personnalité j'avais à faire. Pas comme si l'un ou l'autre pouvait se montrer plus blessant que ne l'avait été Aleskeï alors que je me trouvais à ses côtés. Toujours difficile d'oublier cet épisode, d'autant plus qu'il n'était toujours pas mort,même si je comptais bien le tuer. Quoique si ce n'était pas moi qui le ferait, ce serait Aurora, ou Phillips... Je reportai alors mon attention sur lui, passant du coq à l'âne pour lui demander directement :

-  Que vas-tu faire maintenant ?
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MessageSujet: Re: La vie finit toujours par mourir   Dim 10 Jan - 18:56

La vie finit toujours par mourir
Tessa et Jessy


Où est-ce que j’en suis dans ma putain de vie ? J’en sais rien, je tourne en rond depuis la mort de Sarah et d’Anton, je ne sais plus ce que je dois faire et passer mes soirées dans un bar n’est pas la meilleure idée qui soit. Au moins ça me permet de faire passer un peu la tristesse, mais pas la colère. C’est cette rage qui me bouffe, j’arrive pas à la contenir, j’arrive pas à la calmer, elle s’abat sur un monstre comme sur un innocent, sur moi-même par moment. Rien ne me calme, rien ne me les ramènera et j’ai leurs morts sur la conscience. Parfois j’aimerais ne plus en avoir, être juste un monstre, au moins je n’aurais pas mal. Je me relève, lui demandant où est-ce qu’elle était lorsque Sarah criait à l’aide à deux pas de cette académie, lui demandant où étaient passés tous ces foutus dhampirs. Comment ont-il pu être aussi négligents ? Comment ont-ils pu ne pas l’entendre alors qu’elle était tout près ? Comment ont-ils pu laisser un strigoï me la prendre ? J’ai envie de trouver le coupable, il faut vraiment que je le trouve avant de finir complètement fou, mais en attendant d’avoir un nom, tout le monde devient suspect, tout le monde devient coupable.

Je m’attendais à la pousser un peu plus bout, finalement elle se calme. Pourquoi n’es-tu pas plus que ça en colère ? Tu le serais peut-être si j’avais vraiment tué ce type-là. Je ne veux pas que tu sois désolée. Je ne veux pas de la pitié, ni de toi ni de personne. Tu crois vraiment que j’ai besoin de ça ? Je veux pas de foutues condoléances et de conneries dans le genre, je veux un coupable, je veux un cadavre. Tu as raison Tessa, ce type est probablement innocent, tout comme toi et bien des dhampirs, mais alors dis-moi, où sont les vrais coupables ? Qui que je désigne on me dit toujours que ce n’est pas lui, que ce n’est pas de sa faute, qu’ils n’y sont pour rien. Pourtant quelqu’un y est bien pour quelque chose. Son dhampir est coupable de l’avoir laissé. Celui qui lui a donné rendez-vous est coupable de l’avoir fait sortir. L’académie est coupable de ne pas être plus vigilante. Je suis coupable de ne pas avoir pris mieux soin d’elle.

- Non c’est faux, Sarah a toujours été ma putain de responsabilité ! J’ai fait une promesse et aussi con que je puisse être, chez moi les promesses ça représente vraiment quelque chose. Elle n’aurait pas dû mourir comme ça. Elle n’aurait pas dû mourir avant encore cent longues putains d’années. Ne viens pas me dire que tout le monde est innocent, il y a pleins de coupables, les gardiens en font partis et j’en fais partis aussi !

Ne cherche pas à me raisonner Tessa, tu ne peux pas le faire, je me suis ancré cette idée dans la tête dès l’instant où l’on m’a annoncé la mort de Sarah, dès que mon monde s’est écroulé. Je lui demande de me frapper, de me faire aussi mal qu’elle en est capable et je suis vraiment sérieux. Fais-toi plaisir Tessa, je ne chercherais même pas à riposter, c’est l’occasion idéale de me faire mordre la poussière. Mais au lieu de ça tu te contentes de t’adosser à ce mur. Pourquoi refuses-tu ? Je pensais que toi mieux que personne accepterais une telle proposition. Ce n’est pas tous les jours que je propose à quelqu’un de me tabasser sans riposte Tessa, crois-moi tu ferais mieux d’en profiter. Sauf qu’au lieu de ça tu te contentes de me dire que la douleur ne me fera plus rien et que j’arriverais à avancer. Tu ne comprends pas Tessa, la douleur c’est tout ce qui me fait avancer dans ce monde.

