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 Un piège en cache parfois un autre

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MessageSujet: Un piège en cache parfois un autre   Mar 27 Oct - 16:08

Un piège en cache parfois un autre
Gallen et Effy



Aujourd’hui pas de traque pour moi, les strigoïs qui m’accompagnent s’en sont déjà chargés, une autre mission m’a été confié. On me dépose devant une usine abandonnée et on me fait un topo de la situation. Un moroï fait prisonnier, apparemment il pourrait avoir des informations importantes à révéler mais ils veulent que je m’en prenne à son mental plutôt que de le torturer physiquement, ils disent que ce moroï est faible et donc qu’ils ne savent pas s’il tiendra le coup. Très bien, voici donc une mission pour Effy. Les deux dhampirs qui l’accompagnaient ont été tué et celui-ci se trouve attaché contre un grillage, les deux mains au-dessus de sa tête suspendues à un câble et les pieds ligotés. Mon pauvre garçon, te voilà dans un bien mauvais état. Je m’approche de lui, laissant mes camarades à l’entrée. J’arrive à sa hauteur et je caresse délicatement son visage alors qu’il me regarde, apeuré, ne semblant pas comprendre la situation.

- Tu es comme moi... A-Aide-moi ! Ne leurs fais pas confiance, ils te tueront aussi !

J’éclate de rire face à de tels propos, pardonnez-moi mais c’était plus fort que moi. C’est bien tenté mon mignon, mais tu ne sais rien de la situation. Je ne suis pas leur prisonnière, je n’agis pas sous leur menace. Je le fais parce que j’aime ça, parce que je veux les aider, parce que je ressens du plaisir à vous faire souffrir. Je m’empare de ton visage entre mes deux mains et je te force à me regarder droit dans les yeux.

- La différence qu’il y a entre nous mon beau, c’est que tu leur es utile pour une seule chose, tes informations, moi je leur serais toujours utile, je n’ai pas de durée limitée.

Et sur ces derniers mots je m’empare de son esprit, faisant danser mes deux mains contre ses tempes. C’est étrange, c’est sombre, trop sombre, je n’y vois rien, je n’arrive à rien lui montrer. Comment fait-il ça ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas entrer dans son esprit ? Il me bloque et je ne sais pas comment. Serait-il un moroï au pouvoir de l’esprit ? Pourquoi est-ce qu’on ne m’a pas prévenu ? Peut-être ne le savaient-ils simplement pas. Quel est ton pouvoir mon mignon ? Celui d’empêcher les autres d’entrer dans ton esprit ? Laisse-moi trouver ta faille, ils attendent des réponses, ne me fais pas perdre la face devant eux.

- Laisse-moi partir.

- Laisse-moi entrer !


Je tente encore mais je n’y arrive pas. Non ça ne peut pas m’arriver, je ne peux pas repartir avec un échec. Je le frappe dans le ventre, assez fort pour lui couper sa respiration quelques secondes. Peut-être que si je te rends encore plus faible alors tu ne sauras plus me résister. Je tente encore mais toujours rien et le sourire qui se dessine sur tes lèvres ne me plaît pas. L’un de mes camarades strigoïs arrivent alors, légèrement affolé.

- Ef’ on doit partir, l’une de nos planques a été trouvée par les dhampirs et on doit aller les soutenir. Je laisse Ed et Sydney à l’entrée, essayez de ne pas trop traîner.

Je n’ai pas le temps de dire quoi que ce soit qu’il a déjà disparu avec les autres. Et merde ! Je me retourne vers le moroï et je tente encore d’entrer dans son esprit mais il me bloque toujours. Qu’est-ce que je suis censée faire face à de la résistance ? Je commence à perdre mes moyens, je commence à m'énerver lorsqu’il se met à rire. Pourquoi rit-il ? Deux cadavres tombent derrière moi, ceux qui surveillaient l’entrée, Ed et Sydney, les seuls strigoïs qu’ils m’ont laissés. Je commence alors à réaliser, trop tard malheureusement. Le moroï avec un tel pouvoir, la planque attaquée... C’était un piège. Un dhampir fait alors son entrée. Seule contre lui dans un combat physique je suis finis, ma seule chance c’est de...

- Surtout ne la regarde pas dans les yeux !

J’aurais dû tuer ce morveux lorsque je le pouvais encore. Sur le moment je panique et la seule chose que je trouve à faire, c’est de sortir une arme à feu et de la pointer contre la tempe du moroï avant de reporter mon attention vers le dhampir.

- N’approche pas ! Tu fais un pas de plus et je le tue.

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MessageSujet: Re: Un piège en cache parfois un autre   Jeu 29 Oct - 0:10

 

Un piège peut en cacher un autre
Effy & Gallen

Cette opération est un suicide total qui va déboucher sur le pire fiasco de l’histoire des Etats-Unis. Voilà, c’est pensé, c’est dit, passons à autre chose et tentons de sauver les meubles. Dans mon oreillette, la voix de notre idiot de coordinateur crie que les deux Dhampirs sont à terre, que le Moroï  a été capturé. Ouais, fallait s’en douter, on parle de Strigoïs là, tu croyais quoi l’idiot ? Qu’ils allaient juste les assommer ? On est dans la merde, mais c’est toi qui nous as mise dedans, et maintenant tu comptes sur moi pour sauver la mise ? Je ne suis pas un superhéros mon grand, j’ai mes limites. Fallait réfléchir avant d’agir.

Enfin, je suis peut-être légèrement cinglant mais tout de même… Le fait d’avoir perdu deux collègues, même deux que je ne connaissais pas, ça me foutait en rogne tout autant que ça provoquait un nœud dans mon estomac. C’était des frères qui étaient partis, qui étaient mort en emportant une part de moi avec eux. Et je comptais bien rester en colère car… cette colère, c’était un bon carburant pour les combats mine de rien. J’arrache cette putain d’oreillette qui était en train de griller mon cerveau avec les ordres qu’elle balançait, et j’avance en direction des usines. Je sais qu’il reste un sniper qui me couvre de loin et c’est tout. Manque d’effectif selon la banane qui nous sert de coordinateur. Mon cul oui, il aurait facilement pu trouver des volontaires, et moi, j’aurais du dire non et être en train de surveiller Rick là. Mais non, comme un imbécile, je m’étais retrouvé embarqué là-dedans parce que… En fait, je ne savais même pas pourquoi j’avais accepté cette mission… Je devais être un peu con pour me retrouver embarqué dans ce bourbier.

J’avance silencieusement le long du couloir et m’arrête brusquement quand je remarque les invités surprises… Hum deux paires de dents longues, superbe. J’étais tombé sur le jackpot.
Trop proche pour espérer les séparer et les avoir un par un. Trop éloigné pour être tué d’une seule attaque. C’était vraiment merdique… Du moins jusqu’à ce que je vois un point rouge sur l’arrière du crâne d’un des Strigoïs. Un sourire narquois étira mes lèvres, le snipper, c’est que je l’avais oublié celui-là. Et son retour était définitivement une bonne chose, par contre, il ne faudrait pas qu’il rate sa cible parce qu’un Strigoï en colère, je préférais éviter… On se demande pourquoi…

Mes semelles sont silencieuses quand j’avance discrètement derrière un Strigoï, je déplie mon joli fil. D’apparence, on pourrait dire que c’est un fil barbelé mais en fait… Il envoie une dose mortelle d’argent avec chacune de ses pointes. J’ai 12 utilisations sur mon filin. Je n’en ai utilisé qu’une, et je compte bien en utiliser une deuxième aujourd’hui… C’était un cadeau de mon entraîneur ce superbe bijou du meurtre… Et accrochez-vous à vos chaussettes, cet entraîneur était un catin rouge et surement le meilleur que j’ai eu. Il ne s’embarrassait pas de faux semblants ou de me ménager. Ca a été la meilleure rencontre de ma vie et l’une des meilleures périodes de mon existence. Il a fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui. Celui qui s’apprête à mettre fin à une vie de mort-vivant.

Rapidement, mon pied cogne contre l’arrière du genou du Strigoï et il finit à genoux devant moi, je passe mon fil autour de son cou et j’entends le mécanisme se mettre en marche, tout comme j’entends une vitre se briser et la balle percuté le corps du Strigoï à mes côtés. Je finis d’ailleurs recouvert de quelques éclaboussures de sang. J’espère en tout cas que le Snipper ne s’est pas raté, je ne veux pas qu’il se réveille le cadavre, il risque d’être légèrement en rogne... Mon Strigoï en tout cas est définitivement mort, je retire mon fil de son cou et je le range immédiatement à ma taille, dans une des pochettes de ma ceinture.

J’analyse la situation devant moi… Mauvaise, mais guère insurmontable. Ne reste que mon "allié" et une Moroï de vivants. Pas de quoi fouetter un chat, je m’avance de quelques pas et m’apprête à croiser son regard quand je L’entends.

« Surtout, ne la regardes pas dans les yeux ! »

Hum…
Mon corps est mine de rien conditionné à obéir aux autres, je baisse immédiatement les yeux vers son cou et la naissance de sa poitrine, qui sont fort jolis d’ailleurs. Mais j’oublie toute considération sur la beauté qu’elle peut avoir quand je comprends la situation. Regarder dans les yeux égal suggestion. Vu la distance, elle n’aurait pas du être dangereuse sauf s’il y a quelque chose. Mon allié du jour est peut être légèrement cinglé mais pas totalement con, y a une raison derrière ses propos, à moi de découvrir laquelle.
Je réfléchis mais pendant ce temps la beauté agit… Et d’une façon qui me met légèrement dans la merde faut l’avouer. Joli flingue sinon… Ouais, je m’attardais sur des détails insignifiants pendant qu’un mec sous ma protection était en danger de mort, mais bon, c’est comme ça que je dédramatisais.

