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 Un piège en cache parfois un autre

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MessageSujet: Re: Un piège en cache parfois un autre   Sam 21 Nov - 1:46

Un piège en cache parfois un autre
Gallen et Effy



Lorsqu’il me demande si je tuerais mes strigoïs pour ma liberté, j’admets qu’il me perturbe assez. Pour moi l’un ne va pas sans l’autre. J’ai besoin d’eux dans ma vie, c’est aussi eux qui m’ont aidé à justement être libre. Si je devais choisir ? Je ne crois pas en être capable. Il n’y en a pas un plus important que l’autre à mes yeux. Eux et moi, on forme un tout indissociable. Je ne comprends pas réellement pourquoi il me pose cette question et je ne suis pas sûre que ma réponse le satisfera, mais je tente quand même de lui fournir une réponse qui soit la plus honnête possible.

- C’est comme te demander de choisir entre ta famille et ta propre personne, je n’ai pas besoin de les tuer pour ma liberté, c’est avec eux que je suis libre. Mais si tu veux vraiment savoir, je les ferais toujours passer avant moi.

Ma vie n’a de sens que grâce à eux, alors si je les perds, je me perds moi-même. A quoi bon ? Je préfère que Gabriel, Jake, Bastien ainsi que tous les autres continuent de vivre et soient en sécurité. Oui, je pourrais me sacrifier pour eux, même si je tiens à la vie, mais la vie deviendrait bien trop amère sans eux pour m’accompagner. Enfin il faudrait déjà que nous survivions à cette soirée, ce qui n’est pas franchement gagné pour l’instant. Entre les tirs, l’explosion et la perte de connaissance, je m’attendais à ne plus jamais me réveiller, pourtant j’ouvre bien les yeux à l’arrière de cette voiture avec le dhampir au volant. On se taquine mutuellement, j’aime bien répondre à ses provocations et mon répondant semble aussi lui plaire. Tant mieux car il y aura tous le temps droit avec moi. Dites-vous bien que si jamais je ne réponds pas à une provocation, c’est que quelque chose ne va pas.

Je le rejoins à l’avant de la voiture, le gênant quelque peu dans sa conduite au début, mais bon ce n’est pas comme ci je m’y connaissais en voiture. Je regarde la route défiler devant nous sans réellement savoir où est-ce que nous sommes, alors je finis par lui demander où nous allons mais il n’a pas vraiment l’air d’avoir réfléchit à cette question. Le plus loin possible donc, ça me va, tant que ce n’est pas trop loin non plus, il faudrait que je puisse rentrer auprès des garçons demain dans la journée. Le dhampir parle de soigner mes blessures et brièvement des siennes, pourtant je trouve que je m’en sors mieux contrairement à lui, alors il devrait un peu plus penser à sa belle gueule et à l’état de sa cheville plutôt que de se focaliser sur mon état.

- Je vais bien, tu devrais surtout penser à ta cheville, d’ailleurs je ne sais même pas comment tu peux conduire dans cet état.

Etat qu’il me doit, je sais bien, mais lorsque je lui ai tiré dessus je pensais faire la bonne chose pour me sauver la vie, j’étais décidément loin du compte. Je lui proposerais bien de prendre le volant pour qu’il se repose, mais pas dit qu’il me laisse faire, pas dit que je sache y faire non plus d’ailleurs, je risquerai plus de foncer dans un arbre ou dans une autre voiture. Enfin le plus important c’est d’essayer, non ? Là encore, pas dit qu’il voit les choses sous cet angle. Il attire de nouveau mon attention lorsqu’il parle de devenir de vrais petits délinquants ce soir. Je tourne mon regard vers lui, les yeux brillants. Quoi ? J’adore faire des bêtises, surtout lorsque j’ai un si bon partenaire. Alors dis-moi mon beau, quelle banque on cambriole ce soir ? Aucune malheureusement, on s’attaquera plutôt à une petite pharmacie. Pas si excitant que je l’aurais cru, mais on va dire que ça fera l’affaire. J’allais prendre la parole mais il finit par se présenter et c’est seulement maintenant que je réalise que je ne connaissais toujours pas son prénom. Comme quoi, on ne fait vraiment pas les choses dans l’ordre lui et moi. Un petit sourire se dessine sur mon visage alors que je prends la parole.

- Enchantée Gallen, moi c’est Effy, et je serais ravie d’aller cambrioler une pharmacie avec toi.

Et il se trouve que ce sera plus tôt que je ne l’aurais cru car il est justement en train de se garer près d’une pharmacie que je n’avais même pas vraiment remarqué avant qu’il ne s’arrête. On dirait qu’il est déjà l’heure d’entrer en action, j’en suis déjà toute impatiente. Je lui laisse à peine le temps de couper le moteur que je me mets déjà à l’envahir de questions.

- Alors, qu’est-ce qu’on vole exactement ? Il nous faut déjà des bandages, du désinfectant, oh et ils ont peut-être ces superbes vitamines goût cerise, ça te requinquera un coup et au pire prends ça comme un bonbon. On pourrait voler la caisse aussi et on s’enfuirait blindé à la Bonnie and Clyde.

Enfin blindé, pas vraiment, mais l’idée est là. J’imagine qu’il va me trouver ridicule mais tant pis. Finalement je ne pensais pas qu’une soirée qui a viré autant à la catastrophe puisse s’avérer être aussi plaisante.

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MessageSujet: Re: Un piège en cache parfois un autre   Dim 27 Déc - 0:01



Un piège peut en cacher un autre
Effy & Gallen

Qu’est-ce qui est le plus important pour moi ? Ma liberté ou les liens que je noue avec les autres ? Jusqu’à quelques semaines en arrière, je n’aurais pas hésité à dire que c’était ma liberté mais voilà, j’avais fait l’erreur de me lier. J’avais donné des munitions à des gens qui souhaitaient me contrôler, je leur avais offert l’arme et les balles pour me tuer et ils n’hésiteraient pas à me menacer avec. Je ne sais pas ce qu’ils feront quand ils sauront que j’avais sauvé cette Moroï en détruisant ainsi une opération savamment orchestré… Mais je sais déjà que j’allais avoir mal aux fesses. Enfin tant pis, j’ai fais mon choix, ils ne réussiront pas à changer ma manière de penser, mon esprit même, j’agirais toujours comme je le fais là. Je suis un électron libre, je fais mes propres choix, on peut penser m’avoir coincé mais je finis toujours par m’échapper.