Je ne réponds pas à ce qu’elle me dit, je pense que mon silence et mon regard en disent déjà assez long comme ça. Tu as raison Tessa, la douleur physique n’est rien face à la douleur mentale, mais l’une me permet d’atténuer l’autre, alors c’est pour ça que je te demande de me cogner. Je comprends que tu ne le feras pas, alors je laisse mes bras retomber le long de mon corps. Qu’est-ce que je vais faire maintenant ? C’est une bonne question. Qu’est-ce que je suis sensé faire à ton avis ? A part trouver l’assassin de ma sœur, je ne vois pas quel autre chemin je pourrais suivre. Je ne suis pas comme toi Tessa, je n’ai jamais eu de véritable but dans la vie, me contentant de vivre simplement au jour le jour. Aujourd’hui on dirait bien que c’est sur le chemin de la vengeance que je vais me diriger.

- Je vais retrouver l’enfoiré qui a fait ça à ma sœur et lui faire la peau. Je ne suis pas du genre à passer de l’avant comme ça Tessa, ce serait peut-être plus simple, mais j’ai jamais aimé suivre le chemin de la facilité. Je vais probablement quitter cette académie et traquer ce type, ça vous fera un problème de moins un gérer et un problème sur lequel me focaliser, comme ça tout le monde est gagnant.

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MessageSujet: Re: La vie finit toujours par mourir   Dim 10 Jan - 21:24



La vie finit toujours par mourir - ft Jessy

Je ne savais pas réellement pourquoi mais je ressentais le besoin de le raisonner, sans doute parce que comme lui à un moment, je m'étais retrouvée perdue. Comme lui, j'en étais venue à me suspendre en haut du vide, si proche que j'aurai pu en tomber. Et sans doute étais-je tombée dans les ténèbres pendant l'espace d'un temps, empruntant un chemin réservé à peu de personne et déconseillé sans doute à tout le monde. Comme lui, j'en étais venue à être avide de vengeance. Si je n'avais connu réellement la perte de quelqu'un, il n'en restait pas moins que j'en voulais au monde. Si lui s'était promis de protéger Sarah, je m'étais quant à moi promise de protéger Carter jusqu'au bout. Carter, qui avait été le premier homme à me faire sourire, à me faire sentir heureuse. Un moroï qui m'avait permit de me poser alors qu'il en venait à essayer de me faire retourner dans la lumière. Un homme qui était mort dans mes bras alors que le quartier nord avait explosé, les explosions étant causées par des strigoï alors que ces derniers en venaient à faire un massacre en ville, profitant du chaos pour faire de nouvelles victimes, répandant le sang sur les pavés du quartier histoire de la ville. Jamais la silhouette du jeune homme ne s'effacerait complètement de mon esprit, et juste après sa mort, de nouveau j'avais été sur le point de plonger. J'avais plongé à vrai dire. Réussissant à m'en sortir grâce à Phil. Un gardien que j'avais toujours considéré un peu comme un baby-sitter et que j'en étais venue à m'attacher, moins que lui mais que j'étais venue dans un sens à aimer. Un amour interdit encore. Un amour qui s'était consumée comme un feu et qui avait fini par s'éteindre tout aussi vide que des bouffées d'oxygènes en étaient venues à disparaître. Marquée par leur présence, marquée par l'empreinte qu'ils avaient gravés sur ma peau, qui n'était qu'une marque de plus du fardeau que je portai, qu'une marque de plus parmi toutes celles que m'avaient laissé Aleskeï, avec un goût particulièrement amer en bouche. La vie avait le don d'être cruelle avec bien des personnes comme je l'avais remarqué et souffrir semblait être le seul moyen de se rappeler que nous étions encore là, à tenter de nous battre sans réelle chance de l'emporter face à la main du destin.

