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 Allié ou ennemi ?

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MessageSujet: Allié ou ennemi ?    Ven 11 Déc - 16:40


Allié ou ennemi ?


Ce soir, j’aimerais avoir la possibilité de ramener un petit groupe de Strigoïs afin de pouvoir aider à éliminer davantage de tueurs. Je sors donc l’artillerie lourde et m’apprête à appâter mes proies. Cette nuit, je serai une brune ténébreuse. Je sais que c’est l’un de mes looks qui attire le plus grand nombre de mes proies, mais il faut avouer que mes mises en scène également. Je ne ferai rien à la légère et je suis d’autant plus méfiante depuis que j’ai appris que Janine avait pu être blessée par des Strigoïs de cette ville. Elle fait partie des gardiens que je considère comme intouchables au sein de l’académie. S’ils ont pu la blesser, c’est qu’il ne faut pas les prendre à la légère. Ne vous en faites pas chers habitants, ce n’est plus qu’une question de jours avant que les plus puissants Strigoïs de cette ville ne finissent tous en Enfer. Je suis déjà parvenue à m’immiscer au sein de leur groupe, je n’ai plus qu’à gagner suffisamment leur confiance afin de pouvoir les attirer exactement là où j’aurais besoin qu’ils soient pour le grand jour.

La nuit est à présent tombée. Je termine d’ajuster ma tenue, à savoir un short en jean avec des collants fins noirs et des bottines, et un débardeur accompagné d’une petite veste. J’applique un rouge à lèvres saignant sur mes lèvres et donne un teint un peu plus rosé à mes joues. Je suis presque prête. Je me dirige vers ma table de chevet et sort une petite fiole de sang que je range dans la poche de ma veste. Elle me sera très utile pour la soirée. Je n’ai plus qu’à me faufiler discrètement hors de l’académie. Etant donné que mon deuxième gardien ne m’a pas encore été attribué, je n’aurai pas besoin de fausser compagnie à qui que ce soit. Et même si quelqu’un m’apercevait de loin dans l’académie, il ne me reconnaîtrait pas. Je quitte l’établissement et me dirige au centre de la ville. Je tourne au coin d’une ruelle bien précise et commence à préparer mon premier piège. Nous avions préalablement caché une petite cage en argent avec Alistair quelques jours plus tôt,  destinée à tomber sur le Strigoï de notre choix afin de capturer ce dernier pour qu’Alistair n’ait plus qu’à l’achever. J’accroche ainsi la cage en hauteur et noue bien la ficelle, et je viens me placer quelques mètres plus loin. Je sors la petite fiole de ma poche et commence à disposer un peu de sang le long de ma jambe. L’odeur attirera forcément un Strigoï par ici.

A peine cinq minutes plus tard, j’aperçois enfin une silhouette arriver dans ma direction. L’avantage avec cette ruelle, c’est qu’elle est petite et longue, je peux donc avoir largement le temps de voir arriver quiconque par ici. Je m’adosse à un mur et fais mine d’agoniser tandis que la silhouette du Strigoï se rapproche. Je m’adresse enfin à lui dès qu’il se trouve suffisamment près pour me permettre d’apercevoir ses pupilles rouge sang.


- A l’aide ! Je... Je me suis fais agresser par un homme avec un couteau ! Il m'a blessée à la jambe je ne peux plus bouger... je vous en prie aidez-moi !

J’aperçois un sourire machiavélique se dresser sur les lèvres de celui qui pense être mon bourreau. Celui-ci commence à se rapprocher tranquillement, persuadé qu’il va faire de moi son repas. Plus que quelques pas... Trois... deux... un... Je coupe la corde près de moi et la cage en argent vient aussitôt s’abattre contre le Strigoï. Bingo ! Je l’ai eu. Je m’avance de l’autre côté et viens me mettre face à lui, tandis qu’il me regarde avec des yeux meurtriers.

- Salope ! Je vais te bouffer !

- J’en doute fort, mais tu auras essayé.


Je n’ai plus qu’à signaler ma position à Alistair et me dissimuler avant que d’autres Strigoïs n’arrivent. Mais alors que je me retourne pour attraper mon téléphone et m’éclipser, j’aperçois soudain un autre Strigoï juste face à moi. Celui-ci me saisit aussitôt à la gorge et me soulève du sol, me forçant à lâcher mon téléphone sur lequel il marche quelques secondes après histoire de bien s’assurer qu’il soit désormais inutilisable. Mince... ce n’est pas bon pour moi. Il sait que je suis une ennemie en apercevant l’autre Strigoï que j’ai piégé juste à côté. Il va me dévorer d’un instant à l’autre si je ne fais rien, et ça c’est hors de question. Je pénètre son esprit et commence à perturber sa vision, lui faisant croire qu’il se retrouve dans un vide complet et qu’il est entouré d’une dizaine de gardiens s'apprêtant à lui tirer dessus. Le Strigoï commence à s’agiter mais me projette contre le mur d’en face au lieu de me relâcher simplement comme je l’aurais espéré. Le choc de ma tête contre le mur me fait relâcher la pression que j’exerçais sur lui et me blesse à la nuque, faisant couler quelques gouttes de sang... le mien cette fois, ce qui est bien plus embêtant. Je suis trop exposée. J’ai à peine le temps de me redresser qu’il est de nouveau face à moi, en colère.

- Je hais les Moroïs au pouvoir de l’esprit !

Cette fois il n’attendra pas avant de me tuer. Juste ciel ! Voilà que je me fais à nouveau soulever du sol. Je veux bien être légère mais tout de même ! Je fais ce genre de choses depuis trop longtemps afin de me faire tuer aussi bêtement. Je dois trouver une façon de me débrouiller avant le retour d’Alistair. Je n’ai plus aucune façon de le contacter maintenant que mon téléphone est cassé. Ma seule solution être d’être plus rapide que lui. Je ferme les yeux afin de pénétrer à nouveau son esprit et m'apprêtant à le torturer mentalement afin de me donner le temps de m’échapper, mais autre chose se passe entre temps car je sens d’un coup le Strigoï me relâcher à cause d'une pression encore plus forte que celle qu'il exerce sur moi. Quelqu’un d’autre est arrivé sur les lieux...

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MessageSujet: Re: Allié ou ennemi ?    Lun 28 Déc - 0:16



Allié ou ennemi ?
Arya & Peter

Le secret pour traquer une proie ? Être plus discret qu’une petite souris. J’ai beau avoir une haute stature, cet être immortel ne m’a toujours pas repéré alors que je le pourchasse depuis déjà quelques heures, jusqu’à présent je ne m’en suis pas approché car son curriculum vitae est assez impressionnant pour me retenir de foncer dans le tas. Cinq cents ans d’âges, pour certains, ce n’est rien d’autre qu’un enfant qui commence à marcher, pour moi c’est déjà un homme d’âge assez mur pour nécessiter des dizaines de précautions. C’est pour ça que je le piste depuis des heures, attendant l’occasion parfaite pour m’approcher de lui. Je sais que je n’ai pas le choix, ce soir il faut que je le tue, il faut que je raye un nom de la liste avant que le gouvernement ne commence à pousser quelques cris de colères et son nom m’a paru l’un des plus faciles à rayer. Me serais-je trompé ? Peut-être mais je ne peux déjà plus faire marche arrière, il me faudra aller jusqu’au bout, quitte à y laisser des plumes.