« N’approches pas ! Tu fais un pas de plus et je le tue. »

Ah tiens c’est vrai, j’avais continué à avancer. Je m’arrête en plein élan, ce qui doit me donner l’air con pendant quelques secondes, jusqu’à ce que je retrouve une position normale, d’apparence détendue mais j’étais toujours sur mes gardes. Je continue à garder mes yeux fixés sur le Moroï pour éviter de la regarder elle. C’est soit ça, soit m’attarder sur leurs jambes mais ça serait pas trop productif…
Bref, revenir à la réalité, tout de suite. Et un bref sourire vient sur mes lèvres en pensant à la situation d’ailleurs.

« Et si tu fais ça, c’est moi qui te bute, beauté. On se retrouve donc dans une impasse. Je bouge, tu le butes, tu bouges, je te bute… Ou plutôt, mes collègues te butent, mais ça reviens au même. Tu comptes faire quoi maintenant ? Nous faire tous sauter ? »

Essaie donc beauté, on verra lequel de nous deux gagnerait la course à la vitesse, je te préviens, j’ai toujours été rapide. Plus vite, toujours plus vite ma belle. Surtout qu’au vu de la situation, j’ai l’autorisation de te buter, donc franchement, tu crois vraiment que tu pourrais gagner ? Hum oui, le pire c’est que c’est surement ce que tu dois penser. Sauf que je ne compte pas éterniser notre discussion, ma position est plutôt désagréable, entre un cadavre et un Strigoï peut-être pas mort, et une cinglée sexy avec un flingue. On était tous dans la merde.

« Réfléchis à ce que tu vas faire beauté avant d’appuyer sur la détente de façon inconsidéré. Et surtout prends ton temps, j’ai hâte de voir si notre ami commun monsieur ton prisonnier te pissera dessus de peur. Je suis sûr que tu resteras toujours aussi sexy, même couverte d’urines si ça peut te rassurer. »

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MessageSujet: Re: Un piège en cache parfois un autre   Jeu 29 Oct - 16:33

Un piège en cache parfois un autre
Gallen et Effy



Une impasse, voilà dans quel genre de situation je me trouve et je déteste les impasses. Je suis bloquée entre ce moroï et ce dhampir et qui sont combien risquent encore de débarquer. Je ne sais même pas si j’ai une chance de m’en sortir, peut-être si les strigoïs reviennent, peut-être si Gabriel s’inquiète que ça prenne autant de temps et qu’il envoie quelqu’un pour me récupérer. Je dépends d’eux mais apparemment ils ont assez de problèmes à régler comme ça pour venir me secourir. Je suis seule et je ne sais pas du tout quoi faire. J’envisage de prendre la fuite mais si je le lâche de vue il pourra très bien me rattraper et comme je l’ai dit, je ne sais pas s’il y en a d’autres qui m’attendent dehors. L’autre solution est de tirer dans le tas mais là encore ça risque de se retourner contre moi. Je pourrais encore prendre ce moroï comme appât et partir avec lui, mais une fois de plus si des hommes armés m’attendent dehors, je suis fichue. Pas vraiment d’options possibles donc. Je ne sais vraiment pas comment je vais me tirer de là.

Le dhampir devant moi s’arrête sous mes menaces, au moins il me prend au sérieux. Il dit que si je tue le moroï, il me tue derrière. Bien, peut-être devrais-je le tuer lui dans ce cas et partir avec le moroï. Tout se précipite dans ma tête, c’est comme ça quand je suis sous panique, j’ai du mal à penser clairement, j’agis et pense aux conséquences ensuite et on peut dire que ce dhampir me met un peu plus la pression en parlant d’un carnage. En tous cas je sais une chose grâce à lui, c’est qu’il y a plusieurs de ses collègues qui sont là dehors, il n’est donc pas seul, à moins que ce ne soit qu’un mensonge pour m’effrayer, mais je ne peux pas prendre le risque de ne pas le croire. Je regarde le dhampir et le moroï à tour de rôle, mon arme toujours pointée vers la tempe de ce dernier. Je suis prise au dépourvu. Je ne sais pas quoi faire. J’aimerais tellement que Gabriel et les autres apparaissent pour que tout soit terminé, mais aucun ne semble venir.

Il reprend la parole, je crois qu’il a remarqué que j’étais sous pression et que je paniquais, je n’en sais suis pas sûre, en général je ne donne pas l'occasion à mes ennemis de voir quand je suis déstabilisée, mais là c’est plus que ça, là je risque peut-être de mourir. Il me dit de réfléchir, mais c’est ce que je fais mon beau, je réfléchis à comment je pourrais m’en sortir et je ne vois aucune solution possible. Sais-tu ce que les gens font lorsqu’ils sont pris au piège ? Lorsqu’ils sont désespérés ? Ils se sacrifient, ils tentent le tout pour le tout. Je ne veux pas mourir, pas comme ça, j’ai encore trop de choses à accomplir, mais je ne peux pas non plus prendre le risque qu’ils m’attrapent et me fassent prisonnière. Qu’est-ce que je suis censée faire Gabriel ? J’ai besoin de tes conseils mais tu n’es pas là pour me les souffler.

- Toi qui es si intelligent dhampir, observe la situation et dis-moi comment les choses peuvent finir autrement que dans un bain de sang ? Je ne serais pas votre prisonnière et nous savons tous les deux que vous ne me laisserez pas partir.

Alors dis-moi, quelle est la solution à toute cette histoire ? Il n’y en a pas, ça ne peut que se finir dans le sang. Le sien, le tien ou le mien, peut-être même les trois. Tu le sais très bien, il n’y a pas de solution à ça, je ne peux que me rendre, tuer ou être tuée, je vais donc devoir faire un choix, peu importe les conséquences que cela impliquera. Je ne veux pas perdre. Je ne peux pas partir comme ça, pas à cause d’un piège aussi stupide ! Où sont-ils bon sang ? Est-ce que tout le groupe s’est fait tuer ? Est-ce que je suis seule ? Je n’en sais rien et cette incertitude est en train de me rendre folle. J’ai besoin de les savoir près de moi et là ils ne le sont pas. Là je suis seule.

- Tu veux qu’on s’en sorte ? Regarde-moi dans les yeux et jure-moi que si je le laisse partir, je ne mourrai pas ce soir.

Mais tu ne me regarderas pas dans les yeux, tu connais le piège, cet imbécile de moroï t’a prévenu. De toute façon même si tu m’avais donné ta parole je ne pense pas que je t’aurais fait confiance. Alors nous sommes toujours dans une impasse dhampir et je commence à paniquer de plus en plus, ce qui n’est ni bon pour moi ni bon pour toi. Je dois agir et vite, plus j’attends, plus je prends le risque de les laisser m’avoir. Je ne sais pas ce qu’ils trament dehors et je ne dois pas les laisser gagner du temps. Tu vois dhampir, tout joue contre moi ce soir, alors ne t’étonne pas si j’agis imprudemment. Finalement je bascule mon bras, pointant mon arme sur toi. Si je te tue en premier alors peut-être que j’aurais une chance de m’en tirer en entraînant le moroï avec moi.

- Je ne peux pas vous laissez gagner...

Pardonne-moi Gabriel si je vous abandonne ce soir, sache que ça n’aura pas été mon choix, que j’aurais voulu continuer d’être à tes côtés, mais que je l’ai fait pour vous protéger. Je protégerai toujours le groupe aux dépends de ma vie. Les larmes me montent aux yeux quand je pense que ça pourrait se finir ce soir, juste à cause d’un plan mal calculé. Je prononce ces derniers mots à ce dhampir et je me mets à tirer trois fois.

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MessageSujet: Re: Un piège en cache parfois un autre   Sam 31 Oct - 10:11

 

Un piège peut en cacher un autre
Effy & Gallen

J’adore l’adrénaline d’un combat. On peut même parfois dire que je vis d’elle. Par contre, je déteste l’inaction et le fait de ne pas pouvoir agir. C’est ce qui se passe là, je ne peux pas agir, pas contre cette femme qui retient un Moroï en otage. Si jamais cet idiot ne s’était pas proposé en voulant jouer au héros, on n’en serait pas là et on serait tous bien au chaud chez nous. Mais bon, la vie est merdique et a une drôle d’ironie quand elle le veut. Alors me voilà en position de faiblesse, la voilà en train de péter un câble et le voilà prêt à se chier dessus. On pourrait faire un bon épisode de série télé non ?

Bon maintenant, faudrait faire en sorte par contre qu’elle nous pète pas vraiment un câble la beauté, je préférais éviter de passer ma soirée à ramasser de la cervelle. Y a vraiment franchement très peu de choses de plus dégoûtantes que ça. Alors réfléchis beauté, réfléchis bien.
Malheureusement, j’ai pas besoin de rentrer dans son esprit pour savoir que c’est la pagaille là-dedans, la réflexion doit aller vite chez elle et pas forcément dans le bon sens. Enfin son commentaire me permet de voir qu’elle n’est pas bête. Effectivement, on ne laisserait pas repartir quelqu’un qui en connait autant sur les Strigoïs et pourrait nous permettre de gagner quelques points contre eux dans une partie d’échec que nous avons commencé il y a déjà des siècles. Désolé beauté mais toi et moi, on se retrouve embarqué dans une partie merdique qui a commencé depuis bien longtemps, nous ne sommes que des pions sacrifiables sur un immense terrain.