Je reportai mon attention sur Jessy tout aussi vite alors qu'il continuait à s'énerver, disant que c'était faux, que Sarah était sa responsabilité. Il me suffisait de regarder son visage pour comprendre qu'il avait tenu à elle bien plus qu'à la prunelle de ses yeux, que toute sa vie, elle aurait constituée l'unique faiblesse sans aucun doute qu'il se serait permit de s'accorder, l'une des seules personnes capable de le faire souffrir comme jamais. Ce qui était le cas maintenant. Il continua à parler, ajoutant que même s'il était con, les promesses comptaient vraiment pour lui. Ce que je comprenais. Cela nous permettait de nous raccrocher au monde, de nous donner un objectif même au coeur du néant. Et maintenant, cette promesse était devenue vide de sens alors que la vie de Sarah s'était envolée dans la nuit obscure. Il haussa un peu plus le ton, déclarant abruptement que je n'avais pas à lui dire que tout le monde était innocent, que c'était faux, que les gardiens étaient coupables comme lui. Je n'avais jamais voulu dire cela. Je ne penserai jamais que quiconque sur cette Terre puisse être innocent, pas alors que j'étais coupable d'avoir trahi ma famille, pas alors que j'étais une gardienne qui était venue à trahir sa propre espèce en éprouvant un semblant de compassion pour un strigoï qui n'avait fait que la torturer. Je ne pensais pas que tout le monde resterait à jamais blanc comme la neige, personne ne serait jamais parfait, tout le monde ayant une part de ténèbres en soi qu'elle n'arrivera jamais à faire disparaître, seulement à estomper. Et si je comprenais qu'il soit en colère, il n'en restait pas moins que je ne comptais lui faire dire ce que je n'avais jamais dit.

- Je n'ai jamais dit que tout le monde est innocent. Je suis coupable la première. Si tu te juges coupable d'avoir trahi Sarah parce qu'elle est morte, et que tu n'auras pas tenu ta promesse alors je suis aussi coupable que toi. Coupable d'avoir trahi ma famille en les livrant à un strigoï, coupable d'avoir laissé mon ex mourir alors que j'avais promis de le protéger jusqu'au bout. On est tous coupable dans un sens et pourtant te blâmer jusqu'à la mort ne te servira à rien, à moins que tu veuilles mourir maintenant, finir au fond d'un trou et que je t'achève... J'ai toujours pensé que tu étais un survivant, Jessy, mais peut-être que je me suis trompée, peut-être que tu n'es rien de plus qu'un lâche après tout qui comme les autres se décidera à déserter et à tout abandonner. Si c'est le cas, alors cela ne servira à rien que je reste, regarder les faibles mourir n'a aucun intérêt. Et vraiment, j'espère que tu n'es pas cette personne là.

J'étais sincère, véritablement. J'espérai vraiment qu'il allait se reprendre. Cela ne pouvait être que son choix de se remettre en mouvement afin d'avancer, afin de repartir même en y laissant des plumes. On devra tous abandonner quelque chose derrière nous quel qu'en soit le prix, cela pouvant être dans la douleur ou pas. Mais peu importait, à moins de vouloir mourir, le seul moyen serait toujours de se relever. J'en vins à reprendre la parole, arguant que comme je m'en doute, alors il sait qu'au final ce n'est pas tant la douleur physique qui fait le plus souffrir mais celle morale. En venant à me demander s'il compte se relever ou pas, en venant à lui demander ce qu'il va faire maintenant. Ses bras retombent le long de son corps tandis qu'il reprend la parole, plus vigoureusement comme si une étincelle s'était rallumée en lui. Il affirma alors qu'il comptait retrouver l'enfoiré qui avait tué sa soeur, me faisant une confidence en admettant qu'il n'avait jamais été du genre à aller de l'avant comme ça, qu'il compterait plutôt quitter l'académie afin de traquer ce type, me débarrassant d'un problème. Je ne pus empêcher un mince sourire de s'esquisser sur mon visage, si en effet, j'en étais venue à considérer Jessy comme un problème, il n'en restait pas moins que mon opinion évoluait au fur à mesure. Reprenant mon sérieux, je déclarai alors toute aussi franche, ma voix montant d'un cran alors qu'une étincelle de colère passa dans mes yeux :

- Tu sais, je n'ai jamais été non plus à me projeter vers l'avant comme ça, avant je prenais du bon temps, profitait de la vie, de l'alcool des cigarettes puis un jour tu te fais kidnapper par un strigoï, torturer, et ta vie change. Alors seulement là tu en viens à comprendre que si tu veux pas sombrer autant fort que soit la tentation, tu dois aller de l'avant parce que si ce connard ne t'as pas eu, alors ce ne sera pas toi qui creusera ta propre tombe.

