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 Se battre cote à cote [Christian]

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MessageSujet: Se battre cote à cote [Christian]   Lun 9 Nov - 15:24

Se battre côte à côte   Chloe et Christian
A great hero teaches an entire city that dancing is the greatest thing there is.

I am not some starry-eyed waif here to succumb to your... your pelvic sorcery.


Je cherche mon chemin à travers le labyrinthe, tentant de me repérer, mais c'est peine perdu. Je suis belle et bien perdu. Tantôt à droite, tantôt à gauche. Je doute être en mesure de retrouver la sortie. Je ne sais trop pour quelle raison je me suis engagé là dedans. Il y avait sans doute bien assez de gardien à l'académie pour s'occuper des moroïs qui avaient été enlevé. Je n'avais aucune appartenance, aucun devoir à me trouver ici. Je n'étais même pas officiellement une gardienne. Je n'avais jamais passé mon diplôme, et même si cela était un déshonneur pour beaucoup, je ne ressentais aucune envie à reprendre mes études. Est-ce que cela pourrait réellement  m'apporter quoi que ce soit de nouveau, si ce n'est l'entraînement ? C'était sans doute la seule chose qui me manquait au jour d'aujourd'hui. Je sais me battre, mais je n'avais pas suffisamment de technique, pas suffisamment d'entraînement derrière moi. C'était peut être ce qui me couterait la vie aujourd'hui, mais inconsciemment, c'était aussi ce qui m'avait poussé jusqu'ici. Ma rage d'apprendre, de m'améliorer, de montrer au monde que malgré mon absence, je suis capable de tout autant qu'eux. Je l'espérais en tout cas . Et j'espérais également que cette soirée ne serait pas la dernière de mon existence, que je n'aurais pas à mourir dans ce labyrinthe.

Une nouvelle impasse s'élève face à moi, pourtant, je continue à avancer. J'étais presque sur que le chemin était dégagé il y a encore quelque seconde. Pourtant le résultat est là, sous mes yeux. La voix est belle et bien bouchée par une haie. La colère monte en moi, nous avions beau nous battre, nous n'étions nulle autre que leurs marionnettes. Ils se jouaient de nous, s'amusaient à nous rendre fou. J'ignorais comment il faisait une telle chose, mais cela fonctionnait. Droite ? Gauche ? Je ne sais même plus d'où je viens. Je suis complètement perdu, sans le moindre indice pour me venir en aide. Je repense au rare rencontre que j'ai fais jusque là, Nathaniel, Alec, Émeraude, Cet. Es-tu là ? Fais-tu parti des moroïs kidnappés ce soir ? Je ne l'espère pas. Je ne pourrais me le pardonner s'il t'arrivait quelque chose. Pas alors que tu m'as rejoins dans cette ville dans l'espoir de me retrouver. Si je n'avais jamais croisé ton chemin, tu ne serais jamais venu à Missoula, tu aurais poursuivis ta route, sans t'arrêter dans cette ville. Pardonnes-moi de ne pas être la femme que tu espérais.

Un cri attire mon attention. Un peu plus loin, quelque part devant moi. J’accélère le pas ma lame d'argent à la main. Elle est ma seule arme visible, mais loin d'être la seule que je possède. Je ne suis pas folle au point de m'engager dans un tel combat avec pour seule arme ma petite dague. Je resserre ma prise autour de son manche, tombant sur un spectacle des plus surprenants. Je pensais que ce cri provenait d'un moroï,  ou de l'un de mes collègues. Je ne m'étais pas attendu à ce qu'il provienne d'un Strigoï. Et pourtant, c'est bien le cas. Ce Strigoï, qui se roule lamentablement à terre, littéralement en feu. Oui, en feu. Cette vision me laisse complètement abasourdi. Vraiment pas ce à quoi je m'attendais. Je finis par me reprendre, secouant la tête, pour poser mon regard sur le moroï présent non loin de là. Je n'ai pas besoin de poser la moindre question pour savoir que cela vient de lui, sa concentration, tout comme son regard me le prouve. Où as-tu appris à développer un tel pouvoir ? De mon temps, ce genre de pratique était interdit, et je n'avais pas entendu dire que cela avait changé depuis ce jour.

Des bruits de pas se fond entendre sous les hurlements du Strigoï. Visiblement, je ne suis pas la seule personne à avoir été alerté par ces cris. Ami, ou ennemi ? J'imagine que nous n'allons pas tarder à le savoir. Un Strigoï apparait, ennemi donc. Il ne cherche même pas à m'éliminer, une erreur de sa part. Il fonce directement sur le moroï, faisant abstraction de ma présence. Croyais-tu vraiment que j'allais rester sans rien faire ? Mes quelques mois d'absence m'en avaient presque fait oublier l'idiotie des jeunes Strigoïs prêt à tout pour un peu de sang directement à la veine. Cela aura été ta plus grosse erreur, et également celle qui te coûtera la vie ce soir. Je me jette sur lui, le renversant avant même qu'il ne l'atteigne. J'ignore qui tu es le moroï, mais reste concentré sur ta propre cible, et si tu pouvais l'achever, cela nous aiderait bien. Je n'attends pas son attaque pour porter mon premier coup. Ma lame se plante dans sa gorge, lui arrachant un cri d'horreur. Ça fait mal, n'est-ce pas ? Attends, ce n'est qu'un début, tu n'as encore rien vu.  Mon attaque n'a pas l'air de lui plaire. Ces canines déchirent la peau de mon bras. La douleur est vive, mais je ne me laisse pas abattre pour autant. Tu ne ressortiras pas de ce combat vivant, je t'en fais la promesse. Ta soif de sang mènera à ta perte. Je lui étale mon sang au visage, il se lèche les lèvres, et cela à l'effet escompté. Il devient fou, fou de mon sang. Il perd le contrôle. Sa soif le distrait, suffisamment pour que je lui porte le coup fatal. Son corps se ramollie au dessus de moi, et je me dégage rapidement de sa prise, pour laisser retomber son corps dans la terre. Je saute immédiatement sur mes pieds, étourdi par ma perte de sang, pour découvrir qu'il s'en est finalement sorti avec son propre Strigoï. Il ne reste plus qu'un tas de cendre sur le sol.

« Tu vas bien ? »

Il n'a pas l'air blessé, mais de mon emplacement, je ne peux apercevoir toutes les parties de son corps. Peut-être est-il plus blessé que son état ne le laisse entrevoir. Je ne l'espère pas, autant pour lui, que pour moi, car il risquait de devenir un poids s'il n'était pas capable de se traîner tout seul jusqu'à la sortie. Car il était bien évident que je n'allais pas le laisser sans surveillance maintenant que j'étais tombé sur lui. Je n'avais peut-être pas terminé mes études, mais je connaissais notre règle primordiale, que l'on nous avait appris dès notre plus jeune âge : ils passent avant tout.