« Si ça ne tenait qu’à moi, je te dirais au revoir et au plaisir de ne plus te revoir, beauté. Mais t’as raison, les mecs qui sont derrière moi veulent un bain de sang et tu sais quoi ? On est tous les deux les poches de sang à percer. Y a pas que toi dont on risque la peau, même le mec que tu tiens entre tes mains est sacrifiable. On l’est tous pour eux. Toi peut être moins que nous car tu auras des informations pour eux. »

Que tu ne lâcheras pas comme ça j’en suis certain. Tu as de la loyauté en toi, même si elle est mal placée, mais c’est quelque chose que je peux admirer sans problème. J’ai découvert la loyauté avec Rick, avant ça, t’aurais peut être même pu me recruter dans vos rangs, pour un peu que je puisse détruire ma mère. Je secoue ma tête pour me sortir de mes pensées et tombe sur les yeux hallucinés du Moroï. Et oui, toi aussi tu es un pion sacrifiable, désolé mon coco.

« Tu veux qu’on s’en sorte ? Regarde-moi dans les yeux et jure-moi que si je le laisse partir, je ne mourrai pas. »

Désolé beauté, mais je me laisserais pas avoir aussi facilement. Mais est-ce que tu attends vraiment une réponse de moi ? Je lève légèrement les mains, les bras plaqués contre mon corps dans une position légèrement soumise pour qu’elle se calme, qu’elle pense avoir le contrôle, qu’elle évite de nous faire tous sauter…

« Je ne sais pas si t’as les yeux révolvers ou juste une suggestion du tonnerre mais je me laisserais pas avoir. Désolé beauté, mais je peux pas me permettre de perdre mes moyens. Et si ça ne tenait qu’à moi, tu l’aurais cette promesse. »

Déjà que je ne voulais pas être ici…
Je peux voir son bras bouger et la première pensée qui me vient en tête est : Oh merde. La deuxième, c’est que ça fait vraiment chier de me retrouver dans cette situation à cause d’un incompétent. Et la troisième pensée… Que je suis bien heureux que la phase de parlotte se termine et qu’on passe à autre chose. Oui, je dois être légèrement cinglé de me dire ça alors que je suis en danger de mort mais bon, j’ai jamais prétendu être quelqu’un d’équilibré moi.
Je vois ses lèvres bouger et je me mets en mouvement, je sais que son bras suivra mon trajet mais au moins, j’aurais une seconde d’avance et si elle ne réajuste pas son tir, elle ne touchera aucun organe vital. Je suppose que c’est le mieux que je puisse avoir au vu de notre proximité.

L’un des tirs frôlent ma tête, le second érafle mon bras pendant que le deuxième transperse ma cheville gauche, et ça c’est vraiment la merde. Par contre, j’aimerais vraiment savoir comment elle a fait pour viser des lieux aussi différents. De derrière ma caisse, je peux voir que le Moroï a repoussé la beauté et commence à se casser. Ça doit être lui qui a dévié les tirs en bougeant. Par contre, je peux voir que la beauté commence à réfléchir, ou en tout cas qu’elle s’est décidé à faire un autre truc cinglé. Et surtout, je peux voir le point rouge du snipper se poser sur la tête de la brunette.

Un instant j’hésite, elle m’a quand même tiré dessus cette nana, mais elle a eu le cran d’aller jusqu’au bout de ses idées... Et si je laissais mourir une beauté pareille, même complètement cinglé, ça allait forcément me retomber dessus. Finalement, je me relève d’un bond et je cours vers elle, en prenant du coup appui sur ma cheville explosé. J’ose même pas la regarder mais le trou dans celle-ci doit être impressionnant vu les pics de douleurs qui me parvienne. J’étouffe un juron et m’empêche difficilement de tourner de l’œil en parcourant les derniers mètres. Et on peut dire… Que je la tacle. Ouais, ça doit être le bon mot.

Donc je lui rentre dedans à temps pour qu’elle ne se prenne pas une balle dans la tête. Encore une fois, nettoyé de la cervelle, je ne veux pas. Je n’ose pas remettre mon oreillette mais à mon avis, ça doit rager par derrière. Je suis à califourchon sur ses cuisses et je plaque ses deux mains au dessus de sa tête pour l’empêcher de bouger. Je me rappelle juste à temps de ne pas la fixer dans les yeux et je baisse mon regard sur sa gorge.

« Là beauté, t’as failli devenir laide, la cervelle éclatée, ça fait un enterrement à cercueil fermé t’es au courant ? Plus personne n’aurait pu t’admirer ni même tenter de te transformer dans une dernière tentative désespéré. Alors tu vas te calmer maintenant parce que franchement, je commence à en avoir marre d’être pris pour une cible lors d’une partie de chasse au fusil. »

D’ailleurs en parlant de ça, son pistolet est toujours dans sa main, même ainsi elle s’y est agrippé. Je jette un coup d’œil autour de nous, si on se relève, on sera directement dans sa ligne de mire au snipper. Pas bonne idée, je suis pas sûr qu’on me flingerait pas moi aussi vu mes dernières actions. Je baisse les yeux sur elle, fixant ses lèvres pour ne pas fixer ses yeux. Oui, même ainsi, je continuais à éviter son regard, je continuais d’y penser, autant appliquer le seul conseil utile du Moroï qui avait définitivement disparu de notre vue.

« On va aller jusqu’à la table renversé là-bas pour avoir un abri mais je vais pas pouvoir t’y traîner alors je vais te faire confiance pour ne pas tenter de me buter et pour ne pas tenter de te buter toi-même en voulant fuir. Je te laisse une chance de t’en sortir en vie, mais faudra me suivre, je connais bien plus ce genre de situations que toi je pense. Alors, ça te convient ? »

Je lui enlève son arme de la main, en faisant passer ses deux poignets dans une de mes mains pour en dégager une. Je fais passer cette arme dans la ceinture au niveau de mon dos, c’est peut être risqué, mais c’est le seul endroit qui est disponible pour l’instant.
Je suis tenté de la regarder dans les yeux mais je ne le fais toujours pas. Alors beauté, on s’en sort tous les deux en vie ou tu préfères te faire trouer par des balles de gros calibres ? Je te préviens, le résultat risque de ne pas super sur toi comme sur moi…

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MessageSujet: Re: Un piège en cache parfois un autre   Dim 1 Nov - 17:51

Un piège en cache parfois un autre
Gallen et Effy



Que suis-je censée faire dans ce genre de situation ? Je ne sais pas, je n’ai jamais eu à en arriver là, il y a toujours eu Gabriel, Bastien ou les autres pour me protéger, pour être avec moi et me soutenir. Je ne me suis jamais retrouvée seule face à l’ennemi, pas dans une situation aussi dangereuse en tous cas. J’aurais bien envie qu’on me dise quoi faire, car j’ai beau réfléchir, je ne trouve pas de solution possible à mon problème, quoi que je fasse, du sang coulera ce soir et ce sera probablement le mien. Toi le dhampir tu le sais tout aussi bien que moi, c’est pour ça que la situation t’inquiète autant, tu sais qu’un tire va partir, mais pour qui sera la première balle ? Il me dit que si ça ne tenait qu’à lui il m’aurait déjà laissé partir et on en discuterait plus. Sauf que ça ne tient justement pas que de lui, il est bien là le problème, ni toi ni moi ne pouvons gérer cette situation, le problème ce sont eux, tes collègues postés autour de cette usine. Je ne pensais pas que la vie d’un moroï et d’un dhampir puissent être aussi facilement sacrifiables, mais finalement quand on y réfléchit bien, ce n’est pas si étonnant. Cette académie n’hésite pas à sacrifier et abandonner les siens sans le moindre état d’âme. Je ne comprends pas pourquoi tu travailles pour eux, tu as l’air différent des autres gardiens et pourtant te voilà là à suivre les ordres.

- Comme tu le dis ça ne tient pas qu’à toi, nous voilà toujours dans une impasse.

Tu ne veux pas me faire cette promesse, ou plutôt tu ne le peux pas. Pourquoi me demandes-tu d’attendre et de réfléchir alors ? Ma meilleure option serait d’être la plus rapide, d’agir maintenant et de ne pas perdre plus de temps. J’aurais bien opté pour un effet de surprise, là au moins j’aurais eu plus de chance de m’en sortir, sauf qu’il n’y a pas vraiment de surprise à faire dans ce genre de situation. Alors plutôt que de rester là à attendre et discuter avec lui en attendant que l’un d’entre eux se décide à m’abattre, je pointe mon arme vers le dhampir et je tire. Trois coups. Je n’avais pas remarqué que le moroï s’était défait de ses liens, l’idiot m’a fait manquer mon premier tire avant de s’enfuir. J’hésite entre lui tirer dessus pour l’arrêter ou continuer sur le dhampir, mieux vaut que je me concentre sur ce dernier car s’il arrive jusqu’à moi je serais mal. Les deux autres coups partent et je crois que le dernier l’a touché même si je n’en suis pas certaine.