Décrispant mes doigts avant de reprendre la parole, toute aussi véhémente :

- J'espère que tu réussiras à le trouver... Néanmoins si besoin est, je devrais pouvoir me renseigner, te passer quelques infos, cela te sera sans doute plus utile que de débuter avec rien, que d'en venir à frapper des innocents qui n'ont rien à faire dans l'histoire. Après tout, quitte à se venger, autant le faire bien.
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MessageSujet: Re: La vie finit toujours par mourir   Jeu 14 Jan - 14:55

La vie finit toujours par mourir
Tessa et Jessy


Comment on en est venu à avoir une telle conversation ? Un coup elle me frappe, l’autre elle me fait la morale et maintenant voilà qu’elle me soutient ? Cette fille est vraiment difficile à suivre, ou alors c’est moi qui le suis. Peut-être bien les deux en fait. Je sais même pas pourquoi je lui parle de ma sœur, du fait que je me sente responsable de sa mort. J’aurais dû la laisser penser que je suis toujours qu’un gros con qui s’en prend aux innocents sans aucune raison, juste pour le plaisir. C’est trop tard maintenant, elle sait que j’ai des remords, mais au moins elle sait aussi que je serais prêt à tout pour venger la mort de Sarah. Elle reprend la parole, me disant que finalement dans ce monde on est tous coupable. Je le suis pour la mort de Sarah et d’Anton, et même de bien d’autres personnes d’ailleurs. Elle l’est aussi pour la mort de ses proches, de sa famille, de son amant. Je comprends ton ressenti Tessa, mais au final ce n’est jamais toi qui a porté le coup final. Je l’ai fait avec mes parents, je l’ai fait avec Anton, je l’ai fait avec bien d’autres personnes dont j’ignore même le nom. Je ne suis pas sûr que tu te comparerais à moi si tu savais tout ça. Tu n’es pas une meurtrière, alors certes tu n’as pas pu les sauver, mais à mes yeux tu représentes bien plus l’héroïne et moi le méchant. Enfin, au moins cette conversation m’en aura appris un peu plus sur toi et je peux rayer définitivement le surnom de dépressive de ma liste.

- Dis pas de conneries, depuis quand je suis du genre à abandonner ? Crois-moi je quitterai pas ce monde avant d’avoir emporté ce connard avec moi, peu importe de qui il s’agit et du temps que ça me prendra. Et toi alors ? Tu comptes laisser le strigoï qui a pourri ta vie filer ou tu comptes lui faire la peau ? A moins que ce ne soit déjà fait ?

Puisque nous sommes lancé sur le sujet de la vengeance, autant aller jusqu’au bout. Je suis bien curieux de savoir si elle a mis la main sur le con qui a voulu faire de sa vie un enfer, bien curieux de savoir si elle l’a fait longtemps morflé avant de le tuer ou s’il est encore de ce monde. Si c’est le cas peut-être que je pourrais l’aider, ça me fera du bien de me défouler sur un autre crétin en attendant que j’avance dans mes propres recherches. Je lui fait aussi part de ce que j’ai l’intention de faire de mon côté, quitter l’académie et me mettre pleinement à la poursuite de l’assassin de ma sœur. De toute façon j’ai plus grand-chose à foutre à l’académie maintenant, je passerai de temps en temps prendre des nouvelles d’Ania et faire chier ces gosses de riches de famille royale, mais en dehors de ça, je ne pense plus habiter là-bas. Elle reprend la parole, m’en faisant découvrir encore un peu plus sur elle. Bordel j’aurais jamais cru qu’on pourrait se ressembler autant elle et moi, faut croire que je m’étais vraiment fait une mauvaise opinion d’elle.

- Un de ces quatre peut-être que tu me laisseras l’occasion de côtoyer l’ancienne Tessa, celle qui prend du bon temps, et échange je te donnerai l’occasion de côtoyer le Jessy qui n’est pas un connard.

Je suis presque sûr que l’idée pourrait te séduire, enfin je crois, en tous cas moi elle me tente bien. En attendant tu proposes de m’aider à te renseigner sur le bourreau de ma sœur, je dois dire que je ne m’en attendais pas à tant de ta part, mais après tout plus j’aurais de personnes sur le coup, plus vite je pourrais le retrouver, alors ce n’est certainement pas moi qui vais refuser une telle offre. On ne peut pas vraiment dire que je débute avec rien, ou du moins j’ai bientôt rendez-vous avec un strigoï qui sera peut-être à même de me révéler le véritable nom du bourreau de Sarah, mais comme je l’ai dit, mieux vaut le plus de personnes possibles dessus.

