Partagez | 
 

 Qui es-tu réellement ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar

MessageSujet: Qui es-tu réellement ?   Dim 4 Oct - 15:19


Qui es-tu réellement ?


Nathaniel et Emma
Je sors de la douche, une serviette nouée autour de mon corps et une autre dans mes cheveux. Contrairement à la plupart des Strigoïs, je suis assez pudique et il serait hors de question que quiconque me voit nue. Certes, je pense que personne ne s’aviserait d’entrer dans ma chambre sans frapper, la dernière personne ayant essayé s’étant retrouvé avec mon poing dans la figure et étant passé par-dessus l’escalier. Mais tout de même, on ne sait jamais.

Je me dirige vers mon dressing afin de choisir une robe. Ce soir, pas de jean ou de tenue habituelle, car je ne vais pas chasser, mais j’ai un rendez-vous. Quoi, vous doutez que cela soit possible ? Je ne suis pas qu’une brute sanguinaire… Enfin si mais passons. Ce soir, je suis attendue dans le restaurant le plus prisé de la ville afin d’y retrouver l’un des plus anciens Strigoïs de Missoula. Si vous cherchez encore le lien que tout cela peut avoir avec moi, je vais tout de suite vous éclairer, il ne s’agit là que d’un rendez-vous d’affaires, mais pas n’importe lequel, d’où le fait qu’il aura lieu dans le plus grand secret et dans une salle du restaurant privatisée par le Strigoï. La raison de cette rencontre ? Il se trouve que depuis quelques semaines, l’existence d’une liste sur laquelle se trouveraient inscrits les Strigoïs les plus meurtriers de la ville est devenue ma nouvelle obsession. Si une telle liste existe et que nos noms y figurent, cela signifie que certains de nos ennemis ont sans doute eu le temps de bien nous étudier. Je veux savoir qui est à l’origine de cette liste et y mettre un terme, et surtout, je veux savoir si cela ne concerne que les Dhampirs ou si d’autres personnes y sont mêlées. Ne jamais sous-estimer une menace, quelle qu’elle soit, c’est ce que mon expérience m’a appris. C’est pourquoi ce soir j’ai l’intention de proposer une alliance avec une personne qui connaît tous les secrets de cette ville et qui pourra m’aider à trouver les réponses aux questions que je cherche.

Je choisis une robe sans manches dans les tons sombres parsemée de petits motifs blancs, avec un beau décollé et m’arrivant au niveau des genoux. J’assortis le tout avec un collier simple, et une paire d’escarpins noirs, puis j’attache une partie de mes cheveux, laissant le reste retomber le long de mon dos. Une fois prête, je quitte le château des Strigoïs en ayant pris soin au passage de couper la langue de l’un d’entre eux ayant osé me siffler en me prenant pour l’une de ses poulettes. Pour ceux d’entre vous qui ne l’auraient pas encore compris, j’ai un peu de mal avec les compliments.

Je me rends vers le quartier Centre où je finis par arriver devant le restaurant en question. J’entre dans un hall immense recouvert de lustres en diamants. Je constate que le Strigoï ne s’est pas moqué de moi. Mais tout ce luxe est encore bien loin de ressembler à celui des cours prestigieuses des rois des années passées. Cela parvient tout de même à me renvoyer à quelques-uns de ces souvenirs agréables dont je ne tarirai jamais d’éloges. Une personne vient à ma rencontre et me demande à quelle table je suis attendue. Le restaurant est bondé,  les réservations doivent sans doute habituellement être prises des mois à l’avance. Je lui donne le nom du Strigoï et elle m’invite à la suivre à travers un escalier menant à un couloir privé qui visiblement n’est pas souvent emprunté étant donné que nous étions les seuls à nous y trouver. La personne s’arrête au bout du couloir et m’invite à y emprunter la porte, tandis qu’elle retourne à l’accueil pour retrouver ses autres clients. Curieuse, je pousse la porte pour me retrouver dans un salon splendide avec vue sur toute la ville. Une autre porte se trouve à l’autre bout. J’en conclus que c’est là que m’attend sans doute le Strigoï. Je finis donc par m’y diriger, mais au moment d’ouvrir la porte, je me fige sur place face à la scène qui se déroule devant moi.

J’aperçois le Strigoï avec lequel je devais avoir rendez-vous… mort. Au-dessus de lui, un autre homme est en train de prendre une photo de sa dépouille avec son téléphone. Je plaque une main contre ma bouche pour retenir un cri de surprise en le reconnaissant.


- Toi...

---- flashback ----

Mexico : 2010

Il y a cinq ans, je venais faire un tour au Mexique afin d’y découvrir ses saveurs… humaines bien entendu. Les soirées étaient très réputées, beaucoup de gens étaient de sortie, mais la chaleur des journées m’épuisait donc je ne pensais pas m’y attarder très longtemps. Je me trouvais un soir dans un bar à déguster de délicieux caïpirinha, l’un des cocktails fétiches du Mexique fait à base de cachaça. Je dois bien avouer que j’ai une petite préférence pour le rhum car il est plus raffiné, mais la cachaça est différente et a quelque chose d’un peu plus… sauvage. Quoi qu’il en soit, je m’apprêtais bientôt à passer véritablement à table et dévorer toutes les personnes avec qui je trinquais, lorsqu’une autre personne s’était jointe à nous. Un Strigoï, du nom de Nathaniel. Nous avons tous deux finis par engager la conversation, jusqu’au lever du jour suivant à mon grand étonnement. Peut-être était-ce dû à tous les caïpirinha que j’avais ingurgités ce soir-là… mais je m’aperçus assez rapidement que ce n’était pas le cas, car je l’ai revu, à plusieurs reprises.

Parallèlement à cela, un autre Strigoï avait également tenté de m’aborder, sans grand succès. Je n’étais pas du genre à me faire des amis, encore moins à me confier à quelqu’un qui voulait en savoir plus sur moi sans raison apparente. Etrangement, le Strigoï insista, ce qui eut pour effet de me rendre plus méfiante, comme à mon habitude. J’ai commencé à m’interroger à son sujet, et j’ai finalement décidé d’entrer dans son jeu, afin d’être sûre de mes soupçons. Un soir, alors qu’il était venu me retrouver parce que nous logions dans le même hôtel, je lui proposai de me rejoindre dans ma chambre, et lorsqu’il arriva, il découvrit une belle brochette d’humains. Il n’avait plus qu’à passer à table. Je ne l’avais encore jamais vu se nourrir en ma présence, mais la brève hésitation qu’il marqua avant de se diriger vers les humains pour les vider de son sang suffit à me faire comprendre que quelque chose n’allait pas. J’allais donc mener mon enquête.