Le silence revient. Le moroï est parti, ne laissant plus que ce dhampir possiblement blessé et moi-même toujours armée, figée, sans savoir ce que je suis censée faire maintenant que je n’ai plus de moyen de pression  pour sortir de là. J’aperçois un laser rouge traverser la pièce. Je regarde d’abord vers mon cœur, mais je devine ensuite que c’est ma tête qu’ils visent. Sors-toi de là Effy. Je ne sais pas pourquoi je ne bouge pas, mais je ne pensais pas pouvoir être si heureuse que ce dhampir prenne le dessus sur moi. Le tire part, me loupant de peu, grâce à lui. Je me retrouve plaquée au sol alors que les larmes me montent aux yeux, probablement à cause de toute cette panique et de la pression. Je remarque que le dhampir est blessé mais je n’ai même pas envie de chercher à me battre contre lui. Je reste simplement là, bloquée sous son corps et j’attends de connaître la suite. Je m’imagine qu’il m’a sauvé la vie pour me faire prisonnière. Quelle autre raison sinon ? Sauf qu'il veut vraiment me sauver, j’ai du mal à le croire mais il a l’air sérieux. Il me dit de me calmer, c’est seulement là que je me rends compte que ma respiration s’est accélérée. Je le regarde même s’il évite toujours mes yeux, au moins il ne remarquera pas à quel point je suis désemparée.

- Tu ne peux pas me ramener là-bas ! Tue-moi maintenant, je ne parlerai pas ! Ne les laisse pas me torturer !

Il me fait taire, reprenant la parole pour me dire qu’on devrait se diriger vers cet abri, qu’il veut me laisser une chance de m’en sortir. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu ferais ça pour moi ? Je t’ai blessé, j’ai failli te tuer. En quoi est-ce que ça peut bien te faire quelque chose que je meurs ? Je n’ai même pas envie de lui poser toutes ces questions, la seule chose qui compte pour moi est que j’ai un moyen de m’en sortir, une chance de retrouver Gabriel et les autres. Je ne sais pas si je dois vraiment le croire lorsqu’il dit vouloir m’aider, mais finalement je n’ai pas beaucoup d’autres options possibles devant moi. Il prend mon arme et je ne cherche pas à l’arrêter. Soit il la prend pour me tuer et au moins je ne serais pas leur prisonnière. Soit il compte vraiment m’aider et dans ce cas il n’y a aucun mal à ce qu’il la récupère. J’acquiesce donc d’un signe de tête au moment où il me demande si son plan me convient et nous voilà entre courir et ramper pour rejoindre cette table sans nous faire abattre. Des coups partent, chacun me font peur, j’ai peur de mourir ici, mais je ne me laisse pas démoraliser et je continue d’avancer jusqu’à cette table.

Une balle frôle mon cou alors que nous l’atteignons enfin, me laissant une légère coupure mais rien de grave en soi. J’arrive enfin jusqu’à la planque et je me recroqueville sur moi-même, dos à la table, le regard sur le sol, attendant que les tires cessent. Je n’en peux plus, je ne sais même pas si j’aurais le courage de continuer. Je ne sais pas ce qu’il m’arrive. C’est idiot, je pourrais essayer d’arrêter les balles plutôt que d’en avoir peur. Je pourrais même les retourner contre les tireurs en admettant que je les aperçoive. Je pourrais faire quelque chose pour survivre et pourtant je laisse le dhampir prendre les choses en main et diriger. Et moi je reste là à paniquer et à craindre la mort. J’ai seulement envie de revoir Gabriel, c’est tout ce à quoi je pense. Le regard toujours perdu devant moi, je finis alors par lui poser cette question, quitte à mourir ce soir autant avoir au moins une réponse.

- Pourquoi est-ce que tu risques ta vie pour moi ? Je ne suis personne pour toi, tu ne me connais pas, je ne suis même pas dans votre camp. Tu ferais mieux de les rejoindre plutôt que de vouloir mourir avec moi.

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MessageSujet: Re: Un piège en cache parfois un autre   Lun 2 Nov - 21:55

 

Un piège peut en cacher un autre
Effy & Gallen

Pour parler d’impasse, nous sommes dans une belle. Je me montre faible, elle me bute et se fait buter par les snippers. Elle se montre faible, elle se fait capturer et je suis sûr qu’il y a des fins plus honorables que de finir sous les poings d’un Dhampir en quête de réponses. Mais malgré tout, je ne peux pas me laisser attendrir, je ne compte pas me faire trouer la peau par ton petit calibre, désolé beauté mais entre ta vie et la mienne, je ne serais pas assez con pour être chevaleresque et te laisser gagner ce billet à la survie. Alors je n’ajoute rien à la suite de son commentaire si ce n’est qu’elle devrait réfléchir à la suite de ses actions… Et ma taquinerie est peut-être celle de trop. Son agitation, sa réflexion la conduit à la mauvaise action, elle me tire dessus. Je cours vite certes, mais j’ai pas encore la vitesse de Flash alors bon, je me fais forcément touché. Et ouais, je connaissais cette série humaine, merci ma sœur chérie de me mettre des bêtises en tête qui me reviennent aux pires moments de ma vie.
Et vous voulez savoir un truc ? Bah se prendre une balle, ça fait un mal de chien ! La chair brûle et fond sous la chaleur et la vitesse de la balle, celle-ci touche des muscles, des ligaments ou des os et les dissous, les détruits ou les explosent sous son passage. Je suis presque sûr que ça a évité mon muscle vu que je peux courir, par contre ça m’étonnerait pas que la balle est touché mon os… Ca va être marrant à soigner tout ça. J’irais me plaindre au con qui m’a mis dans cette situation, à lui de jouer les infirmières.

Je jette un coup d’œil à la scène devant moi, le Moroï qui fuit et la beauté figée en plein milieu de la pièce avec un point rouge sur le crâne. Je devrais peut-être réfléchir plus, cette nana a failli me flinguer mais je n’ai pas le temps de réfléchir, alors je fonce, malgré la douleur, malgré le risque, je la sauve d’un trou dans sa jolie petite tête. Et je me demande vraiment pendant un moment à quoi nous ressemblons d’un point de vue extérieur au milieu de ce chaos, figé pour ne pas se prendre une balle et proche l’un de l’autre… Non en fait, je préfère ne pas savoir.

Je débite rapidement mes paroles, ne pouvant empêcher une plaisanterie morbide de sortir de mes lèvres. Thémis avait peut-être raison en disant que je devrais revoir mon sens de l’humour…

« Tu ne peux pas me ramener là-bas ! Tue-moi maintenant, je ne parlerais pas ! Ne les laisse pas me torturer ! »

Calme beauté, tu vas faire un syncope sinon et je préférerais avoir risqué ma vie pour quelque chose. Je ne retiens pas mon petit sourire amusé… Même s’il doit surement lui donner envie de me gifler mais la situation est bien trop ironique pour que je ne réagisse pas.

« Je ne t’ai pas sauvé la vie pour te tuer tout de suite après, en plus, je ne fais pas dans le meurtre de Moroï, sauf peut-être le dirlo cinglé, pour lui je pourrais faire une exception… »

Mes pensées dérivent un instant sur cet étrange être qui m’avait confié la garde Rick mais qui avait aussi l’air d’être totalement instable. Le laisser directeur d’une Académie empli de futurs gardiens et de Moroïs, ça ne me paraissait pas être une bonne idée. Pour lui, je voulais bien oublier mon crédo… Disons surtout que c’était pour la sécurité de mon Moroï, je devais être un chouia trop protecteur.

« Mais bref, je ne te tuerais pas et personne ne torturera personne. Y a eu bien assez d’emmerdes cette nuit, il est temps d’en finir. »

Je laisse mon regard parcourir la salle jusqu’à trouver un abri plus ou moins sûre. Je lui propose de me suivre mais à vrai dire, elle n’a pas vraiment le choix, elle me suit ou je l’assomme et je la porte mais dans ce cas, pas sûr qu’on ne se fasse pas buter en chemin. Heureusement pour moi, elle acquiesce, même si je lui ai retiré son arme des mains.
On court légèrement accroupi derrière la table, je ne me fais pas toucher mais à dire vrai, la douleur qui me lance dans ma cheville est de plus en plus forte. Amusant comme une blessure qui pourrait partir bénigne peut faire à ce point mal. J’étais maintenant sur que la balle avait touché quelque chose, peut être même était-elle encore à l’intérieur de ma cheville. Je regarde autour de nous, on est toujours coincé mais au moins, on est plus à découvert. J’attrape une bouteille vide et la lance en direction du tireur. Ce con tire immédiatement mais ne se fait pas avoir par le piège, c’est ma main qu’il vise et il est à deux doigts de la toucher. Il a la gâchette facile, c’était vraiment la merde.

« Putain, il a fallu qu’on tombe sur l’un des seuls bons gardiens snipers en plus… »

Je suis en train de réfléchir à comment passer le léger obstacle qu’il représente quand la Moroï se rappelle à mon bon souvenir. Sa question me surprend légèrement, mais c’est surtout son attitude si différente qui m’interpelle. Est-ce que c’est bien le moment de parler de tout ça ? Oh et puis merde, si on doit se faire trouer le corps, autant avoir fait le maximum auparavant, surtout que ce con continuait à nous canarder, surement dans l’espoir de nous retenir avant que monsieur le Grand abruti, organisateur de cette connerie, ne se pointe.
Je m’assois face à elle, fixant ses cheveux vu que je ne peux voir que ça de son visage tout en lui répondant, même si je garde un œil sur ce qui se passe autour de nous.