La réponse de ma beauté me fit reprend pied en la réalité et cette réponse me fit légèrement sourire, on dirait qu’elle avait atterrit dans un groupe sympathique qui prendrait soin d’elle. Mais elle n’avait pas réussi à capter le raisonnement que je cherchais à lui faire avoir, on dirait qu’il allait falloir que j’explicite un peu plus. Moi qui détestais parlais pendant des heures…

« Et maintenant, si je te disais qu’on menaçait un de tes Strigoïs pour que tu continues à suivre les ordres et les convenances ? Est-ce que tu obéirais au conseil que tu m’as donné précédemment sur le fait de te libérer de tout ce qu’ils auraient contre toi ? Parce que la seule manière de te libérer, ça serait de tuer ce Strigoï. Alors encore une fois, tu choisis quoi, ta liberté ou la vie de ton Strigoï ? »

Et moi, qu’est-ce que je choisis entre ma sœur ainsi que mon protégé et ma liberté ? Je choisis de sacrifier cette dernière, de m’intégrer légèrement au moule des Dhampirs (on dirait qu’ils sont tous une photocopie dans cette Académie à la noix), quitte à me castrer s’il le faut, à fermer ma grande gueule pour qu’ils ne soient pas menacés. Oh bien sur les bureaucrates et les faux guerriers qui peuplent notre hiérarchie renieraient toute idée de chantage, mais derrière leurs paroles pleines de sous-entendus, c’est ce qu’il faut comprendre.

Mais on a pas le temps de s’attarder là-dessus, faut qu’on se casse. Et cette urgence devient encore plus importante quand le lieu est sur le point d’exploser. D’ailleurs ça pète de partout mais heureusement, ma beauté reste en vie et je peux nous faire sortir de ce lieu sur le point de cramer entièrement. On s’éloigne de là en vitesse, grâce à la voiture de Grand Idiot, qui aura quand même été utile ce soir… Comme quoi, même les cons sont utiles dans ce monde, c’est pas pour autant que je les encourage à se reproduire entre eux.
Quand la miss se réveille, on échange quelques piques, quelque chose qui risque de devenir habituel au vu du caractère que je crois percevoir chez elle. Quand elle passe à l’avant, je suis à deux doigt de nous envoyer dans le décor mais j’arrive à redresser la voiture, heureusement pour nous parce que sinon notre fuite se serait arrêter un peu trop tôt pour notre sécurité… Et pour ma méfiance naturelle.

Maintenant que nous sommes plus ou moins en sécurité, je peux penser à nos blessures, penser à la mienne amène directement un pic de douleur en moi, heureusement la douleur, je sais composer avec elle, merci maman, tu auras été utile pour autre chose que pour nous mettre au monde, Thémis et moi. Je jette un coup d’œil rapide à la moroï à coté de moi, me rappelant en même temps qu’elle avait également été blessée et je parle enfin de nous soigner, tout en réfléchissant à un moyen d’aller nous soigner sans nous arrêter trop longtemps.
Sa prise de parole me fit légèrement sourire, décidément, je commençais de plus en plus à me rendre compte que cette Moroï était différente des autres, plus forte, plus sûre d’elle, moins chouineuse également. Je ne peux qu’apprécier cela. Je lui réponds ensuite, même si elle ne m’a pas véritablement posé de question.

« Je fonctionne à l’adrénaline, attend que ça retombe et tu vas me retrouver dans un état pire qu’une loque. »

Je connais la rechute, je suppose que ça doit être comme un lendemain de cuite ou après une prise de drogue, car ce n’est que ça de l’adrénaline, une drogue faite d’hormones. Une drogue qui quand elle disparaît, te laisse totalement épuisé, fourbu et parfois vomissant. Oui, dès que je descendrais, je vais douiller. C’est pour ça qu’il faut que j’agisse tant que je suis encore maître de mon corps et plus ou moins conscient. Plus ou moins parce que franchement, pour avoir l’idée de cambrioler une pharmacie, je dois avoir quelques grains dans la tête… Mais tant pis, l’idée est lancée et a l’air d’enthousiasmer moyennement ma compagne de ce soir. Au début on aurait dit une petite fille devant une friandise, jusqu’à ce que le mot pharmacie soit lâché. La friandise est moins appétissante maintenant ? On dirait qu’elle le reste tout de même un peu sinon elle ne retrouverait pas son sourire en se présentant à son tour. Je connais enfin le nom de la petite rebelle pour qui je viens de retourner ma veste ce soir et qui aura bouleversé tous mes plans. Effy, joli prénom, original, comme tous les prénoms de Strigoï.
Je laisse échapper un sourire à son attention tout en garant la voiture devant la petite pharmacie devant nous, j’ai fais en sorte d’en choisir une assez loin de chez moi pour que si ça foire, je n’en paie pas les pots cassés plus tard.

Son flux de paroles me laisse un instant perplexe, avant que je n’éclate de rire. Un rire libérateur après les tensions de ce soir, un rire amusé également, léger… Elle pouvait facilement détendre l’atmosphère, même si elle était très certainement sérieuse, nous n’allions pas faire ça.

« Tu dois aimer les sorties fracassantes pour suggérer ça toi. Mais désolé, nous sommes dans le quartier sud de la ville, le plus pauvre ma belle, donc pour avoir de l’argent, on ne se payera pas plus qu’une montre avec ce que gagne ce pharmacien. »

Je détourne les yeux d’elle pour analyser cette pharmacie, remerciant les vitres tintés qui empêchent les passant de s’attarder sur nous, non pas que les passants de ce coin de la ville agissent véritablement ainsi. Une porte à l’entrée, une porte également derrière le comptoir pour accéder à l’endroit où sont stockés les médicaments, c’est là qu’on allait devoir aller sans se faire repérer.
Je tourne les yeux vers Effy en finissant par lui proposer un plan vague, me mettant en mode gardien, concentré sur le fait de nous faire entrer et sortir de là bas vivant, car dans ce quartier, les commerçants armés, c’était la norme.