De son côté, Nathaniel faisait son apparition de temps à autres. J’avoue que sa présence m’intriguait. Sa personnalité avait quelque chose qui donnait envie d’en savoir davantage. Et il faut bien reconnaître que les quelques personnes qui étaient parvenues à me faire décrocher un sourire sincère étaient plutôt rares. Je l’appréciais, je ne vais pas vous mentir, je me suis même surprise à lui faire quelques confidences. Un homme avec qui j’étais capable de m’entendre en dehors des deux seuls que j’avais connus, j’en étais plutôt heureuse. Mais étrangement, quelque chose me gênait… j’avais la nette impression d’être surveillée depuis quelques temps, et je commençais à me sentir un peu moins à l’aise au Mexique, car mon intuition me trompe rarement. Il allait sans doute être temps pour moi de partir… Mais je décidai de rester encore quelques jours de plus, sans doute parce que j’appréciais le lien d’une nouvelle amitié qui naissait avec Nathaniel… mais j’allais bientôt découvrir que je me fourvoyais sur cette amitié en devenir.

Un soir, alors que le deuxième Strigoï s’en était allé peu de temps après m’avoir croisé, je l’ai suivi discrètement. Il ne se rendit pas à son hôtel comme il l’avait indiqué quelques instants plus tôt, mais s’était dirigé vers un appartement un peu plus loin de la ville. En m’approchant, je l’aperçus à ma grande surprise par une fenêtre en pleine conversation avec… Nathaniel. Je savais que quelque chose se tramait depuis quelques temps, mais je n’avais pas imaginé que le seul Strigoï à qui j’accordais quelque peu d’intérêt en ferait également partie. La colère me gagna, et je repartis aussitôt à l’hôtel où je logeais, attrapant mon téléphone et appelant le deuxième Strigoï pour lui proposer de me retrouver dès que possible car j’avais quelque chose à lui montrer. Lorsqu’il arriva, il fut accueilli par une grande décharge électrique via l’un des câbles de l’hôtel que j’avais arraché, et je le plaquai contre un mur.


- Pour qui tu travailles ?

Le Strigoï à moitié sonné tenta de feindre qu’il ne voyait pas de quoi je voulais parler.

- PARLES !

Il commença à bégayer quelques mots et tenta d’activer discrètement un signal de détresse sur son téléphone en appuyant sur un bouton. Un sourire malsain apparut sur mes lèvres tandis que je plongeai ma main dans son torse et arrachai violemment son cœur de sa poitrine, le jetant sur le sol. Je savais qu’il avait activé son signal et que je n’avais pas beaucoup de temps, j’ai donc commencé par le fouiller afin d’essayer de découvrir quelques indices et commencé à regarder un peu son téléphone, mais Nathaniel finit par faire son apparition dans le hall d’entrée de l’hôtel, visiblement très surpris de la scène qui se déroulait sous ses yeux. Je lui lançai un regard meurtrier et m’avançai vers lui, l’attrapant à la gorge. Je devrais le tuer sur place… il sait que j’en suis parfaitement capable et que c’est probablement ce que je vais faire, mais ce jour-là je n’y suis pas parvenue... peut-être parce que la déception fut trop grande. Je nouais si rarement des amitiés que je savais que lorsque cela arrivait, elles étaient sincères. Je m’étais pourtant trompée, ce que je ne parvenais pas à comprendre. Je parvenais même à lire un certain regret dans ses yeux, que j’eus du mal à comprendre. Finalement, je finis par le relâcher au dernier moment et je me suis éclipsée, quittant Mexico comme j’aurais dû le faire il y a déjà plusieurs semaines de cela. Je ne revis jamais Nathaniel, jusqu’à aujourd’hui…

--- fin du flashback ---

Je referme la porte derrière moi, bien décidée à éclaircir tout cela. Cette fois, personne n’ira nulle part. Il ne fait aucun doute que Nathaniel a tué le Strigoï que je devais retrouver ce soir, et la photo prise avec son téléphone ne fait que le confirmer. Le Strigoï était forcément sur la liste dont j’ai récemment entendu parler… une liste sur laquelle j’ai l’impression que Nathaniel n’est peut-être pas étranger puisqu’il semble la vider au fur et à mesure. Je m’avance vers lui et le plaque violemment contre un mur.

- Qu’as-tu à voir dans tout ça ? Pourquoi l’as-tu éliminé et pour qui as-tu pris cette photo ? Tu as tué l’un des nôtres ! C’est également ce que tu voulais faire avec moi au Mexique n’est-ce pas ? Tu as intérêt à me dire la vérité si tu ne tiens pas à finir comme lui.

Je lui lance un regard noir. Les souvenirs du Mexique remontent à la surface parmi tous ceux mis de côté. Je sais que j’aurais dû le tuer et que je devrais également le faire aujourd’hui. Mais encore une fois… pourrais-je réellement m’y résoudre ? Il vient d’éliminer l’un des plus vieux Strigoïs de la ville, j’en ai conscience. Je sais que je ne devrais pas le sous-estimer...

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Qui es-tu réellement ?   Dim 4 Oct - 22:51

Qui es-tu réellement ?
Emma et Nathaniel



La liste ne cesse d’augmenter et de diminuer, certains noms se retrouvent rayés après mon passage tandis que d’autres apparaissent. Il y a encore des nouveaux arrivants en ville, de nouvelles têtes à abattre. J’ignore quand cette liste cessera de bouger, mais peut-être qu’entendre parler de ces meurtres dissuadera les strigoïs de venir ici, en attendant je continue d’exécuter les ordres et d’exécuter des vies. Nouveau nom, un certain William Brown, vieux strigoï ayant dépassé les six cent ans, est un grand passionné des corps féminins et a peur du vide. Cela fait maintenant plusieurs jours que je le traque, que je me fais passer pour son ami, il semble avoir céder face à mon charme et n’a pas la moindre suspicion à mon sujet. Les strgioïs ne se méfient-ils donc jamais les uns des autres ? Tous des frères. Je ne suis pas l’un de vos frères, je suis un traître, je suis votre Judas et je vous mènerai tous jusqu’à la mort, et toi William, tu seras le prochain à y passer.

