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 Ne suis-je pas à ton goût ? [Arwen]

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MessageSujet: Ne suis-je pas à ton goût ? [Arwen]   Lun 28 Déc - 22:33

Ne suis-je pas à ton goût ?  
Arwen & Promesse


Vêtu d’une parfaite robe noire, je complète ma tenue d’une légère couche de maquillage. Je laisse cet appartement désespérément vide derrière moi. Je ne comprends toujours pas pourquoi Adalrik n’a pas voulu me suivre. Apparemment avait-il des occupations plus intéressantes que passer la soirée en ma compagnie. J’aurais sans doute du mal prendre la chose, aucun doute que la moroï que j’étais autrefois ce serait vexée d’une telle vérité, mais aujourd’hui, j’étais bien loin de cette femme que j’avais été, bien loin de cette fille coincée, qui restait enfermée chez elle, lorsque les choses tournaient mal, lorsqu’elle ne savais plus où se réfugier. Aujourd’hui, je n’avais aucune honte à sortir m’amuser, à faire valoir mes atouts pour attirer les regards masculins, et je ne me laissais pas abattre par un stupide désaccord.

Mon regard flotte sur la foule, et pendant une seconde, je me demande si je suis réellement à ma place en ce lieu. J’ignorais même que ce genre de lieu pouvait exister. Pourtant, voilà bien longtemps que je savais ne pas vivre dans ce lieu de paix que les médias désiraient nous vendre. Je me rappelle alors être là sous les conseils de Adalrik, ce qui rend plus stupide encore son absence à mes côtés, mais m’offre l’occasion idéale pour m’amuser, sans retenue. Un sourire à faire tomber n’importe quel homme sous mon charme, je me dirige d’un pas décidé jusqu’au comptoir. Et cela ne manque pas, un beau blond m’offre déjà mon premier verre, suivis d’un second, alors qu’il continue inlassablement de me raconter sa minable vie. Je me rends alors compte, qu’il a parfaitement conscience de la pitié qui s’impose à moi, à son égard, et que là est exactement le sentiment qu’il essaie de faire naître en moi, dans l’espoir que peut être, j’accepte de le transformer. Pas chance mon beau, tu ne t’ai pas adressé à la bonne personne. Je ne manquerais pas de goûter au délicieux nectar que ton sang représente à mes yeux, j’irais même jusqu’à te vider de ton sang, mais malheureusement, cela n’aboutira pas à une renaissance pour toi. Tu rejoindras tes défunts confrères, qui ont subi le même sort que toi, pour avoir sans doute, ouvert un peu trop leurs bouches. Et en cet instant, je ne peux que comprendre à quel point cela peut être énervant. Je lui aurais bien arraché  moi-même la tête si je n’avais pas estimé  ce geste trop malpoli pour un tel lieu, mais bon sang, ce qu’il pouvait être emmerdant. J’ai la chance de remarquer, qu’à plus il boit, plus la parole lui vient facilement, alors je l’entraîne jusqu’à la piste de danse pour lui boucler le clapet.

Même ainsi, il continue à déblatérer un flot de paroles, que j’ai arrêter de suivre depuis bien longtemps, mais rien que le son de sa voix me tape sur le système, alors sans vraiment contrôler mes nerfs, je plante mes crocs dans son cou. Il en a l’air ravi, et il finit enfin  par la boucler, mais contrairement à ce qu’il peut penser, je n’ai nullement l’intention de faire de lui, l’un des nôtres, j’ai l’intention de le vider de son sang, douloureusement. Les forces commencent à lui manquer, je ne m’arrête pas pour autant, je poursuis tranquillement mon repas au centre de la pièce, sous les regards de quelques humains, qui suivent la scène, médusés. Le corps retombe rapidement au sol, avachi, sans vie. Je me remets danser, les lèvres recouvertes de sang, comme si de rien n’était, et déjà, un nouvelle homme se presse contre moi, mais je n’en ai que faire. Ce n’est pas ce que je recherche ce soir, aucun de ces faibles humains ne sera me rassasier, car c’est une expérience bien différente que je recherche.

Je suis en train de vider ce deuxième homme de son sang, lorsque mon regard se pose sur cette femme, la même espèce que moi, la même facilité pour attirer les regards, et je me surprends, à savoir exactement ce que je veux d’elle, et ne pas désirer qu’elle ne résiste. C’était pourtant le genre d’expérience qui ne m’avait jamais tenté  au par avant, mais ne dit-on pas que tout a un début ? Est-ce le genre d’expérience qui la tente elle aussi ? Ou se montrera-t-elle plus insaisissable ? Son regard finit par se poser sur moi, sans doute attirer par mon regard insistant.

《 Tu veux peux être le finir, ma belle ? 》

Accepteras-tu de partager ce repas avec moi ? Cela semblerait un bon début, tu ne trouves pas ? On pourrait même semer un véritable carnage ici, ensemble, avant de disparaître, et de me laisser t’offrir le plaisir que tu mérites.

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MessageSujet: Re: Ne suis-je pas à ton goût ? [Arwen]   Sam 23 Jan - 22:20


Ne suis-je pas à ton goût ?
Arwen & Promesse

« Les rivières de sang qui en coulaient sans que personne ne tente d’agir. Les monstres qui se sont succédé dans tous les pays, dans tous les lieux, dans toutes les religions. Personne n’a jamais agis, n’a jamais réfléchi à comment empêché cela. L’humanité est aveugle, elle ne cherche pas à voir, à apprendre, à comprendre. Tu es plutôt un beau représentant de cette espèce mon cher. »

Je l’observe sangloter misérablement, cet homme, ce petit humain, si jeune par rapport à moi mais déjà dans la fleur de l’âge si on considérait la mesure du temps humaine. Il avait cru pouvoir m’apprendre la vie, pouvoir philosopher avec moi, je lui avais dit de passer son chemin, que je n’avais pas de temps à lui consacrer mais il s’était entêté. Il le regrettait surement maintenant, mais c’était trop tard. J’aurais pu continuer, juste partir, mais ce n’était pas dans mes habitudes. Il s’était désigné pour être ma cible, il l’avait été. Je tends ma main et caresse doucement sa joue, lisant la peur dans son regard, j’esquisse un doux sourire à son encontre.