« Suis-moi, il faut que nous sortions de là, et vite »

Avant qu'un nouveau groupe de Strigoïs nous tombe dessus, voir pire, car je n'étais pas certaine que les Strigoïs soient la plus grave menace ce soir. Je me mets immédiatement en route. Nous n'avons pas de temps à perdre. Il nous faut déjà trouver le chemin de la sortie, et cela risque d'être bien plus compliqué qu'il n'y paraît.

« Je compte sur toi pour surveiller mes arrières »

Avec ton pouvoir du feu, et mon savoir du combat, nous avions bien plus de chance de rester en vie si nous faisions équipe, et je compte sur toi pour ne pas me faire de mauvais coups

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MessageSujet: Re: Se battre cote à cote [Christian]   Mar 10 Nov - 18:30


Se battre côte à côte
Chloé & Christian


Sur Missoula, les gens mettaient de l'ambiance pour fêter Halloween... Mais je dois dire que je ne m'attendais pas à figurer sur la liste des amusements de ce soir. A dire vrai, je souhaitais juste passer une soirée tranquille avec Lissa (ce qui arrivait vraiment peu souvent dernièrement) et dans ce but, j'avais prévenu notre groupe que ce soir, ils avaient interdiction de nous déranger sans le payer très cher. Sauf que là, ce n'est pas à eux que je devrais en vouloir mais à des putains de Strigoïs en manque de sensations. J'allais leur cramer les fesses, ça leur apprendrait peut être à réfléchir à ses idiots.

Sauf que... Ça faisait bien deux ou trois heures que je tournais en rond dans ce qui semblait être un putain de labyrinthe... A moins que je ne tourne en rond uniquement dans ma tête. Je détestais les putains de télépathes avec leurs tentacules mentales qui nous entraînaient dans un autre monde... Je ne me plaindrais plus jamais quand Adrian m'entraînerait dans je-ne-sais-quel-rêve, au moins il m'avait entraîné à ce qui m'arrivait maintenant... Enfin si je me plaindrais quand même, je préférais rêver de ma petite amie que de lui, ça nous faisait se poser des questions sur notre santé mentale quand on faisait des rêves où il était l'acteur principal. Bref...

J'avance le long d'une haie, ma main posé le long des feuillages, j'avais appris à la longue que la douleur et le contact physique étaient ce qu'ils avaient de plus de mal à modifier en nous. Suffisait que je me fasse mal assez de fois pour rester dans la réalité... Dis ainsi, ça pouvait sembler légèrement masochiste en fait...
Sauf que même avec cette méthode, j'arrivais quand même à me perdre dans ce putain de labyrinthe, je détestais ça, me sentir aussi impuissant... Je ferme mon poing sur une branche coupante, récoltant une autre blessure mais franchement, mes bras et mains en étaient déjà striés alors ça ne changeait rien à ma vie. C'est la lassitude et la colère qui font que je décide de m'accorder une pause, sûrement la pire idée que j'aurais pu avoir, mais je n'ai pas réfléchi correctement sur le moment, tout à mon énervement.
Je m'approche de cette espèce de tombé pour m'y adosser, le temps de rassembler mes idées. Je savais qu'au moins Lissa voir Jill se trouvaient dans ce labyrinthe. Ils avaient l'air de vouloir manipuler nos esprits alors Adrian était sûrement aussi dans le lot. Je ne pouvais pas les abandonner en les laissant derrière mais je ne pouvais pas non plus continuer à avancer à l'aveugle, ça faisait des heures que je faisais ça, pour seul résultat d'avoir les muscles tremblant de fatigue et les nerfs à fleur de peau. J'avais juste besoin d'une aide ou d'un indice pour repartir à leur recherche... Et trouver la porte de sortie de ce cauchemar.

Je ne suis pas un rêveur habituellement mais là, je me suis laisser aller à me perdre dans mes pensées et c'était une mauvaise idée. Un corps se retrouve contre le mien pendant que ma tête claque durement contre la tombe, j'en suis immédiatement désorienté et à vrai dire, je ne vois plus rien devant moi, par contre je sens parfaitement les crocs qui déchirent une partie de ma gorge. Un cri de douleur m'échappe en même temps que mes propos.

« Enfoiré, agis comme le rapace que tu es et va te nourrir sur des cadavres le mort-vivant, pas sur moi. »

Faut que j'agisse avant les endorphines alors mes mains se posent de part et d'autre de sa tête et je me concentre, les conseils de Tasha reviennent dans ma tête. Le feu vit en toi Christian, et dans chaque être vivant, il faut juste trouver la flamme à exciter. Le Strigoï contre moi n'a aucun feu en lui mais moi, j'en ai un, et tu vas pouvoir observer à quel point il est brûlant enfoiré. Il me faut trois ou quatre secondes pour trouver ce feu et le conduire dans mes mains et ensuite, y a un barbecue vivant qui commence.
Le Strigoï s'éloigne immédiatement en hurlant, déchiquetant un peu ma gorge mais je pose juste ma main en compresse dessus, faut d'abord que je le tue ce mec. Je n'ai jamais utilisé mon pouvoir aussi fortement, aussi rapidement et dans des intentions aussi meurtrières. D'un coup, je peux comprendre pourquoi des spécialistes du feu tournent mal, utiliser notre feu de cette façon a un effet grisant et enivrant. Si une image de ma famille n'était pas apparu devant mes yeux, j'aurais sûrement fait cramer tout ce labyrinthe, moi avec, mais voilà, ça m'a rappelé la réalité. Je me reconcentre uniquement sur lui, à tel point que j'en oublie le reste. Je ne vois pas cette femme arriver ni même cet autre Strigoï, je ne vois que mon objectif. Lentement, ses cris de douleurs s'amenuisent pendant que ses cordes vocales sont atteintes puis c'est son corps qui s'effondre sur le sol, sentant le grillé mais je continue à utiliser mon pouvoir jusqu'à ce que le feu dévore même ses os. C'est la nausée surtout que je ressens, avec une légère pointe de fascination qui ne résiste pas à ce spectacle. Jusqu'où nos pouvoirs pouvaient aller si je pouvais faire Ça ?

Je relève des yeux légèrement halluciné sur le lieu où je me trouve et c'est là que je remarque le combat en cours... Et qui se termine en faveur de cette femme, sûrement une Dhampir au vu de sa technique. Je détache ma main de mon cou et ça me permet de remarquer que pour l'instant je ne saigne plus, autant en profiter le temps que ça durera.