Il est temps d’agir maintenant, je ne peux pas me permettre de le laisser manigancer des plans diaboliques avec je ne sais quel strigoï alors que le tuer est à ma portée. Je filtre ses appels téléphoniques et courriers, il a rendez-vous avec une femme dans un restaurant du quartier centre, il ne me reste plus qu’à l’intercepter avant que cette femme n’arrive sur les lieux. Je note donc l’heure et l’adresse puis arrive quelques minutes avant au point de rendez-vous pour faire mes repérages. Je contrains le responsable du restaurant à me donner l’emplacement exact du rendez-vous puis le laisse retourner à ses occupations en lui retirant bien évidemment ses souvenirs de ma venue. J’analyse correctement les lieux, fais mes calculs et me voilà disparus dans la pénombre, attendant que ma proie arrive. J’aime lorsque mes victimes sont dans les temps, c’est un détail très important dans mes interventions. William arrive à l’heure et se fait conduire à sa table avant de lui laisser son intimité en attendant l’arrivée de son invitée. J’en profite pour faire mon entrée, poussant les portes de la pièce pour me diriger vers lui. Le strigoï relève son visage vers moi, étonné, intrigué et je m’arrête derrière lui, plongeant mon regard vers le paysage situé derrière cette grande fenêtre que j’ai pris grand soin d’ouvrir alors qu’il me demande de lui expliquer la raison de ma venue ici.

- Il y a quelque chose que je dois te montrer vieux frère, regarde ce symbole en haut du grand bâtiment, le vois-tu ? C’est très important que tu l’observes.

Il tombe dans le piège, peut-être à cause de mon ton grave. Il se penche légèrement, toujours avec précaution pour essayer d’entrevoir ce fameux symbole inexistant. Penche-toi un peu plus William, voilà, parfait. Je le pousse en avant, basculant à moitié son corps dans le vide mais le retenant d’une main. Il hurle, je me demande parfois pourquoi est-ce que les strigoïs conservent les peurs de leur vie d’humain. Il dépend de moi, vais-je le rattraper ou le laisser chuter ? La chute ne le tuerait pas et j’ai besoin de l’avoir sous la main pour envoyer une preuve de sa mort. De ma main disponible, j’attrape une seringue et la lui plante dans le coup, un produit à base d’argent mélangé à un somnifère. Il est temps de dormir mon frère, ferme les yeux et envole toi vers le paradis ou bien l’enfer, peu importe, l’important est que tu ne résides plus sur Terre.

Il se calme doucement entre mes mains et je le remonte enfin, allongeant son corps au sol, il ne me reste plus qu’à l’achever maintenant. J’enfile un gant avant de me saisir d’un pieu en argent et je ne cligne même pas des yeux au moment où je lui arrache la vie. C’était toi ou des centaines d’humains William, le choix était vite fait. Je laisse le pieu sur son cadavre, attrape mon portable et prend son corps sans vie en photo avant d’envoyer l’image à mes supérieurs puis supprimer le tout afin qu’il n’y ait aucune trace. Au même moment une voix féminine m’interpelle et je regrette de ne pas l’avoir repéré avant. J’aurais dû la sentir venir. Je me retourne vers cette voix et je reste immobile lorsque mon regard se pose sur elle, Emma Spencer. Evidemment il fallait que ce soit elle l’invitée de William, il n’aurait pas pu me faire meilleur cadeau d’adieu. J’aurais préféré que mes retrouvailles avec la strigoï se déroulent dans d’autres conditions, mais de toute façon elle sait déjà que je suis un traître, elle ignore seulement pour qui je travaille.

- Emma.

Est-ce un plaisir de te revoir ? Tout dépend de la tournure que prendront les choses. Tu refermes la porte derrière toi, cela ne me dit rien qui vaille alors je reste d’autant plus sur mes gardes. D’une seconde à l’autre je me retrouve plaqué contre le mur du restaurant mais je ne cherche pas à me défaire de sa prise, pas tout de suite en tous cas, d’abord j’attends d’écouter ce qu’elle a à me dire. Des questions Emma, il y en a toujours des tas à résoudre dans notre univers. Qui suis-je ? Qui es-tu ? Tu me menaces de parler mais j’ai été entraîné pour résister aux tortures. Tues-moi Emma, mais tu n’obtiendras pas la moindre information de ma bouche.

- Normalement on demande comment vas-tu et qu'es-tu devenu depuis le temps... Mais j’imagine que tu n’as pas de temps à perdre avec toutes ces formalités.

Dommage, les formalités font justement parties de mon monde. Je me dégage de ta prise sans chercher à inverser la situation ni même à t’attaquer. Tu n’étais pas ma cible d’aujourd’hui Emma, alors gardons cette bataille pour plus tard. Je tire légèrement le col de ma chemise pour le remettre bien en place puis je fais quelques pas devant toi, sous ton regard inquisiteur, ou peut-être est-ce un regard meurtrier, je ne préfère pas trop le savoir.

- J’étais effectivement censé te tuer au Mexique. Je ne l’ai pas fait mais tu ne l’as pas fait non plus. As-tu l’intention de te rattraper aujourd’hui ?

Tu n’as pas été capable de me tuer ce soir-là, le seras-tu aujourd’hui ? Je ne sais pas, j’en doute, nous le verrons bien après tout. Etre militaire est un métier à haut risque, je l’ai toujours su et j’ai accepté depuis longtemps l’idée de mourir en défendant ma cause. Et toi Emma, es-tu prête à mourir ? Car je ne te laisserais pas me tuer sans chercher à me battre. Toi ou moi ? Est-ce que ce combat est vraiment nécessaire ce soir ? Nous le saurons bien vite.

- J’aimerais autant le savoir car je n’ai pas l’intention de parler.

code par slana
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Qui es-tu réellement ?   Jeu 8 Oct - 22:20


Qui es-tu réellement ?


Nathaniel et Emma
Je sens bien qu’il est également surpris de me retrouver ici. En même temps, c’est tout à fait normal, je ne suis pas du genre à sortir dîner et à me vêtir de cette façon en temps normal. Peux-tu seulement imaginer que la raison de ma présence ici pourrait bien avoir quelque chose à voir avec toi ? Une fois encore, je ne me doutais pas qu’en poursuivant mon enquête, je tomberai de nouveau sur toi. Cela fait déjà deux fois que ton implication dans des affaires sombres et secrètes me surprend. Qui es-tu donc réellement ? Et pourquoi cherches-tu à nous tuer ?

Lorsqu’il commence à me parler des formalités habituelles, j’ai envie de rire jaune. Pourquoi donc prendrais-je le temps de saluer ou de demander des nouvelles de quelqu’un qui cherche à me tuer ? Je ne le fais déjà même pas pour mes proches, mais je prends tout de même le temps de lui répondre de manière cinglante.


- Normalement quand on prétend être l’ami de quelqu’un, on ne cherche pas à le poignarder dans le dos. Mais ça explique peut-être comment tu arrives à te fourvoyer parmi les nôtres.