Je l’observe une nouvelle fois tourner à droite, je ne sais pas s’il s’en rend compte, mais il est plein jusqu’au cou de troubles obsessionnels compulsifs. A chaque embranchement, il tourne à droite une fois, puis à gauche, puis de nouveau à droite, à croire qu’il ne connait pas la ligne droite. En haut de mon toit, je sors mon téléphone et active le GPS pour prévoir son trajet et connaître dans quel rue il va passer, je vais prendre un risque, un gros risque, mais qui sera normalement récompenser. Je finis par repérer la ruelle idéale et je jette un dernier regard sur ma cible, il est l’heure de prendre tous les risques. Vu la façon dont cet être de la nuit se déplace, j’en ai pour cinq minutes avant qu’il ne rejoigne le point que je viens de choisir alors je cours, saute de toits en toits et me dépêche. Je sens, contre mon dos, que mon fusil de snipper se balance au rythme de mes mouvements, ce soir je devrais ma vie à un seul et unique tir, je n’aurais pas d’autres essaies.

Je m’installe à place et vérifie que le fusil est bien chargé de mon aiguille hypodermique, apparemment la solution, mélange d’argent et de chloroforme est toujours active. Bien, normalement je n’aurais aucun problème, tout est parfait et en place. Mais à tout plan parfait, il existe une faille : le facteur de la surprise.
La surprise de ce soir se présente sous la forme d’une belle femme qui entre dans la ruelle où j’attends ma cible. Jusque là, rien de grave, par contre le fait qu’elle s’arrête dans cette même ruelle est légèrement embêtant je l’avoue. Sous le coup de la surprise, je bouge la tête, m’écartant de la lunette et n’étant plus en position de tire. Ma position me rend invisible à ses yeux ou aux yeux de tous passants curieux mais je peux tout voir. Je peux voir ce Strigoï arriver sur elle et cette cage en argent lui tomber dessus. J’étais pourtant persuadé que ce n’était rien d’autre qu’une simple caisse, il va falloir que je revoie mes talents d’observateurs.

J’entends des bruits de pas et vois enfin ma cible arriver. S’en est presque vexant de voir que ma cible ne s’intéresse pas du tout à moi et fonce directement sur la brune qui a mis hors d’état de nuire son collègue. Je ne sais pas ce qui se passe, pendant un instant les rapports de force s’inversent et on dirait que la brune domine. Ça me fait me poser assez de questions pour m’empêcher de tirer mais je finis par me reprendre en voyant le corps de l’humaine voler et le Strigoï lâcher avec énervement des mots qui me feront très certainement me questionner pendant plusieurs mois.

« Je hais les Moroïs au pouvoir de l’Esprit ! »

Le pouvoir de l’Esprit ? Certes, mon unité et moi avions déjà croisés des Moroïs mais aux dernières nouvelles, ils maîtrisaient les éléments, pas ce truc de l’Esprit. Mais cette fois, je ne laisse pas la surprise m’avoir, je centre mon tir et la seringue part pour se planter dans la nuque du Strigoï. Je sais qu’il faudra quelques secondes au produit pour agir alors je me retrouve face à un choix. Ne prendre aucun risque, laisser le produit agir, ou sauver cette moroï. Je n’aime pas les êtres surnaturels, je les ai presque pourrions-nous dire, mais je sais que les Moroïs, tout comme les Dhampirs n’ont pas choisis leurs naissances alors je me décide finalement à bouger. Car c’est pour cela que je m’étais inscrit dans l’armée à l’origine, pour servir et protéger. Il était l’heure de protéger…

Je laisse mon snipper sur le toit, sachant que personne ne pourra le prendre avant de descendre rejoindre les trois êtres qui se trouvaient en bas. J’atterris aussi silencieusement et souplement qu’un chat dans la ruelle, dos au Strigoï et j’agis avant que celui dans la cage ne puisse l’avertir de ma présence. Je pense un instant réussir à le planter avec ma lame en argent mais l’être de la nuit se retourne d’un coup vers moi et attrape mon poignet entre ses doigts, je vois immédiatement ses crocs étincelants, ce qui me permet de comprendre qu’il est furieux. Bien, parce que je suis moi aussi assez en colère, je déteste agir dans la précipitation.

Il s’attend surement à ce que je me débatte, à ce que je montre les crocs ou peut-être à ce que je le menace, c’est pour ça que j’agis exactement dans l’inverse de toutes ses actions. Je l’attire vers moi en tirant d’un coup sec mon bras vers moi et en attrapant de ma main libre son bras. Sous le coup de la surprise, il se laisse manipuler. Ma lame est tombée mais je possède quelque chose de tout aussi percutant, mon crâne. Ignorant la douleur que ça pourrait provoqué, je lui envois mon front dans le nez. Je sais que peu importe son âge, il finira comme tout le monde, un instant désorienté et affaibli par la rupture de ses cartilages. Cet instant, c’est tout ce dont j’ai besoin pour me dégager. Ses bras s’élancent dans le vide, sans qu’il ne leurs en donnent une direction et je m’abaisse en me laissant retomber sur le sol, récupérant ma lame du même coup. Je continue mon mouvement, me laissant rouler contre le sol avant de sauter sur mes pieds, je peux voir à son regard qu’il a repris conscience avec la réalité. Il me faut encore survivre quelques secondes avant que le produit ne fasse effet, déjà je vois qu’il est plus lent. Et je comprends dans ses yeux le cheminement qu’il a : pour pallier à cette faiblesse, quoi de mieux qu’un bon repas. Ensemble, nous tournons en même temps notre regard sur la Moroï blessée qui se trouve être à la même distance de nous deux. Je le vois se mettre en mouvement et je ne peux pas m’empêcher de pousser un grognement rageur, si je me suis décidé à la sauver, je ne te laisserais pas gâcher ses efforts et la tuer.

« Ne t’approche pas d’elle ! »

Ses mots sortent de mes lèvres avant que je ne les retienne mais je ne crois pas que ce sont eux qui figent le Strigoî en plein mouvement. Il a l’air hypnotisé par la charmante brune avec nous. Je ne comprends pas ce qui se passe, on dirait que ce qui a eu lieu plus tôt dans la soirée se reproduit. Lui fait-elle subir quelque chose ? Je ne comprends pas tout à vrai dire mais je ne cherche pas à comprendre, je m’élance derrière lui et cette fois, j’arrive à planter ma lame dans son corps. Quand son corps retombe entre nous, c’est à mon tour de croiser ses belles prunelles marrons et de me laisser un instant tomber dedans. On dirait que ses yeux contiennent tous les secrets du monde. Je finis par détourner mon regard en marmonnant à son intention.

