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 L'ami de mon ami est mon ami

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MessageSujet: L'ami de mon ami est mon ami   Dim 8 Nov - 13:33


L'ami de mon ami est mon ami


Jake et Emma
Je dépose mon crayon sur la table du salon du château et j’attrape la feuille que je viens de terminer. Ce qui se trouve dessus ? Une liste et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit de celle de tous les Dhampirs de l’académie Saint-Vladimir que j’ai pu répertorier. Vous voulez nous chasser ? Parfait, à compter d’aujourd’hui la guerre est officiellement déclarée. Osez donc me dire que je fus l’une d’entre vous par le passé, vous n’attiserez que davantage ma haine pour votre espèce.

S’il y a bien une chose qu’il faut savoir avec moi, c’est que je n’aime pas perdre. Cela ne m’arrive que très rarement et c’est fort heureusement pour mes ennemis, car une fois que je suis lancée plus personne ne peut m’arrêter jusqu’à ce que j’ai obtenu une vengeance suffisamment satisfaisante à mon goût. Vous l’aurez compris, je suis très rancunière. Pourquoi est-ce que je vous parle de ça aujourd’hui ? Parce que récemment, j’ai perdu... Non seulement j’ai perdu, mais en plus face à mes pires ennemis : les gardiens. Deux d’entre eux ont tout particulièrement attisé mon courroux : Hathaway et Vladescu. Je me suis fait piéger comme une débutante par ces deux-là, n’imaginant pas instant que la nuit où j’ai poursuivi Janine elle aurait pu m’affronter autrement qu’à la loyale. Me faire avoir, je n’aime pas ça, et ils vont tous le savoir. Pour Janine et Andrei, je prépare quelque chose de particulièrement sanglant. Quant aux autres Dhampirs, je vais les radier de ce monde. Je leur ai promis de ne pas m’arrêter avant d’avoir éliminé tous ceux qui se trouvent à l’académie, je vais tenir cette promesse.

Ma liste à présent terminée, il est temps de passer en chasse. Terminé les moments où je me contentais d’aller tuer des Dhampirs lorsque j’en croisais à tout hasard avec des groupes de Moroïs. A partir de maintenant, je vais les débusquer un à un où qu’ils se trouvent et lorsqu’ils le verront venir, il sera déjà trop tard. Il est temps de faire le ménage à l’académie.

Je quitte le château, à la recherche du premier nom de ma liste. Je rayerai les noms un à un chaque soir, et cela commence dès maintenant. Par chance, je sais déjà où se trouve ma première victime de la soirée. Avoir des espions au sein même de l’académie est bien pratique. Vêtue d’un jean et d’un débardeur noir, une veste sur mes épaules, je fais mon entrée dans la rue piétonne du quartier Centre incognito. Je continue d’avancer jusque devant un bar à l’intérieur duquel je finis par entrer. J’observe discrètement les personnes présentes du coin de l’œil et je finis par repérer ma victime, sirotant tranquillement un cocktail. Bien, profite de ce verre, il s’agit du dernier.

Je me dirige vers le comptoir du bar et passe directement derrière le barman, sortant un poignard de ma poche que je viens mettre juste derrière son dos, menaçant de le l’enfoncer à tout instant. Je rapproche mon visage du sien et viens murmurer à son oreille.


- Annonce la fermeture du bar et demande à Marcus Lloyd de se rendre au comptoir. Si tu fais un mouvement de travers je te tue.

Le barman complètement apeuré s’exécute et annonce la fermeture du bar, demandant à tous les clients de quitter la salle et appelle Marcus Lloyd à venir se joindre au comptoir pour une urgence.

- Merci bien.

Je lui brise la nuque et le laisse retomber derrière le comptoir, attrapant son tablier au passage que je viens rapidement glisser autour de ma taille pour me faire passer pour l’un des membres du personnel. Je me mets devant le bar, sourire aux lèvres comme si de rien n’était en regardant les clients sortir, et je vois enfin Marcus se présenter devant moi.

- Pourquoi m’avoir appelé ? C’est quoi l’urgence ?

- Votre mort...

Je lui balance un coup de pied circulaire sans lui laisser le temps de réagir, le projetant contre l’une des tables du bar et lui faisant lâcher le reste de son verre qui vient se briser sur le sol. Je me jette ensuite sur lui tandis qu’il se relève en comprenant ce qu’il se passe, et nous entrons dans un combat acharné de plusieurs minutes. Je finis par le jeter contre un mur lorsque celui-ci ramasse un bout de verre et l’envoie dans mon bras. Oh mon tout beau, tu viens de commettre là une belle erreur. Je ne laisserai plus les Dhampirs faire couler mon sang. Je me jette sur lui et abat mon poing contre sa figure, l’assommant au passage. Non, je ne te tuerai pas pendant ton sommeil, ce serai t’accorder une mort bien trop douce.

J’attrape une bouteille de whisky et la renverse sur son visage afin de le réveiller. Quel dommage d’en gaspiller ainsi mais bon, ma mission avant tout. Le Dhampir se réveille en sursaut, découvrant que je l’ai attaché à une chaise et mis au centre de la pièce. Je l’observe de façon amusée, tandis que j’avale une gorgée d’un bon vieux rhum dans le même temps, dégustant mon alcool préféré avec délice.


- Quelle chance qu’il y ait à boire ici, ça m’aura évité de te sauter tout de suite à la gorge. Maintenant que tu t’es bien reposé, on va pouvoir commencer.

Je dépose mon verre sur la table et viens plonger ma main dans son corps, le faisant hurler.

- Donne-moi le nom de l’un des proches d’Andrei Vladescu.

- Tu peux crever...

J’enfonce ma main davantage dans son corps, attrapant quelques-uns de ses organes que je commence à écraser de l’intérieur. Les larmes du gardien coulent malgré lui sur son visage suite à l’horrible douleur que je lui inflige en détruisant son corps de l’intérieur.

- Tu peux répéter ?

- Ils te tueront... monstre.

Mon sourire s’efface tandis que je dépose ma main contre ses cheveux et les tire vers l’arrière.

- Sans doute... Mais pas avant que je ne t’ai tué.

Je retire ma main de son corps et viens le retranspercer en prenant bien soin de viser le cœur, que j’arrache d’un coup sec de sa poitrine. Je relâche le Dhampir et laisse retomber le cœur sur le sol. Un de moins… Peut-être que le prochain sera plus enclin à parler avant de mourir. Je me retourne et m’aperçois alors qu’une autre personne est entrée dans la pièce et se trouve en train de m’observer. Il s’agit d’un homme. Depuis combien de temps est-il là ? Je n’en ai pas la moindre idée à vrai dire, peut-être bien depuis le moment où j’ai réveillé le Dhampir, je ne l’ai même pas entendu arriver et à en juger par la couleur de ses yeux, je comprends vite pourquoi étant donné qu’il s’agit d’un Strigoï. Qui est-il ? Que veut-il ? C’est la première fois que je le croise. Ces derniers temps, je me méfie autant des miens que des autres espèces, ayant appris que certains des nôtres se sont également lancés dans la chasse aux Strigoïs. Je me dis néanmoins que si celui-ci avait voulu me tuer, il aurait sans doute déjà essayé de le faire avant que je ne tue le Dhampir. Je m’assois sur une table et croise les jambes en l’observant.

- Si tu venais pour lui, navrée de ne pas t’en avoir laissé un peu avant de le tuer. Ceci dit même mort, son sang est encore chaud. Qui es-tu ?

Ami ? Ennemi ? Je l’ignore, mais il m’observe d’une certaine façon qui me laisse penser qu’il n’est pas rentré dans ce bar par hasard ce soir.

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MessageSujet: Re: L'ami de mon ami est mon ami   Sam 14 Nov - 14:48



L'ami de mon ami est mon ami
Emma & Jake
Les humains passent leur temps à courir. Courir après la vie, courir pour du temps en plus, courir vers l’amour. Tout ça pour quoi ? Pour finalement être obligé de mourir. Ils sont idiots mais il y a encore plus idiots. Les gardiens. Ils passent leurs temps à défendre des êtres qui ne leurs sont pas reconnaissant. Je suis un peu le protecteur de notre groupe mais je sais que n’importe qui prendrait ma place si jamais l’un de nous se retrouvait mal et que je n’étais pas là. Les humains sont égoïstes, on en attend pas mieux d’eux que de les voir abandonner leurs semblables. Mais les Dhampirs et les Moroïs se prétendent plus civilisés, plus évolués. Et au final, la même configuration marche depuis des siècles. Les dhampirs se sacrifient pour que les Moroïs meurent et ceux-ci continuent de trouver cette situation normale. Oui, je pense que de tous les groupes, se sont les Dhampirs les plus idiots. Ils sont indispensables à l’équilibre de leurs mondes mais ils sont aussi extrêmement jetables et ils n’essayent pas de changer la donne.
Est-ce que ça veut dire que je vais essayer de changer les choses ? Certainement pas, la seule Moroï dont l’avis m’importe n’apprécie pas les Dhampirs alors je ne tenterais pas de les aider. A dire vrai, je suis même sorti pour essayer de trouver les Dhampirs qui ont eu quelques uns de mes camarades. Mais j’ai été… Très légèrement détourné de mon but initial en sentant une odeur bien particulière. Une odeur qui mettait littéralement Gabriel en émoi à chaque fois qu’il la sentait encore dans le château. Est-ce la curiosité ou mon instinct protecteur qui me fait suivre la piste de cette odeur ? Aucune idée, mais toujours est-il que j’ai suivi cette piste fleurie à travers un petit bout de Missoula, jusqu’à un bar en réalité duquel s’échappe quelques humains. Ils n’ont pas l’air affolé, ce qui m’intrigue quelque peu. Pourquoi sortir aussi tôt en étant aussi calme ? J’attends qu’ils sortent tous avant de rentrer dans le bar.

Je ne m’attendais pas à sentir l’odeur de sang aussi faible, nous parlons de Strigoï tout de même avec cette délicieuse créature, nous ne sommes pas (et nous ne nous prétendons pas être) des personnes civilisés. Mais elle est restée gentille avec cet homme, pour l’instant il ne souffre pas beaucoup, assommé en plein milieu de la pièce. Discrètement, je tourne autour de la pièce, allant m’assoir sur un de billards pour avoir une belle vue. Alors ma belle, que comptes-tu faire à cet homme toi qui a su retenir ainsi l’attention de mon meilleur ami ?

Je peux l’observer agir, détruire méthodiquement son corps tout en donnant à cet homme envie de parler pour mettre fin à ses souffrances. Mais on peut reconnaître que cet homme à du cran, il ne lâche pas le morceau. Elle n’a pas l’air non plus si pressé d’obtenir une réponse vu qu’elle l’abandonne très vite à son sort. Un peu plus d’insistance, peut être une provocation sur une transformation en Strigoï et il aurait surement lâché le morceau. Voici quelque chose qui faisait toujours peur à ces idiots : la transformation. Je ne les comprenais pas sur ce point, devenir un immortel était grisant, les possibilités qui s’offraient à nous étaient si multiples qu’on oubliait vite tous nos remords… Mais on ne leur demandait pas d’être intelligents après tout.

Elle remarque mon arrivée, ou tout du moins, elle semble enfin la remarquer et je peux la voir m’observer. J’ai pu en faire de même quelques minutes auparavant et comprendre ce qui pouvait fasciner mon ami en elle. Elle était belle et mortelle, une rose véritablement dangereuse, qui donnait envie d’être approchée tout en sachant que si on la touchait, on finirait empoisonné. Sauf que j’aimerais savoir quel genre de poison toucherait Gab. L’amour ou la souffrance ?

Sa prise de parole provoque en moi un éclat de rire que je laisse sortir à voix haute. Je l’observe avec amusement tout en répliquant doucement, déjà amusé par notre première prise de contact.

« Je ne suis pas une charogne, je laisserais ce corps en paix, il y a bien assez de proies dans cette ville pour que je laisse à celle-ci ton entière signature. »

Je l’observe s’installer face à moi tout en gardant mon sourire amusé. Je repose les boules de billard avec lesquels je jouais pour me percher sur le bord dudit billard tout en ne la lâchant pas du regard. Te rends-tu compte de tout ce que tes yeux et ta gestuelle me disent ma petite guerrière ? Tu es sombre, tu n’as pas honte de tes choix mais en même temps tu es si prudente… Tu ne le resteras peut être pas, nous verrons ce que le futur nous dira. Je laisse mes yeux la balayer, pas forcément le regard d’un amant, mais pas celui d’un ennemi. On me prend pour un gros dur qui aime cogner au vu de mes muscles (quelque chose que je ne réfute pas forcément, j’aime cogner), mais je sais aussi reconnaitre un adversaire de valeur. Elle est petite et fine mais je suis sûr qu’elle cogne bien… Ca me rend curieux en réalité de la voir agir pendant un combat, je regrette d’un coup de ne pas être arrivé quelques minutes plus tôt.

« Pour répondre à ta question, ma jolie rose, je m’appelle Jake et on a pu se croiser pendant que tu faisais un petit somme au manoir. Tu es Emma c’est ça ? »

Autant être sur de nous avant de continuer notre conversation. Evitons donc de tourner en rond, tu ne m’as pas l’air d’être le genre de femmes à aimer les détours, ça me va, je préfère aussi cogner, protéger ou aimer (d’une façon toute charnelle bien sûr) une femme que de la faire tourner en bourrique. Quel genre de femme serais-tu pour notre groupe si Gab et toi vous finissiez par mieux vous entendre ? Je suis curieux de voir la suite de ton parcours dans notre groupe ma rose…

« Joli spectacle que tu viens de m’offrir, je suis désolé, j’ai manqué le début. Mais je suis sûr que tu pourrais me faire un replay sur un autre homme. Tenté de me montrer tes talents ma chère ? »

© Pando

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MessageSujet: Re: L'ami de mon ami est mon ami   Lun 30 Nov - 0:55


L'ami de mon ami est mon ami


Jake et Emma
J'observe l’inconnu qui s’est penché sur le bord d’une table de billard pour m’observer, me demandant ce qui peut bien le rendre si curieux. Je constate que ma remarque concernant le Dhampir mort l’a amusé, je dois même avouer que sa réponse me fait sourire à mon tour et esquisser un petit sourire du coin des lèvres. Voilà de quoi détendre l’atmosphère ce qui est généralement loin d’être acquis avec moi pourtant. Mais pourquoi m’observes-tu ainsi ? Qu’essaies-tu de découvrir à travers moi ? Je ne parviens pas encore à le cerner, mais sa réponse va enfin m’aiguiller davantage à ce sujet.

Je ne peux m’empêcher de faire une légère moue offusquée lorsqu’il m’annonce qu’il m’a aperçue pendant que je faisais « un somme » au manoir. Je ne perds jamais mes combats et le fait que ce soit arrivé en présence de Gabriel a déjà eu de quoi me rendre folle de rage, mais savoir que d’autres personnes ont également pu me voir dans cet état ne fait qu’atteindre davantage ma fierté et mon amour propre. Je tente néanmoins de passer outre ce fait et faire comme si cela ne me frustrait pas.


- Un moment assez exceptionnel qui n’aura jamais lieu de se reproduire. Je suis bien Emma. Enchantée Jake.

En temps normal, une personne qui m’aurait aperçu dans une position de faiblesse quelle qu’elle soit serait déjà enterrée six pieds sous terre. Mais je reste étonamment très calme car je comprends maintenant à qui j’ai affaire. S’il m’a aperçu chez Gabriel, c’est qu’il est sans aucun doute l’un des Strigoïs qui l’accompagnent depuis son retour. Et là, ma curiosité s’éveille au plus haut point je dois bien le reconnaître. Qui sont les nouveaux compagnons de Gabriel ? Comment sont-ils ? Je constate que Gabriel fait décidément les choses très bien. J’ai beau ne connaître que son prénom pour l’instant, je sens déjà en lui une force et un potentiel énorme. Qui plus est, il a l’art et la manière d’aller directement droit au but, ce qui ne peut que davantage me plaire. Lorsqu’il me propose de lui montrer mes talents sur une autre personne, un air malicieux vient enflammer mon regard, j’attrape la bouteille de rhum posée à côté de moi et je descends de la table pour venir me mettre juste face à lui, mon visage à quelques centimètres du sien.

- Avec plaisir. Mais sur des humains ce serait trop facile. Il y a d’autres Dhampirs et Moroïs dans le coin. Si l’un et l’autre ne t’effraient pas, me montrerais-tu également un aperçu de la manière dont tu exerces ta cruauté sur tes victimes ? Je suis curieuse de voir à quel genre de Strigoï Gabriel a su accorder sa confiance.

Je prononce cette dernière phrase comme un murmure et porte la bouteille de vieux rhum à mes lèvres afin d’en boire quelques gorgées, puis je la tends à Jake afin qu’il puisse à son tour se délecter de cet amuse-bouche avant le plat principal. Lui montrer également de quoi je suis capable aura au moins le mérite de faire oublier ce moment plus que gênant au manoir.

Je détourne le regard et me rapproche de la fenêtre afin d’observer les personnes se trouvant dans les alentours. De nombreux bars et restaurants se trouvent juste à côté et en face de celui dans lequel nous nous trouvons. D’ici on peut facilement apercevoir les personnes assises et en train de savourer un verre afin de se faire rapidement une idée sur ce qu’ils sont. Pour l’instant, je ne remarque que des humains tranquillement installés. Mais les personnes qui traversent la rue piétonne sont très nombreuses ce soir. Au bout de quelques instants, je finis enfin par apercevoir deux Moroïs en compagnie d’un Dhampir. Etant donné les précautions prises par ce dernier, il n’est pas difficile en effet de repérer la nature de celui-ci. C’est parfait. Nous pourrons facilement les coincer au détour d’une ruelle si nous le voulons. Je me tourne à nouveau vers Jake afin de pointer discrètement du doigt le petit groupe.

- Que penses-tu de ceux-là ? Une petite distraction avant de revenir ici savourer ce vieux rhum et faire plus ample connaissance ?

Une petite partie de chasse... Cela pourrait être amusant après tout et puis c’est plutôt une bonne façon de bien réussir à cerner l’autre. Qui plus est, cela éliminera un autre Dhampir de ma liste, ce qui n’est pas pour me déplaire. Il ne reste plus qu’à savoir si le Strigoï sera partant pour me faire également découvrir ses talents.

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MessageSujet: Re: L'ami de mon ami est mon ami   Mar 19 Jan - 15:50


 

L'ami de mon ami est mon ami
  Emma & Jake
Les personnes sont toujours catégorisées par un joli trio. Ennemi, ami, connaissance. Chasseur, proie, indéterminé. Cette femme joue sur toutes ses catégories. Elle pourrait devenir l’ennemi d’Effy car elle est l’amie de Gabriel et peut ainsi devenir une de mes connaissances. Elle est une chasseresse qui vient de tuer mais qui se trouve être la proie de Gabriel. Ton identité est inconstante ma petite rose. Tant mieux, cela veut dire que tu pourras me surprendre, j’aime ce genre de personnes qui n’ont pas de personnalités fixées… Peut être même deviendras-tu mon ennemie au cours de la soirée ? Cela serait particulièrement intéressant, je pourrais ainsi tester en première loge tes talents de guerrière… Mais pour ce soir, je préférerais qu’entre nous se développe juste un jeu pour savoir lequel de nos deux talents serait le meilleur. Le jeu en premier, le combat en second. Du moins si elle était d’accord avec ce plan, cela ne me dérangerait pas plus que ça de le bouleverser.

La première chose dont je veux être sûre, c’est de son nom. Je suis presque sûr de me retrouver devant la Emma de Gabriel mais il me faut en être sur. Ma question n’est aucunement subtile mais de toute façon je ne cherche pas à l’être… Sa façon de réagir… On dirait que ma rose mortelle est légèrement susceptible et fière également. Par contre sa façon de répondre dément ce que me dit son corps. A quoi faire confiance ? Laisse-moi un peu de temps et je saurais directement ce à quoi je dois me fier. J’esquisse un léger sourire en lui répondant finalement.

« Je suis sûr que tu feras en sorte de ne plus voir ce genre de moment se reproduire. A dire vrai, je suis bien plus curieux de te voir agir en étant éveillée qu’endormie. »

Vu que tu es bien la Emma de Gabriel… Alors il va falloir que tu fasses comme tous les autres membres du groupe avant toi : il faut que tu passes par moi. Non pas dans un corps à corps sensuel, non pas que j’ai quelque chose contre ce genre de pratique, mais disons plutôt pour savoir à quel point je pourrais te faire confiance. Je suis plutôt du genre méfiant comme type dès qu’on aborde la sécurité du groupe, je suis celui à qui on se lie généralement en dernier, Effy pourrait d’ailleurs le confirmer, mais c’est un fait que je ne changerais pour rien au monde, ça me laisse quelques heures de plus pour comprendre les actions de l’autre et c’est un moment qui peut, parfois, se révéler indispensable à notre survie. Alors ma petite rose, seras-tu une menace ou une alliée dans le futur ?

Premier point à vérifier, ses aptitudes physiques. Bon, la plupart des gens auraient dit que le premier point à vérifier était la confiance que je pouvais lui porter mais j’aime commencer dans mon ordre à moi et cogner est définitivement mon activité préférée, en dehors de faire l’amour bien sur mais quelque chose me dit que ce dernier point ne sera pas pour ce soir. Sa réponse à ma proposition est plus que je n’en attendais d’elle, elle a l’air enchantée de venir se battre. Décidément pas le genre de femme ordinaire, tant mieux, dans notre groupe et dans ceux qui gravitent autour de nous, personne n’est ordinaire. Elle s’approche un peu plus et je détaille les traits de son visage. Elle est belle, comme toutes les Strigoïs bien sur, mais je dois dire que la lueur enflammé dans son regard suite à cette envie de sang ne la rend que plus belle à mes yeux. C’est quand une femme est passionnée et laisse tomber son masque de civilité que sa beauté est la plus sublimée, et cette femme est partie pour devenir l’une des plus belles ce soir, en tout cas je le souhaite. Et toi tu veux voir qui je suis et mon potentiel ? Je peux bien t’en montrer un aperçu, en espérant que tu es l’estomac solide car la douleur est élevé au rang d’art dans notre petit groupe, je ne sais pas si tu as connu Gabriel ainsi mais… Tu apprendras vite que faire souffrir est un agréable passe-temps de la maison.

« Donnant-donnant alors. Je te montrerais mais n’oublie pas de me montrer également ce que tu sais faire. J’ai hâte de voir tes méthodes. »

Je ne bouge pas de ma place ni ne la lâche des yeux. Elle est proche, extrêmement proche. C’est le genre de distance qui peut vite dégénérer, que ce soit entre deux amants ou deux combattants mais pour le moment, aucune de ses deux options ne nous concerne. Après nous être démontré nos talents comment réagirais-tu ? Tu es une beauté, mais une beauté froide et tranchante, le surnom d’une belle rose te convient parfaitement, tu as l’air tout aussi tranchante. Le serais-tu pour le groupe ?
Elle me tend à boire et je laisse un petit rictus me venir aux lèvres en prenant la bouteille, prenant soin d’effleurer sa main dans le processus pour observer sa réaction. Comment le prendras-tu ? Comme le geste d’un futur amant ? Ce n’est pas faux mais ce n’est pas très vrai également. Je ne sais pas ce qui t’unis véritablement à Gabriel et en tant que tel, je n’empiéterais pas sur ses plates-bandes. Mais ta réaction sera véritablement intéressante. Je prends tranquillement une gorgée de cet alcool, laissant la légère brûlure agir sur moi sans la lâcher du regard, pas même quand elle s’éloigne pour observer les groupes d’humains déambulant dans la rue. Dans ce quartier, nous pouvons être patient, nous trouverons forcément des cibles. Je remarque en tout cas à sa position qu’elle en a apparemment repérée une, si son brusque intérêt signifie quelque chose. Je finis par descendre de cette table de billard pour m’approcher d’elle, ainsi quand elle tourne son attention vers moi, je ne me retrouve qu’à quelques centimètres. Souris ma rose, tu vas souvent me trouver dans ton périmètre intime ce soir, c’est la période de test rappelle toi, et peut être la période de fête également, nous avons des victimes à torturer, ça se fête non ?

Elle me pointe ses victimes en prenant la parole alors je les observe. Deux hommes, une femme, un couple, un gardien, deux espèces… Oui ça pourrait être intéressant, cela m’arrangeait que ce ne soit pas deux femmes et un homme, j’avais pu remarquer que les femmes gardaient leurs fiertés un peu trop longtemps quand elles étaient des guerrières, elles refusaient de plier avant la toute fin, sauf si nous jouons psychologiquement avec elles… Et vu que pour cette demoiselle, il y avait apparemment son petit-ami avec elle, elle allait très vite craquer, ce qui me permettra très vite de me défouler… Et de faire connaissance avec la belle Emma. Je tourne mon attention sur cette dernière et lui lance un autre petit sourire tout en déposant le rhum juste à côté de la fenêtre.

« Ce serait des prises intéressantes pour une première démonstration commune, c'est sur... Mais pourquoi ne pas les ramener ici également ? Je suis sûr que tu es assez intelligente pour faire plusieurs choses à la fois. Ça ne devrait guère être compliqué pour toi de tenir une conversation et de faire couler le sang en même temps. »

Est-ce que je brosse dans le sens du poil ? Oui, nous pouvons dire cela j’imagine mais pour ma défense… Elle est en période de test, même si cette phrase revient souvent. Alors ma rose, si jamais je change légèrement tes projets, t’adaptes-tu ou vas-tu commencer un petit discours sur le fait que ta position est la meilleure ? Non pas que je défende le fait que s’amuser dans la rue soit une mauvaise idée mais au moins, ici, nous ne risquons pas d’être dérangé.

« A moins que tu ne souhaites expédier cette session en deux temps trois mouvements. Dans ce cas oui, je suppose que nous pourrions rester dehors mais je te préviens, ça peut vite devenir très long avec moi. J’aime maintenir mes victimes en vie assez longtemps. »

Que la peur se transforme en terreur et que la phase de paralysie soit passé pour laisser place à l’angoisse. Je suis un mauvais garçon, je l’avoue totalement, mais je ne saurais pas faire semblant d’être gentil. Je me dirige vers la porte, en profitant pour l’ouvrir et la tenant ainsi tout en redirigeant mon attention sur Emma. Il est l’heure de choisir maintenant ce que nous allons faire car le temps continue à filer.

« Il va falloir qu’on se lance à leur poursuite, je n’ai guère envie de devoir aller dans un autre quartier de Missoula parce qu’ils auront réussi à attraper un taxi avant qu’on ne leur montre les derniers visages qu’ils ne pourront jamais voir. Me suivras-tu toujours, ma jolie rose ? »

Ou préféreras-tu attendre ici ? Ou peut-être filer à l’anglaise ? Encore une fois, tout est une question de test, ça sera le cas pour toutes mes questions et toutes tes réactions ce soir. Je compte bien prendre du plaisir à t’observer torturer et en prendre à torturer mais je t’analyserais en même temps. S’il y a bien une chose que je ne peux pas regretter de ma pseudo-réputation, c’est qu’avec elle, les gens ne cherchent même pas à savoir s’il y a une raison derrière mes actes, croyant, à tord, que je souhaite juste cogner tout le monde. Et toi ma chère, te laisseras-tu berner ? Ou comprendras-tu vite que tout n’est qu’une question de test ?
 
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