Je lance cette remarque dans l’unique but de le piquer au vif et de le provoquer, afin de lui rappeler qu’il m’a trahie et qu’il a de la chance d’être encore en vie. Il m’avoue alors qu’il était bien censé me tuer au Mexique lorsque nous nous sommes rencontrés. Malheureusement… il n’en aura pas eu le temps. Et bien que cela m’ennuie de le reconnaître, avec toute la méfiance dont je fais preuve en tant normal, je n’aurais sans doute pas vu le coup venir si l’autre Strigoï qui l’accompagnait n’avait pas éveillé mes soupçons. Lorsqu’il se défait de mon emprise et me demande si j’ai l’intention de me rattraper aujourd’hui et de le tuer, je rassemble toute ma fierté et le regarde de haut.

- La seule raison pour laquelle je ne t’ai pas tué à l’époque c’est parce que tu as remarquablement bien joué. Tu as été le premier à me berner, tu aurais dû profiter de cette chance pour ne jamais tenter de recroiser ma route.

Il me dit ouvertement qu’il n’a pas l’intention de parler. C’est ce qu’ils disent tous au début… Pourtant, il a l’air bien sûr de lui. Je commence à l’observer attentivement. C’est vraiment surprenant, son regard est identique à celui des Dhampirs, prêts à mourir pour défendre leur cause. La tienne vaut-elle donc à ce point le coup que tu te battes pour elle jusqu’à la mort ? Qu’est-ce qui justifierait que tu veuilles nous éliminer ? Tu es pourtant l’un des nôtres. Cette question me taraude. Si je le tue, je ne connaitrai jamais la réponse. Je finis par me calmer et prends une profonde inspiration, avant de finalement tendre l’un de mes bras en direction d’un grand canapé pour l’inviter à s’y asseoir.

- Soit. Je ne te tuerai pas aujourd’hui. Discutons plutôt.

Lorsqu’un danger me menace, je prends toutes les dispositions nécessaires afin de faire en sorte qu’il ne me pose plus de problème. Je sais être patiente aussi longtemps que nécessaire. Nathaniel aurait sans doute pu tenter sa chance pour me tuer à l’époque où nous nous sommes rencontrés, mais il sait que cela sera maintenant difficile étant donné qu’il a perdu ma confiance et que je me méfie de lui. Je pars m’asseoir sur le canapé et me remets à l’observer avant de prendre la parole.

- Sache que peu importe ce que tu ne me dis pas, je finirai par le découvrir par mes propres moyens. Je suis au courant pour la liste. Les informations qu’il me manque finiront par arriver tôt ou tard.

Je ne manque pas de l’observer du coin de l’œil lorsque je mentionne la "liste". J’ai tenté un coup de poker afin d’être sûre d’être sur la bonne piste. Il n’a peut-être rien à voir avec cette liste, mais sa réaction confirmera mes soupçons. Le moindre haussement de sourcil, un air étonné ou une absence de réponse les confirmera. Me dire ouvertement qu’il n’a rien à voir avec cette liste ? Je saurai si c’est la vérité en entendant les battements de son cœur. Mais plus j’y pense, plus cela me parait plausible. Pourquoi sinon avoir éliminé l’un des Strigoïs les plus influents de la ville sinon ? Mais surtout, pourquoi l’avoir pris en photo… Je ne pense pas qu’il soit du genre à exposer des clichés de ses victimes chez lui, mais je le saurai très vite.

Je décide de changer de sujet… Plus ou moins en partie. J’ai d’autres questions en tête, dont une en particulier qui fait que je m’interroge sur tes réelles motivations à poursuivre la tâche que tu mènes.

- J’aimerais savoir une chose. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour agir au Mexique ? Tu aurais pu tenter de m’éliminer dès le jour où tu as su que je te faisais confiance.

J’accorde si rarement ma confiance aux gens que le jour où cela arrive, la personne concernée n’en doute pas. Ma question est implicite, ce que je veux savoir en réalité, c’est si la relation que nous avions partagée au Mexique signifiait malgré tout quelque chose pour toi, ou si ce n’était qu’une simple stratégie dans le but de te rapprocher de moi afin de m’éliminer au bon moment.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Qui es-tu réellement ?   Mer 21 Oct - 0:54

Qui es-tu réellement ?
Emma et Nathaniel



Jouer les espions, le rôle de ma vie, mais un rôle dangereux qui pourrait mener à ma perte. Peut-être que ma vie prendra fin aujourd’hui, dans ce restaurant, achevé par la belle et ravageante Emma Spencer. Si c’est le cas alors j’accepte mon sort, mais fais-le en me regardant droit dans les yeux Emma, je n’ai pas envie d’être tué lâchement. Je mérite probablement une mort de traître à tes yeux, je suis un traître, mais pas un lâche. Si je dois me battre pour ma survie alors tu as devant toi un adversaire digne de ce nom, je ne compte pas mourir et j’ai encore moins l’intention de te laisser me tuer. Que comptes-tu faire de moi au juste ? Penses-tu être capable de m’arrêter ? Pour ça il te faudra me tuer et je doute que tu en sois capable, tu ne l’as pas été il y a quelques années alors je ne pense pas que les choses changeront aujourd’hui, ou alors je suis un peu trop confiant. Nous le verrons bien.

Bien répondu Emma, tu as raison, je t’ai poignardé dans le dos mais crois-moi tu t’en es plutôt bien sortie contrairement à d’autres. J’aurais pu te tuer, j’aurais probablement dû mais je ne l’ai pas fait, tout comme tu m’as épargné toi aussi. Tu as raison, je mens à ton espèce, notre espèce. Je m’insère dans vos rangs, je gagne votre confiance et une fois que j’ai récolté tout ce qu’il me faut, une fois que je suis assez proche, je n’ai plus qu’à appuyer sur la détente et tout est fini. Je ne suis pas ton ami. Je ne suis pas l’ami des strigoïs, je ne l’ai jamais été. Cette apparence, cette race qui est devenue la mienne, ce n’est rien de plus qu’une couverture trop réaliste pour vous appâter et vous tromper. Tu n’as pas été épargné par toute cette mascarade, tu en étais même la cible principale et pourtant tu ne m’as pas tué quand tu en as eu l’occasion. Ne viens pas me faire croire que tu m’as épargné simplement pour mes bons talents d’acteurs, j’ai bien joué à l’époque comme tu dis, je continuerais de bien jouer aujourd’hui.

- Si tu veux tellement te venger ma douce Emma, qu’attends-tu au juste ?