« Allez-vous bien mademoiselle ? J’ai cru voir que votre tête avait pris un sacré coup. »

Ne me dites pas qu’il va falloir l’amener à l’hôpital car le temps commence à presser si je veux envoyer la preuve de la mort de mon Strigoï au gouvernement tout en me cachant des rayons du soleil qui arriveront d’ici une à deux heures. Alors vraiment, la meilleure nouvelle de ce soir serait de savoir que cette charmante et délicate sirène des temps modernes aille bien pour que je puisse partir sans me faire torturer par ma conscience…
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MessageSujet: Re: Allié ou ennemi ?    Jeu 14 Jan - 0:16


Allié ou ennemi ?


Je me suis décidément montrée trop imprudente ce soir. Après un, voilà que deux, puis même trois Strigoïs se trouvent maintenant sur le champ de bataille dans cette petite ruelle pourtant discrète, à croire que Missoula n’abrite que des êtres de la nuit ! Et pour couronner le tout, mon téléphone est cassé. Alistair va me tuer... Il ne sera vraiment pas content lorsqu’il découvrira que j’ai fait preuve d’autant de négligence. Pourtant j’avais pris mes précautions... J’étais sûre que cette ruelle était déserte avant mon arrivée. Mais avant de penser au savon qui m’attend, je ferai plutôt mieux de songer à quelle façon je vais me tirer de ce mauvais pas. Puisque ce Strigoï déteste les Moroïs qui possèdent mon pouvoir, je vais lui montrer à quel point il a raison.

Au moment où je m’apprête à pénétrer à nouveau son esprit, voilà que le trisième Strigoï de la soirée fait son apparition. Je me retrouve de nouveau sur pieds et assiste à un spectacle qu’il ne m’avait été donné de voir que très peu de fois au cours de ma vie... un Strigoï se battant contre un autre Strigoï. Ce combat me rappelle malgré moi le premier combat d’Alistair auquel j’avais assisté lorsque je l’avais rencontré. Que suis-je censée en déduire de ce Strigoï sorti de nulle part ?  Rien du tout pour l’instant, c’est un ennemi potentiel. Les Strigoïs de cette ville sont imprévisibles après tout. Je les regarde s’affronter, lorsque le premier Strigoï qui m’avait attaqué se retrouve au sol et blessé durant quelques instants. Je le vois soudain tourner son regard vers moi, ainsi que l’autre Strigoï. Il va vouloir se nourrir... ils le veulent peut-être même tous les deux. Mes yeux oscillent entre l’un et l’autre. Je ne pourrai pas les attaquer tous les deux en même temps, mon pouvoir n’est pas encore suffisamment développé pour ça. Lequel est le plus dangereux ? Je n’ai pas le temps de réfléchir... je dois agir...


« Ne t’approche pas d’elle ! »

Cette phrase était tout ce qu’il me fallait pour me permettre de désigner ma cible. Je tourne aussitôt mon regard vers l’autre Strigoï que je prends à nouveau sous mon emprise. Tu es à moi et tu ne t’échapperas plus désormais. Je songe durant quelques instants à le torturer mentalement afin de lui faire payer d’avoir voulu faire de moi son repas, mais le troisième Strigoï s’est aussitôt élancé afin de lui planter une lame dans le corps et de lui ôter la vie. Un de moins... Je me tourne vers le Strigoï qui semble-t-il m’a sauvée, j’ignore encore quelles sont ses intentions envers moi mais je dois me préparer à toute éventualité. C’est un ennemi... Un ennemi qui me demande contre toute attente si je vais bien. C’est bien la première fois qu’un Strigoï me pose cette question. Aurais-je reçu un coup trop fort sur la tête ? Ah oui... ma tête. Je sens encore le sang chaud couler à l’intérieur de ma perruque. Voilà qui est problématique... Le sang ne se voit pas de l’extérieur à cause de la perruque, mais je sais qu’il peut parfaitement être senti par les Strigoïs. Cela pourrait griller ma couverture. Et tandis que je réfléchis, je ne peux m’empêcher de l’observer... Je ne sens pas la moindre agressivité à mon égard... pour peu je le prendrai presque pour un Moroï ou un humain... si ses pupilles n’avaient pas la couleur de celles de l’ennemi. Ce Strigoï me trouble... Je me force à esquisser un sourire afin de faire comme si ce mauvais coup sur la tête était déjà passé depuis longtemps. Peut-être qu’il pensera que le sang vient d’un autre endroit.

- Oui, tout va très bien, je...


Mon regard se trouble l’espace d’un instant. Les effets de l’adrénaline commencent à retomber et je commence à sentir le contrecoup de ma blessure. Je pose une main contre le mur afin de ne pas perdre l’équilibre. C’est injuste, ce genre de blessure ne lui ferait sans doute pas plus mal qu’une piqure de moustique. Je ne dois pas montrer que cela m’atteint... Je ne peux pas défaillir maintenant ni prendre le risque de faire sauter ma couverture. Je dois m’en aller... Je me baisse et attrape avec peine la lame plantée dans le corps du Strigoï mort, avant de la brandir vers l’inconnu. Moi en train de tenir une arme, c’est une première et ça ne m’étonnerait même pas qu’il s’en aperçoive étant donné que je ne suis même pas certaine de la brandir correctement. Mais la situation l’oblige, je ne suis pas certaine de pouvoir utiliser mon pouvoir à cet instant car cela risquerait de me prendre trop d’énergie. Je ne peux qu’essayer de le dissuader de m’attaquer.


- Qui êtes vous ? Et c’est quoi votre truc ?... Me faire croire que vous ne me voulez aucun mal juste avant de me sauter à la gorge ? Vous n’avez pourtant pas besoin de ça avec toute la force que vous avez. Laissez-moi partir... Avant que je ne vous y oblige.  

Le sang commençant soudain à glisser derrière mon cou me fait frissonner. Je dois retrouver Alistair. Peut-être bien qu’il m’entendrait si je l’appelais en hurlant, mais hors de question de risquer de compromettre tout ce pour quoi nous avons oeuvré jusqu’ici. Je me suis mise dans ce pétrain toute seule, à moi de m’en sortir.


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MessageSujet: Re: Allié ou ennemi ?    Mer 27 Jan - 18:00