« Puisque tu es tout aussi aveugle que les autres, que tu n’as pas su comprendre l’histoire ni même comprendre qui est devant toi, alors je suppose que tu n’as pas besoin de tes yeux. »

Doucement, ma main glisse vers son nez et de mon index et de mon pouce, je m’introduis dans sa cavité oculaire, faisant sauter son œil dans un bruit de succion. Un hurlement lui échappe pendant que je m’occupe du deuxième. A la fin, il est évanoui contre le sol de cette bibliothèque, proche de la mort sans vraiment l’étreindre. Vas-tu mourir ? Ou vas-tu survivre à cette nuit ? Je suis gentille, je te laisse une chance, survis jusqu’à l’arrivée des secours et tu vivras, je te promets de te laisser tranquille, de toute façon, personne ne croira les mots que tu pourras prononcer… Par contre, si tu meurs, alors je suppose que tu n’en auras vraiment pas valu le coup.

Je finis par me relever et sortir de ce bureau, ce léger contre-temps derrière moi. Ma dernière visite au château m’a permis d’apprendre que plusieurs de mes congénères et des "mordus" se retrouvaient souvent dans certains lieux, de véritables mines d’informations donc, il me suffirait de tendre la main pour me retrouver avec des secrets et des complots plein les bras… Je me dirige donc vers un de ses lieux, cache-cœur gris et robe blanche sur le dos, je découvre qu’il est extrêmement facile d’entrer dans ce bar, pour un peu que nous possédions la paire de crocs nécessaires.
Il me faut quelques secondes pour m’habituer aux bruits ambiants, aux odeurs, à battements de cœurs… Tellement de choses à sentir, à ressentir, mes sens en sont saturés un instant. Un zeste d’odeur de terreur en plus et je me croirais revenu des siècles en arrière, sur le champ de bataille qui avait marqué la fin de ma vie humaine. Même l’odeur d’excitation sexuelle était là, bien que cette dernière soit un peu plus normale dans un bar que sur un champ de bataille… Mais il faut croire qu’il y en a qui s’excitait de peu et surtout du gore.

J’avance à travers la mêlée, direction le bar, j’avais appris il y a longtemps que pour commencer des investigations, les barmans étaient les plus utiles. Certains étaient coriaces à faire parler, mais tout le monde finissait un jour par craquer. Je ne sais pas ce qui me met sur la voie, surement le frisson que je ressens, ou la pesanteur d’un regard sur mon corps, mais je sais que j’ai attiré l’attention d’une personne. Jusque là, rien d’étonnant, les Strigoïs attirent toujours l’attention, je l’ai très vite compris, mais ce regard fixe… Appartenait à un membre de mon espèce, je le comprends en croisant des prunelles rouges et bleues. Du Lapis se mêlant à du rubis, un superbe mélange, bien que surprenant. Je ne sais pas pendant combien de temps je reste les yeux dans les yeux avec cette femme mais je sais que je n’en décroche pas avant qu’elle ne commence à parler. Ses propos me surprennent d’ailleurs légèrement. La seule raison pour laquelle on m’avait déjà prié de partager un repas, c’était pour du sexe et j’avais appris depuis longtemps que les relations homosexuelles étaient quelque chose qui se faisait dans l’ombre, donc je devais très certainement me tromper, mais ce surnom… Finalement, ça ne sert à rien de réfléchir, j’aurais ma réponse quoi qu’il se passe. J’étais venu pour des informations, je trouvais une consœur, c’était un début non ?

« Cela faisait bien des années qu’on ne m’avait pas donnée de surnoms ma chère. »

Etait-ce pour autant désagréable ? Non pas vraiment, mais surprenant, cela l’était assurément. Finalement je m’approche d’elle, jusqu’à ce que l’humain se retrouve entre nous deux avant de baisser le regard sur lui, remarquant en même temps le cadavre à ses pieds. On sème ma chère ? Combien de cadavres comptes-tu donc laisser à tes pieds ? Encore un au moins, j’en suis sûre. Je laisse ma main courir sur la carotide de l’humain drogué par la salive de ma consœur, sentant en même temps la trace laissée par sa morsure. Je relève les yeux vers elle en lui répondant.

« Je ne pense pas qu’il y ait vraiment de quoi se sustenter dans ce corps. A moins que ce ne soit pas vraiment ce que tu souhaites. Comptes-tu réellement partager un repas avec moi ? »

Que comptes-tu réellement faire ? Je sens sur toi l’odeur d’un autre maintenant que je suis aussi proche, un autre être de notre espèce. Qui est-il ? Je ne le sais pas, mais les guerres de territoire ne m’intéressent pas. Tu es intéressante, peut être sexuellement, je ne le sais pas, je ne me suis jamais intéressée ainsi aux femmes, mais intellectuellement et spirituellement tu l’es. Tu n’as l’air d’avoir peur de rien et j’apprécie cette attitude… Mais pas au point d’y laisser ma peau si un combat se déclare. Je prends pourtant conscience que je suis prête à me risquer hors de mes limites de confort habituelles quand je prends la parole une nouvelle fois. Décidément, on dirait que pour ce soir, mon instinct de survie était parti se cacher tout au fond de mon être.

« Ne penses-tu pas qu’une autre proie serait plus indiquée pour un repas partagé ? »
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