Tu veux d’abord me faire parler ? C’est peine perdue, tu n’obtiendras rien de moi et au fond je suis sûr que tu le sais. Je fais exprès de t’appeler douce Emma pour te provoquer, pour te remémorer quelques vieux souvenirs. Tu n’aimais pas que je t’appelle comme ça à l’époque, il faut dire que tu n’as jamais rien eu de doux, mais j’aimais employer ce terme juste pour te taquiner et ça fonctionnait à tous les coups. Sauf que je doute que tu le prennes si bien qu’à l’époque désormais. Que faisons-nous maintenant ? Tu vois bien que je ne dirais rien, je ne dis jamais rien. En général je réponds à des questions par d’autres questions. Lorsque tu veux des réponses, je te fournis encore plus de questions. Lorsque tu veux des indices, je te fournis encore plus d’éléments suspects. A toi de démêler le vrai du faux, de tirer tout ce que tu peux parmi tous les mensonges que je pourrais bien t’offrir. Mentir Emma, c’est mon boulot, alors ce n’est pas toi qui risque de m’apprendre comment faire.

Contre toute attente, tu finis par te calmer et m’invite à m’asseoir sur un canapé pour discuter. Est-ce réellement une conversation que tu souhaites ? Soit, je veux bien l’accepter, mais lorsque tu dis ne pas me tuer aujourd’hui, permets-moi d’avoir tout de même quelques doutes quant à la véracité de tes paroles. Je te regarde prendre place sur le canapé sans pour autant bouger de ma place. J’apprécie ta compagnie douce Emma, mais je préfère avoir le temps de réagir si tu décides de tenter quoi que ce soit contre moi. Je m’adosse donc au meuble derrière moi tout en continuant de te fixer. Tu sembles avoir beaucoup d’interrogations, laisse-moi t’aider à en avoir encore plus. Tu sembles être sûre de toi, sûre de pouvoir trouver tous les secrets auxquels je suis lié. Ainsi donc tu es au courant pour la liste ? Dans ce cas tu devrais savoir que ton nom figure dedans, non ? Oh non tu ne le sais pas, car dans le cas contraire tu ne te contenterais pas simplement de discuter avec moi en sachant que ton propre nom fait partie d’une liste de cibles à abattre. Je ne peux donc m’empêcher d’esquisser un sourire lorsque tu évoques cette liste.

- Une liste, hein ? Et quel genre de listes ? Une liste de courses ? Une liste de nombres ? Une liste de noms peut-être ? Dis m’en un peu plus Emma, car j’ai l’étrange impression que tu cours après quelque chose qui t’échappe.

A quoi t’attendais-tu ? A ce que je te donne plus d’informations pour compléter le peu que tu as déjà ? Prêcher le faux pour savoir le vrai, tu te serais bien entendu avec le général pour qui je travaille, lui aussi adore ce genre de méthodes, simple et efficace. Sauf qu’une fois encore tu t’es trompée d’adversaire. Je resterais impassible devant chaque propos que tu pourras avancer au sujet de cette liste. Je ne te dirais rien à ce sujet, pas même sous la menace, mais si tu as envie de continuer de parler, alors continuons de parler, je suis curieux de découvrir vers quoi va finalement aboutir cette conversation. Sauf que tu décides de changer de sujet, ce n’est peut-être pas plus mal, tu as compris que tu n’en saurais pas plus sur cette liste. Ainsi donc tu souhaites savoir pourquoi je n’ai pas tenté de te tuer. A quoi bon poser cette question maintenant que tu n’es pas sûre de pouvoir me faire confiance ? Je pourrais te mentir tout comme te dire la vérité, finalement tu ne le saurais pas et tu continuerais de t’interroger.

- Peut-être que j’attendais seulement le bon moment. Peut-être que je n’en avais plus envie. Ou peut-être encore que je voulais simplement faire durer le plaisir un peu plus longtemps. Laquelle de ces réponses te satisferaient le plus Emma ? Est-ce qu’au moins tu croirais en l’une d’entre elles ?

Je finis par quitter ma place pour me rapprocher d’elle, m’arrêtant finalement à quelques centimètres de la strigoï. Regarde-moi dans les yeux Emma, regarde cet homme que tu as devant toi, il est à la fois ton meilleur allié et ton pire ennemi. Qui vais-je devenir ce soir ? Celui qui te traquera ou celui qui te laissera la vie sauve ? Il y a toujours eu cette question avec toi, une que je n’ai jamais eu avec personne d’autre, une que je ne devrais pas avoir. J’aurais dû suivre les ordres et me contenter de te tuer dès que j’en avais eu l’occasion et je l’ai eu à plusieurs reprises, sauf que j’ai volontairement fait durer la mission, bien trop longtemps pour que notre couverture tienne et tu as fini par le découvrir. Tu en auras mis du temps. Je m’accroupis devant toi, mes mains posées contre tes genoux, je ne te lâche toujours pas des yeux.

- Ne t’aventures pas vers ce terrain-là Emma, tu risques de perdre plus que tu ne gagneras et il arrivera un moment où je ne pourrais plus me contenter d’être neutre.

code par slana
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Qui es-tu réellement ?   Mer 28 Oct - 17:58


Qui es-tu réellement ?


Nathaniel et Emma
Mon regard s’enflamme lorsque Nathaniel se met à m’appeler « douce Emma ». Au même instant, un couteau vient se planter contre un mur à quelques millimètres de son visage.

- N’abuse pas de ta chance Nathaniel... le prochain finira entre tes deux yeux si tu continues de m’appeler ainsi.

Douce... je sais pertinemment que je ne le suis pas, et il sait très bien que je n’aimais déjà pas qu’il m’attribue ce surnom à l’époque. Mais c’était sa façon à lui de m’embêter, ce qui ne me dérangeait pas trop à ce moment là à vrai dire, mais ce genre de familiarités me parait quelque peu compromis et révolu aujourd’hui. Pour l’instant, nous n’avons plus l’air de partager la moindre complicité d’autrefois. Existe-t-elle toujours ? Je commence à avoir des doutes, d’autant plus lorsque je constate qu’il répond à mes questions par d’autres questions.

J’esquisse un petit sourire amusé en constatant qu’il préfère rester debout plutôt que de me rejoindre sur le canapé. Aurait-il quelques doutes quand à mes motivations de ce soir lorsque je lui dis que je tiens simplement à discuter ? Il est donc aussi méfiant que moi. Je me demande vraiment ce que va donner la suite de notre conversation. Et finalement... je commence à en avoir un rapide aperçu lorsque je lui parle de la liste. Je le vois sourire et me demander de quel genre de listes je parle. Des courses, des nombres... des noms. Il semble prendre plaisir à jouer de la situation et à se moquer, croyant sans doute que j’ignore de quoi je parle et qu’il ne fait que me frustrer davantage. Merci Nathaniel, tu viens malgré toi de répondre à la première de mes questions, mais je n’en fais rien savoir pour le moment et reste impassible, observant ton jeu et ton aisance à me mentir. Parmi toutes les nombreuses questions que tu me forces à me poser ce soir, j’aurais au moins la satisfaction de repartir avec la certitude que tu n’es pas étranger à cette liste.