Allié ou ennemi ?
Arya & Peter

Rien n’est plus dangereux que d’agir dans la précipitation. Je le sais mais je n’ai guère eu le temps de choisir. Ou plutôt de réfléchir à mon choix. D’un côté une civile, certes non humaine, mais une civile tout de même qui était en danger de mort, de l’autre la sécurité mais une vie supprimée de plus et inutilement… Je n’ai guère réfléchi encore une fois, je le regretterais surement et ceux même si je m’en sors en vie, les témoins sont gênants, ils parlent trop… Et je ne fais pas parti de ces personnes qui jugent que pour la sauvegarde sa mission, il doit éliminer toutes les menaces potentielles… Encore une fois, je regretterais mes choix précipités dans n’importe lequel des cas mais il me fallait agir.
Le combat est court, l’effet de surprise est en ma faveur, le produit aide également en ce sens. Pourtant cet homme est coriace, en même temps, je l’avoue, je suis assez jeune en tant qu’être de la nuit, mais j’ai la technique pour moi quand il a l’expérience. Pourtant si une chose peut faire pencher la balance en sa faveur, c’est bien un sang puissant et je peux voir que ce raisonnement s’inscrit également dans sa tête. Il est prêt à se jeter sur la Moroï. Je pourrais me dire "mauvais moment, pas de chance"… Mais voilà, tant qu’à tenter de la sauver, autant aller jusqu’au bout des choses. Je laisse échapper cette phrase, je ne sais pas pourquoi, ça ne le retiendra pas de se jeter sur elle, mais il faut croire que mon corps agit avant mon cerveau. Par contre, j’ai repris le contrôle de mon corps à temps pour pouvoir le tuer avant qu’il n’est réussi à l’atteindre. Il faut dire que le fait qu’il se soit figé m’aide en ce sens. A un moment, nous étions quatre vivants et maintenant, nous ne sommes plus que trois, dont une humaine… Ou moroï comme ils disent, je préfère pour l’instant ne pas trop séparer les races parce que si je commence à le faire, je risque de réfléchir comme notre gouvernement… Tout ce qui n’est pas humain a le droit de mourir et j’ai du mal à croire qu’une enfant Moroï de quelques semaines devrait mourir parce qu’elle est nait du mauvais parent… Ca ressemblerait un peu trop à Hitler. Les immortels, je comprends qu’ils faillent les tuer, ils sont trop dangereux, mais les autres… Enfin, je ne peux pas me laisser aller à penser, pas quand la situation est encore potentiellement aussi dangereuse. Par acquis de conscience, et peut être autre chose également…, je lui demande comment elle se sent. Si j’en crois la lueur dans ses yeux, elle se demande où elle a atterrit. Est-ce donc si étonnant qu’un homme demande à une femme comme elle se sent ? Apparemment oui… Au moins me répond-t-elle… Mais au vu de sa réaction, sa réponse est totalement fausse. On n’a pas besoin de s’appuyer contre un mur quand on va très bien. Mais bon, je peux laisser le bénéfice du doute, au vu des derniers événements, cela pourrait choquer n’importe qui je suppose.

En tout cas, cette femme est pleine de surprise, elle est capable de piéger un Strigoï et maintenant, de me menacer. Est-ce que cela lui arrive donc souvent de vouloir tuer de l’Immortel ? Enfin, elle ne doit pas aller si mal si elle a encore la force de se battre et de tenter de me contraindre… Bien qu’elle n’en est pas vraiment besoin, je serais parti de moi-même, si elle n’avait pas eu l’air aussi pressée de partir. Je pointe du bras le Strigoï derrière nous en prenant la parole, tentant de la raisonner. Certes, cet homme était piégé, mais qui sait pour combien de temps…

« Vous voudriez partir et que je vous laisse errer dans la nature, visiblement assez choquée, sans savoir si cet homme pourrait vous poursuivre après s’être libéré de votre petit piège. Êtes-vous suicidaire ou désespérée ? »

Bon, ma réponse ne doit pas l’aider à me faire confiance mais je n’en demande pas tant, juste qu’elle réfléchisse un petit peu avant d’agir de façon inconsidéré. Je ne souhaite pas sa mort, même si visiblement, je vais avoir du mal à l’en convaincre. Si je pouvais lui révéler mon passé, peut-être comprendrait-elle que je ne lui souhaite rien de mal. Mais en l’occurrence, les ordres sont clairs, nous ne parlons de notre mission à personne. De plus, je ne suis pas du genre à me dévoiler à une inconnue, aussi belle soit-elle. Je m’approche légèrement, les mains en l’air et à vitesse humaine pour ne pas la surprendre, tout en reprenant la parole.

« Et pour répondre à votre question, je ne suis pas intéressé à l’idée de m’abreuver de votre sang donc je ne compte pas vous distraire en ce but. Je souhaitais juste savoir comment vous alliez et si la réponse aurait été que vous alliez bien, je serais parti à mon tour, le soleil va bientôt arriver et je ne compte pas vraiment me faire rôtir ce soir. »

Ou l’art de ne pas répondre à ses questions tout en lui répondant… Tout ce que je lui disais était vrai, mais pour vraiment lui répondre, il aurait fallu que je lui avoue que ma cible était ce Strigoï mort, que j’étais un soldat du gouvernement américain… J’aurais du me dévoiler un peu trop et je ne le pouvais pas, c’était bien trop risqué, qui sait quelles étaient ses relations avec son monde, je ne pouvais pas me dévoiler.
J’avance de nouveau d’un pas, je ne sais pas pourquoi, pour récupérer mon arme ou pour vérifier qu’elle allait bien ? Je ne sais pas, mais tous mes plans sont changés face à cette merveilleuse odeur. Pendant un instant, je me demande vraiment ce qu’elle est, tout en me statufiant… Puis je reconnais la petite saveur piquante que j’associais au sang. Son sang à elle était en train de couler et d’envahir mon système olfactif. Je n’avais jamais senti d’odeur aussi prenante et c’était légèrement perturbant, je l’avoue. Je plante mes yeux dans les siens, cette arme nous séparant toujours, mais en cet instant, elle était un obstacle bienvenu pour me rappeler que je devais me contrôler et oublier cette odeur pour me rappeler qui était derrière… Une femme, une innocente, du moins je le crois.

« Vous saignez. »

C’est une constatation, pas besoin de chercher à se battre, nous connaissons tout deux la réalité… Et cette fois, c’est sur, je ne peux pas la laisser derrière. Avec l’odeur de son sang, elle s’attirera forcément des ennuis. De plus, laisser quelqu’un blessé derrière moi n’a jamais été le genre de choses que je fasse. Bizarrement, ces pensées me permettent de reprendre définitivement le contrôle et en m’approchant, je dépose ma main sur le poignet de son bras armé, repositionnant l’arme dans sa poigne pour que celle-ci recouvre tout le manche avant de laisser retomber ma main, c’était à elle de choisir ce qu’elle souhaitait faire… Sauf si elle finissait par s’évanouir bien évidemment.

« Ca vous offrira une meilleure prise de tenir votre arme ainsi. Mais ne pensez-vous pas que le mieux serait de cesser de me menacer pour aller rejoindre un hôpital que vous puissiez recevoir quelques soins… »
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MessageSujet: Re: Allié ou ennemi ?    Dim 7 Fév - 2:02


Allié ou ennemi ?


J’observe le Strigoï qui m’a sauvé pointer du doigt l’autre Strigoï que j’ai piégé en m’annonçant que ce dernier n’aurait aucun mal à me retrouver une fois libéré de mon piège. Mince, je l’avais presque oublié celui-là. J’ai travaillé trop dur pour risquer qu’il s’échappe. Mais je ne peux pas contacter Alistair... Je regarde tour à tour le poignard que je tiens et le Strigoï dans sa cage. Voilà mon second dilemme de la soirée. Je n’ai encore jamais tué, ce n’est pas moi qui tient ce rôle, je ne fais que piéger mes victimes et pourtant je sais que je ne peux pas le laisser s’échapper, ce serait trop risqué... Mais je ne peux pas le tuer non plus. Je crois que ma limite se trouve sans doute ici avec les Strigoï. Leur faire du mal ? Sans aucun problème. Les tuer ? J’ignore encore si j’en suis capable. Il va me falloir trouver un autre stratagème. Je lève les yeux vers le Strigoï afin de répondre à sa remarque.