« Tu vas bien ? »

Sa voix me fait relever les yeux sur elle et je l'analyse. Est-elle le fruit de mon esprit tiraillée ou est-elle vraiment réelle ? Ce labyrinthe me rendait cinglé, je ne savais plus distinguer la réalité de la fiction. Mais sa présence ne pouvait que m'aider à ne pas virer fou au vue de ce qui se passait ce soir, toute distraction et compagnie était bonne à prendre. Je désigne d'un signe de la main son état tout en répondant vaguement.

« Mieux que toi apparemment fantômette. Je n'ai rien qui ne m'empêchera de courir en tout cas et c'est le plus important ici. »

Je ne sais pas trop ce qui se passe sous sa caboche mais ça doit carburer tout autant que pour moi. Sûrement les mêmes questions. Ennemi ou ami. Réalité ou illusion. Collaboration ou solitude. Tellement de choix dans ce labyrinthe mais un seul qui nous permet de nous en sortir en vie...

Quoi qu'il se passe dans sa tête, elle se décide à me faire confiance pour sortir d'ici ou en tout cas à m'aider à partir de là. Je ne comprends pas vraiment cette attitude, je ne suis pas habitué à ce qu'on m'aide en dehors de mon groupe d'amis. Et là une parfaite inconnue se décidait à m'aider et à me faire sortir de ce labyrinthe. Je la suis avec un temps de retard mais finit par la rattraper pour lui poser les questions qui me trottent en tête.

« Pourquoi vouloir m'aider ? Tu as l'air de t'en sortir parfaitement toute seule. »

C'est idiot, tu réduits tes chances de survie en aidant un inconnu qui pourrait être un ennemi. Cette action est incompréhensible tout de même. Même si elle me sert, je l'avoue, j'ai bien plus de chance de m'en sortir vivant grâce à elle que si je restais seul... Mais nos chances étaient tout de même quasi nulles. Ce labyrinthe créait autant de confusions que de désespoirs dans les cœurs…

Sa dernière phrase me fit légèrement sourire, mais d’un sourire noir. Faire confiance ? A quoi pouvons-nous faire confiance dans ce labyrinthe ? A rien, la réponse c’était rien. On ne pouvait même pas se fier à nos sens alors se fier à d’autres personnes…

« Tu veux que je te couvre coéquipière et tu me fais confiance pour ça ? Ca fait combien de temps que tu es dans ce labyrinthe ? Je pense que tu as pu t’en rendre compte mais ici, on ne peut faire confiance à personne, à rien, pas même à nous-mêmes. Ils détruisent tout ce que nous pensons être vrais… »

Je m’approche d’elle à grands pas et j’attrape son bras dans ma main. Cette pression, elle me parait si réelle mais je ne sais même pas si c’est vrai. J’ai déjà eu le tour d’illusion si réaliste de ma Lissa… Je ne veux pas me laisser piéger par ce labyrinthe mais ils sont plus fort que moi, parfois plus fort que mon esprit, il faut juste ne pas se laisser submerger… Mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Je la regarde droit dans les yeux, avant de lui poser ma dernière question avec un air de défi.

« Alors, selon toi, ce contact il est réel ou tu l’imagines ? Parce que c’est la putain de question que tu vas devoir te poser à chaque fois. Tes trippes te diront que la sortie est droit devant, tes yeux te montreront une haie, ton cerveau y verra un obstacle, en réalité, il n’y aura rien. C’est ce qu’ils font avec nous, ils jouent de nos cerveaux, je ne suis peut être même pas en train de te toucher là. Alors selon… Est-ce réel ou non réel ce contact ? »
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MessageSujet: Re: Se battre cote à cote [Christian]   Mer 11 Nov - 19:21

Se battre côte à côte   Chloe et Christian
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Dans quelle genre de merde je me suis encore foutu ? Mon coeur bat à tout rompre, ma respiration est saccadée, mes jambes trembles. Je me sens faible, mais je ne peux pas. Je ne peux pas me permettre d'être faible lorsque la vie d'autrui dépend de mes actions. Je ne sais combien de personnes je pourrais sauver ce soir, peut-être aucune, mais je compte bien faire mon maximum. Ma propre vie peut être en danger, que cela n'aurait pas la moindre importance. Pourrais-je seulement être utile avec mon manque de technique ? Je ne serais peut-être qu'un boulet accroché à la cheville, inutile. Et quand bien même cela serait le cas, je me battrais jusqu'au bout pour faire valoir qui je suis.

Le spectacle qui s'offre à mes yeux, me terrifie, autant qu'il m'impressionne. Une force pareil est un véritable atout, peut-être qu'après aujourd'hui, les hautes têtes en prendront conscience. Ne pas utiliser un tel don serait un véritable gâchis. Un tel contrôle pourrait permettre de sauver un nombre de vie incalculable. Pourquoi laisser de telle perle en arrière ? Ce ne serait qu'une bêtise de plus. Ces flammes accrochent mon regard, j'ai du mal à les lâcher des yeux. La douce chaleur coule sur ma peau. Un bruit attire mon attention, une nouvelle personne. Qui que tu sois, tu ne parviendras jamais jusqu'à lui, je t'en fais la promesse. Tu le veux ? Viens donc le chercher, mais la tâche ne seras pas facile. Je ne m'arrêterais pas avant d'avoir rendu l'âme. Ces coups sont douloureux. Je n'ai pas honte de crier, cela ne renforce que d'avantage ma rage. Je me bats pour ma survie. Je me bats comme jamais. Je me bats pour lui.

Je ne ressors pas indeme de ce combat. Mes blessures sont douloureuses, ma perte de sang n'aggrave que d'avantage ma faiblesse, mais je ne peux pas flancher, pas maintenant. Je dois sortir d'ici. Et toi, le moroï, tu vas m'accompagner. J'espère que tu es prêt à me suivre, car cette aventure risque d'être des plus mouvementé. Tiens-tu suffisamment à la vie pour te battre à mes côtés ? J'en suis persuadée. Pourquoi poses-tu toutes ces questions ? Je veux t'aider, tu devrais t'en contenter. Ne souhaites-tu pas sortir d'ici ? Alors mes raisons ne devraient pas t'intéresser.

« Ils passent avant tout »

Tu reconnais cette devise ? Celle que l'on m'a toujours apprise lorsque je faisais encore partie d'une académie. Voilà la raison. Je ne le fais pas par plaisir, mais par devoir. Je ne suis pas faible, et je te le prouverais ce soir.

Je m'arrête à contre coeur lorsqu'il attrape mon bras. Penses-tu réellement que nous avons le temps pour ce genre d'idiotie ? Oui, ils s'amusent avec nos esprits. J'ignore comment tout cela fonctionne, mais ils y parviennent. Est-ce pour autant que je doute de ta présence ? Non. Je pourrais, mais ce n'est pas le cas. Pour quelle raison s'amuseraient-ils avec de telles illusions ? Je me trompe peut-être, mais je sais que tu es réel. Je me tourne vers lui, plongeant mon regard dans le sien. Je ne suis pas violente, je ne l'ai même jamais été contre un moroï, mais j'ai besoin de le faire réagir. Ma main vole dans sa direction, et c'est contre sa joue qu'elle claque.

« Est-ce suffisamment réel pour toi ? »

La marque de ma main se dessine lentement sur sa joue à mesure que la rougeur apparaît. Je n'y ai pas été de main morte, mais c'était nécessaire. Ne sois pas si étonné, ce n'est qu'une gifle, sans doute pas la première que tu recois, tu finiras par t'en remettre. Je ne cherche même pas à me faire pardonner. Hurles-moi dessus si mes méthodes ne te plaisent pas, tu m'en remercieras une fois que nous serons sortie d'ici

« Crois en ma présence, ou non, cela m'est bien égal du moment que tu me suis »

J'attrape ta main, et t'attire à ma suite. Nous n'avons pas le temps de nous attarder plus longtemps, il faut que nous avancions avant d'être victime d'une nouvelle attaque. Aides-moi. Faisons équipe à deux, et sortons d'ici ensemble. Je reprends notre route, de nouvelles impasses s'offrent à nous, de nouveaux chemins. Je doute que nous soyons sur le bon chemin, mais nous n'avons guère le choix, il nous faut avancer. Un nouveau virage, un nouveau chemin, une nouvelle impasse. Je m'arrête soudain. Des tombes, deux plus exactement. Un frisson me parcourt, cela ne présage rien de bon. Je devrais faire demi tour, je devrais partir, maintenant. Mais je ne peux pas. J'ai besoin de savoir, j'ai besoin de m'approcher. Je tremble à chacun de mes pas. J'ignore s'il m'a suivi, et je m'en moque pas mal. Mes yeux sont fixé sur ces tombes, j'ai peur, peur de ce que je pourrais découvrir. Mon regard tombe sur ce premier nom, ce premier corps, une femme, une moroï à sa carrure. Vasilisa. Je ne l'ai jamais rencontré, mais je saie qui elle est, la dernière de sa famille, une Dragomir. Une perte énorme pour notre monde, mais cela n'éveille aucune émotion en moi. Je devrais faire demi tour pendant qu'il est encore temps, détourner les yeux, mais j'agis bêtement une fois de plus. Mes yeux se tournent vers cette seconde tombe, ce nouveau corps, et mes jambes ce dérobent sous mon poids à la seconde où je prends conscience de qui il s'agit.

« Non.. »

Non, ce n'est pas possible. Ce ne peut pas être possible. Dis-moi que c'est faux, il ne peut pas être mort. Non, non, non. Par pitié, non. Tu n'es pas mort. Cet ne peut pas être mort. Les larmes coulent sur mon visage, je ne prête plus attention au monde qui m'entoure, il n'y a plus que cette tombe, cette fichu tombe. Ce corps blafard, livide, mort. Comment est-ce possible ? Étais-tu ici toi aussi ? Es-tu mort ici ? J'aurais du être là, j'aurais du te venir en aide. Tu es mort par ma faute. Tu es mort parce que tu as décidé de venir à Missoula pour me retrouver. Tu es mort par ma faute. Jamais je ne pourrais me pardonner une chose pareil. Tu ne méritais pas de mourir. Je replis mes jambes contre moi, je me roule en boule, m'enferme dans ma coquille. Je ne peux plus bouger. Je ne veux plus bouger. Des bruis, des paroles arrivent jusqu'à moi, mais j'ignore de qui ils peuvent bien venir. Je n'en ai que faire. Laissez moi tranquille. Je n'ai pas besoin d'aide, je ne veux pas être aidé.

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MessageSujet: Re: Se battre cote à cote [Christian]   Lun 1 Fév - 21:54


Se battre côte à côte
Chloé & Christian


Comment passer une soirée romantique plus pourrie qu’en étant séparée de celle qui faisait battre notre cœur ? En y ajoutant des monstres et des hallucinations, bingo, comment avez-vous deviné ?
Mais merde à la fin, comment en quelques heures la situation pouvait autant dégénérer. Me faire mâchouiller le cou par un Strigoï ? Fait. Avoir des hallucinations ? Fait. Se récolter plus de blessures qu’après une bagarre avec Barrymore ? Fait également. Imaginer qu’une Dhampir veuille me défendre et m’ait sauvé la vie ? Fait ! Bon sang, je devais avoir coché une bonne dizaine de chose dans ma liste des événements impossibles dans la vie d’un Ozéra… Et apparemment, ça n’était pas terminé.

« Ils passent avant tout. »

Non mais vraiment ? C’est ton explication pour le fait que tu m’ais sauvé la vie ? Parce que je dois t’avouer qu’elle est bancale cette explication. Ouais, c’est la devise des Dhampirs mais je vais t’apprendre quelque chose…

« Cette devise ne s’applique pas vraiment à ma famille. »

On est après tout des futurs monstres alors pourquoi nous protéger ? C’est une perte de temps et d’énergie… Ouais, je suis légèrement blasé et cynique et alors ? C’est ainsi qu’on voit la vie dans le monde merveilleux de la haute société, la plupart des gens ont tendance à oublier notre lignage en fonction de ce qui s’est passé avec mes parents. Ils ont une mémoire sélective quand ils le veulent ces idiots. Enfin, ce n’est pas vraiment le plus important pour l’heure, ce qui est vraiment important, c’est que cette femme veut que je veille sur elle sauf que merde, comment on fait pour veiller sur quelqu’un quand on est même pas sur que la personne en face de nous soit vraiment là ? Comment on fait la différence entre les illusions et la réalité dans cet antre du diable ? Je lui pose la question et sa réponse est assez… Percutante. J’ai beau avoir l’habitude de me prendre des baignes, celle-là, je ne m’y attendais pas du tout. Sa réponse après le coup me fait rire, on dirait que les nerfs craquent un instant parce que je n’ai aucune envie de rire c’est juste une putain de réaction nerveuse. Je prends un petit temps pour me reprendre, l’entendant finir ce discours bien ficelé en même temps. Je détestais perdre le contrôle de moi-même mais on peut dire que ce petit intermède m’a fait du bien. Quand je me reprends assez, je lui adresse de nouveau la parole pour lui répondre.

« On dirait que t’as un caractère bien affirmé et un point de vue percutant. Désolé, mais faut croire que ce labyrinthe m’atteint plus que je ne le souhaitais. Je te suis, sortons d’ici. »

Elle n’attend d’ailleurs pas mon autorisation avant de nous faire bouger. Tant mieux, je détestais rester immobile dans ce lieu, c’est quand on était immobile que les pires hallucinations pouvaient avoir lieu. Comment faire pour reconnaître le vrai du faux ? L’illusion de la réalité ? Le mensonge de la vérité ? Je pense que cette main dans la mienne et la douleur sourde au niveau de ma joue était un assez bon moyen de distinguer la différence entre les différentes dimensions de notre soirée… Mais encore une fois, qui sait si au bout d’un moment, mon imagination ne m’amènera pas plus loin que je ne le souhaiterais ? Je ne sais pas ce que je vis, je ne sais pas où je suis, j’ai compris qu’il y avait de terribles dangers en ce lieu mais je ne les ai pas encore tous affronter, je le sais. Le pire ennemi que je puisse avoir ce soir, c’est mon imagination et celle-ci s’emballe pendant que nous avançons sans halluciner semble-t-il. Je jette un coup d’œil à la Dhampir à mes côtés qui ne semble pas du tout inquiète, avançant d’un pas sûr. D’un côté, c’était plutôt sympa de savoir qu’il y avait quelqu’un pour garder le contrôle, de l’autre côté… Y avait un moment où commencer à paniquer était assez approprié…

Apparemment, j’avais parlé trop vite parce qu’on tombait sur un truc qui faisait réagir la Dhampir. Je regardais derrière moi en me disant que je préférais ne pas voir d’ennemis arriver quand elle lâcha ma main. Je tourne immédiatement mon regard sur la scène devant nous et ma bouche s’assèche avant même que je ne comprenne ce que je vois. Deux corps, deux tombes, deux inscriptions… Dont une inscription que je connais et ne connais pas… Cela ne pouvait être Lissa, elle était surement entouré des meilleurs gardiens du coin et elle ne pouvait pas être posé sur cette tombe, personne n’aurait du avoir le temps de graver ses mots sur sa tombe. Je devais halluciner… Et pourtant, même en me disant tous ses mots, je ne pouvais pas vraiment y croire. Réalité ou fiction ? Pitié, dites moi que j’imagine, dites-moi que je me trompe.

« ‘Lissa.. »

Je m’approche un peu plus, dépassant cette femme prostré qu’était ma coéquipière pour arriver devant Lissa. Ma main se tend, caressant doucement la joue froide et blanche. C’était la réalité. Comment cela pouvait être la réalité. Elle était vivante. Elle l’était forcément. Je l’aurais senti si elle était morte, non ?
Je découvre un peu plus l’existence de mon cœur quand celui-ci se serre… Bordel, j’aurais préféré que cet organe prenne du repos, je détestais cette douleur, je détestais pouvoir ressentir en cet instant, je…

« Merde. »

Je baisse les yeux sur la main qui vient d’attraper mon poignet et quand je relève les yeux, ce n’est plus Lissa qui est allongé sur cette pierre tombale, c’est une femme, belle, de peau blanche, brune mais surtout les putains de yeux rouges. Tu m’étonnes que je t’ai pris pour un cadavre. Je n’ai même pas le temps de me réjouir que Lissa soit surement vivante qu’elle m’attire à elle pour un câlin ravageur, tentant de m’écraser la cage thoracique de ses bras tout en tentant de planter ses crocs en moi. Bordel. Est-ce qu’on pouvait arrêter de tenter de me tuer un instant ? J’en avais juste marre, je souhaitais survivre à cette putain de soirée et pouvoir retrouver Lissa vivante, c’était trop demander ?

« Réveilles-toi fantômette, les vampires sont de sorties ! »

Je ne prends pas garde à savoir si elle m’a entendu et s’est réveillé, même si je l’espère pour elle vu que le deuxième cadavre était également un Strigoï, parce que cette garce vampire a réussi à planter ses crocs dans mon épaule et avec sa prise autour de mes bras, je ne pouvais rien faire, juste espérer que le feu vienne en moi assez rapidement. Oh dieu auquel je ne crois pas, sois assez gentil de m’aider à laisser mon pouvoir se manifester avant que je ne meure par anémie…
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MessageSujet: Re: Se battre cote à cote [Christian]   Mer 3 Fév - 16:47

Se battre côte à côte   Chloe et Christian
A great hero teaches an entire city that dancing is the greatest thing there is.

I am not some starry-eyed waif here to succumb to your... your pelvic sorcery.


Je ne sais pas pourquoi je prends le risque de m'encombrer d'un moroïs. Je devais sortir de ce labyrinthe au plus vite, sans perdre de temps, et pas perdre de précieuse seconde à tenter de le sauver. Mais même si je n'ai jamais terminé ma formation, je n'en ai pas oublié les principes de bases, et tout ce que l'on m'avait appris. Les moroïs passent avant tout, alors je ne te laisserais pas derrière moi, et je me fiche bien de ton point de vu, tu me suivras, que tu le veuilles, ou non, et si tu ne tiens pas à mourir ici, je te conseillerais de ne pas trainer, et de bouger ton cul. Tu me fais remarquer que cette devise ne s'applique pas à ta famille, et je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel. Je m'arrête un instant à ces côtés, me tournant vers lui, pour bien lui faire comprendre ce que j'ai à lui dire.

« Je sais, Christian. Le choix de tes parents n'inclus qu'eux, ceux qui ne comprennent pas cela, sont stupides »

On peut reprendre notre chemin, maintenant ? Oui, je sais qui tu es. J'ai beau être hors de la société des moroïs, je n'en ignore pas pour autant les grandes familles royales, et bien que Christian en soit exclu pour des raisons stupides, je n'ignore pas qui il est pour autant. Maintenant que nous avons mis les choses au claire, j'espère que tu ne m'empêcheras plus de faire mon travail. Tu es un moroï, tu passes avant ma propre survis, et ce n'était pas un point négociable. Je me remets rapidement en marche, mais suis une fois de plus interrompu. N'en as-tu pas assez de parler ? Tu as bien de la chance que je n'ai pas de scotch sur moi, dans quel cas je n'aurais pas manqué de te le mettre sur la bouche. Crois-moi, je ne sais moi-même pas à quoi me fier dans ce labyrinthe, mais je sais que si je ne veux pas mourir ici, je n'ai pas de temps à perdre, et que je dois avancer. Je ne sais pas vraiment pourquoi je lui mets cette baffe, sans doute pour le faire réagir, bien qu'il doit y avoir une dizaine d'autre solution. Mais sur le moment, c'est la seule qui me vient à l'esprit, et cela à le mérite de le faire réagir. Bien, au moins c'est une bonne chose, maintenant nous allons pouvoir repartir, et pour de bon. Je ne réponds pas à ces quelques commentaires. Si nous avons l'occasion de nous recroiser après cela, tu comprendras à quel point tu as raison, pour l'instant, ma seule préoccupation est de te sortir vivant d'ici.

Je tourne au coin d'une haie, marchant précautionneusement. Nous sommes sortis vivants du dernier combat, il sera dommage que l'on se précipite dans la gueule du loup. Je ne sais pas d'où me vient cette idée, appelons cela l'instinct, mais je suis persuadé d'être sur la bonne voix. Du moins, j'en suis presque certaine jusqu'au moment où l'on tombe en face de ces deux tombes. Bien que je n'ignore pas la réputation du premier nom que je peux lire sur la tombe, je ne la connais pas. Je sais que cette perte sera énorme pour le monde des moroïs, mais pour moi, cela ne m'empêchera pas d'accomplir ma mission aujourd'hui. Je sais que je ne devrais pas me tourner vers cette seconde plaque, que je devrais faire machine arrière avant de découvrir ce nom, mais j'en suis incapable, et mes yeux lisent le prénom de Cet. Non ! Ce n'est pas possible, j'avais croisé Cet il y a seulement quelques jours, il ne peut pas être mort. Qui plus est, il n'avait aucune raison pour venir jusqu'ici. Ce n'était pas possible. Il était mort par ma faute, parce qu'il était venu dans cette ville dans l'espoir de me retrouver, et moi, qu'est-ce que j'avais fais ? Je l'avais repousser. Non ! Tu ne peux pas être mort, je refuse d'envisager une telle possibilité. Tu ne peux pas ! C'est impossible ! Je m'effondre à genoux, près de la tombe, près du corps sans vie. Je lui touche doucement le bras, ressentant la froideur de ce contact, la pâleur de la peau. Dis-moi que tu n'es pas mort par ma faute, dis-moi que je ne suis pas responsable de cette perte. Les larmes coulent le long de mon visage, et je ne cherche pas à les retenir. Je t'ai peut-être rejeté, mais ton importance à mes yeux n'en avait pas pour autant changé. Je me replis sur moi-même, incapable de bouger, incapable de penser au moroï à mes côtés. Des paroles arrivent jusqu'à moi, mais je ne les comprends pas.

Je me retrouve soudain renversé sur le dos, le poids d'un corps sur moi, qui me rue de coup. Je jette un coup d'œil près des tombes, mais il n'y a plus aucun corps, les tombes sont vides, et les seules autres personnes présentes, sont cet homme, prêt à me sauter dessus, et cette femme, en train de vider Christian de son sang. Je ne cherche même pas à comprendre ce qui a bien pu se passer, je roule sur le côté, évitant ainsi le coup mortel que comptait me donner ce Strigoïs. Apparemment si sa petite copine avait le droit de prendre plaisir à ce nourrir, j'étais un danger bien plus grand, et il fallait m'éliminer, sans prendre la peine de me manger. Ce qui était plutôt une bonne chose pour moi, j'avais déjà suffisamment de cicatrices comme cela, inutile de m'en rajouter avec de nouvelles morsure. L'instant d'après, je me retrouve sur le dos de mon Strigoï, ma lame sous sa gorge. Je ne perds pas de temps avant de tirer la lame vers moi, encore, et encore, jusqu'à ce que je parvienne à causer une plaie suffisamment profonde dans son cou. Lorsque je saute sur mes jambes, mon poing lui arrive en plein visage, finissant de lui arracher la tête. Je suis essoufflé après ce combat, mais je sais que je n'en ai pas encore finis. Je dois encore me débarrasser de cette femme, et c'est une tâche qui risque de s'avérer un peu plus délicate, étant donné que je ne peux pas prendre le risque de blesser Christian.

« Hé ! Si tu t'en prenais à un adversaire à ta hauteur ? »

A vrai dire, je ne suis pas certaine d'être plus en mesure de me défendre plus que lui, mais nous verrons bien où me mène ce second combat. La femme à l'air de répondre à ma provocation, et c'est une bonne chose je suppose. En tout cas, elle relâche Christian, pour s'intéressait à moi, et c'est tout ce qui m'intéresse. J'espère que cela te donnera suffisamment de temps pour reprendre tes esprits, parce que si cette femme vient à me vaincre. Je ne pourrais pas faire grand chose contre toi. Je porte le premier coup avant qu'elle n'agisse elle-même, après tout, si j'ai une chance de m'en sortir, c'est ainsi. Elle me renverse au sol, me donnant un coup à la tête qui m'assomme légèrement. En faite, si tu pouvais reprendre conscience tout de suite Christian, et me venir en aide, cela m'arrangerait bien.

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MessageSujet: Re: Se battre cote à cote [Christian]   Jeu 5 Mai - 22:37


Se battre côte à côte
Chloé & Christian


Savoir ce que je fous là est secondaire, savoir comment se casser d’ici est le plus important. Mieux, je voudrais savoir comment me casser d’ici en récupérant Lissa tant qu’à faire. Et si jamais je croise quelqu’un d’autre sur le chemin, je tenterais de l’embarquer. Par contre, ce à quoi je ne m’attends pas, c’est que le quelqu’un d’autre soit une Dhampir qui veuille combattre avec moi, une Dhampir qui me veuille comme coéquipier. Une personne qui a l’air de me considérer comme un égal et non pas avec dégoût. Je ne comprends, pas vraiment, à part mon groupe d’amis – puis-je tous les appeler ainsi ? – peu nombreuses sont les personnes qui veulent bien abaisser leurs regards sur moi sans forme de condescendance. Alors oui, je me sens obligé de te demander pourquoi. Je suis obligé d’être surpris quand tu me sors la devise des Dhampirs. Et même si cette surprise ne te plait pas, je te fournis l’explication, une explication que tu renies d’une simple phrase, prononçant par là-même mon prénom. Dois-je être sur mes gardes face à cette omniscience que tu possèdes ? Peut-être mais étonnement, tu m’inspires une certaine forme de confiance. Et c’est surement ce qui me guide le plus vers la méfiance envers ta réalité physique. Je ne suis pas le genre d’homme à faire confiance aveuglément, encore plus une inconnue. En réalité, j’ai bien plus confiance dans les mecs genre Barrymore qui m’attaque directement et me donne la couleur dès le premier round. Je sais que si je me retrouve dans cette situation, je peux lui faire confiance jusqu’à un certain point et je saurais reconnaître le seuil critique. Pour toi, envers qui j’ai confiance aussi rapidement ? Je ne sais pas si je saurais me tenir assez sur mes gardes et cela me fout les jetons, je l’avoue facilement.

« Stupides ou pas. Qui connait l’avenir. En tout cas, si on s’en sort vivant, je viendrais te réclamer ton prénom, que tu ne sois pas la seule à savoir qui est son coéquipier. »

Pourquoi je ne te demande pas ton prénom dès maintenant ? Eh bien, tu vas me trouver morbide mais si tu dois mourir dans les prochaines minutes, t’oublier sera bien plus rapide. Il y a déjà bien assez de cadavres qui hantent mon esprit, je ne tiens pas à ajouter le tien également si un malheur devait survenir.
Je ne peux pas m’empêcher de te demander si tu es réellement présente. Si tu es virtuelle ou réelle. Ton point de vue, percutant, répond à ma question avant que nous ne nous remettions en marche. Cette fois, l’objectif nous unissant est clair. Les questions seront pour plus tard, l’important est de sortir de là en un seul morceau et non pas les deux pieds devant. Je ne sais pas qui a eu pour idée de nous lancer dans ce labyrinthe, mais unir deux personnes ayant une telle volonté de survie allait vite faire virer leurs plans, c’est sur.

On a fait quelques pas quand on se retrouve confronté à une autre épreuve dont nous ignorons tout, du moins au début. Ces tombes, dans nos esprits, ce sont les personnes à qui nous tenons le plus. Dans la réalité, c’est ce qui pourrait signer notre mort. Mais je ne le comprends que trop tard et je sais que pour la Dhampir m’accompagnant, c’est pire encore. De mon côté, les crocs plantés dans mon cou m’ont aiguillés dans la bonne direction. Le fait que je perde un peu plus de mon sang me permet, paradoxalement, de récupérer un peu plus de ma lucidité. Amusant, ce concept de vase communicante. Plus je m’approche de la mort et plus la vérité se dévoile à mes yeux. Je crois n’avoir jamais autant ressenti de colère envers des Strigoïs. Habituellement, je veux juste leur cramer les fesses pour leur apprendre les bonnes manières. En cet instant, j’ai envie de les faire brûler avec pertes et fracas, dans une cacophonie de sons douloureux, juste pour être enfin débarrassée de toutes menaces. Mais je n’arrive pas à reprendre le contrôle, à reprendre le contact avec le feu. Je me laisse envahir par mes émotions, au mépris de la seule arme que je possède. Je m’affaiblis sans pouvoir rien y faire. Sauf qu’il y a un éclair de providence…

« Hé ! Si tu t’en prenais à un adversaire à ta hauteur ? »

La voix m’apparaît comme déformée, lointaine et pourtant, je suis persuadé que cette Dhampir a du crier, histoire d’attirer un peu plus l’attention de cette Strigoï. Ceci, plus que tout le reste, me prouve que je ne suis pas au meilleur de ma forme. J’ai perdu bien trop de sang et il m’étonnerait que je trouve un quelconque donneur dans le coin. Il allait falloir qu’on sorte rapidement de là, et en vie tant qu’à faire.
Soudainement, je me sens tombé et je ne me rattrape que difficilement à la tombe, m’écorchant la main sur la pierre irrégulière. Il n’y a plus de prise, plus de morsure juste mon cerveau qui peine à comprendre les informations qu’il perçoit. Je tourne mes yeux sur la zone de conflit, voyant les filles s’affronter du regard. Le combat va bientôt commencé et je me sens pourtant détaché. En fait, je me sens concerné uniquement quand je vois mon alliée tomber sur le sol, sous la Strigoï qui s’apprête à lui fournir un autre coup. Je vois flou alors je ne peux pas me permettre d’user de mes flammes… Sauf peut être celles qui ne blessent pas, histoire d’avoir l’effet de surprise.

Je tends mes mains devant moi, me concentrant. J’ai le temps de voir ma Dhampir se prendre un autre coup avant que je ne réussisse à produire des flammes qui entourent les deux femmes. Des flammes chaudes mais non douloureuses. Heureusement, la chaleur produit l’effet souhaité et la Strigoï se relève en criant, tentant d’éteindre les flammes. Elle croise mon regard, comprenant que les flammes ne la brûlent pas, mais il est trop tard. Un sombre sourire étire un coin de ma bouche avant que je ne prenne la parole d’une voix légèrement atone. Je me sentais toujours dépossédé de mon corps et de mon esprit, hors du temps et du contexte mais cela ne m’empêchera pas d’agir…

« Bye bye, saloperie. Dis bonjour à ton pote en enfer. »

Je me concentre une dernière fois, et c’est bien plus facile que quelques minutes plus tôt. Les flammes deviennent brûlantes, faisant fondre son corps dans des hurlements douloureux. Elle tente, en dernier recours, de s’approcher de la femme à terre, voulant certainement emporter un de nous deux dans la mort avec elle. Je me redresse légèrement, augmentant l’intensité de mes flammes et attrapant la petite blonde sous les épaules, je l’attire jusqu’à moi, le haut de son corps reposant sur mes jambes tendues sur le sol. Je la relâche, observant la Strigoï qui avaient fini par se laisser tomber sur le sol, déjà morte. Ces petites choses brûlaient si facilement et en dehors de l’odeur, c’était un spectacle particulièrement fascinant… Dont je finis par détourner les yeux pour les baisser sur la Dhampir contre moi, lui parlant d’une voix fatiguée… Qui était toujours mieux que sans émotion, je suppose.

« Est-ce que ça ira ? »
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MessageSujet: Re: Se battre cote à cote [Christian]   Ven 20 Mai - 15:49

Se battre côte à côte   Chloe et Christian
A great hero teaches an entire city that dancing is the greatest thing there is.

I am not some starry-eyed waif here to succumb to your... your pelvic sorcery.


Qu'est-ce que je suis censée comprendre face à tes paroles ? Que tu pourrais peut-être te transformer ? Tu as raison, personne ne connaît l'avenir, je ne le connais pas, mais je suis certaine d'une chose, aujourd'hui, tu es en train de te battre à mes côtés, tu tentes de t'en sortir, et rien que cela, prouve que tu tiens à la vie, que tu ne prendras jamais la décision de te changer, pas de ton plein gré, en tout cas, et j'espère qu'après cette soirée, tu feras en sorte d'éviter les monstres, et de rester en sécurité, cela m'arrangerait que tu restes en vie.. C'est vrai, je ne te connais pas, mais je pense que lorsque nous serons tous les deux sorties de là, ta vie aura une certaine importance à mes yeux, nous ne pouvons pas nous battre cote à cote, et faire, par la suite, comme si tu n'existais pas.. Je ne sais pas pour toi, mais moi, j'en serais bien incapable, mais j'imagine qu'avant toutes choses, nous devrions déjà sortir de là, en vie.

J'espère qu'après la réalité que je viens de t'offrir, tu ne douteras plus de ma présence, parce qu'il devient urgent que nous sortions de là, ma perte de sang ne tardera pas à avertir d'autres Strigoïs, et je ne suis pas certaine que l'on fera le poids très longtemps, alors sois gentil, crois ce que je te dis, et tirons-nous de là, ou au moins essayons.. C'est ce que nous étions en train de faire, avant que ces tombes n'apparaissent à nous, je sais que je n'aurais pas dû m'approcher, que j'aurais mieux fais de poursuivre notre route, mais je ne peux m'empêcher de jeter un coup d'œil à l'intérieur, et ce que je vois est terrible, le corps de Cet, sans vie.. C'est à cause de moi, c'est de ma faute s'il a perdu la vie, car c'est à cause de moi, qu'il est venu en ville, c'est à cause de moi, qu'il a été traîner jusqu'à ce labyrinthe.. Je ne prends pas conscience qu'il s'agit d'un tour de mon esprit, tout ce que je vois, c'est ce corps, et ma peine.. Du moins jusqu'à ce que Christian attire mon attention, et que le corps sans vie de Cet, se transforme sous mes yeux en un Strigoï, avide de mon sang. Merde !

Je saute aussitôt hors de portée, réalisant à peine ce que je viens de voir. Est-ce que cela veut dire que Cet est en vie ? Ce n'est sans doute pas le moment de me poser ce genre de question, d'abord, je dois tuer ce monstre, nous offrir une chance de nous en sortir, et une fois que je serais dehors, je pourrais faire des recherche pour savoir ce qu'il en est.. Le combat est rude, je prends plusieurs mauvais coups, quelques morsures, une perte de sang plutôt importante, mais je finis par m'en tirer, par achevé ce monstre.. Je peux enfin reporter mon attention sur Christian, et sur cette femme, qui lui pompe son sang, toi, ma jolie, tu vas passer un sale quart d'heure, je te le promets.. Je l'ai pris sous mon aile, cela veut dire que je ne laisserais rien lui arriver, même si je dois laisser la vie à cause de cela. J'attire son attention avec une simple phrase, et on dirait que la provocation fonctionne, puisqu'elle relâche Christian, pour venir sans prendre à moi. Bonne chose, je n'ai plus qu'à espérer que je réussirais à survivre à ce second combat, et au vu de mon état, ce n'est pas certain, mais alors pas du tout.

Nous échangeons nos premiers coups, mais comme je l'avais prévu, elle ne tarde pas à reprendre l'avantage sur moi, me jetant presque contre le sol, avant de revenir me taper dessus.. Je me protéger comme je peux, mais cela devient difficile à mesure que mon épuisement augmente, je contre son coup, mais n'hésite pas le second, qui m'arrive au visage, et m'étourdi durant un temps, mais lorsque je reprends pleinement conscience de la situation, la mise à changée, ma tête est posée contre les genoux de Christian, et cette femme est en train de cramer à petit feu.. J'étais là pour te sauver la mise, il semblerait que pour ce coup là, c'est toi qui me sera venu en aide, et qui m'aura sauver la vie, je ne te remercierais jamais assez pour cela, j'essaierais en tout cas, mais une fois que nous aurons réussi à rejoindre la sortie, il le faut, car vu nos états respectifs, j'ai bien peur que l'on ne survive pas à un duel supplémentaire.

« Il le faudra bien »

Sauf que lorsque je me redresse, et que ma tête se met de nouveau à tourner, je commence vraiment à douter de pouvoir m'en sortir. J'attrape le bras de Christian pour me maintenir stable, et même si cela ne fait pas passer mon vertige, cela m'aide à tenir debout, alors ça suffira pour la suite. Je ne le lâche pas lorsque je me remets en route à ces côtés, peut-être que l'idée d'avoir un poids en plus lui déplait, mais j'espère bien qu'il ne me laissera pas tomber dans toute cette merde, pas après l'aide que je lui ai offerte. Une dizaine de minute de marche plus tard, qui me parurent une éternité, une nouvelle série de haie s'offre à nous. Une allée sur la gauche, une allée en face, et une haie qui nous barre la route sur la droite.. J'ignore pourquoi, mais j'ai comme l'impression que l'on fonce tout droit dans un nouveau piège.. Alors sur un coup de tête, sans lâcher Christian, je me mets à courir sur notre haie à droite, le seul endroit qui ne possède pas de sortie.. Peut-être que je suis folle, mais j'ai comme l'impression que c'est notre seule échappatoire, et lorsqu'une véritable sortie finie par s'ouvrir face à nous, je ne m'arrête pas avant que nous soyons sortie de ce putain de labyrinthe.

« On a réussi »

Nous sommes sortie, et par dessus tout, nous sommes vivants.. Je me retourne vers Christian, et je ne peux m'empêcher de le prendre dans mes bras, nous ne sommes peut-être pas au meilleur de notre forme, mais nous avons réussi à survivre, et c'est tout ce qui m'importe. Je n'attends pas plus longtemps, j'attrape de nouveau son bras, et l'attire plus loin, plus nous serons loin d'ici, plus nous serons en sécurité.. Je finis par m'arrêter une trentaine de mètre plus loin, de toute façon, je ne pourrais pas aller plus loin, et je ne pense pas que Christian et encore beaucoup de force. Je m'assoie dans l'herbe, attendant qu'il en face de même.

« Je ne voudrais pas te vexer, mais tu as une mine affreuse »

Tout comme moi, sans doute, mais je suis plus résistant que lui, je finirais par m'en remettre. Je n'ai jamais vu un moroï aussi pale, et je l'admets, cela me fait quelque peu peur. Je finis par lui tendre mon bras, s'en dire un mot, je pense de toute façon qu'il comprendra où je veux en venir.. Je ne te forcerais pas à reprendre des forces, Christian, ce n'est pas dans mes habitudes, mais tu as besoin de sang, alors évite de faire le con, et mords mon poignet.

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Se battre cote à cote [Christian]
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