Lorsque j’aborde le sujet de notre rencontre, encore une fois je ne me retrouve qu’avec d’autres questions... Ainsi, même lorsque je change de sujet et que j’essaie d’aborder une conversation un peu plus personnelle, tu refuses de me répondre sincèrement, pourquoi ? Notre rencontre n'était-elle également qu’un jeu pour toi ? Si c’est le cas, tes réactions sont pourtant étranges. Une fois encore, tu me proposes trois hypothèses de réponses, comme avec la liste. Et puisque j’ai pu constater que la bonne réponse se trouvait à l’intérieur de l’une des trois questions tout à l’heure, j’en conclus qu’une fois encore, la vérité doit bien se cacher quelque part parmi tes réponses, reste à savoir laquelle. Je peux déjà rayer la première hypothèse. « Le bon moment », tu l’as eu à maintes reprises lorsque nous étions au Mexique, et pourtant tu n’as rien fait. Est-ce que tu ne souhaitais vraiment plus me tuer, ou tu voulais réellement faire durer davantage le plaisir de me savoir en confiance avec toi. Pour l’instant, je n’ai aucun moyen de savoir quelle réponse est la bonne, mais oui, je reste persuadée que l’une des deux est vraie... Reste à savoir si je dois considérer Nathaniel comme un allié caché ou comme mon pire ennemi...


Finalement, c’est au moment où il comprend que je n’ai pas l’intention de laisser tomber mon enquête jusqu’à découvrir ce qu’il me cache, qu’il se rapproche de moi, afin de m’adresser une phrase qui finit définitivement par faire pencher la balance sur mes hésitations.

- Ne t’aventures pas vers ce terrain-là Emma, tu risques de perdre plus que tu ne gagneras et il arrivera un moment où je ne pourrais plus me contenter d’être neutre.

Est-ce une mise en garde voilée derrière cette menace ? Je ne le quitte pas du regard. Je suis sûre que ça l’est, sinon pourquoi n’essaierait-il pas de me tuer tout de suite ? Pour la première fois depuis le début de cette soirée, j’ai l’impression qu’il me parle enfin comme il voudrait le faire. Mais pourquoi refuses-tu de me dire vraiment ce qu’il en est ? Pour qui est-ce que tu travailles ? Je sais que je ne t’ai pas fait confiance pour rien par le passé, et je suis presque sûre que quelque part il en est encore de même aujourd’hui. Je me trompe rarement à ce sujet, et je sais que je n’ai pas pu me tromper à ce point avec toi. Il y a des choses que tu n’aurais jamais pu me confier par le passé autrement. Il est à présent temps pour moi de réagir face à tout cela. J’esquisse un sourire du coin des lèvres tandis qu’il reste juste devant moi, son visage tout près du mien, et je finis par murmurer une phrase que je suis sûre il comprendra parfaitement.

- Je sais parfaitement où je mets les pieds Nathaniel. Pourquoi penses-tu que je me serais retrouvée ici ce soir sinon ?

Je n’en dis pas davantage à ce sujet pour l’instant, le laissant mijoter à son tour et faire le rapprochement ou pas avec la liste. Ne pense pas que je cours après une chimère. Je sais plus de choses que tu ne l’imagines, même s’il me manque encore beaucoup de détails avant de mettre enfin la main sur toute la vérité. Mais si tu veux savoir ce que je sais, il faudra que ce soit donnant-donnant. En attendant, j’en ai marre de ce petit jeu entre nous. Je veux savoir si tu mérites que je me batte pour découvrir pourquoi tu agis comme ça, ou si tu n’es qu’un salaud qui ne veut rien de plus que tous nous éliminer sans le moindre état d’âme. Je me relève, faisant face à Nathaniel, et retire le dernier poignard de ma poche que je mets dans sa main et que je viens placer à hauteur de ma gorge.

- Je commets peut-être des erreurs Nathaniel, mais il y a certaines convictions que je pense justes. Je suis fatiguée de ces mensonges entre nous. Si je ne t’ai pas tué au Mexique, je pense que c’était pour la même raison que toi. Je t’ai considéré comme un ami, ce que je fais très rarement à vrai dire… trop pour m’être trompée à ton sujet. Et si je ne te tue pas aujourd’hui encore alors que je sais pertinemment que mon nom se trouve en haut de ta liste tout comme celui du Strigoï que tu viens d’abattre, c’est toujours pour la même raison. Mais je surestime peut-être cette amitié après-tout...

Je rapproche le couteau de ma gorge, si près que quelques gouttes de sang commencent à perler. Mon regard se plonge dans le sien.

- Vas-y... tue-moi et regarde moi dans les yeux afin de me montrer à quel point j’avais tort. Tu sais que tu n’auras plus jamais cette opportunité car je suis beaucoup plus âgée que toi et je pourrais te tuer à n’importe quel moment. Si tu dois me rayer de ta liste fais-le maintenant, sinon cesse de prétendre que tu es mon ennemi.

Il est temps de savoir qui tu es réellement Nathaniel. Tu ne veux peut-être rien me révéler sur ce que tu fais, mais ça je le trouverai toute seule. Ce que je veux savoir, c’est si tu mérites que je me batte pour toi. Quelque chose ne colle pas dans tes actes. Tu tues les Strigoïs pour une raison que j’ignore et je compte bien découvrir laquelle. En attendant, je veux savoir si je peux réellement te compter parmi mes rares amis. Notre relation était particulière, elle l’est peut-être toujours aujourd’hui, mais elle comptait à mes yeux. Je vais peut-être perdre la vie sur cette simple intuition ce soir, mais avoir la confiance et l’amitié de quelqu’un, n’est-ce pas déjà un risque en soi ? Si Lucian était là, il me dirait sans doute que je n’ai aucune notion des choses, parce que je suis trop peu habituée à ce genre de relation. Mais pour que je puisse à nouveau accorder ma confiance à Nathaniel, il n’y a que de cette façon que je pourrai enfin être fixée.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Qui es-tu réellement ?   Ven 30 Oct - 16:36