- Si c’est réellement mon sort qui vous inquiète, pourquoi ne tuez-vous pas vous-même ce Strigoï ? N’est-ce pas ce que vous faites si vous prétendez être de mon côté ? A moins que le Strigoï que vous avez tué n’était qu’une exception ?

Je sais que je prends un risque avec ces paroles. Je me montre directe avec lui, comme s’il était mon égal alors que je sais qu’il est beaucoup plus fort que moi et que dans mon état je ne serai sans doute pas en mesure de l’arrêter bien longtemps... le stopper peut-être bien, mais ça ne serait pas suffisant s’il décidait finalement de m’attaquer. Le Strigoï pense que je suis choquée. S’il savait que ce genre de situation est en réalité mon quotidien, il attribuerait sans doute mon malaise à une blessure qu’à un choc. Chasser les Strigoïs fait partie de ma vie depuis des années... peut-être bien autant que lui s’il est réellement un chasseur de Strigoï ? Mais qui est-il réellement au final ? Je ne le sais toujours pas, je ne peux donc pas tirer de conclusion trop hâtive. Alistair est le seul chasseur de Strigoïs que je connaisse pour l’instant et j’ignore s’il est le seul en ce bas monde ou s’il peut réellement y en avoir d’autres. Finalement, le Strigoï finit par me dire qu’il n’est pas intéressé à l’idée de boire mon sang et qu’il souhaitait réellement savoir comment j’allais. Cette réponse me laisse perplexe mais elle me surprend au point que j’avoue avoir du mal à le cacher. C’est la première fois qu’un Strigoï s’enquiert de mon état de santé et je crois que j’en suis déstabilisée. Il fait même l’effort de se rapprocher de moi à une allure normale et sans avoir recours à ses dons. Je dois bien avouer que je ne sais plus quoi en penser. Si seulement je pouvais faire un petit tour dans sa tête afin de vraiment le savoir...

Je crois que pendant un instant, mon regard se perd dans le sien lorsqu’il se met à m’observer. Je n’ai encore jamais vu ce genre d’expression venant d’un Strigoï. Il y a quelque chose en lui qui me trouble... quelque chose d’innocent... quelque chose d’humain. Où est donc la bête sanguinaire que je devrais avoir sous les yeux ? Je ne la vois pas, je ne comprends pas. Mais je reprends rapidement mes esprits au moment où il me dit que je saigne. Je mords ma lèvre inférieure. C’est trop tard, il sait... et à tous les coups il devinera que je porte une perruque s’il s’approche de trop près puisque le sang ne se voit pas. Que dois-je faire ? Ma couverture risque d’être compromise, je dois le tuer, le piéger ou faire quelque chose pour qu’il ne puisse jamais divulguer ce qu’il a vu ce soir. Mais je ne peux pas... Pourtant, je tente de rester forte face à lui, mon bras continuant de tenir le poignard juste devant lui même si je parais peut-être riddicule ainsi. Mais contre toute attente, le Strigoï dépose sa main sur mon poignet et repointe l’arme correctement vers lui-même en m’expliquant comment la tenir fermement afin d’avoir une meilleure prise sur lui. Est-il réellement en train de m’apprendre de quelle façon tenir une arme pour que je puisse le tuer ? Je n’aurais qu’un seul geste à faire pour que tout soit terminé et être sûre que tout cela ne s’ébruite jamais... Mais je n’arrive pas à quitter mon regard de ses yeux. Je risque de perdre la vie si je ne le fais pas et pourtant je dessers d’un seul coup mon étreinte du poignard et le laisse retomber sur le sol.


- Je ne peux pas...

Je ne suis pas une tueuse. Comment pourrais-je le tuer sans avoir l’impression d’ôter la vie à un être qui paraît avoir du coeur et qui pourrait bien être innocent ? Il paraît si différent... Pourtant on n’est jamais sûr de rien avec les Strigoïs et je le sais mieux que personne. Je sens les battements de mon coeur s’accélérer lorsque le Strigoï me parle de me rendre à l’hôpital et j’en oublie qu’il peut être capable de les entendre.

- C’est inutile.

Le sang derrière ma nuque continue à couler le long de mon dos. Cela vient m’arracher un frisson que je ne peux dissimuler. Puis-je lui faire confiance ? Seigneur... je suis en train d’envisager de faire confiance à un Strigoï, le sang me fait perdre la tête. Je ne peux pas prendre ça à la légère, je dois être sûre. Je rassemble toutes les forces qu’il me reste et me concentre sur le Strigoï afin de pénétrer son esprit. Un mot... des images. C’est tout ce que j’ai le temps de voir. « D101 », et pour le reste, des flashs de  différents meurtres de Strigoïs. Il disait la vérité... Mais qui est-il ? Je n’ai pas le temps de le savoir car je finis par m’écrouler malgré moi contre lui mais j’ai au moins compris une chose : ses activités sont sans aucun doutes menées de façon aussi discrètes et secrètes que les miennes. Peut-être pourrait-il le comprendre bien que je ne sois pas en mesure de vraiment négocier.  

- Pardonnez moi je n’aurais pas dû... Je vous en prie pas d’hôpital... Les conséquences de m’exposer dans un lieu public serait équivalentes à celles que vous rencontreriez si vous vous mettiez à crier sur les toits que vous tuez des Strigoïs. Je suis désolée de vous avoir mal jugé. Je dois juste me... me reposer un peu.

Je prononce cette dernière phrase avec l’envie de plus en plus présente de fermer les yeux. Mes forces me quittent et l’appel du sommeil se fait de plus en plus présent à mesure que je cesse de résister. Dans un murmure, je finis par prononcer ces derniers mots.

- Je m’appelle Arya...

Je finis par laisser mon esprit sombrer dans l’inconscience tandis que ma perruque glisse sur le sol en même temps que je perds connaissance, laissant ma blessure visible et pire encore... ma véritable identité. Que m’est-il arrivé ce soir ? Jamais encore je ne me suis retrouvée dans ce genre de situation. Peut-être que tout cela cessera s’il décide de me tuer tout de suite à cause des quelques images que j’ai vu même si je n’ai rien compris à tout cela. Je finirai par le savoir d’ici peu.