« Je suis sûr que si je devais mourir, je préférerais que ce soit en compagnie d’une belle femme comme toi plutôt que dans un lit de vieillard mais t’as raison, j’ai pas envie de crever tout de suite. Je les rejoindrais pas pourtant, parce qu’ils ont fait de grosses erreurs de calculs en montant cette opération. Et leur plus grosse a été de me prendre comme agent principal très certainement. »

Un sourire légèrement narquois, légèrement sombre étire mes traits. Désobéir aux ordres, c’est ce que je fais le mieux, ça doit même être marqué en gras, souligné et rouge dans mon dossier. Je n’obéis qu’à mes propres règles et même elles, il m’arrive de les transgresser. Je fais ce que je veux et j’emmerde ceux qui ne sont pas d’accord avec moi. Et là, on peut dire que j’ai envoyé des sacs de merde à la tête des mecs de cette opération vu mes dernières actions…

« Quand au fait de risquer ma vie pour toi… Je ne pense pas que ma réponse te plaira. Je l’ai fais car ta loyauté, même dans le mauvais clan, ne pouvait que te faire gagner mon respect. Je l’ai fais car je ne pouvais pas être d’accord avec une exécution froide et clinique d’un membre d’une espèce que je dois normalement protéger. Je l’ai fais car je n’allais pas laisser bêtement mourir une aussi belle femme. Je l’ai fais car tes attitudes m’ont rappelés des personnes qui me sont chers, des personnes que je n’ai pas pu ou ne peux pas forcément protéger. Et je l’ai aussi fait car je me suis promis que je devais faire une autre bonne action dans ma vie. »

Mon moroï était mort, ma sœur était dans le coma mais j’entraînais Rick à survivre. J’avais deux mauvaises actions à mon actif, une bonne, il m’en fallait une autre. Je suis égoïste oui. Je ne pense qu’à moi mais j’ai jamais prétendu être une bonne personne.
Ma réponse te convient ? Je n’en sais rien, mais au moins je t’ai répondu, à toi de décortiquer ce que je t’ai dis et d’y comprendre ce que tu veux. Je baisse les yeux vers son cou et remarque que ses cheveux rougissent et se collent à sa peau. Je passe ma main entre sa nuque et ses cheveux, décollant ainsi ses cheveux d’une plaie saignante… Etonnant qu’elle ne soit pas plainte, les Moroïs ne supportaient pas la douleur généralement.

« Jolie blessure de guerre, je me demande comment tu l’expliqueras à ton camp. A moins qu’ils n’en aient rien à faire de tes blessures... »

Je relâche ses cheveux et fouillent une seconde dans ma veste avant d’en sortir un kit de soin. Merci Rick (car il ne pouvait y avoir que lui qui aurait accès à ma veste et penserait à ma santé) de me l’avoir glissé sans que je ne m’en rende compte avant de démarrer ma mission, je vais maintenant en avoir besoin. Je murmure à la beauté face à moi.

« Autant utiliser intelligemment notre temps, retiens tes cheveux s’il te plait. »

En quelques secondes, je lui fais un pansement de fortune et j’en profite pour jeter un coup d’œil à ma cheville, ouais, bien sanglante même si le trou était fortement caché par mes baskets. Je me soignerais plus tard.
Ça avait arrêté de canarder dans tous les coins alors je range mon matériel et un petit sourire vient sur mes lèvres.

« Alors beauté, prête pour la course de ta vie ? J’espère qu’il y a quelqu’un qui viendra te chercher dès qu’on sortira de cet immeuble parce que sinon, je vais être obligé de t’embarquer sur ma moto et je suis pas sûre que ton petit cœur sensible supporte ma conduite. »

Mon sourire est malicieux et provocateur vers la fin, ça y ait, la parlotte se finissait et l’adrénaline revenait, j’en avais besoin pour ne pas tourner de l’œil. Alors beauté, on court vers notre liberté ?

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MessageSujet: Re: Un piège en cache parfois un autre   Mar 3 Nov - 16:44

Un piège en cache parfois un autre
Gallen et Effy



Il cherche à faire des blagues, à faire de l’humour, je ne comprends pas vraiment comment  il peut parvenir à être aussi détendu dans une telle situation alors que moi je panique complètement. Peut-être fait-il seulement semblant pour me donner l’espoir d’avoir la situation en main. Je n’en sais rien, mais le principal à retenir là-dedans, c’est qu’il est sérieux lorsqu’il dit qu’il ne laissera personne me tuer ni même me torturer. Etonnant de voir que c’est finalement un dhampir qui va me sauver la mise alors que nous sommes censé être ennemis, mais ce n’est pas moi qui m’en plaindrai, si j’ai une chance de survivre à ce plan foireux et rentrer au manoir, je n’hésiterai pas à la saisir. Tous les tirs contre nous n’aident franchement pas à améliorer notre situation, mais lui ne se décourage pas alors j’en fais de même, après tout, de nous deux ce n’est pas moi qui suis blessée alors il n’y a pas de raison pour que je panique plus que lui. Enfin tout de même, l’entendre dire qu’on est tombé sur l’un des seuls bons snipers dhampirs n’aident pas vraiment à augmenter mon assurance. Je ne comprends pas qu’ils puissent se tirer dessus entre eux, il a beau m’avoir sauvé la vie, il reste tout de même un gardien. Il n’y a aucune loyauté dans cette académie et c’est probablement ce qui causera leur perte.

On atteint enfin la table, notre planque, pas dit qu’elle tienne bien longtemps en revanche, alors on ne devra pas traîner. Pourtant c’est un peu ce qu’on fait, il faut dire que je le déconcentre un peu avec mes questions, mais quitte à devoir mourir ce soir, autant savoir. Je veux comprendre pourquoi il risque sa vie pour moi. Je veux comprendre pourquoi est-ce qu’il tient à me sauver, surtout que je lui ai tiré dessus, que j’aurais pu le tuer. Je suis bien heureuse qu’aucune de mes balles ne lui aient été fatales, en revanche pas dit qu’on survive à celles qui nous sont tirées dessus depuis tout à l’heure. Je ne sais pas s’il va me répondre, il a tout à fait le droit de m’ignorer après tout, pourtant il le fait. Je regarde toujours le sol devant moi alors qu’il se met à m’expliquer. Il dit qu’ils n’auraient jamais dû le choisir lui pour cette mission et intérieurement je me dis que pour ma part je suis finalement bien heureuse de ce choix. Il poursuit ensuite, me donnant bien plus d’une raison, je me demande pour certaines s’il s’agit de compliments, mais je préfère le prendre comme tel, il me dit aussi qu’il l’a fait pour avoir une autre bonne action. Qu’as-tu fait de si terribles dans ta vie pour que tu acceptes de sacrifier ta vie pour moi ? Je tourne mon visage vers lui, à la fois émue et surprise, je ne sais pas vraiment quoi lui répondre, pourtant je le fais quand même.

- Je ne sais pas ce que tu as fait ou n'as pas fait dans ton passé pour en arriver là, mais tu es quelqu’un de bien... Ces dhampirs sont idiots de te prendre pour cible. J’ai été stupide de te tirer dessus.

C’est en quelque sorte ma façon de lui dire que je suis désolée pour sa blessure. Sauf que celui-ci détourne finalement le sujet sur la mienne, décollant mes cheveux de ma peau et jetant un coup d’œil sur ma propre blessure. Ça me brûle, mais je n’ai pas le droit de m’en plaindre alors que lui a une blessure bien plus grave que la mienne. Pourtant c’est de la mienne dont il se préoccupe. Je ne comprends toujours pas pourquoi il est si généreux avec moi, mais je le laisse faire lorsqu’il décide de soigner ma blessure, attrapant mes cheveux comme il me le demande avant de finalement lui répondre.

- Mon camp voudra probablement des représailles, à ta place je m’en ferais plus pour le tien. Tu ne devrais pas retourner avec eux.

Tu es comme moi au fond, j’en suis sûre, tu n’es pas comme tous ces dhampirs qui suivent les règles et font ce qu’on leur demande de faire. Ces gens-là ne sont que des robots qui s’en fichent bien de faire du mal autour d’eux, mais toi tu es comme moi. Tu sais au fond que cette académie n’est pas si bonne qu’elle semble vouloir le faire croire, tu sais que derrière toutes ces promesses et belles paroles, il y a des hommes riches et puissants à leur tête qui manipulent tous les esprits pour mieux les utiliser. Pourquoi restes-tu avec eux au juste ? Tu pourrais venir avec moi, tu y trouverais ta place, je t’aiderai à la trouver. Je n’ai pas le temps de lui en faire la proposition, il suggère déjà de courir et de nous enfuir d’ici. Comment comptes-tu t’en sortir avec ta jambe blessée ? Ta moto tu ne l’atteindras jamais.

- Ta moto ne sera jamais plus rapide qu’un strigoï et vue ton état ce serait probablement mieux que ce soit moi qui conduise.

Enfin il faudrait encore que je sache conduire, je n’ai jamais eu l’occasion d’apprendre, mais ça il n’a pas besoin de le savoir, et puis ça ne doit pas être si compliqué, non ? Je jette un coup d’œil vers sa blessure et même si je ne vois pas grand-chose à cause de son pantalon, je remarque quand même que le tissu est imbibé de sang, ce qui n’est franchement pas bon signe. Il est temps d’entrer en action Effy. Il est temps que tu te reprennes en main, que tu oublies ta panique et que tu prouves à tous ceux qui veulent te tirer dessus de quoi tu es capable. Je regarde le dhampir en face de moi et sans vraiment savoir pouvoir, je m’empare de son visage entre mes mains pour venir déposer un délicat baiser sur ses lèvres. Ça ne dure que l’instant de quelques secondes, c’est plus un baiser de remerciement qu’un baiser passionné. Je le regarde à nouveau, c’est à mon tour de donner les ordres maintenant.

- Tu n’atteindras jamais ta moto dans cet état, mais je te promets que les balles ne t’atteindront pas non plus. Cours et attends-moi, et si je tarde trop alors va-t’en. Maintenant tu fonces.

Je n’attends pas son avis, je ne lui laisse pas le temps de s’interposer. Je retrouve enfin mon courage et ma force et je me lève, quittant cette cachette, me mettant devant cette table et m’exposant à la visée du sniper. Cours dhampir, c’est maintenant ou jamais. J’entends les premiers coups et je ne perds pas de temps à user de mon pouvoir, bloquant les balles qui foncent sur moi. Si je peux m’infiltrer dans les esprits en regardant quelqu’un, mon autre pouvoir est comme vous l’aurez remarqué la télékinésie. Je laisse les premières balles tomber au sol alors que j’en renvoie d’autres dans le sens inverse, sans savoir si je réussirai à le toucher ou non, mais au moins je ne serais pas la seule à me faire attaquer. Je suis complètement focalisée sur ce qu’il se passe devant moi, à tel point que j’en oublie le dhampir, j’espère qu’il a bougé. J’aperçois alors un point rouge sur mon épaule droite. Un deuxième sniper ? Merde... J’ai à peine le temps de m’en rendre compte que la balle est tirée et je parviens à la faire dévier de sa trajectoire juste à temps, sauf que je ne l’envoie pas au meilleur endroit qui soit. Je crois que c’est une bonbonne de gaz et au vue de l’usine dans laquelle je me trouve, j’ai plutôt intérêt à courir. Alors je cours lorsque j’entends le bruit de la fuite de gaz, je cours encore lorsqu’une deuxième puis une troisième balle sont tirées exprès dessus pour tout faire exploser. Je cours et je me retrouve propulsée par l’explosion, je décolle du sol avant de le heurter violemment puis plus rien.

J’ouvre difficilement les yeux quelques secondes plus tard, tentant de me relever. Ma vue est trouble et il y a ce bruit aigu qui résonne dans mes oreilles. Il n’y a que l’odeur des flammes et de gaz toxiques autour de moi. Je ne sais pas si j’ai été blessé, je ne crois pas, que partiellement en tous cas, rien de grave, mais pourtant j’ai mal partout, c’est probablement dû au choque de l’explosion. J’arrive juste à entendre des bruits de pas, une ombre s’avancer vers moi. Je ne sais pas de qui il s’agit, mais si c’est un ennemi, je suis bien trop faible pour l’affronter, je suis loin d’avoir l’endurance des dhampirs ou des strigoïs. Je ne sais pas si le dhampir est parti ou s’il est revenu me chercher, je ne sais pas si les dhampirs aux snipers sont eux aussi partis ou si c’est l’un d’entre eux, finalement la seule chose que je parviens à dire avant de perdre connaissance, c’est son prénom.

- Gabriel...

code par slana
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MessageSujet: Re: Un piège en cache parfois un autre   Mar 3 Nov - 23:37

 

Un piège peut en cacher un autre
Effy & Gallen

Est-ce qu’aider une ennemie est une bonne idée ? Franchement, non, c’est même l’une des pires que je puisse avoir. Elle pourrait se décider à tenter de me tuer (encore), elle pourrait se décider à mettre un contrat sur ma tête dans le futur… Mais elle ne méritait pas de mourir, je ne pouvais pas la laisser crever, je ne voulais plus jamais voir une femme allongée dans une mare de sang devant moi. Je ne voulais plus avoir à cauchemarder de mon impuissance. Je m’étais peut-être décider à aider la mauvaise personne pour atténuer ma culpabilité mais… merde aux règles et aux camps, je faisais ce que je voulais quand je le voulais et avec qui je le voulais. Mon seul camp, c’était celui où se trouvait Rick et ma sœur, autant dire qu’en ce moment, les limites de mon camp était plutôt floue… Et la fusillade qu’on se tapait m’aider pas à me décider de la façon dont ils le voudraient face à la situation. Je me demandais dans un coin de ma tête si dès le début, avant même que je ne croise ses yeux, je n’avais pas déjà décidé que j’allais l’aider et faire capoter cette opération. Enfin la philosophie à deux balles et les réflexions, ça sera pour plus tard.

C’est sa voix qui me surprend dans ma contemplation de notre situation. Son choix de mots me surprend encore un peu plus. Son excuse à peine dissimulé m’amène un léger sourire amer ou sombre sur mes lèvres.

« C’est les plus beaux mots que je n’ai jamais reçu de la part d’une aussi jolie femme qui serait également mon ennemi. Et j’espère bien que tu ne connaîtras jamais mon passé beauté, je parie que tu as bien assez à gérer avec le tien. Chacun notre merde non et on continue à avancer de toute façon. »

Parce qu’on n’a pas le choix, parce que ce monde est merdique. Je m’ouvre avec Rick, je ne veux pas qu’il pense être le seul à se confier alors je le fais aussi. Ça fait autant de biens que de mal de s’ouvrir, mais même ainsi, je n’emmerderais pas la beauté face à moi avec mes emmerdes, même si elle était ma plus proche amie.
On a bien assez parlé de nous je trouve pour le moment, la situation est urgente mais tant que ça canarde, on pourra pas bouger alors quand je vois qu’elle saigne, je lui propose… Okay, peut-être l’oblige légèrement, à se faire soigner. Je la soigne avec des gestes rapides, mais je l’espère pour elle, pas trop douloureux, et je me retrouve une fois de plus pris par surprise par ses mots. Je relève les yeux vers elle et je croise un instant ses yeux sans que rien ne se passe. Les surprises allaient bon train aujourd’hui…

« Est-ce que tu t’inquièterais pour moi ? Tu ne devrais pas, ils ne me feront rien, peut être un petit passage au tabac si je tombe sur des nerveux mais j’ai vécu bien pire. Ils me garderont, ils savent qu’ils ont les éléments pour me contrôler. »

S’ils menacent ma sœur, je leur obéirais immédiatement, si jamais ils touchent à un cheveu de Rick, je péterais un plomb mais je leur obéirais aussi. Je leur ai offert sur un plateau le meilleur moyen de me contrôler. A être un élément perturbateur, fallait forcément qu’il y ait des représailles de toute façon. Et puis, j’avais beau me plaindre, je ne me voyais pas vivre au milieu de gens que je traquerais. On m’avait élevé ainsi. Ma vie n’avait de valeur que si eux survivaient. C’était ancré dans ma tête.

Je me secoue et lui propose de partir pour la course de sa vie, mon sourire s’agrandit à cette pensée, j’avais toujours adoré courir.
Sa réponse fait descendre mon enthousiasme. Waouh, t’as vraiment le bon moyen pour faire baisser la bonne humeur beauté. Et à continuer à me rappeler que tes Strigoïs sont les meilleurs, je vais finir par me vexer… Non, je plaisante en fait.

« Oula beauté, je t’adore hein, je ne te connais pas beaucoup mais je pense vraiment que tu es une super personne mais… Personne ne touche à ma moto sans y laisser des plumes. Là, peu importe la race, je tue celui qui la raye. Tu la conduiras peut-être un jour, mais je veux d’abord pouvoir observer que tu saches la conduire. Et je suis certainement pas invalide au point de ne pas savoir courir, bon, j’irais pas plus vite qu’une balle de snipper mais même si j’étais en forme, j’aurais pas pu, donc ça change rien. »

Est-ce que tu m’écouterais ou es-tu encore une fois trop perdue dans tes pensées pour te laisser raisonner ? C’est un truc que je connais ça, j’agis pareil, têtu jusqu’au bout des ongles.
Par contre si y a un truc dont je ne m’y attendais pas… C’est de sentir ses lèvres contre les miennes, encore plus pour quelque chose d’aussi doux. Je ne sais pas quoi en penser, et pour la première fois, je la regarde dans les yeux sans chercher à l’éviter. Ce que je vois dedans me permets de me détendre légèrement, au moins, il n’y a pas de désir. Je ne peux pas empêcher un sourire légèrement sombre de raisonner en même temps que mes paroles sarcastiques. Je caresse légèrement sa joue, la remerciant ainsi de ce contact délicat, je le garderais pour ce qu’il est, un bon souvenir qui ne recommencera pas.

« Normalement, c’est le prince qui réclame un baiser à sa princesse après avoir gagné un combat beauté. »

Elle donne ses ordres et mes sourcils se froncent légèrement. Autant d’incompréhension que d’exaspération. Je dois t’avouer un truc beauté, je n’obéis pas aux ordres, j’en suis incapable, faut forcément que je fasse le contraire de ce qu’on attend de moi. Je suis sur le point de lui en parler quand elle se relève et fonce dans la ligne de mire du snipper. Là, on peut dire que c’est mon cœur qui fait un bond, et pas forcément dans le bon sens. Je sors son pistolet, c’est pas une arme d’expert, elle est pas forcément équilibré mais je m’en fous, j’ai une arme de distance. Je jette un coup d’œil sur ma Moroï qui s’en sort plutôt bien et je m’éloigne en claudiquant légèrement en directement de la fenêtre, ma blessure a du s’aggraver. Je recherche ce snipper à la noix et cette fois, je suis prêt à flinguer quelqu’un de mon propre camp, pas forcément la meilleure chose à faire mais merde, je suis pas un pigeon de chasse, on me tire pas dessus pour s’entraîner.

Je prends le temps de viser et je tire, j’ai du le toucher ou lui faire peur parce qu’il faut un temps pour que le pointeur revienne mais quand il revient, un tir arrive tout de suite après et quand je jette un coup d’œil derrière moi, je comprends qu’il vise une bombonne de gaz. Et merde, bonjour la chance. La beauté a commencé à se tirer mais je sais que je ne serais pas aussi rapide, je repère la porte de ce qui semble être une ancienne chambre froide et je fonce dedans, ventre à terre, j’ai à peine le temps de fermer la porte que j’entends l’explosion qui secoue le sol sous moi. Pendant un instant, j’ai la trouille de me faire ensevelir vivant, mais apparemment, c’est pas encore pour aujourd’hui. Je commençais d’un coup à comprendre la claustrophobie de Rick, se retrouver enfermé dans un espace clos sans pouvoir agir pour survivre, c’est la merde totale.

J’attends une minute, peut être deux avant de sortir et immédiatement, la fumée me prend la gorge, m’irrite jusqu’aux larmes. J’étouffe mais j’avance, le tissu de mon tee-shirt contre ma bouche. Je suis le chemin par lequel j’ai vu la moroï s’enfuir et je me retrouve tout d’un coup devant elle, mais elle n’est pas seule. Monsieur le Grand abruti est penché au-dessus de la beauté qui me paraît totalement stone, toi coco, j’ai une vengeance à exercer. Je m’approche discrètement, malgré ma cheville, malgré ma gorge qui brûle, malgré le bruit de ventouse de mes chaussures gorgés de sang… Non en fait, je suis pas du tout discret mais monsieur est vraiment un abruti et me remarque pas. Tant pis pour lui. D’un coup, mon bras se retrouve en travers de sa gorge, l’étouffant sans bruit, à peine tressaute-t-il quand je le relâche, fais un gros dodo ducon.

Je me tourne vers la beauté qui elle aussi fait un somme. Je me penche et pose ma main sur sa carotide, elle est toujours vivante, bon, c’est déjà ça de pris, je ne comptais pas transporter un cadavre. Je l’attrape sous la nuque et dans le dos avant de la soulever contre moi. Quand son poids repose contre ma cheville, je pense vraiment que je vais m’évanouir, en tout cas, je ne vois plus que du noir devant moi. Situation merdique, il allait vraiment falloir que je me soigne dans un futur proche. Je murmure doucement, à moi-même.

« Putain de bordel, faut vraiment se casser maintenant. »

Oui, je me rassure comme je peux quand je me retrouve dans un immeuble sur le point de s’écrouler, entouré de flammes, avec pleins de gaz toxiques, une belle blessure et un poids mort dans les bras. Je me casse le plus rapidement que je peux sans m’évanouir et étonnement, je gagne ma course contre la montre. Par contre, la beauté avait raison, je ne pourrais pas conduire immédiatement vu ma situation. Je scanne le lieu devant moi et un sourire sombre me vient sur les lèvres quand je remarque le véhicule de Grand Abruti, ouvert, comme pour nous accueillir. J’installe la Moroï sur la banquette arrière et je prends le volant pour démarrer sur les chapeaux de roues. Je compte bien profiter du reste d’adrénaline en moi qui me maintient conscient pour faire le plus de trajet possible.

J’ai aucune idée de combien de temps se passe ainsi mais d’un coup, j’entends des bruits de toux derrière moi, la demoiselle se réveille. Je jette un coup d’œil dans mon rétro et oui, c’est ça. Malgré la douleur irradiante de ma cheville, c’est un sourire sincère et amusé qui étire mes lèvres quand elle ouvre les yeux.

« La belle au bois dormant se réveille ? Tu n’as même pas eu besoin d’un baiser beauté, je suis déçu, moi qui croyais que j’allais être ton prince charmant ce soir. »

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MessageSujet: Re: Un piège en cache parfois un autre   Dim 8 Nov - 1:28

Un piège en cache parfois un autre
Gallen et Effy



Je crois bien que c’est la première fois que j’apprécie réellement un dhampir depuis que je me suis fait bannir il y a plusieurs années. D’habitude je ne me pose pas de questions, je les tue, du moins quand ce ne sont pas les garçons qui le font, les dhampirs ne sont pas mes protecteurs contrairement aux autres moroïs, ils ne sont rien pour moi, ou seulement des ennemis, des cibles à abattre. Je pensais qu’il était comme eux, je me suis bien trompée. J’en viens même à regretter de l’avoir attaqué, de l’avoir blessé avec cette balle à la cheville. Il veut seulement qu’on se sorte de là et par ma faute, on se retrouve dans une situation avec encore plus d’inconvénients que d’avantages. Je lui dis que j’ai été stupide de lui avoir tiré dessus, chose que je ne fais jamais, et il semble ravi de savoir que je m’inquiète pour lui. Est-ce que je m’inquiète vraiment ? Il doit vraiment y avoir quelque chose qui ne va pas chez moi ce soir. En même temps je ne peux pas rester indifférente alors que lui-même s’inquiète pour moi.

Lorsqu’il dit qu’il espère que je ne connaîtrais jamais son passé, ça m’intrigue encore plus. Tu viens de dire les mots qu’il ne faut pas prononcer avec moi, maintenant je vais vouloir savoir, mais avant de fouiner dans ton passé, ce serait déjà bien qu’on sorte de ce pétrin. Que je survive ou perde la vie ce soir, il y a aura des représailles de la part de mon camp, c’est pour ça que je lui dis qu’il ne devrait pas retourner là-bas mais il le comprend autrement, j’ai dû mal m’exprimer. Je ne m’inquiète pas de ce que te fera ton propre camp dhampir, si je te dis de ne pas retourner là-bas, c’est parce que les miens vous retrouveront et ils vous tueront. Ce qui m’intrigue, c’est lorsqu’il me parle d’éléments pour le contrôler. Quoi donc ? Qu’ont-ils contre toi ? Te bats-tu à leur côté juste sous leur menace ?

- Fais donc en sorte qu’ils n’aient plus rien et quitte-les, ta place n’est pas avec eux, tu n’es pas comme eux.

Le contrôle de soi, il faut toujours l’avoir, il ne faut pas laisser les autres l’avoir à notre place. Tu es fort, tu es intelligent, fais en sorte qu’ils n’aient plus rien contre toi et vas-t-en. Ces gens-là ne t’apporteront rien si ce n’est la mort. Regarde-les, regarde comment ils te traient, tu n’es même pas leur allié, ils te tirent dessus pour t’abattre au lieu de chercher à te sauver. Ce sont des idiots et toi tu serais tout aussi stupide qu’eux en restant dans leur camp. J’ai réellement envie de t’emmener avec moi dhampir, je te montrerai ce que représentent des alliés pour nous, des gens prêts à risquer leur vie pour se sauver les uns les autres. Tu vois, finalement mes strigoïs ont plus de cœur que tes dhampirs, en tous cas ils sont loyaux et ils ne se tirent pas dans le dos. Même moi, une moroï, ils me protègent, et si vous ne leur aviez pas tendu ce piège, je te l’aurais prouvé ce soir.

On cesse de divaguer pour reparler des choses sérieuses, notre fuite. Tu penses réellement qu’on aura le temps courir vers ta moto sans se faire tirer dessus ? Surtout avec ta blessure pour nous ralentir. Non, c’est trop risqué, d’autant que je ne suis pas sûre que tu saches conduire dans cet état, ce serait dommage de survivre à des snipers pour mourir d’un accident de moto. Je lui propose donc de conduire, l’idée ne semble pas lui plaire. Je roule des yeux, encore l’un de ces hommes amoureux de leur engin, ce n’est qu’une machine mon beau, remets-toi. Mais si tu as autant peur qu’on te l’abîme, alors il vaudrait effectivement mieux que je ne la conduise pas car je n’ai jamais piloté ce genre de trucs et pas dit que j’en sois réellement capable.

- J’ai compris, je me tiendrais loin de ton jouet, de toute façon je ne sais même pas si je saurais le mettre en marche.

Ça doit encore moins le rassurer, mais au moins je suis honnête, s’il se sent vraiment capable de conduire, autant que ce soit lui qui le fasse car avec moi, pas dit qu’on s’en sorte vivant, mais dans le cas où il ne pourrait vraiment pas et qu’on n’aurait pas d’autres choix, précieuse ou pas je monterai sur cette moto pour la conduire. Bon, maintenant je pense qu’il est plus que temps de sortir de là avant que cette table ne soit plus capable d’empêcher les balles de passer. J’ai une idée en tête, probablement folle, mais au moins c’est toujours mieux que de courir tête baissée avec des snipers qui nous visent. Je ne sais pas si on survivra, alors je l’embrasse, ma manière de le remercier, sans lui je serais déjà morte, à mon tour de lui rendre la pareille. Il sourit et caresse ma joue, je vois dans son regard que nous somme sur la même longueur d’onde, il n’y a pas d’amour ou de désir, juste deux personnes qui se sont bien trouvées pour vivre une telle soirée. Ses mots me font sourire, je ne suis pas du genre à croire au conte de fée, dans mon monde les princes parfaits n’existent pas et si les princesses ont envie d’embrasser elles le font.

- Je n’aime pas faire dans la normalité.

Je lui adresse un clin d’œil, je lui dis de foncer s’il veut s’en tirer et me voilà debout, exposée à mes ennemis, prête à les affronter. Il y a des tirs, des balles qui tombent, j’use de mon pouvoir pour les empêcher de nous atteindre, j’essaie de riposter mais il y a cette dernière balle et cette bonbonne de gaz. Je cours, tout simplement, car je sais qu’il n’y a pas meilleure chose à faire si je veux survivre. Je peux peut-être arrêter des balles, mais pas une explosion. Nos ennemis visent exprès les bonbonnes, je ne sais pas où tu es dhampir, mais j’espère que tu es loin. Je me retrouve expulsée à plusieurs mètres, complètement sonnée, les produits chimiques qui s’évaporent dans l’air n’aident pas vraiment à aller mieux. Il n’y a plus rien, juste le silence, juste le noir, juste le vide.