- J’accepte ton offre, merci d’accepter de m’aider... Je sais que tu ne me portes pas vraiment dans ton cœur et que tu ne me dois rien alors si tu as besoin de quelque chose en retour, je pourrais peut-être t’aider aussi.

Dans la limite du raisonnable bien entendu, je ne balancerai rien sur les strigoïs pour toi par exemple, mais si tu as des ennemis, des cons qui te provoquent, des personnes qui te veulent du mal, je pourrais très bien leur régler leur compte. Je sais, c’est moi le moroï et toi la dhampir, mais crois-moi Tessa, je pourrais t’être utile bien plus que tu ne le penses, du moins si tu as besoin d’une aide.

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MessageSujet: Re: La vie finit toujours par mourir   Jeu 14 Jan - 20:18



La vie finit toujours par mourir - ft Jessy

Un petit sourire illumina mon visage alors que je vois Jessy reprendre du poil de la bête. Il n'y a pas de doute entre la version déprimée de Jessy ou celle où il parait arrogant quoique légèrement agaçant, il est certain que je prendrai la dernière version. Remontant la pente en me lançant que je devrai arrêter de raconter des conneries, qu'il n'est pas du genre à abandonner. Ce qui est mieux clairement, cela aurait été dommage qu'il abandonne tout à cause de cela. Et sans doute qu'en venir à finir sur le même chemin que lui ne nous permettra qu'à nous booster tous les deux alors que nous échangeons des piques comme en ce moment. Je le crois vraiment quand il dit qu'il ne partira pas de ce monde sans avoir tué le connard qui a assassiné sa soeur. Le ton de sa voix suffit à prouver sa détermination qu'il fera tout ce qu'il faut pour obtenir vengeance. Je le comprends. Après tout on est tous déterminé à obtenir vengeance, à faire payer à nos bourreaux les cicatrices qu'ils nous laissent quel qu'en soit le prix, quitte à y laisser sa peau. Il continue à parler en venant à me demander où j'en suis, me demandant si je compte laisser le strigoï qui a pourri ma vie filer ou au contraire si je compte le tuer, me demandant au passage si ce n'est pas déjà fait. Mon regard se voile alors que l'épisode de notre dernière rencontre resurgit dans mon esprit. Parti faire les boutiques, remettant les pieds après des années au centre commercial de Missoula, déterminée à affronter mes peurs, ne m'attendant pas à le voir surgir de l'ombre. Ce jour là, de nouveau j'avais été lâche, ne réussissant jusqu'au bout en le tuer alors qu'il en était venu à me mordre, se nourrissant de mon sang, une nouvelle fois. Instinctivement je portai mes doigts à ma nuque. Un geste dont je me rendis compte. Un geste si instinctif que j'avais fait plus d'une fois alors que mes mains en venaient à s'approcher de ma peau, là où il avait laissé son empreinte, me marquant au fer rouge. Un geste dont je ne me rendis compte qu'en voyant le regard de Jessy se faire plus insistant. Le rouge me monta aux joues alors que mal à l'aise, je m'agitai sur place, écartant aussitôt mes doigts de ma nuque comme si je les avais trempé dans un liquide visqueux dont je voudrai les éloigner. Ce n'était pas réellement cela et pourtant. Jessy continua à me regarder. Je savais que je ne pouvais juste rester là à rien dire alors qu'il attendait une réponse alors qu'il voulait savoir. Mais de là à paraître trop enjouée, il n'y aurait qu'un pas à faire pour que j'en vienne à mentir une fois de plus. Alors finalement aussi surprenant que cela soit, j'optai pour la vérité aussi tranchante qu'elle soit, aussi dure soit-elle.

- J'aimerai le voir souffrir encore et encore pour chaque cicatrice qu'il m'a laissé mais à vrai dire, je ne sais pas si je serai assez forte pour le tuer. Je le voudrai tant, je m'entraîne mais il semblerait que les démons de mon passé aient toujours plus d'emprise...