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MessageSujet: Re: Allié ou ennemi ?    Lun 8 Fév - 21:33



Allié ou ennemi ?
Arya & Peter

Ce combat a été bref, mais il n’aurait pas pu en être autrement, j’étais assez bien équipé. J’ai malheureusement l’impression que contre cette femme, je ne suis pas aussi bien équipé. Peu importe mes propos, je ne crois pas pouvoir atténuer suffisamment sa méfiance pour qu’elle me fasse confiance. Oui, c’est uniquement de ta sécurité que je me préoccupe et je n’ai pas une idée derrière la tête, je veux juste être sur que tu ne seras pas en danger, que tu t’en sortiras vivante… Je peux justifier ça par une déformation de mon métier de soldat, dire que je souhaite qu’une compatriote soit en sécurité… Sauf que d’une, tu ne fais pas parti de l’humanité au sens strict du terme et de deux, je sens que ce n’est pas uniquement par soucis de remplir mon devoir que je m’inquiète. Mais te dire ça n servirait à rien n’est-ce pas ? Car tu ne me croiras pas…

« Je… Je pourrais effectivement le tuer. Cependant il n’était pas ma cible ce soir, mais la votre, et je n’empiète pas sur les plates-bandes des autres. De plus, vous n’avez pas exprimé jusqu’à maintenant la volonté de le tuer, mais plutôt celle de le capturer. C’est pour cette raison que j’ai imaginé que vous souhaitiez le laisser ainsi, ce qui aurait été dangereux pour vous. Mais si c’est sa mort que vous souhaitez, cela pourrait s’arranger. »

Il ne fait certes pas parti de la liste de personne à tuer, mais le gouvernement ne sera pas contre la mort d’un vampire, même secondaire… Et peut-être pourrais-je avoir légèrement la paix, de quoi me décider sur ma prochaine action… Je déteste agir dans la précipitation. Et encore maintenant, je vais être obligé de le faire, le soleil se lève d’ici une vingtaine de minutes et nous en sommes toujours au même point. Il faut que ça bouge, que ça change, même si pour ça, je dois assommer cette sirène et tuer cet homme pour l’amener, elle, en sécurité. Un programme pas très moral mais qui devrait faire ses preuves. Je m’approche d’ailleurs d’elle, près à le mettre en action si elle ne se laisse pas convaincre dans les cinq minutes à venir quand je sens cette odeur de sang sur elle. Une odeur plus forte que jamais alors que je suis pourtant certain que sa blessure ne doit pas être si importante… Mais voilà, cette odeur met un peu plus l’accent sur l’urgence de la situation… Mais aussi sur le fait qu’il faudrait qu’elle me fasse confiance car je ne souhaite pas m’approcher tant qu’elle ne le fera mais en même temps, je n’ai pas le choix… Quoi que tu choisisses, il faut que tu le fasses maintenant. Je ne sais pas si mes yeux transmettent ce que je ressens mais je sais en tout cas qu’elle prend un choix quand le poignard tombe sur le sol. Mes yeux restent ancrés dans les siens pendant tout ce temps, surtout quand elle prend la parole et je me rends compte avec étonnement que c’est de moi qu’elle parle. Certes, elle n’avait pas l’air d’être une tueuse mais bon… Je faisais parti de la race qu’elle détestait, si ses expressions quand elle parlait des Strigoïs étaient exactes, ce dont je ne doutais pas…
Mais ce qui m’interpelle le plus est le fait qu’elle refuse de se rendre à l’hôpital, c’est une porte ouverte au danger, qui sait quel genre de blessure elle peut avoir… Mais en même temps, elle a l’air d’avoir presque peur à l’idée de s’en approcher. Bon sang, pourquoi n’étais-je pas tombé sur une Moroï raisonnable ce soir ?

Je ne comprends pas pourquoi je pense tout d’un coup à mon passé. Nous six. La mort. Les entraînements. Leurs morts à eux deux. L’unité. Tout défile dans ma tête à une telle vitesse que j’en reste pantelant et je reprends brusquement mes esprits. Mon regard fait le point sur celui de cette femme et je comprends mieux ce qui se passe. Certes, je ne sais toujours pas le pourquoi du comment mais je sais qu’elle est responsable, tout comme elle a été responsable de l’immobilisme du Strigoï avant sa mort… Qui est-elle ? Que peut-elle faire exactement ? Est-ce qu’elle a vu la même chose que moi ? Bon sang, j’espère vraiment que non sinon je risque de me faire très largement tirer les oreilles…
Elle reprend la parole et je l’écoute attentivement pour éviter de penser. Et effectivement, elle me confirme mes pensées, elle a bien vu ce que j’ai vu. Je ne peux pas m’empêcher de serrer les dents en détournant le regard. Bon sang, à vouloir jouer les bons samaritains, j’ai peut-être mis en danger le reste de mon unité et c’est quelque chose que je ne pourrais pas accepter. Je n’aurais pas dû agir, j’aurais dû attendre que le produit fasse effet et tant pis pour les conséquences… Et pourtant, je sais que j’agirais exactement de la même façon si le choix m’était de nouveau donné… Je suis un âne. Véritablement.

« Je m’appelle Arya… »

Je lui jette un coup d’œil, à temps pour la voir s’effondrer et mon corps agit de lui-même, la rattrapant avant qu’elle ne touche le sol. Je sens ses cheveux glisser contre mes bras et je me rends compte ensuite que c’est en réalité une perruque qui a glissé… Bon sang, combien de surprise me réserves-tu encore… Arya ? Je jette un coup d’œil à l’arrière de sa tête et elle a une belle plaie qu’il va falloir désinfecter, et le soleil qui va se lever d’ici même pas quinze minute… Bon sang de bois.
Je dépose Arya en position allongé sur le sol, j’ai quelque chose à faire.

« Eh mec, libère moi de là, on va bientôt griller tous les deux. On pourrait se partager la Moroï. Et… Oula doucement mec. Tu plaisantes n’est-ce pas ? Tu ne vas pas la laisser te manipuler ni… »

Son débit accéléré s’arrête d’un coup quand le poignard plonge dans son cœur, éteignant sa vie à tout jamais. Désolé, tu n’étais pas sur la liste mais tu t’es retrouvé au moment endroit, au mauvais moment. D’un bond, je monte sur le toit, récupérant mon fusil dont je passe la sangle pour le positionner dans mon dos. Je ne perds pas de temps et une fois sur le sol, je prends la photo des deux hommes que j’envoie au gouvernement, je sais qu’ils identifieront l’inconnu et pourront valider la mort de ma cible. Ce n’est pas l’activité que je préfère dans le métier de soldat mais elle est nécessaire pour tenir les comptes… Et maintenant, il ne me reste plus que dix minutes. Je soulève doucement Arya contre moi, la blottissant comme si elle s’était endormie dans mes bras avant de me diriger à grand vitesse vers le motel où j’ai loué une chambre. J’irais plus vite en la laissant derrière moi, je le sais, mais je prends tout de même le risque. Et on peut dire que je sens légèrement le roussie quand je referme la porte de la chambre où je loge. Au moins celle-ci est dans l’obscurité…

Il me faut maintenant m’organiser. Je déposte Arya sur le lit, faisant en sorte de la mettre sur le côté pour qu’elle puisse dégager la plaie. Celle-ci ne saigne presque plus alors je prends le temps de vérifier que la chambre soit sécurisé. Mon petit tour ne dure qu’une minute et je reviens vers Arya avec de quoi la soigner. Heureusement je connais suffisamment les soins humains pour avoir été blessés des dizaines de fois et je peux rapidement panser sa blessure et la réinstaller sur le dos… J’hésite un instant mais ce ne serait vraiment pas agréable… Je vais chercher une bassine avec de l’eau et je nettoie doucement sa nuque avant d’enlever son haut avec hésitation, la laissant en sous-vêtement. Je m’assure de garder mon regard fixé sur ce que je fais pendant que je nettoie son dos et lui fait ensuite enfiler un de mes tee-shirt. Elle est prête à dormir quelques temps alors je la rallonge dans le lit avant de me diriger vers l’accueil pour donner son tee-shirt à laver. D’ici quelques temps, elle pourra le récupérer et peut-être même l’échange pourra-t-il se faire ni vu ni connu…