« Les médicaments et tout le reste sont en grandes parties stockés dans l’arrière salle, faut qu’on y accède mais pour ça faudra passer derrière le pharmacien. Soit l’un de nous le distrait, mais avec nos blessures ça ne sera pas discret, soit on trouve le moyen de passer derrière lui tous les deux et pour ça, on aura besoin de ton don. Tu as besoin d’un regard mais ensuite, tu dois garder tes yeux fixés sur cet homme ou tu peux lui imprimer une idée fixe qui restera au fond de son cerveau pendant plusieurs minutes ? »

Je prends un risque en supposant que son don soit un minimum semblable à celui de Rick, il est peut être totalement différent, mais le fait de ne pas devoir la regarder dans les yeux… Pour moi cela suppose une manipulation mentale. Je rejette un rapide regard à la pharmacie avant de lui jeter un coup d’œil avec un petit sourire amusé.

« Et si on réussit à récupérer des soins, je te laisse même prendre des vitamines. Mais là tout de suite, on va surtout avoir besoin d’anesthésiants, d’antibiotiques contre les infections, peut être des anti-douleurs également, bien que ces derniers ne soient pas forcément nécessaires. Ah et oui, désinfectant et bandages sont requis. »

Tant qu’à jouer le roi des idiots, notre commandant aurait au moins pu nous fournir tout ça mais non, c’était à nous de nous taper cette merde. La soirée était définitivement en train de virer au n’importe quoi. Je sens un instant et je suis bien heureux d’être assis sinon je me serais surement lamentablement écrasé sur le sol. J’aurais peut être du nous rapprocher un peu plus de chez moi, parce que je ne sais pas si je pourrais reconduire dans l’immédiat. Bon, sinon nous n’étions qu’à dix minutes de chez moi à pied avec tous les raccourcis piétons… C’était à réfléchir. Je lui avoue donc la dernière merde qui vient de s’ajouter à la longue liste de ce soir.

« Par contre, je ne pense pas que je reconduirais ce soir, la voiture c’est fini à moins que tu ne saches la conduire. Tu as une planque dans le coin où on pourrait se réfugier ? Sinon j’ai un studio, mais il est à au moins dix minutes à pieds, par contre les dhampirs ne sont pas au courant de son existence donc on y serait en sécurité. »

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MessageSujet: Re: Un piège en cache parfois un autre   Lun 28 Déc - 2:11

Un piège en cache parfois un autre
Gallen et Effy



Je ne sais même plus comment nous en sommes venus à parler de choix entre liberté, famille et convenances, mais ce qu’il me dit me laisse perplexe. Qu’est-ce que je ferais si on menaçait l’un de mes strigoïs et m’obligerait à suivre des consignes dictées par mes propres ennemis ? Je ne sais pas. Il me dit que la seule manière de me libérer serait de tuer ce strigoï. Est-ce réellement le cas ? Ne peut-il pas y avoir de troisième option ? Je n’ai jamais pensé à ce genre de choses, ou peut-être que je ne le voulais pas. Je me suis toujours dit que Gabriel et Jake sauraient nous protéger de ce genre de problèmes, mais peut-être ne le pourront-ils pas toujours. Alors Effy, si tu devais choisir, que ferais-tu ? Je ne réponds pas à la question, la situation actuelle m’en empêche, ce qui n’est pas plus mal, car je ne sais pas ce que j’aurais pu lui répondre. Au fond je sais que je serais bien incapable de tuer l’un de mes strigoïs, mais les laisser m’emporter loin d’eux, c’est me tuer moi-même. Comment suis-je censée accepter l’un ou l’autre ?

Par chance ou peut-être autre chose, nous avons survécu à toute cette pagaille et maintenant nous voilà sur la route. Malheureusement nous ne sommes pas pour autant indemne et même si je ne le montre pas, la cheville du dhampir m’inquiète assez. Je me demande comment est-ce qu’il fait pour conduire, il prend pour raison l’adrénaline et je me dis que chez lui ça peut vraiment faire des miracles ce genre de chose. Je ne pense pas que l’adrénaline me ferait conduire ou courir avec une telle blessure. Je reste une moroï après tout, ne l’oublions pas. Le dhampir, ou plutôt devrait-je dire Gallen maintenant que je connais son prénom, gare la voiture devant une pharmacie pour proposer un cambriolage. Avec une banque ça aurait été bien plus excitant, mais après tout pour une première expérience, mieux vaut commencer petit. Dommage qu’on soit dans le quartier sud en revanche, on ne repartira vraiment pas avec grand-chose... Est-ce que ça fait de moi une mauvaise personne si je suis simplement déçue que les pauvres ne soient pas plus riches pour mon bon plaisir ? Qu’est-ce que j’en ai à faire de toute façon ? Je suis une mauvaise personne et j’aime ça.

-  On aurait mieux fait d’aller dans un centre commercial alors, plus d’argent, plus de montres, plus de robes et de jolies chaussures...

Mais je m’égare du sujet et je ne pense pas que ce genre de pensées purement féminine, quoi que bizarre dans leur genre, plaise à un dhampir. Et puis je ne dois pas oublier que nous sommes là avant tout pour nous soigner, parfois l’amusement me fait perdre de vue le plus important. Gallen détourne son regard de moi quelques instants, et j’attends qu’il fasse toute son analyse à la Da Vinci, ce qu’il fait, avant de se retourner vers moi pour m’expliquer avec des mots français la situation. Au moins maintenant je comprends mieux ce qu’il attend de moi, bien que j’avais déjà plus ou moins compris l’idée.

- Je peux le distraire pendant des heures si je le fixe, en revanche mon envoûtement ne tiendra que quelques secondes si je romps le lien. Si tu es apte à y aller avec ta cheville, je pourrais m’occuper de lui pendant que tu le cambrioles... Ou alors on peut faire plus simple et on l’assomme.

L’idée est sortie naturellement de ma bouche. Je sais qu’avec Jake c’est plutôt pour deuxième option qu’on aurait choisi, quoi que lui ne se serait pas privé de le tuer, mais je ne pense pas que Gallen soit comme lui, à vrai dire je suis même sûre du contraire. J’aurais aimé prouver à Gallen que je peux être à la hauteur de ses attentes, malheureusement sans mes yeux je ne suis rien et mes pouvoirs ne fonctionnent pas. Je m’entraîne dure pour parvenir à user de mes dons sans avoir à regarder, mais en vain jusqu’à présent. Gallen reprend alors la parole pour me parler d’un endroit où nous réfugier. A vrai dire je suis de retour en ville depuis peu, alors en dehors de la planque où vivent tous les strigoïs, je n’ai pas vraiment d’endroit à lui proposer, aucun qui soit sûr pour lui en tous cas.