C'était la vérité, je n'étais pas sûre de pouvoir réussir à la tuer. Je le voulais tellement et pourtant au cours de nos combats, il réussissait à avoir le dessus. Ne réussissant pas seulement à m'infliger des blessures physiques mais aussi mentales, me blessant plus profondément, faisant resurgir inévitablement des cauchemars du passé. Des cauchemars que j'avais cru réussir à vaincre, que j'avais enfin cru réussir à anéantir et pourtant lors de cette unique journée où je l'avais croisé de nouveau avant de réussir à fuir de nouveau, tout était revenu. Inévitablement, je me rappelais de tout. Et les brûlures le long de mes bras, les cicatrices visibles dans mon dos comme sur tout mon corps n'étaient qu'un moyen de plus de me rappeler ce que j'avais vécu. Si j'avais fini par les accepter, à chaque fois que je me regardai dans un miroir, je ne pouvais m'empêcher à quel point j'avais été faible, à quel point je devais passer au-delà afin que plus personne ne puisse m'atteindre ou me briser le coeur. Mais chaque jour, il y en aurait toujours une nouvelle, prête à en fragmenter un morceau, prête à tenter de briser un peu plus cette carapace que j'essayai avec difficulté de consolider au fil des jours.

En venant à parler un peu plus librement à Jessy aussi étonnant que cela soit, lui avouant que je n'étais plus celle que j'étais auparavant. J'avais perdu toute trace d'innocence, d'insouciance le jour où Aleskeï était entré dans ma vie. Si la drogue, l'alcool n'avait qu'était qu'un moyen de plus pour plonger un peu plus bas à mon retour, pour me noyer dans les ténèbres, j'en étais venue à m'en détacher de nouveau grâce à Phil, même si cette rencontre m'avait fait comprendre à quel point j'étais faible. Faible d'avoir cru un instant qu'il pouvait réellement m'aimer, que je pouvais avoir droit à une once de bonheur avant que tout cela ne prenne fin si rapidement que cela ne semblait avoir été qu'un lointain mirage, qu'un éclipse d'une vie que j'aurai pu mené. C'est alors qu'il reprit la parole, me changeant les idées en déclarant qu'un jour, un de ces quatre peut-être que j'accepterai de côtoyer l'ancienne Tessa, me permettant d'entrevoir un Jessy autre que celui que je connaissais. A vrai dire, j'aurai sans doute tort mais pourtant au fur à mesure, j'en étais venue à m'attacher aux traits de son caractère mais le pire étant sans doute que je doutais de pouvoir revenir cette fille là. Il était si facile de sauter dans le vide auparavant, mais maintenant c'était une autre affaire et pourtant, l'idée de pouvoir revivre l'espace d'une autre soirée pourrait sans doute me tenter.

- Oui, qui sait. Peut-être un de ces quatre, je prendrai un verre en ta compagnie si tu le souhaites tant. Mais oublie la phase où tu m'embrasses afin que de ne pas dévoiler un nouveau cadavre, ok ?

Esquissant un rapide sourire moqueur et sarcastique. Je doutais d'être autant fâchée qu'auparavant et à vrai dire, je ressentais le besoin de l'aider sans doute parce que je le comprenais, parce que j'avais déjà ressenti ce qu'il avait vécut. Si j'en étais venue à penser qu'il allait refuser mon offre, je me trompais alors qu'il accepta mon offre, sachant pourtant que je ne le portai pas forcément de mon coeur, ajoutant que si j'avais besoin de quelque chose, il pourrait m'aider. Le sous-entendu étant clair. Aussitôt, je répliquai au tac à tac quoique un peu fausse, étant donné que j'appréciai sa sincérité :

- Qu'est-ce que je voudrai que je fasse de ton aide ? Tu n'es qu'un moroï. Et de surcroît, je ne suis plus une petite fille, je peux régler mes problèmes toute seule. Mais merci quand même, c'est chou de ta part.
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MessageSujet: Re: La vie finit toujours par mourir   Dim 24 Jan - 20:27

La vie finit toujours par mourir
Tessa et Jessy


Je sais pas trop comment on a fait pour en arriver à avoir cette conversation, au départ elle voulait juste me foutre sur la gueule et maintenant on est là à discuter des connards à qui on voudrait faire la peau. Faut croire qu’on ne sait pas faire les choses normalement, même quand il s’agit d’une conversation. Il faut dire que maintenant je suis totalement intrigué, j’aimerais bien savoir si elle a mis en pièce celui qui lui a fait du tort, d’ailleurs si c’est le cas je ne serais pas contre quelques détails sanglants. Sauf qu’elle reste silencieuse face à mes questions, le regard perdu, comme si elle n’était plus vraiment là avec moi et je me demande bien à quoi elle pense. Sa main se soulève et se pose contre sa nuque machinalement, comme s’il s’agissait d’un réflexe. Je comprends alors ce que signifie ce geste, une morsure, une marque peut-être, un traumatisme. Jusqu’à quel point ce monstre t’a-t-il fait du mal ? J’aimerais le savoir. J’aimerais te poser la question mais je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose. Je continue de te fixer, lâchant un petit raclement de gorge pour te faire revenir à la réalité ce qui semble fonctionner. Ta main retombe le long de ton corps et après encore quelques secondes de silence tu finis par prendre la parole.

- Alors entraîne-toi encore, entraîne toi jusqu’à ce que tu sois prête mais ne laisse pas cet enfoiré s’en tirer sans avoir morflé.

Tu voulais que je me reprenne en main et que je me batte pour venger ma sœur, il serait temps que tu suives tes propres conseils. Apparemment je ne suis pas le seul à devoir se prendre en main, pas le seul à devoir m’entraîner encore et encore, pas le seul à devoir tenir bon jusqu’à obtenir vengeance. Je ne suis du genre à abandonner Tessa, j’espère que tu ne l’es pas non plus, je serais assez déçu dans le cas contraire. Tu ne peux pas juste te contenter de faire la morale et de donner des conseils si tu ne les appliques pas toi-même. Alors je sais bien que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais au final on a tous les deux le même but et on peut tous les deux y arriver.

La conversation prend une tournure qui, je dois l’admettre, je ne pensais pas voir arriver. J’en viens quand même à proposer à la fille que j’appelais la dépressive de boire un verre avec moi un de ces quatre. Enfin faut dire qu’on a bien évolué depuis, elle prenait pour un con et psychopathe et moi pour une psy et dépressive, maintenant notre opinion l’un envers l’autre à quelque peu changé. Elle finit par accepter la proposition, rajoutant une petite provocation en me demandant d’éviter de passer par la case baiser qui cache un cadavre la prochaine fois. Je ne peux contenir le sourire qui s’affiche sur mes lèvres à ce moment-là, c’est vrai qu’elle a du me prendre pour le pire des crétins après ça, mais faut dire que je ne savais pas trop quoi faire pour détourner son attention.

- Promis, pas de baiser ni de cadavre, juste un verre et de la compagnie.

Je peux bien éviter l’un et l’autre un soir, j’espère juste que le bastonneur en moi restera endormi pendant ce moment-là, ce serait mieux si je ne veux pas l’avoir à nouveau sur le dos, je préfère quand même la Tessa qui m’apprécie à celle qui veut me mettre une raclée. La dhampir reprend la parole pour me proposer son aide quant à mes recherches sur l’assassin de Sarah. Je dois dire que je ne m’attendais pas à ce qu’elle me fasse une telle proposition et je serais fou de refuser. Alors j’accepte son offre, lui proposant la mienne en retour, on ne sait jamais après tout. Elle me répond par une nouvelle provocation. C’est donc à ça que vont se résumer nos conversations ? Ça me va très bien à vrai dire.

- Un moroï certes, mais un moroï qui sait se battre et manipuler son pouvoir. Tu verras, un de ces jours tu auras bien besoin de mon aide petite dhampir, même si j’espère que ce sera le plus tard possible.

Je lui adresse un clin d’œil après cette dernière provocation, tu ne t’attendais quand même pas à ce que je ne réplique pas, ce ne serait pas mon genre. On entend alors quelques gémissements à côté, j’avais presque oublié le type que j’ai passé à tabac et maintenant que ma rage s’est calmée je culpabilise un peu d’avoir été si violent avec lui alors qu’il ne voulait rien de mal. Je me dirige vers lui sous le regard persistant de la dhampir, finissant par le relever, passant l’un de ses bras le dos de mes épaules pour maintenir une prise et pouvoir l’entraîner jusqu’à l’hosto le plus proche, parce que j’ai pas l’intention d’attendre comme un con qu’une ambulance arrive. Je repose mon regard sur Tessa avant de reprendre la parole.

- Je m’occupe de lui et ne t’en fais pas, je n’ai pas l’intention de l’achever et de cacher son corps. Y a un hosto pas loin, je vais l’y emmener, je lui dois bien ça. A plus petite dhampir.

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