Je remonte dans la chambre, prêt à attendre mais cette attente ne dure pas. Seulement deux heures je crois. Ne voulant pas prendre place dans le lit à ses côtés ni m’endormir, j’ai profité de ce temps pour démonter toutes mes armes à feu pour les nettoyer. Je suis sur mon fusil de snipper quand j’entends les premiers gémissements d’Arya. Je relève les yeux vers elle pour la voir en train de s’agiter doucement, les sourcils froncés. La douleur doit être pesante mais je ne peux malheureusement rien faire de plus…

« Il y a un verre d’eau et du paracétamol à côté de vous. Je me suis dit que du sang de Strigoï, même si c’était plus efficace, ne vous conviendrait pas. Votre tee-shirt est au pressing, il devrait vite revenir et je vous promets que je n’en ai pas profité pour vous déshabiller du regard ou vous toucher mais l’odeur du sang commençait à me mettre mal à l’aise et ça n’aurait pas été confortable. »
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MessageSujet: Re: Allié ou ennemi ?    Ven 4 Mar - 1:00


Allié ou ennemi ?


Mince, cette soirée aura véritablement été une catastrophe. Mourir bêtement tout juste après être arrivée à Missoula n’était pas franchement ce que j’avais prévu. Mais suis-je morte ? Je ne sais pas mais je vais sans doute bientôt l’être puisque j’ai perdu connaissance devant un Strigoï. Oh certes, il aurait sans doute pu être de mon côté si je n’avais pas pénétré son esprit, mais j’ignorais qu’il avait des choses aussi secrètes à cacher. Si ses secrets sont aussi importants que les miens, il profitera de cette occasion pour m’éliminer. C’est sans doute ce que j’aurais fait si les rôles avaient été inversés, bien que je ne l’aurais pas tué moi-même et que j’aurais longuement hésité, mais Alistair aurait sans doute fini par me convaincre que cela aurait été la meilleure chose à faire pour ne pas mettre en danger notre secret. Mon esprit dérive... Pour l’instant, ce n’est qu’un vide sans fin qui se dresse devant moi. Pendant combien de temps encore ? Je l’ignore, mais je commence peu à peu à revenir à moi, bien que difficilement. La douleur physique a pris le pas sur mon esprit et m’a ramenée là où je suis censée me trouver.

J’ouvre les yeux sans un mot, comprenant que je viens de revenir à moi. Instinctivement, je tourne la tête sur le côté pour regarder autour de moi mais ma douleur me rappelle aussitôt à l’ordre. Je pose une main derrière ma tête afin de savoir ce qui ne va pas lorsque je sens ma blessure. Que s’est-il passé ? Les paroles du Strigoï me font aussitôt sursauter tandis que je me redresse sur le lit, assise. Du paracétamol ? Mon t-shirt ? Je tourne mon regard vers la personne qui s’adresse à moi lorsque j’aperçois le Strigoï. Lui... Tout me revient en mémoire. La ruelle, l’autre Strigoï, ma blessure... Juste ciel ma blessure ! Je pose une main contre mes cheveux. Ma perruque n’est plus là. Oh non, je suis foutue. Il est en train de nettoyer ses armes... Va-t-il me tuer ? Il aurait pu le faire à n’importe quel moment si c’est réellement ce qu’il avait voulu... Sauf s’il voulait que je sois consciente pour subir ses tortures. Mais je me rends compte que ma blessure à été soignée. Est-ce réellement lui qui a fait cela ? Je baisse mes yeux vers mon t-shirt et m’aperçois alors en effet que je ne porte plus le mien. Mais il m’annonce qu’il n’a rien fait d’autre que me changer à cause de l’odeur du sang. Le Strigoï m’aurait donc réellement sauvée ? J’attrape le paracétamol et le verre d’eau sur la table que je vide d’un trait. Puis je me lève du lit et me dirige lentement vers le Strigoï, jusqu’à me retrouver face à lui. A vrai dire, je ne sais pas vraiment par où commencer, ni ce que je dois lui dire. Il doit sûrement avoir un tas de questions à mon sujet et à vrai dire j’en ai sûrement tout autant sur lui, mais autant commencer par le début.  


- Je crois que... je vous dois des remerciements.

Oui, c’est peut-être la moindre des choses en effet. Agir de manière totalement désintéressée... Est-ce vraiment le cas ? Je préfère me dire que oui, que c’est vraiment ce qu’il a fait et qu’il ne connaît toujours pas ma véritable identité. Après tout, il aurait très bien pu me sauver et me garder en vie afin de m’utiliser plus tard comme monnaie d’échange... Etant donné le nombre de Strigoïs qui veulent ma peau... Mais je crois que j’ai été assez parano comme ça pour aujourd’hui. D’autant plus que le peu que j’ai vu dans son esprit m’a révélé un certain nombre de secrets auxquels je ne comprends pas grand chose pour l’instant, mais je sais au moins qu’il n’est pas l’ami des Strigoïs et qu’il n’est donc pas de ce fait mon ennemi.

- Je n’imaginais pas que vous m’aideriez alors que j’ai essayé de pénétrer votre esprit. Mais puisque vous m’avez sauvée, je vous promets de ne plus refaire cela à votre insu. Vous avez vos secrets et je ne chercherai pas à les percer. Les Strigoïs qui en tuent d’autres sont assez rares, je n’en connaissais qu’un seul jusqu’à aujourd’hui à vrai dire, c’est pourquoi je vous ai pris pour un ennemi. J’ai eu tort.

La reconnaissance de ses erreurs est après-tout le premier pas pour partir sur de bonnes bases et je n’ai qu’une parole. Maintenant que je vais mieux, je pourrais à tout moment obtenir les informations dont j’ai besoin à son sujet si je le voulais, mais je ne le ferai pas. Il a ses propres secrets et je suis bien placée pour savoir qu’il y en a certains qu’il ne vaut mieux pas déterrer contre la volonté de quelqu’un. Je tiens donc à ce qu’il sache que je ne chercherai plus jamais à entrer dans son esprit sans son accord afin qu’il soit au moins rassuré sur ce point. Je me contenterai de faire cela comme il faut, c’est à dire en posant des questions comme tout le monde.

- Puisque vous avez eu la gentillesse de mettre mon t-shirt à laver et que vous m’avez prêté l’un des vôtres, j’imagine que nous avons un peu de temps pour discuter. Qui êtes-vous donc monsieur le chasseur de Strigoïs ?

Un sourire taquin se dessine sur le coin de mes lèvres. Jusqu’à présent, je ne connais toujours pas son nom. Alors j’espère au moins qu’il me révèlera ne serait-ce que cette information faute de quoi je risque de le surnommer « chasseur de Strigoïs » à chaque fois que je l’aurais face à moi. Je suis un peu plus détendue je l’admets. En fait, c’est peut-être un peu bête mais je trouve son geste très attentionné. Beaucoup d’autres personnes y compris des Moroïs n’auraient sans doute pas pris la peine d’en faire autant et encore moins sans en profiter. En plus, il m'a soigné lui-même, sans me donner de sang de Strigoïs par égard de ce que j'aurais pu penser et de surcroît il ne m'a pas emmenée à l'hôpital comme il souhaitait le faire au départ. Peu importe qui il est, ce Strigoï a quelque chose de spécial et son geste m'a touchée.

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MessageSujet: Re: Allié ou ennemi ?    Sam 5 Mar - 11:51



Allié ou ennemi ?
Arya & Peter

J’avais ramené une possible ennemie dans cette chambre et je n’arrivais à en ressentir qu’une légère pointe de méfiance. Cette femme pourrait être le diable que je n’en saurais rien mais dans ce cas, il faut dire qu’elle aurait parfaitement su jouer la femme inoffensive et j’avais tendance à penser qu’après un certain temps, les faux semblants n’existaient plus. On peut mentir, on peut tromper mais on ne peut jamais totalement cacher qui nous sommes. Elle pouvait être dangereuse mais je ne pense pas qu’elle le sera pour moi. De toute façon, j’en aurais ou non la confirmation d’ici quelques jours, selon si quelqu’un m’attaque…

Je l’entends se réveiller, à son cœur qui s’accélère, au léger gémissement qu’elle pousse et face à ses mouvements. La douleur doit être dérangeante, je suppose, mais je ne peux rien faire de plus que lui donner de l’antidouleur et encore, les antalgiques que je lui fournirais ne seront jamais aussi efficaces que ceux de l’hôpital… Surtout en sachant que je les avais juste piqués de l’armoire à pharmacie du motel. Je sais, ce n’était pas très… acceptable moralement, mais le truc en tant qu’être de la nuit, c’est qu’on n’avait plus besoin de ce genre de médicaments et il avait bien fallu que je lui en trouve. Visiblement, quand je prends la parole, je la fais sursauter, mais je m’y attendais quelque peu. J’avais fait en sorte de me faire oublier en me mettant dans ce coin, il était donc logique qu’elle m’ait réellement oubliée.

Ce à quoi je ne m’attends pas, je l’avoue, c’est le fait qu’elle se lève pour venir devant moi me remercier. Pourquoi faire ? Tu es vivante oui, mais de toute façon, si tu avais été morte, aurais-tu pensée à me remercier pour avoir respecté ton souhait de ne pas être allée à l’hôpital ? Ca ne sert à rien de remercier quelqu’un pour sa survie, pas dans ce genre de situations. Je suis un possible ennemi non ? Alors évitons peut-être de donner à l’autre des dettes à exploiter, ne crois-tu pas ? Visiblement non, vu comment tu affrontes mon regard. On ne peut pas te renier cela, tu es têtue… Alors je ne tente même pas de t’empêcher de parler. Peu importe, de toute façon rien n’aurait pu l’en empêcher. Je ne serais pas un ennemi ? Rien n’est sûr avec mon métier, peut-être le serais-je un jour. Peut-être l’aurais-je été aujourd’hui s’il avait fallu effacer toutes les traces, j’aurais du l’être effectivement, ça m’aurait libéré de bien des prochains mensonges envers le gouvernement… Mais il faut croire que ma conscience était toujours là pour se rappeler à moi au plus mauvais moment.

« J’aurais pu être un ennemi, la prudence était de mise. Mais la prochaine fois que vous entrerez dans mon esprit, si ce jour doit arriver, je risquerais de devenir effectivement cet ennemi. J’ai bien trop de secrets à protéger pour permettre qu’ils soient identifiés un jour par une seule et même personne… »

Le comprends-tu ? Si tu tentes de nouveau de venir dans ma tête, peu importe le respect que tu pourrais acquérir à mes yeux, il faudra que tu deviennes amnésique, ou morte, ça sera la seule façon dont tu pourrais continuer ta vie. Je ne veux pas te tuer, c’est même le contraire, j’ai risqué de me faire cramer au soleil pour te venir en aide, j’ai éliminé un homme qui n’était pas ma cible, j’ai agis dans la précipitation, contrairement à mes principes… J’ai été a contrario de tout ce qui définit ma vie pour garder la tienne, alors non, je ne tiens pas à te tuer. Mais je ne pourrais pas prendre le risque de voir la vie de mes frères en danger. C’est trois vies contre la tienne et pour l’heure, surement pour toujours, ça sera toujours eux trois en priorités.
Je jette un regard vers les rideaux fermés. A dire vrai, j’ai même calé contre la vitre un film opaque pour que jamais le soleil ne puisse entrer. J’avais appris à le détester en une décennie…

« Si vous tenez à me faire plaisir, que diriez-vous pour le moment d’éviter d’ouvrir les volets ou la porte sans me prévenir ? Si vous souhaitez partir, je ne vous retiendrais pas, le soleil est levé et j’y suis devenu allergique depuis quelques temps. »

Peut-on dire que je fais une blague ? Si peu… Disons juste que je retrouve une pointe d’humour. Je baisse les yeux sur mon fusil, déposant la brosse et le chiffon que j’utilisais pour le nettoyer et je réassemble toutes les pièces rapidement pendant qu’elle parle, l’observant du coin de l’œil et remarquant son léger sourire quand elle finit sa phrase. Monsieur le chasseur de Strigoïs ? J’ai déjà reçu des surnoms bien plus flatteurs… Et bien moins également, je l’avoue.
Je dépose le fusil réassemblé dans ma mallette, que je referme avant de me laisser aller à m’adosser légèrement sur ma chaise, relevant les yeux dans les siens. Ne devrais-tu pas être un peu plus sur tes gardes vu ta méfiance envers les Strigoïs ? Je ne te comprends pas.

« J’ai bien peur de ne pas pouvoir vous dire qui je suis, vous avez déjà quelques bouts d’informations de toute façon… Mais je m’appelle Peter, si c’était là le vrai sens de votre question. Que diriez-vous si nous arrêtions de nous vouvoyer à partir de maintenant ? Nous avons finalement été assez intimes avec le contact que vous avez initié plus tôt. »

Est-ce que je suis en colère face à celui-ci ? Pas vraiment, j’en comprends l’utilité, peut-être aurais-je fais pareil si j’avais disposé d’un tel pouvoir… Alors oui, je comprends. C’est un goût légèrement acide dans ma gorge mais c’est également une compréhension rationnelle de l’utilité de ce pouvoir… Il allait juste falloir que je m’y fasse. J’esquisse un léger sourire à son attention avant de désigner d’un signe de la main l’autre chaise face à moi.

« Pour discuter, ne faudrait-il pas mieux être assis à la même hauteur ? Surtout avec votre précédente blessure, je ne tiens pas à ce que vous ayez un vertige et que vous ne tombiez soudainement. »
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