Qui es-tu réellement ?
Emma et Nathaniel



Traiter avec Emma n’est pas une mince affaire, ça ne l’a jamais été, c’est bien pour cela que j’ai particulièrement apprécié ma mission avec elle, j’aime la difficulté et il faut dire qu’elle levait la barrière assez haute. Ma provocation ne semble pas te plaire, à tel point que tu me menaces de planter une lame entre mes deux yeux plutôt que dans ce mur la prochaine fois. Mon sourire n’a pas quitté mes lèvres pour autant, tu sais bien que j’aime jouer avec toi Emma, ça c’est toujours passé ainsi entre nous. Abuser de ma chance ? Peut-être bien, mais il faut savoir profiter de celle qu’on a après tout. Je ne sais pas lequel de nous deux est le plus chanceux Emma, sais-tu combien de fois j’ai repoussé la mission de ton exécution juste pour te découvrir un peu plus ? Des tas. Mes supérieurs ne comprenaient pas mais je les ai manipulé aussi aisément que je pourrais te manipuler toi. Tu aurais fini encerclée, dans le viseur de mes hommes, une balle en argent et s’en était fini. Tu es rapide, mais le temps que tu les déniches tous de leur cachette, l’un d’entre eux t’aurait eu avant, si ce n’est moi. Pourtant tu es vivante aujourd’hui et c’est l’un de mes partenaires qui a perdu la vie à cause de moi. Mais tu sais quoi Emma ? Au fond je ne le regrette même pas.

Tu pourrais en revanche me le faire regretter aujourd’hui si tu persistes à poursuivre tes recherches sur cette liste. Oublie Emma, cette liste, ce programme, ça va bien au-delà de toi et moi et tu ne voudrais pas connaître la vérité, je ne peux pas te laisser la connaître. Les humains ont toujours été préservés par le secret, si les strigoïs savent que l’humanité peut être au courant de votre existence, que se passera-t-il à ton avis ? Il y aura une guerre entre les espèces. Les tiens voudront abattre mon unité avant qu’ils ne révèlent leur existence et si les miens font pression grâce aux médias, le monde ira mal. Comme je l’ai dit, les choses vont bien au-delà de nous deux. Penses-tu toujours autant savoir où tu mets les pieds ? Détrompe-toi Emma, tu ne sais rien, tu ne connais qu’une information alors qu’il y en a encore des centaines à découvrir derrière.

- Tu penses savoir mais tu es loin de connaître toute la vérité. Et cette vérité peut être dangereuse.

Tu ne peux la connaître. Je ne te laisserais pas faire Emma, je ne peux pas prendre ce risque, pour eux, pour moi et même pour toi. Si la vérité est exposée, on aura tous des problèmes, de gros problèmes et tu ne pourras plus t’en échapper, tu deviendras la cible numéro une à abattre et je ne pourrais plus rien faire pour toi. Abandonne Emma, ou ton entêtement causera ta perte. Je me suis rapproché de toi, j’essaie de te mettre en garde et finalement que tu le prennes comme un conseil ou bien une menace, cela m’importe peu, le plus important pour moi est de t’écarter de cette obsession. Sauf que ta réaction me déstabilise. A quoi joues-tu Emma ? Pourquoi me mettre cette lame dans la main et me laisser une telle possibilité de te tuer ? Je devrais le faire. Je devrais finir ce que j’ai commencé. Je devrais venger l’humanité et ce partenaire que j’ai perdu. Je devrais. Tu dis que tu as cru en cette amitié et me demande de te tuer pour te prouver le contraire, te prouver que tout était faux. Quelques gouttes de sang glissent sur ta peau et tu relâches ma main, me laissant libre d’en finir ou de me retirer.

Je suis revenu pour accomplir ma mission, rayer les noms de cette liste et tu en fais partie Emma, toi et bien d’autres encore. Je devrais probablement commencer par toi, tu es celle dont la survie me procure le plus de risques, tu pourrais tout dire, je devrais te tuer en premier. Toi puis tous les autres, personne n’en saurait rien, ils ne découvriraient pas que je suis derrière tout ça car tu n’auras pas eu le temps de les prévenir. Ma main se resserre sur la lame toujours aussi proche de ton cou. Ce serait facile, je pourrais en avoir fini dans une seconde et tu serais morte en pensant que je ne le ferais peut-être pas, ayant tout juste le temps de prendre conscience à quel point tu as eu tort. Oui je devrais vraiment le faire. Yeux dans les yeux, je ne la laisse pas percevoir la moindre émotion, je veux voir si elle bluff mais on dirait que non, elle n’a pas l’intention de se défendre.

- Je suis ton ennemi Emma.

Et c’est la vérité, au fond c’est ce que je suis, c’est ce que je suis censé être, ou c’est peut-être ce que je me convaincs d’être. Je suis sur le point de le faire, de l’achever, je lâche un grognement de rage pour m’en donner le courage puis finalement j’envoie la lame s’enfoncer dans le mur avec violence. Je ne l’ai pas fait. Je n’en ai pas été capable ce soir, tout comme je n’ai pas pu la dernière fois. Je n’arrive pas à te tuer Emma, je devrais pourtant, je n’aurais plus tous ces problèmes que tu ne cesses de m’accumuler en fouinant. Je ne peux pas avec toi, mais ça ne veut pas dire que je m’arrêterai avec les autres.

- Je ne peux pas te tuer Emma, tout comme je n’ai pas pu au Mexique, mais ça ne s’arrêtera pas à toi et moi. D’autres viendront pour t’avoir et ils n’hésiteront pas à t’éliminer. Je ne peux pas te dire qui, je ne peux pas te dire pourquoi. Le seul conseil que je peux te donner, c’est d’arrêter de chercher. Les réponses que tu pourrais trouver en énerveront beaucoup, ils ne te laisseront pas partir. Abandonne et disparais tant qu'il en est encore temps. Missoula est en train de devenir une véritable zone de guerre, si tu ne veux pas faire partie des cadavres, enfuis-toi.

code par slana
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Qui es-tu réellement ?   Lun 2 Nov - 0:48


Qui es-tu réellement ?


Nathaniel et Emma
Ce soir je me pose toutes sortes de questions concernant Nathaniel. Qui est-il réellement ? Que cherche-t-il vraiment ? Pourquoi tout cela ? Mes interrogations ne cessent d’augmenter au fur et à mesure de ma conversation avec le Strigoï alors que cette soirée m’a pourtant apporté plusieurs éléments de réponse à son sujet. Cette liste, il n’y est pas étranger. Je devrais être satisfaite de cette première découverte, pourtant j’ai l’étrange impression que plus je fais un pas vers son secret, plus je m’enfonce dans quelque chose d’encore plus vaste qui me dépasse complètement. C’est en tous cas ce que le Strigoï cherche à me faire comprendre, mais est-ce la vérité ?