J’émerge enfin, ma gorge me brûle à tel point que ça me fait tousser et me donne l’impression de ne pas pouvoir respirer. Je finis enfin par me calmer, respirant l’air frais qui passe dans la voiture. La voiture ? Quelle voiture ? Sa voix me parvient enfin, celle du dhampir, c’est lui qui conduit. Il a donc laissé sa moto finalement, j’espère qu’elle ne s’est pas faite emporter par l’explosion. Je me redresse doucement, j'ai un mal de tête atroce, je me mets près de la fenêtre ouverte pour pouvoir mieux respirer alors qu’il prend la parole. Je ne sais pas ce qu’il a avec ces contes de fées, peut-être un fantasme qu’il aimerait pouvoir réaliser, mais au fond ça me fait sourire et oublier un peu la mauvaise soirée qu’on vient de passer.

- En général les princes embrassent leur princesse avant de les emmener, mais c’est vrai que toi et moi on ne fait rien dans l’ordre des choses. En tous cas plus pratique la voiture qu’un destrier.

On vit avec son temps après tout. Il a beau être en train de conduire, je me fiche bien des règles de sécurité à avoir. Je me faufile devant, le gênant peut-être un peu dans sa conduite mais tant pis, à vrai dire je ne sais pas vraiment comment ça fonctionne. Je prends rapidement place sur le siège passager et je le regarde, jouant avec le volant, la boite à vitesse et les pédales, ça a l’air si simple vu d’ici. Je reporte mon regard sur la vitre, suivant la route des yeux sans vraiment faire attention aux panneaux.

- Et on va où comme ça ?

code par slana
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MessageSujet: Re: Un piège en cache parfois un autre   Mar 10 Nov - 23:19

 

Un piège peut en cacher un autre
Effy & Gallen

Si j’avais eu le choix, aurais-je agis autrement ? Aurais-je été dans le même camp que ma beauté ? J’ai du mal à y croire, quelque soit la vie que j’aurais dans le futur, je ne pourrais jamais regretter les choix que j’ai fais, je referais les mêmes aujourd’hui. Dans ma tête, il ne servait à rien de regretter le passé, il construisait le futur alors… Je ne pourrais pas me retrouver dans son camp, nos chemins étaient bien trop différents.
Je pourrais lui expliquer tout cela, mon caractère ou même une partie de mon passé, tenté de lui faire comprendre ma vie mais franchement, si je ne me confiais pas à ce point à Rick, ce n’était pas pour le faire avec ma beauté. Alors je dis simplement une phrase qui lui sera certainement assez parlante pour qu’elle comprenne ma situation sans avoir besoin d’épiloguer.

« Tu tuerais tes Strigoïs pour ta liberté beauté ? Qu’est-ce qui est le plus important pour toi ? Eux ou toi ? »

Mais savoir que tu penses que je ne suis pas comme les autres… Dois-je avoir peur de la façon dont tu vois les autres Dhampirs ? Ou dois-je le prendre pour un compliment ? Est-ce que ça a une quelconque importance ? Il est fort possible que nous ne nous revoyons plus après ce soir alors franchement, ce qu’elle pense ne devrait pas m’importer mais ça le fait… Tout de même un peu. J’avais face à moi une coéquipière, une ennemie, une alliée, une combattante, le tout en un. Elle avait besoin d’un temps pour se reprendre, mais je savais qu’une tigresse se trouvait en elle, si je devais m’allier à quelqu’un qui pourrait tout autant me sauver que me poignarder dans le dos, je voudrais que ce soit elle. Quitte à mourir, autant quitter ce monde avec une superbe alliée, bien que je ne compte pas me laisser tuer ce soir, j’avais un paquet de nœud d’emmerdes à démêler d’abord.

Les tirs ralentissent, ils vont surement bientôt s’arrêter, ils vont avoir besoin de recharger et ils vont commencer à chercher nos corps sur le sol. La fusillade reprendra ensuite, pour nous contenir jusqu’à l’arrivée des secours. Une technique si primaire mais qui avait de fortes chances de réussir, on allait se retrouver pris en sandwich et je n’avais aucunement l’intention de finir en tant que garnitures. Le débat du jour sur comment nous allons fuir se termine rapidement, je ne peux pas conduire et elle ne conduira pas non plus. Par contre, je dois avouer que sa réponse me fait légèrement flipper. Ne même pas savoir comment mettre ma moto en marche et elle voulait la conduire en plus ? Même pas en rêve, je m’assurerais que tu ne t’approches pas de mon bébé avant que tu n’es un papier certifiant que tu sais conduire et que tu es assez d’années d’expérience pour me prouver la validité de ce permis. Autant te dire que ça ne sera pas avant une bonne dizaine d’années, au moins.

Mais ce qui me fait le plus flipper, c’est quand elle me dit qu’elle a une idée. Je ne la connais pas beaucoup mais je peux déjà dire que ces idées ne sont pas forcément toutes bonnes. Mais bon, je pouvais aussi voir qu’il n’existait surement pas plus butée comme femme, alors autant dire oui Madame, bien Madame, je vous suivrais Madame, plutôt que de suivre mon idée qui consistait surtout à courir ventre à terre en l’entraînant avec moi. De toute façon on était mal parti alors un peu plus ou un peu moins…
Son baiser me surprend légèrement mais ce qui me surprend le plus et me permet de me détendre est ce que je vois dans ses yeux. Oui, cette femme pourrait décidemment être ma meilleure alliée et certainement une amie si le temps nous le permettait. Une femme que je ne pouvais qu’apprécier. Je ne retiens pas ma pique de sortir et sa remarque me fait rire légèrement pendant que je ne peux pas m’empêcher de murmurer pendant qu’elle se relève :

« J’ai cru le remarquer. »

Les balles ne la touchent pas, heureusement sinon je me serais retrouvés bien con, par contre, je ne comprends pas trop comment c’est possible… Non en fait je ne comprends pas du tout les dons des Moroïs, même quand je les vois en action, je continue de penser que je suis sortie d’un mauvais bouquin de conte de fées, ça m’apparait juste comme pas naturel du tout. Et là, la demoiselle en train de jouer de son pouvoir… Ca ferait une bonne scène de BD avouons-le.
Je tente de la couvrir mais on se fait quand même avoir. En quelques minutes, la pièce explose, ma cheville en prend un nouveau coup, le Grand Idiot se ramène et ma beauté s’effondre. On ne s’ennuie pas avec elle, c’est le moins qu’on puisse dire.

La déplacer s’avère légèrement difficile, non pas à cause de son poids (c’était un poids plume cette femme, comme Rick, décidément y avait que des poids plumes chez les Moroïs) mais à cause de ma cheville. Je ne tiendrais plus très longtemps, il allait falloir que je la soigne. Mais d’abord, on allait devoir mettre de la distance entre nous et les idiots qui nous avaient tirés dessus. Je m’y applique de mon mieux et au bout d’un temps, ma beauté finit par se réveiller. Tant mieux parce que l’adrénaline commence à retomber et j’ai une bonne envie de vomir et m’évanouir, je ne sais pas vraiment dans quel ordre même si je dois avouer que m’évanouir et vomir serait légèrement traumatisant comme expérience… Bref.

Je ne peux pas empêcher une autre taquinerie de sortir de mes lèvres et sa réponse me fait éclater de rire. Enfin quelqu’un avec du répondant, je commençais à désespérer de trouver quelqu’un d’intéressant en dehors de mon cercle de connaissances. Je lui lance un sourire tout en répondant à sa remarque.

« La prochaine fois qu’on se fait attaquer, promis j’essaierais de penser au baiser ma beauté mais là, j’ai été légèrement pris par le temps pour réfléchir à tous les détails techniques… »

Elle se ramène devant et je suis obligée de donner un léger coup de volant pour garder l’axe. Un danger vivant beauté, tu es un danger vivant. Tu attires les ennuis tout autant que tu t’en crées… En fait on dirait moi, ça doit être pour ça qu’on s’entend aussi bien.

« Et on va où comme ça ? »

Je lui jette un rapide regard et esquisse un sourire légèrement désabusé. Bonne question, je n’en ai vraiment aucune idée.

« Très loin d’eux, nous faut de la distance avant de se poser. On doit soigner ton cou et tes brûlures, vérifier également si ta tête ça va et il est fort possible que j’ai besoin de soin pour ma cheville. »

Je reporte mon regard sur la route et une idée vient dans ma tête, surement dangereuse, carrément réprouvé par la morale et la logique mais… Merde depuis quand je suivais les règles de toute façon ? Mon sourire est peut être légèrement sombre quand je tourne mon attention sur la Moroï à mes côtés, il semblerait que ce soir, le pire de ma personnalité ressorte… A moins que ce ne soit le meilleur ?

« J’espère que ton don est à la hauteur des précautions que j’ai du prendre en début de soirée parce que je te préviens, on va devenir de petits délinquants ce soir. »

J’aménage une petite pause théâtrale et lui dit ensuite avec un petit clin d’œil amusé.

« On va aller voler une pharmacie grâce à ton jolie petit don beauté. On a bien mérité quelques soins au vue de cette soirée… Oh fait, il est un peu tard pour les présentations mais je m’appelle Gallen. »

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