- Je pense que ton studio serait la meilleure option.

Autant éviter de lui dire que je vis dans un manoir qui regorge de strigoï, même s’il doit bien s’en douter. Quant au fait de conduire ou bien d’y aller à pieds, nous verrons bien selon la situation. Sur ce, il est temps de passer à l’action. Nous quittons la voiture tous les deux pour nous diriger vers la pharmacie et il est bien vrai que notre état ne nous permet pas d’être les plus discrets qui soient. Nous entrons dans la pharmacie et je me dirige directement vers le seul pharmacien de la boutique. Tel un bon gentleman, il me demande si je vais bien et ce dont j’ai besoin, alors je ne perds pas de temps pour plonger mon regard dans le sien et m’infiltrer dans son esprit.

- La seule chose dont j’ai besoin c’est que tu restes bien sage.

Impossible de détacher son regard de mon emprise, nous voilà partie dans un monde imaginaire. Comme toujours je laisse à ma victime le soin d’imposer l’univers et les personnages avant de venir y glisser mes petits pièges. Sauf que je dois bien avouer ne pas m’être attendue à ça. Cet homme est un véritable obsédé, je vous laisse donc imaginez le genre de chose qu’il se passe dans son esprit. Comment voulez-vous que je mette des pièges là-dedans ? A moins de lui faire croire qu’il a chopé une MST ou qu’il s’agit d’un vagin explosif, je suis plus écœurée qu’autre chose devant les fantasmes de cet homme. Finalement j’arrête mon emprise sur lui, mais il a tout juste le temps de prononcer un unique mot que l’écran d’ordinateur d’à côté vole et s’écrase contre son crâne pour l’assommer. Oui un écran, je sais, en même ce n’est pas avec du doliprane que je parviendrai à ce résultat. Je rejoins Gallen à l’arrière-boutique qui relève son regard vers moi, sans doute intrigué par le bruit.

- Je savais que la deuxième option était mieux, assommer c’est toujours mieux.

Je l’aide à choper le reste des médocs et autres trucs de la liste qu’il m’a donnée et balance le tout dans le sac plastique qu’il tient. J’esquisse un sourire en apercevant les vitamines à la cerise dont je lui ai parlé et en prends aussi. Je crois bien que nous avons tout. J’entends alors du bruit à l’intérieur de la boutique, comme ci quelqu’un venait d’entrer ou de sortir. Il est temps pour nous de déguerpir. J’attrape Gallen par le bras et le tire avec moi, mais lorsque nous quittons l’arrière-boutique, évidemment, qui nous croisons ? Un flic ! Bah bien sûr, faut croire que c’est notre jour de chance. Je me retourne vers Gallen et lui murmure ces quelques mots.

- Je m’occupe de lui, toi tu fonces vers la voiture.

Heureusement d’ailleurs que cette voiture ne nous appartient pas. Je me dirige vers le policier, remarquant alors qu’il a posé la main sur son arme face à la situation suspecte, mais au moment où il relève ses yeux vers moi, il n’a pas le temps d’agir que je m’empare de son esprit. J’entends les bruits de pas de Gallen et j’espère sincèrement qu’il m’écoutera sans tenter de faire quoi que ce soit. Je sais qu'il n'a pas vue Gallen alors je fais en sorte de rendre mon visage flou au policier, pour qu’il se souvienne simplement d’y avoir vu une fille sans pour autant se souvenir de mes traits, plutôt pratique pour ne pas être fiché. Une fois fait, je le pousse, rompant le charme et cours tête baissée vers la voiture, prenant place côté conducteur et ce n’est qu’une fois derrière le volant que je me souviens que je ne sais pas conduire, mais j’essaie de faire semblant d’avoir les choses en main pour ne pas inquiéter Gallen.

- J’espère que tu es un bon GPS mon mignon.

Je bloque les serrures au moment où le policier arrive jusqu’à nous et je remercie qu’elle ait des vitres teintées. Je mets le moteur en marche et tente de démarrer mais je cale. Oups... Le flic pointe son arme vers nous et nous hurle de descendre. Je cale encore une fois. Est-ce qu’il va tirer ? C’est pas le moment de me poser des questions. Je remets le moteur en marche et cette fois je réussi à démarrer, pas dit en revanche que je parvienne à m’arrêter. J’appuie à fond sur l’accélérateur pour fuir le policier, espérant qu’il ne nous retrouvera pas. Je ne sais pas pourquoi mais je suis assez paniquée, enfin si, je sais pourquoi, mais la panique ce n’est pas vraiment le genre de chose qui va nous aider et là je suis incapable de décrocher mon pied de l’accélérateur, à tel point que je brûle tous les feus rouge et fonce toujours autant lorsqu’il y a des stop.

- Dis-moi qu’on les a semés ! Mais d’abord dis-moi où est-ce que je vais !

Je vois les mains de Gallen tourner brusquement le volant alors que j’étais en train de virer sur la voie en sens inverse au moment où je me suis mise à lui parler. D’accord, je retiens, ne surtout pas parler quand je suis au volant. Bon mais ça ne me dit toujours pas ce que je dois faire maintenant et si vous voulez tout savoir, ce qu’il y a en face de moi se résume en trois grands mots : un tournant, une barrière, un fleuve.

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MessageSujet: Re: Un piège en cache parfois un autre   Mer 30 Déc - 23:33



Un piège peut en cacher un autre
Effy & Gallen

Jusqu’où me feras-tu aller ma beauté ? Avec toi, j’ai déjà été contre mon camp, en te sauvant la vie, en laissant pour mort un des miens dans un immeuble en flamme, même si c’est monsieur Grand Idiot. Maintenant, nous voilà prêt à faire un cambriolage… Vraiment, jusqu’où me pousseras-tu ? Non pas que je renie les bienfaits d’un peu d’adrénaline mais au bout d’un moment, nous allons vraiment finir dans la mouise pour rester poli.

En tout cas, Effy a l’air sacrément heureuse, je commence à comprendre pourquoi elle n’est pas à l’Académie, une femme comme elle a du avoir le système contre elle et trouver du réconfort auprès des Strigoïs… Quand à savoir si ces derniers prennent vraiment bien soin d’elle, je n’en ai aucune idée. Enfin je ne devrais pas m’attarder sur sa sécurité ou son bonheur alors que je ne la reverrais après ce soir, pour l’instant des soins sont urgents, ensuite on survit et finalement on se sépare, un bon plan, à voir maintenant si on va le mettre en action.
Elle commence à partir sur l’idée qu’on devrait faire un casse digne de son nom et je suis obligé de jouer les fauteurs de trouble en lui rappelant le quartier où on se trouve… Et là voilà déçue maintenant, incroyable comme elle pouvait passer d’une émotion à une autre. Je ne peux pas m’empêcher de lui répliquer une petite pique pourtant, que je sais, j’aurais mieux fait de retenir.

« Je suis désolé, mais les robes de princesses, ce n’est pas mon tour, je n’ai pas assez de hanche pour être joli là dedans. »

Suis-je un peu trop sarcastique ? Bien évidemment, mais chassez le naturel…
Bref, je tourne mon attention sur la pharmacie et analyse celle-ci, un bref plan se forme dans ma tête sur les actions à entreprendre et je me rends compte qu’il me vient avec facilité. Devrais-je en être choqué ? Je n’en sais rien mais je ne le suis pas, on a un plan, personne ne mourra ce soir, et on va se soigner. Le plus important est le résultat, pas les moyens utilisés pour l’obtenir.
Je tourne de nouveau mon attention vers Effy et cette fois, je suis de nouveau sérieux. Je lui explique mon plan brièvement et ce qu’il nous faudra prendre dans cette pharmacie. Mais une partie de mon plan dépend de ses capacités alors quand elle me répond, je l’écoute attentivement. Sa réponse n’est pas franchement optimiste et je préfère oublier sa deuxième proposition, je faisais bien assez de mauvaises actions ce soir, au bout d’un moment, il fallait arrêter de pousser mémé dans les orties…

« Je compte sur toi pour ne pas le lâcher du regard alors. »

Mes idées m’amènent ensuite sur un autre fâcheux problème : où se réfugier ? En réalité le plus fâcheux était l’état de ma cheville, sans elle, nous aurions pu continuer à tourner autour de la ville, peut être même aurais-je pu la reprocher des secours mais là… On était coincé, avec très peu d’options. Avant même qu’elle ne prenne la parole pour parler, je sais déjà où nous allons nous diriger. Bon, je pourrais dire à ma mère que j’ai ramenée une fille chez moi… Ah non c’est vrai ma mère une bonne femme cinglée qui a disparu dans la nature. Dommage, j’allais devoir garder cette première fois pour moi. Je suis un peu trop sarcastique peut être ? Tant pis, il va falloir composer avec.

On finit par sortir du véhicule et quand je pose le pied à terre, je resserre ma prise sur la poignée de la porte à laquelle je m’agrippais pour éviter de m’écrouler en hurlant comme une fillette. L’adrénaline était bien redescendue et on peut dire que la douleur par contre avait fait son grand retour. Je me dépêche de me reprendre et d’avancer dans la pharmacie avant d’inquiéter inutilement la Moroï, j’ai besoin qu’elle soit concentrée sur ce qu’elle va faire. Je la laisse passer devant et en quelques secondes, un duel de regard commence. Ou plutôt une hypnose ou je ne sais pas trop ce que c’est en fait…
En tout cas, ça me laisse tranquille pour avancer jusqu’à l’arrière boutique, en passant devant le comptoir, j’attrape un des sacs plastiques à côté de la caisse. Immédiatement après, je trouve le désinfectant et les bandages. Un paquet de seringues également, je ne pense pas qu’on aura besoin de s’injecter quoi que ce soit, les cachets devraient agir rapidement mais franchement, si jamais une autre tuile tombait sur nous, je voulais pouvoir lui injecter rapidement un reboostant donc je les pris. J’entends un bruit sourd et je relève la tête mais Effy est toujours debout de ce que je peux voir donc tout va bien. Je replonge dans les anti-inflammatoires et en sort une boite quand j’entends ses pas venir vers moi. Cette fois, on peut vraiment dire que je me pose des questions, il se passe quoi encore ?
Elle répond à ma question avant même que les mots ne franchissent mes lèvres et je ne peux pas m’empêcher de lever les yeux aux ciels en répliquant avec force :

« Je ne veux surtout pas savoir. Laisse moi penser que j’ai encore un minimum de moralité et que j’ai désapprouvé jusqu’au bout le fait d’assommer les gens. »

Je replonge dans les médocs et à deux nous allons rapidement. Nous avons surement pris des doubles mais tant pis, on a tout alors on remballe. Je me crispe en entendant le bruit de quelqu’un qui entre dans la boutique mais Effy me tire déjà vers la direction du bruit. On aurait pu se cacher parmi les étagères et lui envoyer un tranquillisant dans le corps (d’accord ma morale était adaptable je l’avoue) mais là, la confrontation serait obligatoire.
Elle me murmure qu’elle s’occupe de lui et encore une fois, je ne peux pas m’empêcher de penser que je déteste décidément recevoir des ordres. Mais encore une fois, je sais qu’elle n’en fera qu’à sa tête alors je ne peux qu’hocher la tête et lui murmurer quelques mots.

« Soit prudente, si tu le vois sortir son arme, n’hésites pas à te défendre. »

Oui je sais, très flexible ma morale mais bon, tant qu’à trahir son camp, je préférerais le faire pour une vivante plutôt qu’une morte. Elle se dirige vers le flic et je n’hésite pas avant de partir. J’ai un petit instant d’hésitation devant la voiture mais je finis par monter du côté passager. Pour dire la vérité, je ne sens presque plus ma jambe, ou je ne sens qu’elle, je ne sais pas quel terme est le meilleur. Toujours est-il que je ne pourrais pas conduire dans cette état alors il allait falloir que je laisse les commandes à Effy. Je me penche au-dessus du côté conducteur et ouvre la porte pour qu’elle n’ait plus qu’à monter. Je fais bien parce que je la vois courir ventre à terre et je vois le flic en train de la viser. Elle se dépêche de monter et je ne peux pas m’empêcher de fixer le flic avec intensité, combien de temps avant qu’il ne tire ? Surtout que je viens de voir derrière lui que le pharmacien est plutôt bien amoché, il a la tête en sang, on serait bon pour une nuit au poste et facilement retrouvable si on était arrêté…

« J’espère que tu es un bon GPS mon mignon. »

J’observe la progression du flic d’un œil mais je tourne une partie de mon attention sur Effy en esquissant un vague sourire amusé.

« Mon mignon ? Je crois que je préfère que t’évites les surnoms en fait. Et ne t’inquiètes pas, je connais bien le quartier. »

Pendant un instant, je me demande si notre escapade va s’arrêter, surtout quand Effy cale, un doute me saisit d’un coup, un gros doute. Elle a dit qu’elle ne savait pas conduire une moto mais elle sait conduire une voiture, n’est ce pas ? N’est ce pas ? Bordel dans quel merdier je me suis embarqué ?

« Effy, ma beauté, tu sais conduire une voiture n’est-ce pas ? Tu as ton permis bien évidemment ? »

J’ai en parti détourner mon attention du flic mais cette question me paraît être la plus importante. Elle arrive enfin à démarrer et le soulagement m’envahit, surtout quand j’entends les balles partir et toucher la carrosserie. Le moteur hurle littéralement et à mon tour, je dis avec un très très léger accent de panique.

« Effy, passe en seconde. Tout de suite, l’embrayage, la pédale gauche. »

C’est vraiment pas le moment de faire fumer le moteur. Je tourne mon attention sur le rétro pour ne pas regarder la route et je peux voir que le flic se fait arrêter par un feu rouge posé à un croisement. Heureusement, on est passé quand ce feu était au vert parce que vu les camions qui y passent, on en serait pas sorti en un seul morceau. Sa voix paniquée me ramène à la réalité, juste à temps pour que je regarde devant nous et que je vois des fars nous éclairer d’un peu trop près. Je réagis immédiatement en agrippant le volant de ma main et tire d’un coup sec vers moi pour la ramener du bon côté. Je m’assure de garder ma main sur ce putain de volant fou, à moins que ce soit la conductrice qui ne soit folle…

« On est pas loin, trois minutes à peine mais… »

On va devoir longer le fleuve… Le FLEUVE ! Okay, je regard devant moi et je le vois ce fleuve, il est même un peu trop près là. Je pousse le volant à temps pour qu’on emprunte le bon chemin mais on zigzague légèrement. Okay, c’est la merde la plus totale et j’en ai assez vu. Je tire le frein à main, m’assurant de mon autre main que le véhicule s’arrête sur le bas-côté en tirant le volant dans la bonne direction. Le véhicule finit par s’arrêter en crissant de toute son âme et moi, je crois que je suis à deux doigts de rendre mes trippes quelque part. Je me laisse retomber contre le fond de mon siège et je vois qu’Effy continue à appuyer sur l’accélérateur. Ma voix doit être totalement atone quand je parle parce que même moi, je ne reconnais pas les sentiments dedans.

« Ca sert à rien de continuer à appuyer, on va pas reprendre la route avec le frein à main enclenché. »

Je tourne mon regard vers elle et cette fois, je prends conscience de la situation. J’ai tué un Strigoï, un de ses amis, je lui ai sauvé la vie, j’ai surement tué un de mes collègues, on vient de voler une pharmacie, je l’ai laissé assommer un mec, on vient de cramer des dizaines de règles du monde humain et là… Je ne peux pas me retenir, j’explose d’un rire nerveux et franc, libérateur, qui doit bien durer une bonne minute avant que je ne finisse par me reprendre même si j’ai quelques hoquets de rire.

« Bordel, cette nuit, je crois que tu représentes le plus gros et pire shoot d’adrénaline qu’on puisse avoir. Dès demain, je t’inscris pour que tu passes ton permis. Bordel. »

Je secoue la tête, légèrement incrédule, n’en revenant toujours pas et je laisse un sourire venir sur mes lèvres avant de lui dire.

« Bon et si on signait la fin de l’aventure en retrouvant mon appartement ? Il suffit de faire quelques mètres à pied et on va tomber sur les premiers appartements, je suis à deux ou trois pâtés de maisons. Y aller à pied sera surement moins dangereux que de reprendre le volant, non ? »

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MessageSujet: Re: Un piège en cache parfois un autre   Mar 5 Jan - 18:21

Un piège en cache parfois un autre
Gallen et Effy



Faire un cambriolage, j’admets qu’en débutant la soirée, je n’aurais jamais cru que nous la finirions de cette manière. En tous cas j’aime beaucoup l’idée, cambrioler, ça doit être amusant après tout ! Mais c’est vrai que faire ça dans une pharmacie retire un peu tous le charme de l’action. Enfin, on fait avec ce qu’on a après tout. Je ne cache néanmoins pas mon mécontentement en disant à Gallen que j’aurais préféré faire ça dans un centre commercial, mais l’idée semble bien moins lui plaire à lui. Dommage, on aurait pu voler les vêtements des mannequins à la Mr et Mme Smith et on aurait fait notre cambriolage tout en essayant de sauver nos peaux. Décidément je regarde beaucoup trop de films...

- Pour les hanches je te dirais ça quand je l’aurais vu, mais en dehors des robes, on n’a jamais trop de smoking dans son armoire.

Oui Gallen, je suis sérieuse quand je te dis que j’attends de voir ce que pourrait bien donner tes hanches dans une jolie robe, ne me regarde pas comme ça, c’est toi qui a lancé l’idée et je ne manquerai pas de te la rappeler. Mais avant de penser boutiques, on ferait mieux de nous concentrer sur ce qui nous attend aujourd’hui. Le cambriolage se déroule... Plutôt bien en fait. Bon d’accord, j’ai assommé le pharmacien à la caisse, mais en même temps aucun de vous n’auriez eu envie de voir un rêve porno avec lui parmi les acteurs, alors comprenez bien que je passe aussi mon tour. Je rejoins le dhampir et sa réaction me fait doucement sourire. Vraiment Gallen, tu veux parler de moralité ? Vu la soirée qu’on est en train de passer je dirais plutôt que c’est un mot à bannir.

- C’est toi qui as proposé de cambrioler cette pharmacie je te rappelle, alors ne va pas me dire que tu as plus de morale que moi.

Est-ce que j’ai envie qu’il culpabilise encore plus ? Oui, c’est l’idée, c’est assez marrant en fait de le voir dans tous ses états, donc si je peux en rajouter une couche je ne vais pas me priver. J’étais à deux doigts de dire que ce cambriolage était trop facile, mais ça c’était avant qu’un flic ne rentre dans cette pharmacie. Sérieusement, il y a un bouton coupable qui brille au-dessus de nos têtes ou quoi ? Parce que là on dirait qu’on s’attire tous les problèmes du monde. Enfin bon, il faut voir le bon côté des choses, on a survécu à une fusillade, ce flic ne devrait pas être trop difficile à neutraliser. Je dis à Gallen de foncer vers la voiture pendant que je m’occupe de lui, après tout ce n’est pas avec sa cheville qu’il pourra faire grand-chose. Je faillis rétorquer une remarque sarcastique à Gallen lorsqu’il me dit de ne surtout pas hésiter à me défendre mais je n’ai pas vraiment le temps pour ça. Franchement mon beau, tu crois vraiment que je laisserais un humain me faire quoi que ce soit ? C’est mal me connaître. D’ailleurs si tu n’étais pas là je l’aurais probablement tué, mais évitons d’en arriver à un gros scandale.

Je fonce vers la voiture pour rejoindre Gallen, espérant parvenir à conduire cette machine. Comment est-ce que ça marche déjà ? Je suis trop concentrée sur toutes ces pédales et autres trucs pour rétorquer une nouvelle pique au dhampir lorsqu’il insinue ne pas aimer mon surnom. Mes surnoms sont toujours bien d'abord ! Mais nous en reparlerons plus tard. Pour l’instant et bien je cale, ce qui ne semble pas le rassurer, au contraire. Pourquoi me poses-tu toutes ces questions Gallen, je pense que ça se voit clairement que je n’ai aucune idée de ce que je suis en train de faire.

- Un permis ? Pourquoi faire ?

J’essaie vraiment de prendre les choses à la légère pour ne pas trop paniquer, parce que si je panique ça ne donnera vraiment rien de concluant. Je parviens enfin à démarrer lorsque le flic se met à tirer, heureusement il ne touche aucun de nous. J’écoute les instructions de Gallen, du moins j’essaie. L’embrayage, c’est quoi ce truc ? C’est où ? La pédale gauche ? J’appuie dessus pendant qu’il place le truc entre nous sur le chiffre deux. Vaut mieux pas que je lâche le volant des mains, même une seule. Je lui demande à combien de temps on est, manquant de peu de percuter une voiture en face. Tu te rends compte Gallen ? On a survécu à tous pleins de choses ce soir et je risque de nous faire tuer en voiture. Ce serait bête comme fin. Je vois ce tournant devant nous, ce fleuve vers lequel je fonce. C’est le moment où je suis censée freiner et tourner, non ? C’est laquelle la pédale de frein au juste ? Si Gallen n’était pas là, on serait passé par-dessus bord. Je n’ai même pas compris ce qu’il a fait en réalité, je sais juste qu’on est passé de près de cette barrière et qu’on a fini garé sur le côté. Mes mains sont toujours agrippées au volant et mon pied appuyé sur l’accélérateur, il faut me laisser le temps de comprendre ce qu’il s’est passé. Il me dit que c’est inutile d’appuyer maintenant qu’il y a le frein à main. Je ne veux même pas chercher à comprendre. Je finis par relâcher mon pied, bien que mes mains restent encore agrippées. On tourne la tête en même temps pour se regarder et alors je le vois éclater de rire. Sérieusement ? J’ai failli nous faire tuer et il rit ? Ce dhampir est bien plus suicidaire que je ne l’aurais cru, mais il me plaît bien comme ça.

- Tu rigoles j'espère ? Je ne veux plus jamais toucher un volant de ma vie...

Ça me semblait pourtant si facile de les voir tous conduire, mais en fait pas du tout. Je préfère me contenter d’être emmenée plutôt que de m’emmener moi-même, parce que là il y a un trop gros risque que je n’arrive jamais à destination. Il me propose de faire la suite à pieds, de toute façon je n’avais pas l’intention de continuer en voiture, vraiment, ni ce soir, ni demain, ni jamais.

- Marcher, c’est très bien de marcher, j’adore marcher.

Je lâche enfin le volant des mains pour quitter cette maudite voiture et rejoindre Gallen de l’autre côté. Va falloir qu’il s’appuie sur moi s’il veut arriver à destination, d’autant qu’on a toujours un flic à nos trousses, enfin s’il est parvenu à nous suivre, alors on ferait mieux de ne pas trop traîner. Je lui propose mon aide, de toute façon il n’a pas intérêt de refuser, et nous voilà partit pour quelques minutes de marche. Au moins c’est bien plus paisible. Je m’en veux un peu de le voir grimacer chaque fois qu’il pose le pied au sol, c’est à moi qu’il doit cette blessure après tout, à moi qu’il doit toute cette folle aventure dont il se serait probablement bien passé. J’essaie quand même de relativiser les choses et me dire qu’après tout, ça aurait pu être pire.

- J’imagine que tu dois me prendre pour une folle, mais il faut voir les choses du bon côté, au moins ça te fera une bonne histoire à raconter à tes amis ! En plus j’adore avoir l’un des rôles principaux !

Bon d’accord, je suis peut-être un petit peu trop enthousiaste, d’autant que c’est probablement une mauvaise histoire pour lui, mais j’essaie de nous faire garder le moral et de dédramatiser la situation. Est-ce que j’y arrive ? Aucune idée, mais au moins j’aurais essayé.

code par slana
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MessageSujet: Re: Un piège en cache parfois un autre   Lun 9 Mai - 21:29



Un piège peut en cacher un autre
Effy & Gallen

Bon eh bien, belle inconnue, prête à m’entraîner sur le chemin de la décadence en me faisant faire un casse ? J’ai comme l’impression d’être tombé dans la quatrième dimension. Certes, je n’ai jamais été le genre d’élève discipliné mais tout de même… Cela doit bien être la première fois de ma vie que je fais autant de conneries en une seule soirée. Bon, point positif, aucune fracture à déclarer, par contre, un trou dans la cheville. S’est-il pas mignon tout ça ? Bref. Faisons comme si je pétais la forme et avançons sur le chemin de tous les interdits. Et non, Effy, tu me feras pas faire les magasins pour m’habiller avec une robe. Y a des limites au ridicule, je le suis déjà bien assez au naturel (oui merci, j’ai remarqué cela !) pas besoin d’en rajouter.

« Le jour où j’enfilerais une robe, beauté, la pluie ira du sol vers le ciel et Dieu nous écrira un message dans un cartouche. »

Autant dire que ce n’est pas demain la veille.
Bref, nous voilà rentré dans la pharmacie et je laisse Effy trifouiller dans le cerveau de ce mec, bien heureux qu’elle ne pose pas ses tentacules mentales dans ma tête. Chercher une aiguille dans une botte de foin quand on y connait rien, c’est exactement ce qui se passe en cet instant. Mais je ne reste pas seul longtemps. Effy tente de m’expliquer la situation mais je la coupe avant d’avoir trop de détail, ne tenant pas à avoir tous les détails de cette soirée. Non, décidément, je voulais pouvoir prétendre que j’avais encore un peu de moralité, au contraire d’Effy qui paraissait toute émoustillée par sa soirée. Au moins l’un de nous s’éclate.
Quand elle prend la parole, je ne lui réponds rien verbalement, préférant faire le sigle universel d’un flingue avec mes doigts en faisant semblant de lui tiré dessus. Ça sera ma seule réponse. Laisses-moi espérer et j’arrêterais de faire le con… Ou pas. Ouais en fait je ne sais pas arrêter de faire le con alors disons juste que je vais me retenir d’être un idiot à temps plein.

On sort de là, enfin tout du moins c’est ce que je voulais, mais mon examen de la boutique n’a pas dû être assez minitieux parce que j’ai raté la caméra reliée aux flics… Ou peut-être le bouton ? Je sais pas trop ce qu’ils utilisent dans les pharmacies et je n’en ai un peu rien à faire. Je veux juste qu’on s’en sorte en vie, de préférence avec le moins possible de casse. Une cheville en vrac, quelques blessures de guerre, c’est bien suffisant.

A partir du moment où on se débarrasse du flic et où la voiture accepte de démarrer, on commence le pire rallye du monde. A reproduire uniquement dans les épreuves olympiques et déconseillés aux débutants, c’est certain parce que bordel… Effy va vraiment trop vite et trop bizarre. Passe la seconde cocotte, je te le promets, la voiture s’en sentira mieux et mes fesses aussi, parce que je n’ai pas fini de les serrer en espérant qu’on ne se flingue pas sur la route.
Je ne peux pas m’empêcher de lui demander si elle a eu son permis parce que franchement, sa conduite… Et évidemment, la réponse est non mais d’une façon… Est-ce que frapper une fille, c’est mal ? Ouais, je suppose que c’est mal, faut éviter… Même quand ladite fille a bousillé votre cheville, tentée de vous tuer et qu’elle recommence en cet instant !

« Et elle me demande à quoi ça sert… A éviter de se prendre un panneau de signalisation dans la tronche peut être ! Ouais, ça me paraît être une bonne raison. »

Je marmonne à son encontre, mais je l’avoue volontiers, je ne suis pas trop rassuré par tout ça. Déjà, j’arrive à la faire passer la seconde et la voiture ainsi que moi, on se sent mieux tous les deux. Si si, écoutez le moteur de la voiture, il hurle son soulagement. Par contre, moi, je sens que je vais me remettre à hurler de frayeur si un autre camion nous frôle autant que le dernier ! Plus de conduite pour la miss, plus jamais…
Après avoir frôlé la catastrophe, on est enfin parqué, arrêté sur le bord de la route et sans flic à nos trousses. Ouais, la meilleure fin de soirée de ma vie parce que je suis en vie ! Quelque chose qui me paraissait inconcevable il y a quelques secondes. Et c’est surement le soulagement qui me fait rire hystériquement entre mes deux prises de paroles. Et je vois la demoiselle me faire de gros yeux. C’est bon Effy, laisses-moi profiter de cette sensation…

Je ne vois pas pourquoi elle refuse des leçons de conduite, ça lui ferait du bien ! Mais elle n’a pas tord… Elle risquerait de provoquer une crise cardiaque. Vaut mieux qu’elle demande à ses potes alors. Au moins, ils sont déjà morts eux.
Enfin bref, je lui propose de retrouver mon appartement à pieds. Certes, je vais douiller mais au moins, on arrivera vivant. Et franchement, après toutes ses aventures, je ne crois pas que l’état de ma cheville ne puisse empirer… N’est-ce pas ? Pitié, faites que ça ne devienne pas plus mal… Enfin bon, elle accepte et je sors de l’antre du diable pour poser le pied à terre… Et pour murmurer le pire juron de la terre. Cette connerie fait mal. Genre super mal. Et je crois que ma beauté le voit parce qu’elle vient me proposer son aide. En temps normal, j’aurais peut-être tenté de faire le musclor mais là, on a les flics aux trousses, une perte de connaissance qui me guette. Bref, je n’ai strictement aucune envie de me retrouver au poste, coffré derrière les barreaux. Donc, je ne refuse pas cette aide et on commence à marcher… Dans un silence qui ne dure pas, interrompu rapidement par Effy-grande-gamelle. Raconter ça à mes potes ? Qui ? Alia ? Je suis sûre qu’elle a déjà dû tenir ton rôle au moins une fois. Rick ? Ca le fera peut-être sourire avec désespoir mais ça ne serait pas le genre de trucs que je lui dirais de toute façon. Finalement, il ne reste personne à qui compter cette histoire. Ouais, mes potes sont peu nombreux, je l’avoue.

« Si un jour je dois raconter cette histoire, promis, t’auras le meilleur des rôles et je paraissais les moments embarrassants. Tu nous auras ramené en héros dans mon chez-moi. »

Chez-moi qu’on ne devrait plus tarder à rejoindre. Heureusement d’ailleurs.
Le reste du trajet se finit rapidement, surtout parce que j’ai des moments où se sont mes muscles qui travaillent et où ma tête ne suit plus. J’ai l’impression de ne plus être totalement là. Et ce n’est pas quelque chose que j’apprécie réellement…
Enfin, quand la porte de mon chez-moi apparaît, c’est la délivrance… Mais version enfer. Parce que ouais, y a un dernier petit hic…

« Prête à monter deux étages d’escaliers avant d’atteindre le saint-Graal j’espère ? Allez, go. »

Je ne lui laisse pas le temps de protester avant de nous faire monter vers mon royaume de sécurité… Mais surtout vers le meilleur des potes qu’on ne puisse avoir, le canapé. Ouais, le lit est trop loin. Donc le canapé. Cool pour se reposer. Cool pour se soigner. Cool pour tout en fait, surtout pour faire une pause. Ouais, j’aime mon canapé… Et l’adrénaline commence à descendre donc je raconte n’importe quoi. Bref, ça non plus, c’est pas nouveau…

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