Il essaie de me dire que la découverte de son secret pourrait être dangereuse, mais pense-t-il vraiment que cela m’arrêtera ? Tout ce que je fais n’est que danger Nathaniel. Il n’y a pas un seul jour où je ne remets pas ma vie en jeu, que ce soit en pourchassant les Dhampirs ou en me frottant à d’autres Strigoïs, mais cela fait partie du jeu. Il y a bien longtemps que j’ai accepté l’idée de pouvoir mourir un jour, à n’importe quel moment. La seule chose que j’espère, c’est de pouvoir emporter un maximum de personnes dans ma chute le jour où elle se produira. J’ai passé une grande partie de mon éternité toute seule et j’ai toujours refusé d’engendrer des progénitures afin de n’avoir personne à laisser derrière moi si un jour ma fin devait arriver. Peut-être qu’un jour tout cela finira par changer, mais pour l’instant ce n’est pas le cas.

Il y a néanmoins une chose que j’essaie de changer ces derniers temps, c’est ma façon de percevoir les gens qui m’entourent et tu en fais partie Nathaniel, ou du moins tu en as fait partie. J’ai beaucoup de mal à faire confiance, et il faut dire que tu ne m’aides pas beaucoup avec toutes tes énigmes sous forme de questions. Aussi, je ne vois plus qu’un seul moyen pour mettre fin à tout cela. J’ai posé la lame de mon couteau dans ta main, il ne te reste plus qu’à finir le travail. Je suis une femme qui fonctionne à l’intuition la plupart du temps et je sais que la mienne n’a pas pu me tromper à ton sujet. Si c’est le cas, je ne vois pas comment je pourrais à nouveau faire confiance à qui que ce soit. Or j’ai conscience que ma solitude est en train de me détruire. Alors en tant que grande joueuse, je tente un véritable coup de poker ce soir.

Je reconnais que jusqu’au dernier moment, j’espère avoir eu raison. Je ne quitte pas son regard des yeux et reste complètement impassible, tout comme lui. Je sais qu’il cherche le piège dans tout cela, mais il n’y en a aucun. Finalement, il finit par prononcer le mot que je redoutais, en me désignant comme son ennemie. Je me suis trompée... Comment ai-je pu être aussi aveugle ? Je ne maîtrise vraiment rien des relations hommes/femmes, et ce soir je vais mourir à cause de cela... Si c’est ça, qu’il me regarde au moins en face au moment de me tuer. Le cri de rage qu’il pousse soudain m’indique qu’il va passer à l’action. Je ne peux m’empêcher de fermer les yeux sur le moment, ma dernière pensée allant pour Lucian tandis que les battements de mon cœur ne cessent de s’accélérer pour la seconde fatidique qui va suivre. Après Sophia, voilà qu’il va me perdre aussi à cause d’une stupide question de confiance que je n’ai pas su saisir ni comprendre lorsqu’il le fallait.


*Pardonne moi...*

J’entends la lame venir se planter dans le mur qui se trouve juste derrière moi. J’ouvre les yeux, observant Nathaniel. Il ne l’a pas fait... Là, je dois avouer ne plus rien y comprendre, et pendant que je réfléchis à la question, mon rythme cardiaque recommence lentement à se stabiliser. Finalement, le Strigoï finit par reprendre la parole, afin de m’aider à y voir plus clair.

Après tout ce temps, Nathaniel m’avoue enfin ne pas avoir pu me tuer pour les mêmes raisons que moi. Mais il m’explique que cela ne s’arrêtera pas là et il fait allusion à d’autres personnes qui viendront pour finir le travail si je finis par découvrir ce qu’il me cache. Mais de quoi parle-t-il au juste ? Quelles sont ces autres personnes que je vais énerver ? Il refuse de m’en dire davantage et me demande d’arrêter de fouiner et de quitter cette ville tant que je le peux encore et avant qu’il ne soit trop tard. Je me rapproche du Srtigoï, mon visage à seulement quelques centimètres du sien tandis que j’adopte un air des plus sérieux.


- S’il y a bien une chose que ma nouvelle vie de Strigoï m’a apprise Nathaniel, c’est qu’on a toujours le choix. J’ignore ce que tu caches et ce que tu redoutes à travers ton secret, mais je n’ai pas l’intention de fuir, ni d’arrêter de chercher. Il n’y a qu’en découvrant ce qui nous menace que je pourrais réussir à mieux nous protéger.

Je me recule de quelques pas d’un air désolé, pour me rapprocher de la porte.

- J’ignore pour quelle cause tu te bats réellement, mais si elle était si juste, elle ne t’obligerait pas à faire un choix entre elle et les personnes que tu apprécies et ne mettrait pas ta vie en péril à toi aussi. Au lieu d’essayer de tous nous tuer, tu pourrais profiter de cette nouvelle vie qui s’offre à toi plutôt que de te laisser dicter des ordres par je ne sais qui.

J’ouvre la porte, m’apprêtant à m’en aller mais me retournant une dernière fois vers Nathaniel.

- Nathaniel... Merci. Je n’oublierai pas ce que tu as fait pour moi ce soir. En ce qui me concerne, rien n'a changé depuis le Mexique.

Les remerciements sont assez rares de ma part. En fait, ils sont même quasiment inexistants, mais je vois bien que j’ai mis le Strigoï dans une situation inconfortable ce soir et qu’il est allé au-delà de ce qu’il était censé faire. Je n’en suis pas mécontente à vrai dire. Mais je tiens d’autant plus à trouver ce qui le bloque comme ça, afin de pouvoir le libérer. Reparler du Mexique induit que notre amitié est restée intacte pour moi. Je quitte la pièce ainsi que le restaurant et je décide de rentrer au château des Strigoïs. Je sors alors un petit objet de la poche de ma robe que je commence à observer en même temps que je marche. Il s’agit du téléphone de Nathaniel que j’ai discrètement subtilisé lorsque je l’avais plaqué contre le mur en début de soirée. Je sais qu’il m’en voudra sans doute pour ça, mais je suis sûre qu’il fait erreur quelque part... Quelle que soit le secret qu’il cache, je lui montrerai qu’il se trompe en cherchant à tous nous tuer.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Qui es-tu réellement ?   

Revenir en haut Aller en bas
 
Qui es-tu réellement ?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les droits sur Alex Kovalev sont disponible pour réellement pas cher
» Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)
» Jon Snow, pour vous servir ? [ Kara s'en occupe... quand elle aura décuvé ]
» [Débat] Mew et Mewtwo: des secrets pas si bien gardés ?
» Fan Club d'Hisoka le magicien ~

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vampire Academy :: Rue piétonne :: Restaurants-
Sauter vers: